V. LXXXIV. — Des
la captivité de Ba- 1omme chrétien ou it, quelques grands veuille pas croire.
délité : tant que la sont remis aussit(t qui reçoit le bap.
ont pas besoin de À
voie du royaume t spacieuse par là iple frivole, en lui aux promesses de œuvres. Saint Paul | opère par la cha.
1 non, éprouvez-le MR
si ce n’est par de est celui-là qui est re : Mes chers en.
ait la justice, c'est suivant votre doces œuvres, se vaudans l’orgueilleuse À ’est là une foi pire ques : Vous croye ils en tremblent 5:
que vous êtes sans
que ce soit à vous
tte hérésie, détrui.l
Testament l'utilité inue : Ce que vou e le confesse; ma ime dit l'Évangile lements de Dieu’:
Jonnes œuvres. Dé ne saurait être vi saint Jacques : L
ermon sur le déca
n., 3,7, — 5 Jacob, 2;
41515 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
logue est vrai, savoir, que les commandement neuvième et le dixième, sont impossibles à gard quelque saint qu'il puisse être ; si, d’un autre Dieu sans garder ses commandements, ia foi sans l'amour divin : ne voyez-vou pres paroles, il résulte finalement que la vivante, ne saurait absolument l'être ?
Le roi conclut, avec une r
s de Dieu, surtout le eF par qui que ce soit, côté, l'on n'aime Eas et s'il n’y a Pas de vie dans $ pas comment, de vos profoi, que vous voulez qui soit
are pénétration, que Luther place Jes iommes entre deux abimes : ou bien une foi présomptueuse, qui
néglige les bonnes œuvres, devient un aiguillon à pécher plus librement; où bien une foi impossible, qui jette dans le désespoir et pousse également à tous les crimes, comme l'Apôtre le dit des Païens,
qui, s'étant désespérés, s’abandonnèrent à l'incontinence Pour cpéwr de plus en plus des œuvres impures 1,
Quand vous écrivez que vous éditiez sur 1 D Es souverains temporels, qu'est-ce comme une impudente moquerie ? Ca obstination vous enseignez que le Ch humaine, dont cependant les SOuverai auteurs. Vous méprisez tous les sain Loin dans cette hérésie, que vous av
hérétiques maudits. Les Paÿsans, excités par vos doctrines, ont ré- D sisté en foule aux SOuverains, attirant à eux-mêmes une mort déplo- D able, et à vous une honte éternelle.
Ensuite, s’il vous restait quelque pudeur, comment Pourriez-vous
dire que vous édifiez sur la foi le crucifiement du corps de péché, D ous qui, sur votre foi morte, édifiez la négligence de la prière, le
mépris des jours de fête, l’omission des jours de jeûne, l’abnégation de la chasteté, enfin tout ce que les Chrétiens ont coutume de faire, soit par les préceptes du Christ, soit par l'approbation de son Église, pour crucifier le corps de péché?
Enfin, comment ne rougissez-vous pas de dire que vous enseignez aux hommes à crucifier Je Corps de péché, vous qui enseignez si Opi- , titlrément l’exécrable hérésie, que Personne n’a la puissance et la liberté de son vouloir pour pouvoir faire quelque chose de bon ? Car qui s'inquiétera de faire rien de bon ou de mauvais s’il s’est une bis imaginé qu’il est incapable de Coopérer à la grâce divine Pour quoi que ce soit, et que le mal même qu'il fait, ce n’est pas lui qui le
hit, mais l'éternelle et inévitable nécessité de la volonté divine qui
a foi l’obéissance envers qui peut regarder cela sinon l personne n’ignore avec queile rétien n’est tenu à aucune }.; ns Sont les ministres et les
ts conciles, et vous êtes ané ez brûlé les saints canons avec des
l'opère en lui 29
— * Walch, p. 490 ct seqq.
362 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De15yr AR à 154
Voilà ce que vous bâtissez sur la foi au Christ! Encore n'ai-je pas puisc touché à cette foule de vos autres hérésies qui mettent suffisamment livert au grand jour l’impudente présomption de votre vanité. Vous Con- Qu damnez la chasteté solitaire du prêtre, rejetez la sainte ordination contr mélangez le pain avec le corps sacré du Christ, calomniez le canon dispu de la sainte messe, ordonnez aux femmes d'entendre les Confessions, MW de vo leur remettez l’administration de tous les sacrements, jusqu’à Je lez pa faire consacrer le corps du Seigneur; vous mettez si peu de diffé. @ prend rence entre l’immaculée Mère de Dieu et votre prostituée, vous bas. Tous € phémez si outrageusement la croix du Sauyerr ; vous enseignez qu'il MW dérer, n'y a pas de purgatoire, mais que toutes les âmes dorment jusqu'au mèren jugement dernier, afin de faire espérer aux gens que leur peine es M ceux à longtemps différée, et pour que les mauvais pèchent plus librement, @ prendr Et pendant que vous enseignez ces impudentes hérésies et mill celle, à autres, vous n'avez pas honte d'écrire que vous n'enseignez autre MR pour le chose sinon que l’homme doit être sauvé par la foi en Jésus-Christ Dieu ne Mais, en vérité, ce que vous cherchez, c'est à détruire cette foi du main à Christ; car, s’il était venu pour enseigner ce que vous enseigne Aprè maintenant, il ne serait pas venu nour détourner les hommes du hites, v mal, il n’eût pas été le modèle des vertus, mais le patron public de@ vous dé tous les vices. Comment souffrir patiernment que vous m’écriviez des siment choses pareilles, moi qui, vous le savez bien, non-seulement ai hi vœux, r dans vos livres vos hérésies antichrétiennes que voilà, mais qui en@ piété, et ai réfuté et convaincu un grand nombre, au jugement d'hommes que les très-doctes ? sumer le
Cela étant, de quel front osez-vous demander à être entendu, à teté, cha comme si vous ne l'aviez jamais été, et faites-vous l'étonné d'avoir chassez c été condamné sans avoir été oui ni convaincu ? Mais, Luther, n'a.@ int tem vez-vous pas été entendu par le cardinal de Saint-Sixte, légat en vous le d Germanie? Ne vous a-t-on pas permis de disputer publiquement?@$ Cett: con N’avez-vous pas été oui en présence d'écrivains publics en Saxe ment que
N'avez-vous pas été même trop entendu par tout le monde avec y que vous livres impies, qui ont disséminé partout le venin pestilentiel de vos vertu,
hérésies ? Et vous ne rougissez pas de vous plaindre que vous n'avel et doctrin pas été entendu, mais condamné sans être convaincu de rien? Sans murmure:
doute, si pour être condamné justement, vous exigez que vous con avec colèr veniez vous-même d'avoir été convaincu, vous pourrez longtemps pourrait v dormir tranquille ; mais, du reste, vous avez été vraiment convaincu@f sont pas c et assez souvent par plusieurs savants personnages, et aussi parnous Se Henri V non-seulement au témoignage des plus doctes, mais au jugement du E lui-même, Saint-Siége apostolique. Vous-même, quoique l’orgueil ne vous per.
melte pas de le reconnaître, vous le confessez cependant de fat à ! Walch, p
Av. LXXXIV. — De 1511 M
1 Encore n’ai-je pas \ettent suffisamment e vanité. Vous con.
a sainte ordination, calomniez le Canon dre les Confessions, ments, jusqu’à le tez si peu de diffé.
ostituée, vous bla.
vous enseignez qu'il s dorment jusqu'ay que leur peine est ent plus librement.
s hérésies et milk s n'enseignez autre oi en Jésus-Christ?
létruire cette foi du [ue vous enseigne er les hommes du le patron public de vous mm'écriviez des on-seulement ailu voilà, mais qui en gement d'hommes
r à êlre entend, us l'étonné d’avoir!
Mais, Luther, n'a. int-Sixte, légat en ler publiquement?
publics en Saxe?
le monde avec vos pestilentiel de vos re que vous n'ave icu de rien? Sans igez que vous con-| pourrez longtemps] raiment convaincu} et aussi par nous, à is au jugement du gueil ne vous perds ‘ependant de fai, Ë
| vous déplaire ; car
E saint temple, destiné à la Société v
h vertu, c'est-à-dire de tous ceux et doctrine ? C'est pour cela seul, et no Murmurez contre le Saint-Sié avec colère qu'il a condamn pourrait vous dire «mme à Sont pas contre
lui-même, à réparer courage:
11545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
puisque jusqu’à présent vous livernes et des injures à.
Quant aux Ouirages et a contre l'Église romaine et disputer avec un moine.
de vous-même quel ho lez passer pour un parfait é prendre de l'Évangile à , ‘ous OCcuper du fétu d
dérer, dans ceux qui, par envie et malice, \ «
méreni contre Moïse et David, quelle fin atte
n'avez trouvé à répondre que des ba
ux blasphèmes que v ses prêtres, mon Mais, quoi qu’il en s
prendre encore, lors mé celle, à vous modérer, et à n'y point por pour la diriger avec des doigts crochus et Dieu ne vous rappelle à y main à l'arche d'alliance,
Après tout, la cour hites, votre doctr
ter une main téméraire, immondes, de peur que otre devoir, comme il fit à qui osa mettre la au moment qu’elle penchait.
romaine fût-elle encore pire que vous ne Ja ine et votre vie témoignent assez qu'elle ne saurait ceux qui vous plaisent davantage, ce sont précisment les plus mauvais sujets et les apostats, qui méprisent leurs. "EUX, lépoussent une vie meilleure » abandonnent les exercices de piété, et se livrent entièrement aux Cconvoitises de la chair ; tandis que les personnes pieuses et spirituelles, qui auraient aimé à consumer leur vie au service de Dieu, dans la prière, le jeûne et la chaskté, chaque jour, vous et votre hcirle révolutionnaire, vous les chassez outrageusement de leurs cloîtres et de leurs maisons, et ce
énérable et aux chœurs des vierges,
et à profaner à des prostituées immondes.
etl: conduite de votre Part ne prouve-t-elle pas plus que suffisam-
ment que vous ne haïssez Personne parce qu’il est un coquin, mais que vous êtes réellement ennemi de tous les gens pieux et qui aiment
qui s'opposent à votre entreprise
A pour autre chose, que vous 8e apostolique, parce que vous voyez é vos impies hérésies ; en sorte qu'il Moïse : Vos murmures et vos clameurs ne i, ruais contre l'Éternel 2,
inine son opuscule par exhorter
vous le donnez à souiller
Henri VII ter Luther à rentrer en isement ses erreurs et ses scandales,
!Walch, p, 495 et sea.
— 1 Exode, 16, — Waich, p, 499,
"364 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 1511 MN ! 15
lui promettant de la part de l’Église des entrailles de mère. Luther ilusion publia une lettre où, sans discuter sérieusement aucun article il qui en € parle longuement et complaisamment de lui-même, et avec mépri l'ordre : Ë de ses adversaires, quelque ni Devenu roi l’an 1509, dans sa dix-neuvième année, Henri 1 Lie avait épousé peu après, avec la dispense du pape Jules II, Catherine M Pi? Sur d'Aragon, veuve de son frère Arthus, qui n’avait point consommé HN dus mariage avec elle. Pendant bien des années, Henri se faisait gloire © * femm RAR de posséder une femme si vertueuse et si accomplie. Elle lui donna MR ! P'°tS PA cinq enfants, trois fils et deux filles ; ils moururent dans leur enfance Un pr excepté la princesse Marie, qui survécut à ses parents, et monta sur hu
le trône. Mais Henri était de sept à huit ans plus jeune que Catherine, M '*° 0y
Avec le temps, il s’abandonna à des amours illicites. Parmi ses con. M "5 le f
cubines temporaires fut Marie Boleyn ou de Boulen , dont la Sœur ait été
cadette se nommait Anne. La chronique scandaleuse dit même qu'i de fait, re
eut des relations avec leur mère, et que la jeune Anne était le fruit de rorable d
cet adultère ?, Quoi qu'il en soit de cette dernière circonstance, apri me principale
avoir vécu dans le crime avec l’aînée, il s'éprit d’une passion inçes. M (00€ 4C
tueuse pour la plus jeune. Et c’est ici la source immonde de l'apo- ri pas di
stasie de l'Angleterre. D Lsacis
Anne Boleyn, craignant d’être renvoyée comme sa sœur, se ref. Consan
sait à satisfaire la passion du roi, qu’il ne lui assurât le titre d’épouse autres cell
et de reine. Dans ce but, elle lui fit suggérer secrètement l'idée gi loi natu
divorcer avec Catherine. Anne penchait pour l’hérésie luthérienne MR'##éliqu
Après bien des années, Henri eut donc des scrupules sur son ma. jamais
riage. Bossuet résume ainsi cette affaire : aemple, d
Le fait est connu. On sait que Henri VII avait obtenu une dispense d'exemple
de Jules IT pour faire épouser la veuve d'Arthus, son fils ainé, 1 de c
Henri, son second fils et son successeur. Ce prince, après avoir ul dant, ou col
toutes les raisons de douter, avait accompli ce mariage étant roi mt 0'donn:
majeur, du consentement unanime de tous les ordres de son royaume hveuve de
le 3 juin 1509, c’est-à-dire six semaines après son avénement à ki! et l'aute:
couronne. Vingt ans se passèrent sans qu’on révoquât en doute ui": ue la
mariage contracté de si bonne foi. Henri, devenu amoureux d'Anne kdules IL é
de Boulen, fit venir sa conscience au secours de sa passion; et so Il faut rer mariage lui devenant odieux, lui devint en même temps douteux M" Put obter suspect. Cependant il en était sorti une princesse qui avait été reMR"10n de la connue dès son enfance pour l’héritière du royaume ; de sorte que lef"S une an prétexte que prenait Henri de faire casser son mariage, de peur, d-"'ène pour sait-il, que la succession du royaume ne füt douteuse, n'était qu'un" : « Noc
ENV. 18
1 Walch, p. 507 et seqq. — ? Sander.
45 de l'ère chr.