‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 96 sur 122 · V. LXXXIV. — De 1517 A · texte numérisé non relu

V. LXXXIV. — De 1517 A

s de mère, Luther nt aucun article, ;l me, et avec mépris

ilusion, puisque personne ne songeait à co

qui en effet fut reconnue reine d’un commun consentement, lorsque l'ordre de la naissance l’eut appelée à la couronne. Au contraire, si quelque chose pouvait causer du trouble à la succession de ce grand ée Menit V myaume, c'était le doute de Henri ; et i tout ce qu'il pues ji us all bia sur l'embarras de sa Succession ne ne “ls «s nouvelles amours que du dégoût point concommé je on Sr : ie os a femme, à cause des Imfirmités qui ] nri se faisait gloire & 1 :

lie. Elle lui d k protestant Burnet j’avoue lui-même. ae lus nn Un prince passionné veut avoir raison. Ainsi, pour plaire à Henri, ts, et monta “ mattaqua la dispense sur laquelle était fondé son mariage, par didort ué Cité rs moyens, dont les uns étaient tirés du fait, et les autres du droit. ) . . . Là ° L Lrihe ii “ Dans le fait, on soutenait que la dispense était nulle, parce qu’elle dE dont | 1 ait été accordée sur de fausses &llégations. Mais comme ces moyens : ii ë ; + de fait, réduits à ces minuties, étaient emportés par la condition fa- | . . . . .

. dit pute “s rable d'un mariage qui subsistait depuis ta Les Ra jncipalement aux moyens de droit ; circonstance, après De R VAR É ‘ datés wmme accordée au Préjudice de la loi de Dieu tri nu | pas dispenser.

mmonde de l’apo- nn Part Il s'agissait de savoir si la défense de contr d consanguinité ou d’affinité

ntester son état à Marie,

acier en certains degrés » Portée par le Lévitique 1, et entre autres celle d’épouser Ja veuv tenait tellement à

k loi naturelle, qu’on fût obligé de garder cette défense dans la loi tangélique. La raison de douter était qu’

e Sa sœur, se refy.

'ât le titre d’épouse crètement l'idée de érésie luthérienne, pules sur son maol l'exemple que Dieu eût permis le mari tenu une dispense , Son fils ainé, à ice, après avoir vuk

onome une loi expresse lariage étant roi «if

Jouser sa belle-sœur et uisant pas la nature, dont

qui ordonnait, en certains cas, à un frère d’éy hreuve de son frère 2, Dieu donc ne détr es de son royaume : . - :

, \ It l'auteur, faisait connaître par là que ce Mariage n'était pas de on avénement à l : Lo. :

ât en doute ui "* que la nature rejette ; et c'était sur ce fondement que la dispense ué " i ke Jules IT était appuyée.

amoureux d’Annd : :

assion : ets 1 faut rendre ce témoignage aux protestants d Allemagne : Henri sa ; et son a :

P 6 put obtenir l'approbation de son nouveau mariage ‘; la condamtemps douteux . ù i avait été re "0n de la dispense de Jules IL. Lorsqu'on parla de cette affaire e qu :

4 he sorte que IR 4 Une ambassade solennelle que ce prince avait envoyée ea Allesé T done pour se joindre à la ligue protestante, Mélanchton décida rage, de peur, (l dt , let on : * J»

’était qu'un : (Nous n'avons pas été de 1 avis des ambassadeurs d Angleuse, n était qu'une

llévit., 18, 20, 1 Deutér,, 25, 5,

ommé Henri, € d piété Lubile, « soir et à (impège kurs ver Cimpège hi faire ducardir atendit ]

den app

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terre; car nous croyons que la loi de ne pas épouser la femme de son frère est susceptible de dispense, quoique nous ne croyions pas qu'elle soit abolie 1. » Et encore plus brièvement dans un autre endroit : « Les ambassadeurs prétendent que la défense d’épouser ]y femme de son frère est indispensable, et nous soutenons qu’on peut en dispenser ?, »

Il y a de plus des circonstances que l’on ne connaissait pas encore du temps de Bossuet. Luther dit en propres termes : « Avant d'approuver un tel divorce, je permettrais plutôt au roi d'épouser une seconde reine, et, à l'exemple des patriarches et des rois, d’avoir ensemble deux épouses ou reines 3. » Mélanchton proféssa la même opinion #,

Autre particularité non moins étrange que peu connue. Dans le M L° Ca temps même que Henri VIII demandait au pape Clément VII de MMS ] déclarer nul son mariage avec Catherine, par la raison que le pape rich, dan Jules II n’avait pu dispenser au premier degré d’affinité, il Jui de. QUE mandait dispense pour épouser ensuite toute autre femme, füt-ele Motint à parente du roi au premier degré d’affinité, ou mariée à un autre, Sarts, et mais sans que le mariage eût été consommé 5, La raison en était MM sous qu’Anne de Boulen était parente de Henri VIII au premier degré d'a. MF"! d'une finité, vu qu'il avait connu sa sœur charnellement, et que de plus Aie en

elle passait pour avoir été mariée secrètement à un autre. Ainsi, dans M je empl le même temps, le roi reconnaissait et refusait au Pape le même pou. M" Pi voir. L'iniquité se mentait à elle-même. Europe de La position du pape Clément VIL était fort délicate. Catherine Mort de Lé d'Aragon, reine d'Angleterre, était tante de l'empereur Charles. Ms d’Angl Quint, dont les troupes venaient de Saccager Rome et d'occuper int au sié les Etats de l'Église ; la répudis’:on de sa tante paraissait un affront Mi de Linc à l'empereur ; Clément devait avoir bien garde de le mécontente Mlngea pc pendant qu’il négociait la délivrance de Rome. Henri, jusqu'alors, pe l'évêch se montrait dévoué au Saint-Siège et l'ami du Pape; mais sa de. @lognit lat mande était embarrassante, fâcheuse, et au fond injuste. Comment M d'Hérefor faire? Le refuser dès le commencement et tout net? mais il est Mie pensio jeune, passionné ; dans son emportement, ne pourrait-il pas se jeter Mit procur entre les bras de l'hérésie et y entrainer peut-être son royaume? MRumai, lors T emporisons; c'est un malade qui a la fièvre : le temps, la réflexion Mision de d le calmeront peut-être ; quelque incident, ménagé par la Providence, Sonage s viendra peut-être le guérir, Effectivement, une maladie épidémique, is ducats | Hal à latere,

1 Lib, 4, ep. 185. — 21, 4, ep. 183. — Bossuet, Pariat., 1. 8,n. b1 et seqq.-— pr +01

3 Luth., ep. Halæ, 1717, — * Ep. al Camer., 90, — 5 Apud Herb:rt., 294, — lüridiction Lingard, t, 6, p. 191. ie lui don

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1 la femme de son s ne croyions pas dans un autre en.

fense d’épouser la tenons qu’on peut

11515 de l'ère chr.] wmmée la suette, Hri, et le fit retou

dpiété. En outre, Clément envoya le Lubile, expérimenté

naissait pas encore es : « Avant d'ap.

roi d’épouser une des rois, d’avoir proféssa la même

e les récusa tcus Pe, qui finit par évoquer l'affaire Le cardinal Wolsey, jusqu'alors fav mversé par la favorite. Thomas Wolsey était né l'an 1474, à Ipsich, dans le côté de Suffolck, d’un riche bourgeois, Il fit ses études

ixford avec tant de succès, que, par une distinction extraordinaire, lobtint à l’âge de quinze ans 1

et ‘“e maître sarts, et fut mis à la tête d’une é Ï

Di sous sa direction. Érasme 6 ent d'une étroite amitié, et travaillèrent

1 connue. Dans Je e Clément VII de raison que le pape “affinité, il lui de.

re femme, fût-elle nariée à un autre, La raison en était remier degré d'af.

nt, et que de ply autre. Ainsi, dans

de concert à mettre la langue Devenu Chapelain de Henri VII,

S importantes, et y déploya une 1 lntérité prodigieuse. Favori de Henri VI, il fut comme l'arbitre de ape le méme pou: Europe dans la diplomatie. Il faillit même devenir Pape après, la élicate. Catherine Mo de Léon X et d’Adrien VI. Mai i

mpereur Charles. Mt ‘d'Angleterre, il ne s’oublia pme et d'occuper M! 21 siége d'York, il conserv raissait un affront M d Lincoln. 11 posséda en le le mécontenter Mungea pour celui de Dur enri, jusqu'alors pur évêché de Winchester ape; mais sa de. @W/8nit l'abbaye de Saint-A - Il de | njuste. Comment d'Héreford à des Italiens qui, résidant à Rome, se contentaient | net? mais il est fu PENSION assez modique, et en laissaient le revenu à qui les leur | 1 rait-il pas se jeter Mit Procurés. En abandonnant l'administration de l'évêché de | LL. e son royaume Mai, lorsque cette ville retourna aux Français, il se réserva une |: mps, la réflexion Mon de douze mille francs. Le pape Léon X, pour s attacher un | 1 ar la Providence, R'Somage si Puissant, lui accorda une pension de sept mille cinq adie épidémique, Ms ducats Sur les évêchés de Tolà ntia. En le créant

Ï laissa la faculté d'en étendre les Prérogatives au 4 Ha de toute mesure; et Wolsey en abusa, dit-on, pour restreindre 4 8, LL L : 1. luridiction primatiale de l'archevêque de Cantorbéry. Le même id Herb:rt., 294, —

‘e lui donna le droit de créer cinquante chevaliers, cinquanie

à l'administration temporelle de ce- Commende l'évêché de Bath, qu’il ham, beaucoup plus riche, et celui-ci » Qui l'était encore davantage, et auquel Iban. Il donna les évêchés de Worcester

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comtes palatins, quarante notaires apostoliques, avee les mêmes at. tributions que les siens propres, de légitimer les bâtards, de conférer

due «

des degrés dans toutes les facultés, d'accorder toutes sortes de dis. ds penses, de visiter, de réformer, de supprimer les monastères, Le yo je di y joignit le pouvoir d’expédier des lettres de naturalisation, de dél h, vrer des congés et d’élire pour les grands bénéfices, de recevoir | eg serments de fidélité, etc. Comme chancelier et légat, il tirait des 0 émoluments considérables des cours qu'il présidait, Enfin l'en. "M pereur lui faisait une pension de dix mille ducats sur le duché de M Norris, Milan, à laquelle il en joignit une autre de neuf mille couronnes d'or, "€ Par l'accumulation de tant de bénéfices, de pensions et de préro- désesp gatives, les revenus de Wolsey égalaient presque ceux de la cou- Pr ronne. Son train répondait à ses immenses richesses et à l'étendue MR 4 le de son ambition. Sa maison surpassait en faste celle des souverains da parl eux-mêmes. Les principaux emplois en étaient remplis par des com- ci, q tes, des barons, des chevaliers, des fils de familles les plus distinguées M "1°: du royaume, qui voulaient s’avancer par la faveur dont il jouissait, nine | Le duc de Northumberland ne dégaigna pas d'y faire entrer son fi, ds lord Percy, qui passait pour marié secrètement à Anne de Boulen, A PUR On y comptait jusqu’à huit cents personnes. On comptait jusqu'à da deux cent quatre-vingts lits de soie dans son magnifique château de . lettes Hamptoncourt. Dans les grandes cérémonies, on portait devant li lhévé les insignes de ses dignités. Un homme de qualité marchait en avant, pd tenant élevé son chapeau de cardinal, et il avait ordre de ne le dé- sp poser dans la chapelle du roi que sur l'autel. Sa croix de cardinal- nu da légat était de même placée sur une colonne d’argent, et portée par du premi un ecclésiastique d’une taille et d’une beauté remarquables, tandis ni de Fe qu’un autre ecclésiastique, distingué par les mêmes formes, l’accom- chait de pagnait avec sa croix d’archevêque. Il célébrait la messe avec h dans son même pompe que le Pape, assisté par des évêques, des abbés, « d arut êtr servi par des gentilshommes, en sa qualité de légat à Zatere. aiment Tel était le cardinal Wolsey, lorsqu'il encourut la disgrâce du ro rune et d et de sa favorite, pour n’avoir pas fait réussir l'affaire du divorce. politique à L'avocat général l’accusa, devant la cour du banc du roi, d'avoir, œœupé de comme légat, transgressé ses statuts, quoiqu'il eût reçu à cet égar Tres, ayant la licence royale et qu'il fût autorisé par l'usage immémorial et pa sie $ SES

la sanction du parlement. Toute défense eût: été inutile. Le gran sceau de chancelier lui fut repris. Le roi s'empara du palais de l'ar chevêque d’York, lui ordonna de se retirer à Asher, maison dépa dante de son évêché de Winchester, et tous ses ordres lui furent si gnifiés par les ducs de Suffolk, et de Norfolk, ses deux plus grand ennemis, le dernier oncle de la favorite, La nouvelle s’étant répan

seils et dans prospérité, l duite dans 1’

41545 re chr.

avee les mêmes at.

due qu'il allait être co uit à la Tour, la 1 ise se trouva aussitôt | | âtards, de conférer couverte de bateaux et bordée de Spectateurs, qui témoigne ent leur jh k niuathesas des joie de la disgrâce d'un homme dont on n'avait souffert l'administramonastères. Le roi n qu'avec une extrême impatien ralisation, de dé!

se trouva fausse. Wolsey

pu ne Supporta pas son es, de recevoir |

| ité ‘un grand l'E

bre ® cu. La plus petite äpparence de retour de la Part du capricieux | légat, il tirait des 4 monarque le transportait d’une ioie puérile, Henri lui ayant envoyé (PE sidait, Enfin l'em- Norris, son valet de | | l'atteignit à Putney et Jui remit un 1] ts sur le duc né de message secret, muis :; scie: *, pour l'engager à ne Pas se livrer au | | lle couronne lor, désespoir, le cardinal, qui était à cheval, descendit aussitôt, se prosions et de préro- slerna dans la boue, la tête découverte, le ceux de Ja cou-

à dans les te: es du plus humble c :sses et à l'étendue elle des souverains !

nplis par des comles plus distinguées r dont il jouissait, aire entrer son fils, à Anne de Boulen, | comptait jusqu'à nifique château de portait devant lui marchait en avant, rdre de ne le décroix de cardinal | sent, et portée par marquables, tandis es formes, l’accomla messe avec h ues, des abbés, # at à latere.

Ja disgrâce du ro affaire du divorce.

1c du roi, d’avoir, it reçu à cet égur immémorial et pa ; inutile. Le grand à du palais de l'ar er, maison dépen

well, qui, du service du c celui de Henri, Instruit

dans une maladie dangereuse n'y eut pas jusqu'à Anne de kblettes d'or, comme gage l'archévêché d'York lui fur «le et de ses meubles.

Cependant ses ennemis ne essaient de représenter au roi SON Opposion dans l'affaire du divorce et le refus de prononcer la rupture du premier mariage. Leur animosi

mit de se retirer dans la c chait de la Cour, et ils fini

ardinal, était Passé à 0 ancien favori était tombé, à Asher, » il lui envoya son propre médecin. I] Boulen, qu'il Obligea de lui envoyer des de réconciliation. Enfin, les revenus de ent rendus, avec une Partie de sa vais-

ONna sur toute sa Ministre dont Ja en pasteur tout

recours à lui, par sa à . . . . ES: . 1 des-lui frenli , ses libéralités et 1 esprit de justice qui régnait dans ses conei lus grandi ils et dans ses jugements. Les Personnes mêmes qui, au temps de sa |: deux P . Pospérité, ne l'avaient v elle s’étant répan

ü qu'avec aversion, applaudirent à sa con 1 duite dans ] ’adversité.

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