‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 97 sur 122 · WEST MAIN STREET WEBSTER, N.Y · texte numérisé non relu

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Orporation

D FT mie

370 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 1517

Le cardinal, se croyant oublié de ses ennemis, jouissait en paix des douceurs de sa retraite, lorsque, le 4 novembre 1530, le duc de Northumberland, son ancien courtisan, se présenta inopinément, et lui signifia l’ordre qu’il avait de l'arrêter et le conduire à Londres, où l’on devait lui faire son procès pour crime de haute trahison, Wolsey, sans se troubler, se mit aussitôt en devoir d'obéir, et té. moigna le plus grand empressement d’être confronté avec ses accusateurs, très-assuré de les confondre. Il trouva la route couverte de personnes de tout rang et de tout état, accourues pour lui témoigner l'intérêt qu’elles prenaient à ce nouveau genre de persécution, Arrivé à Sheffield, il fut attaqué d’une dyssenterie qui le retint quinze jours au lit. S’étant remis en route, il sentit le mal s’augmenter, s'arrêta à l’abbaye de Leicester, et dit à l’abbé en y cutrant : Père abbé, je

viens laisser chez vous mes dépouilles mortelles. Kynston, lieutenant R

de la Tour, qui était chargé de sa garde, voulut adoucir ses peines en lui faisant tout espérer de la bonté du roi, qui n’avait cédé qu'à

regret à l’importunité de ses ennemis, « Maitre Kynston, lui répl

qua-t-il, je vous prie de me recommander à sa majesté : je la suppie de se rappcler, en mémoire de moi, tont ce qui s'est passé entre

nous, et spécialement ce qui a rapport à la bonne reine Catherine et |

à lui-même; et alors la conscience de sa grâce lui dira si je l'ai offensée ou non. C’est un prince d’une fermeté toute royale, et plutôt que de céder sur un point de ses volontés, il compromettrait la moitié de son royaume ; je vous en donne l'assurance, je me suis souvent

mis à genoux devant lui, pendant plus de trois heures, pour le dé. tourner de sa convaitise, et je n’ai pu y parvenir. Et, maître Kyns- È

ton, que n’ai-je servi Dieu avec autant d’ardeur que j'ai servi le roi

il ne m'aurait pas repoussé avec mes cheveux blancs ! Mais ce qui à

m'arrive est un juste retour des peines et des soins que je me suis

donnés, non pour le service de Dieu, mais pour être agréable à mon LR

prince. » Ayant ainsi parlé, il reçut les derniers secours de la religion, et expira le 29 novembre 1530, dans la soixantième année de son âge.

Le plus grand éloge que l'on puisse faire de son caractère, di Lingard, se trouve dans le contraste que l’on remarque entre la con duitc'de Henri avant la chute du cardinal et avant sa mort. Tant que Wolsey conserva sa faveur, les passions du roi se renfermèrent dans de certaines bornes ; du moment où, son influence devint nulle, elles repoussèrent toute contrainte, et, par leur caprice et leur violence, elles alarmèrent ses sujets et étonnèrent les autres nations de

l'Europe ?.

1 Biogr. univ., et Lingard, — ? Lingard, Hist, d’Anglelerre, t, 6.

Ror leur fem pou rem:

qu'il ensu JE princ | l'une royal lies € théole mettr génér.

Pape répon:

l'affair veur € seule c connai:

ments

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is, jouissait en paix nbre 1530, le duc de ésenta inopinément, conduire à Londres, e de haute trahison, levoir d'obéir, et té.

ronté avec ses accula route couverte de s pour lui témoigner > persécution. Arrivé le retint quinze jours ’augmenter, s'arrêta trant : Père abbé, je -Kynston, lieutenant & t adoucir ses peines ui n'avait cédé qu'à > Kynston, lui répl. | najesté : je la suppiie qui s'est passé entre 1e reine Catherine et | ï dira si je l'ai offenute royale, et plutôt npromettrait la moi- >, je me suis souvent heures, pour le dér. Et, maître Kyns- ES que j'ai servi le roi blancs ! Mais ce qui à soins que je me suis être agréable à mon k cours de la religion, e année de son âge!

e.son caractère, dit narque.entre la conit sa mort. Tant que roi se renfermèrent fluence devint nulle, caprice et leur vioes autres nations de

à 1545 de l'ère chr,] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.

Henri ne voyait plus que sa passion impure : avec quelque décence, il recourait deurs eurent ordre d’

ses conseils et de leur dem leur opinion sur les trois questions suivantes :

eté et entrait au co

de sa puissance, autoriser l'époux se mari entrait dans un ‘ordre religieux.et | qu'il avait engagé sa femme à prendre le même Parti, il'ne pouvait ensuite être relevé de son Yœu et se trouver libre de d Et si, pour des raisons d'État, le P prince à avoir, comme les | l'une serait publi

‘ üuvent, lé P pouvait dans la plénitude ’ ape ne

remarier ? 2o Si, lorsqu'un

toute Pindulgence, eur compatibles avec la justice. Il ne demandait 'en

sule chose, c’est qu’on ne voulût pas'le forcer, Connaissance envers un homme, à violer lès im ments de Dieu 2,

Peu après la réception de cette réponsé, mérent que les impériaux redoublaient d’ titions, et que bientôt Clément, quoiqu'il ls obstacles en son Pouvoir, serait forcé d D dant à tous archevêques ou évêques, cours ticun jugement dans l'affaire du mariage On observa qu’il devint beaucou

retour qu’une sous prétexte de re- ji MER muables commande. fo]

lrompé : il n’aurait jamai ün d'obtenir aisément l'approbation du Pape li avait donnée était fauss

ÿ l'assurance qu’on e, et il voulait abandonner Pour toujours

lerre, t. 6,

D ‘Lingard, Host, d'Angleterre, p. 217, — Gollier, IT, 29,

ee eo

30, — 1 Ibid., P. 255.

Hen ne d

372 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 1517

ceite poursuite. Ces mots passèrent bientôt d'une oreille à l’autre : ils arrivèrent promptement à celle d'Anne de Boulen, et l’épouvante

se peignit dans la contenanc” de la nouvelle Hérodiade' et de ses M sou: avocats, des ministres et de leurs adhérents. On présageait conf. vait demment leur ruine, quand ils échappèrent par la hardiesse et L'Al l'astuce de Thomas Cromwell. roi 1 Son père était un foulon des environs de la capitale. Le fils, dès tife, son jeune âge, avait servi comme soldat dans la guerre d'Italie : de raier l'armée, il était passé dans la boutique d’un marchand vénitien, et, se M quelque temps après, étant revenu en Angleterre, il avait quitté le D nistr comptoir pour l'étude des lois. Wolsey l'avait employé à opérer la D mdi dissolution des monastères qu’on lui avait donnés, pour y établir À et so! ses colléges, opération dont il s'était tiré à la satisfaction de son pa A ensen tron et dans laquelle il s'était lui-même enrichi. Ses principes, à prête cependant, si nous en croyons ses propres assertions, étaient abo- Ma minables. Il avait appris dans Machiavel que le vice et la vertu à ax s n'étaient que des mots, inventés à la vérité pour amuser le loisir des M, rius, savants dans leurs colléges, mais inutiles aux hommes qui tendaient @ slme, à s'élever dans les cours des princes. Le talent d’un grand politique À saints était, à son'jugement, de percer à travers les déguisements dont les à d'Yorl souverains ont coutume de voiler leurs inclinations réelles, et de dé- à prètr: couvrir les expédients les plus spécieux pour satisfaire leurs désirs, D se fure sans outrager ouvertement la morale ou la religion. En agissant mons-l d’après ces principes, il s'était déjà attiré la haine publique, «@«tily quand son patron fut disgracié, la voix du peuple le dévoua au sup- D Hébreu plice. Il suivit Wolsey à Asher; mais, désespérant de la fortune de Rome ce favori tombé, il se hâta de revenir à la cour, acheta, par des pré-AE des lois sents, la protection des ministres, et le roi le confirma dans le mêmell qu'il y : emploi qu'il avait occupé sous le cardinal, l'intendance des terre} prêtres, des monastères supprimés. sénateur L'intention du roi transpira le jour suivant, et Cromwell, qui étatf} ks évêa déterminé, pour se servir de ses propres expressions, à faire et à défle l'Eglise faire, sollicita et obtint une audience. Il sentait, disait-il, toute so afaiblir incapacité à donner des avis: mais ni son affection ni son devoir ne doce gre lui permettait de garder le silence quand il apercevait l’inquiétuts leur met de son souverain. Il pouvait y avoir quelque présomption à lui de s nière qu prononcer ; mais il pensait què toutes les difficultés qui embarras des bêtes saient le roi ne venaient que de Ja timidité de ses conseillers, égaré@e Men : ce par des apparences extérieures ou par les opinions du vulgaire. La Partout € savants et les universités s'étaient prononcés en faveur du divorce de haut € il ne manquait que l'approbation du Pape. Cette approbation pou vait, à la vérité, exciter le ressentiment de l'empereur; mais D : Lingar

Liv. LXXXIV, — Des

me'oreille à l’autre :

sulen, et l'épouvante Hérodiade' et de ses )n présageait conf.

par la hardiesse et

il donc ainsi abandonner ses droits ?

capitale. Le fils, dès à guerre d'Italie : de | archand vénitien, et, re, il avait quitté le mployé à opérer la nnés, pour y établir tisfaction de son pa | chi. Ses principes, ertions, étaient abo-

le vice et ia vertu * amuser le loisir des ommes qui tendaient j'un grand politique guisements dont les ns réelles, et de détisfaire leurs désirs, eligion. En agissant

haine publique, età le le dévoua au sup.

rant de la fortune dek acheta, par des pré.

nfirma dans le même ntendance des terres

ile, toute anomalie se rectifierait, les dificu

Ités présentes s’évanouià leur existence et à leur fortune, viendraient les plus serviles miavec Surprise, mais avec Plaisir, | FES ssion impure, sa soif des richesses | | Die ir; les trois Concupiscences qui forment fl ensemble l'esprit du monde. Il remercia Cromwell, et Jui ordonna de | | |

fl:

ité usurpée pas Je Pon- Li | il

péter serment comme membre de son conseil privé,

Mais comment faire accepter ces chaînes de la servitude séculière (fi D uux successeurs des saints Augustin, Laurent, Mellit, Juste, Hono- | | : rs, Théodore, Brilvald, Odon, Dunstan, Elphége, Lanfranc, An- FN «ime, Edmond et Thomas de Cantorbéry ? aux successeurs des st | ji

sints Paulin, Wilfrid, Jean de Béverley, Oswald, et Guillaume pt d'York ? aux successeurs de tant d’autres saints évêques, abbés, | IE prêtres et moines d'Angleterre ? Le voici. Quand les enfants-d’Israël Pat sfurent multipliés en Egypte, Pharaon dit aux Égyptiens : Oppri-

mons-les sagement, de Peur qu’ils ne deviennent ples forts que nous :

4il y eut une loi pour jeter dans le fleuve tous les enfants mâles des

Hébreux. Quand les Chréticas se furent multipliés dans l'empire de | | | }

Rome idolâtre, Néron, Domitien, avec un sénat esclave, faisaient des lois pour les brûler, noyer, livrer au qu'il y avait de plus ferme, de plus mâle, les Papes, les évêques, les a prêtres, les docteurs. Quand les ignobles empereurs et les serviles | [ii sénateurs du bas-empire aperÇoivent la force et l'indépendance que li ls évêques et les prêtres trouvent dans leur union avec le chef de ‘pa

l'Église universelle, ils font dés lois, inventent des libertés, pour l

äaiblir et rompre cette union, -énerver dans l’épiscopat et le sacer-

è doce grec tout ce qu'il pourrait y avoir de mâle et d’indépendant, | 14 kur mettre un licou à Ja tête, un nœud coulant à la gorge, de manère que le Turc même ou le Moscovite Pourra les mener comme

des bêtes de somme façonnées à Ja servitude. O

Pprimons-les sage= mené : cette ancienne politique de Pharaon est aussi très-moderne,

Partout ellé tient en réserve de ces lois de l’État, sénatus-consultes |: à de haut et bas-empire, libertés 8recques ou moscovites, usages, cou-

x bêtes, principalement ce

| Cromwell, qui étai sions, à faire et à dé |, disait-il, toute $0 tion ni son devoir n8 ercevait l'inquiétude ésomption à lui de cultés qui embarras es conseillers, égaré ions du vulgaire. Le n faveur du divorce te approbation poi l'empereur; mai $

it

Lingard, t, 6, p. 259, — Pole, p. 118, 122, 123.

374 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 1517

tumes, règlements, arrêts, statuts, articles organiques, licous législatifs, nœuds coulants administratifs, qu’elle jette opportunément aux évêques et aux prêtres pour les mener où elle veut.

Or, en Angleterre, il y avait en réserve beaucoup de ces nœuds coulants, de fabrique normande, avec lesquels il était libre au roi de vous serrer la gorge plus ou moins; entre autres les statuts équivoques de præmunire, qui défendaient, sous peine de haute trahison, d'exécutèr dans le royaume, sans licence royale, certaines provisions ou sentences du chef de l'Église universelle 4, Le cardinal Wolsey avait obtenu cette licence pour exercer sa commission de légat, quoique ce fût une chose fort douteuse que, méme d’après le statut, cette licence lui füt nécessaire. Toutefois, dès qu’il fut tombé en disgrâce, ses ennemis l’accusèrent sur ce point ; lui, qui connaissait le caractère cruel et irritable du roi, renonça à se défendre, et se soumit à tout ce qu'on voulut, dans l'espérance d'obtenir son pardon 2, !] tira ainsi sa tête du nœud coulant; mais il habitua la main du palefrenier à le jeter à d’autres, suivant le bon plaisir du maître.

Donc, au commencement de 14531, à l'instigation de Thomas Cromwell, tout le clergé d'Angleterre se vit dénoncé et poursuivi tout à coup comme ayant violé les mêmes statuts et encouru les mêmes peines que le cardinal Wolsey, dont il avait reconnu les pouvoirs de légat et qui avait passé condamnation là-dessus. La députation du clergé, pour obtenir un plein pardon, offrit un présent de cent mille livres sterling. Le 7 février, Henri refusa cette proposition, à moins qu'on n'introduisit dans le préambule de l'acte d'offrande une clause qui reconnaïtrait le roi « comme le protecteur et le chef suprême de l’église et du clergé d'Angleterre. » La députation vit le nœud coulant, elle eut peur d’être étranglée tout d'a. bord. On employa trois jours à d’inutiles consultations : il y ent des conférences avec Cromwell et les commissaires royaux ; on proposa des moyens qui furent rejetés, et le vicomte Rochford, père d'Anne Boleyn, fut porteur d'un message pôsitif, ; .r lequel le roi déclarait ne vouloir admettre aucun changement que l'addition des mots « après Dieu. » On ne sait ce qui l’engagea à céder, mais, avec sa permission, l'archevêque Warham de Cantorbéry y introduisit un amendement qui passa, du consentement unanime des deux chambres ou sections du clergé. À ce moyen, la donation se fit à la manière accoutumée ; mais on inséra, entre parenthèses, dans l'énumération des motifs sur lesquels on se fondait, la clause suivante: « De laquelle église et duquel clergé nous reconnaissons sa majesté

! Lingerd, t. 4, p. 354 et seqq. — 2? Ibid., t. 6, p. 282 et seqq.

gle enc tête tard pou nait cont reto:

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igation de Thomas noncé et poursuivi tuts et encouru les il avait reconnu les ation là-dessus. La don, offrit un pré- , nri refusa cette propréambule de l'acte omme le protecteur leterre. » La dépuétranglée tout d'atations : il y ent des oyaux ; ON proposa hford, père d'Anne quel le roi déclarait ’addition des mots der, mais, avec sa ry y introduisit un ne des deux chamation se fit à la maithèses, dans l'énula clause suivante:

naissons sa majesté

41545 de l’ère chr.]

comme le premier protecteur: le seul et suprême seigneur, et, autant que le permet la loi du Christ, le chef Suprême 1 C'est ici le nœud coulant où va

e reconnaître e la terre. Mais le palefrenier qui temit le bout de la corde ne l'entendait Pas ainsi; il prétendait, au contraire, à la première Occasion, supprimer la clause, mettre sans

retour le licou à l’église d’Angleterre, et l'attacher au bas du trône, comme la docile monture de sa majesté.

Tunstall, évêque de Durham «Si cette clause ne contient rien de plus

elle est contraire à la doctrine de l’ fl |

Ïny a point de salut. Je proteste donc contre ce sens, et soumets le | | f | |

but au jugement de notre sainte mère l'Église ; je demande que ma

protestation soit inscrite sur les registres de l'assemblée, et vous en UE prends tous à témoin 2.

Guillaume de Warham, archevêque de Cantorbéry et primat | | | | | |

d'Angleterre, fit une protestation semblable, en son nom et au nom de son église métropolitaine, contre tout ce que les derniers statuts pouvaient avoir de dérogatoire où de préjudiciable au souverain Pontife, au Siége apostolique, à la puissance ecclésiastique, en parlulier aux droits, priviléges et libertés de l'église de Cantorbéry 8, Fi Guillaume de Warham Mourut le 23 août 1532, à l'âge dé quatre- |: JL tgt-trois ans, après vingt-un ans de pontificat ; il mourut moins acore de vieillesse que de douleur de voir la religion, qui depuis tant de siècles avait fait de l'Angleterre l'ile des saints, sur le point d'y tte renversée par l'impureté, l’avarice et l'ambition.

Benri VIII ne cherchait poin Rome : il voulait effrayer le Pa

1Wilkins, Conc. Ang

L.,t,3,p. 742, col, 2, = TT. 6, p. 262, — 2 Ibid., p. 745, = "Ibid. t. 3, p, 746.

eqq.

376 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 1517

vait dans son cabinet !, Ce prétendu mariage resta secret jusque vers Pâques.

Dans l'intervalle, Henri nomma Thomas Cranmer à l'archevéché

l'é de Cantorbéry. Marié d’abord, Cranmer était devenu prêtre après k la mort de sa femme. Employé dans la famille d'Anne de Boulen, dot il écrivit en faveur du divorce de Henri. Catholique au dehors, il cro était luthérien dans l'âme. Anne elle-même en tenait quelque chose. pri Cranmer fut envoyé en Italie et à Rome pour l'affaire du divorce; et (0 il y poussa si loin la dissimulation de ses erreurs, que le Pape le fit sur son pénitencier en Angleterre. De Rome, il passe en Allemagne, y son abuse d’une parente du luthérien Osiandre, qui le contraint à l'é. mar pouser. Contracté avant les ordres sacrés, ce second mariage l'en eût sait rendu incapable ; contracté depuis, ce n’était qu’un concubinage sa. solu crilége, qui le rendait indigne même de la communion laïque, Aussi un eut-il grand soin de le tenir caché, et fit-il transporter sa prétendue miss femme en Angleterre dans une caisse percée de trous, afin qu’elle y &S dang pôt respirer. Vo‘'à l'homme que Henri VIII nomma au siége de saint M l'nc Augustin et de saint Duntan. Cranmer accepta ; le pape Clément NE ac qui ne lui connaissait d’autres erreurs que celle de soutenir la nullité @ vive du mariage de Henri, chose alors assez indécise, accorda les bulles BW «ef qu’on demanda. Cranmer ne craignit pas de se souiller en recevant, D re s comme on parlait dans le parti luthérien, le caractère de la bête, À M quitte son sacre, et devant que de procéder à l’ordination, il fit le serment M non 1 de fidélité au Pape, comme tous les évêques catholiques. Le protes- M A qu’ tant Burnet assure qu'il protesta fort en secret, que par ce serment BW comp. il ne prétendait nullement se dispenser de son devoir envers sa con- MN dès le science, envers le roi et l'État ; protestation ou duplicité fort inutile, MR la qua car il est exprimé dans le serment même qu'on le fait sans aucun M de Car préjudice des droits de son ordre, salvo ordine meo. Mais, outre ce Crai serment dont il prétendait éluder la force, Cranmer fit dans son sacre M ès, et d’autres déclarations contre lesquelles il ne réclama pas ; comme de MR risait, « recevoir avec soumission les traditions des Pères et les constitu- à décisio tions du Saint-Siége apostolique ; de rendre obéissance à saint Pierre DR sainte en la personne du Pape, son vicaire, et de ses successeurs, selon MR résigné l'autorité canonique ; de garder la chasteté ?, » ce qui, dans le des- M dans 1: sein de l'Église, expressément déclaré dès le temps qu’on y reçoit le Boulen sous-diaconat, emportait le célibat et la continence. Cranmer dit la du succ messe, selon la coutume, avec son consacrant, et depuis durant trente déclare ans entiers. En faisant des prêtres, il leur. donna le pouvoir « def monarg changer par la sainte bénédiction le pain et le vin au corps et au sang était illé 1 Cobh

1 Lingard, p. 278 — ? Pont. Rom., in consecr. episc. 1

[Liv. LXXXIV. — De 1517 sta secret jusque vers

11545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.

de Jésus-Christ, et d'offrir 1 ivants que pour les morts.

l'église anglicane, son mariage, dont en son c

inmer à l'archevéché devenu prêtre après e d'Anne de Boulen, iolique au dehors, il tenait quelque chose.

affaire du divorce: et rs, que le Pape le fit asse en Allemagne, y ui le contraint à l'é.

-ond mariage l'en eût d’un concubinage sa.

munion laïque. Aussi porter sa prétendue > trous, afin qu’elle y ama au siège de saint le pape Clément VII de soutenir la nullité se, accorda les bulles souiller en recevant, ractère de la bête, À À tion, il fit le serment tholiques. Le protes- » que par ce serment devoir envers sa conduplicité fort inutile, on le fait sans aucun meo. Mais, outre ce mer fit dans son sacre ama pas ; comme de ères et les constituissance à saint Pierre S successeurs, selon ce qui, dans le desmps qu’on y reçoit le ence. Cranmer dit là depuis durant trente nna le pouvoir « de n au corps et au sang

533, par e sur son il, qui scandaliil n'était pas ré-

À et en sa qualité de chef de l'Église, il crut devoir accéder sans délai aux prières de son

(2 SIA | DA La reine Catherine, qui avait reçu ordre de ll | nr | |

quitter la cour, habitait alors un château dans le comté de Berford,

20n loin de Dunstable, C'est 1à que Cranmer transporte son tribunal, À qu'il cite le roi et la reine devant lui :

comparaît pas ; l'archevêque, Par contumac dès le commencement, et n’oublie pas de hqualité de légat du Saint-Siége, selon la de Cantorbéry,

Cranmer, de retour à Londres, fi ds, et le suppli

on procède. La reine ne e, déclare le mariage nul Eu prendre dans sa sentence |: 1 coutume des archevêques

firma ce mariag du successeur des apôtres, Nous ve déclarer,

pub Hist, de la Réforme d'Angleterre, — Burnet, apud Bossuet, Variat.,

378 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 1bit

A Rome, l’empereur Charles-Quint et son frère, le roi Ferdinand, importunaient journellement le Pape, afin qu'il rendit justice à Ja

reine Catherine, et ses propres ministres l'engageaient à venger l'in L' sulte faite à l'autorité du Saint-Siége ; mais, dit un historien anglais, de F l'irrésolution de son esprit et sa partialité pour le roi d’Angleterre paral l'entrainaient à écouter les insinuations des ambassadeurs français, préla qui lui proposaient des mesures de réconciliation et de douceur, Î «pér Enfin, comine il fallait faire quelque chose, il annüla la sentence et qu portée par Crammer, parce que la sentence était pendante devant lui, M 4 à et menaça d’excommunication Henri et Anne s'ils ne s'étaient çé. dait u parés avant la fin de septembre, ou n'avaient déclaré par leurs pro- près cureurs les motifs d'&près lesquels ils entendaient être considérés jusqu’ comme mari et femme. Lorsque lo mois de septembre arriva, il pro- 1 nême longea le délai jusqu’à la fin d'octobre, et vint trouver François Ier À s'être Marseille, dans la croyanc: qu'il pourrait effectuer une réconciliation MM sent entre Henri et l'Église romaine. Henri y envoya des ambassadeurs, MS sit : mais sans aucun pouvoir de traiter ; il en envoya un autre, mais pour MM jifvor appeler du Pape au concile général. Toutefois, il renoua:la négo- Mile dé

ciation avec le Pape, par l'intermédiaire de l'évêque de Paris, qui

se rendit pour cet effet à Rome. Pressé ainsi, d’un côté par les rois

de France et d'Angleterre, de l’autre par l’empereur et le roi de

Hongrie, Clément VII tint un consistoire le 23 mars 1534; sur vingt.

deux cardinaux, dix-neuf se prononcèrent pour la validité du ma-

riage de Catherine, trois seulement proposèrent un nouveau délai, | Clément lui-même ne s'attendait pas à ce résultat; mais il accéda, quoiqu’à regret, à l'opinion d’une si nombreuse majorité ; et l'on prononça une sentence définitive qui déclarait le mariage légitime et valide,, condamnait la procédure contre Catherine, comme injuste, et ordonnait au roi de la reprendre en qualité de femme à L'atter légitime. Toutefois, Clément défendit la publication de son décret Erimatie avant Pâques, et consulta sur les moyens les plus convenable pour apaiser le roi d'Agleterre et détourner l'effet de son ressentiment.

Mais, en réalité, dit l'historien Lingard, il importait peu que Clément.eût prononcé pour ou contre Henri. Le dé était déjà jeté. Au moment où l'évêque de Paris quittait le cabinet de Londres, les plus violents conseils commençaient à s’y faire entendre, et l'on y prenait la résolution d’élever dans le royaume une autreéglise, indépendante et séparée, On permettait, à la vérité, au prélat de négocier avec le Pontife, mais en même temps on débattait et on approuvait, en parlement, les actes les plus dérogatoires aux droits du Pape; etle royaume était arraché à la communion de Rome, par l'autorité lé-

{Lingard,

Liv. LXXXIV, — De jb:r

re, le roi Ferdinand, il rendit justice à Ja

11545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE

ENT 379 gslative, longtemps avant que la sentence porté pvenue à la connaissance de onvhts Portée par Clément fht

| eaient à venger l'in. L'historien anglais ajoute : « rale , | | un historien anglais, de Fra Paolo b+in Dubellay pros ape me are Ki} | r le roi d'Angleterre pration provint de Ja précipitation de Clément, 1] ‘dé *dhet | bassadeurs français, pélat demanda du temps pour recevoir la ré où p Hen Un . | tion et de douceur, spérait être favorable ; qu'on lui refusa le “ns dé te ler | annüla la sentence d que, deux jours après la sentence, il arri hr sr ta |

pendante devant lui, ils ne s'étaient sé.

éclaré par leurs proient être considérés embre arriva, il pro.

ouver François Ier } er une réconciliation : des ambassadeurs, un autre, mais pour il renoua la négovêque de Paris, qui ‘un côté par les rois ipereur et le roi de ars 1534; sur vingtla validité du ma- : un nouveau délai, | at; mais il accéda, se majorité ; et l'on it le mariage légi.

Catherine, comme

qualité de femme tion de son décret plus convenables ffet de son ressen-

es dépêches les plus conciliantes, Il e dit une réponse à sa lettre, et trèsprès la sentence ; mais 40 il est do jisqu'à l'arrivée du Courrier, car, d mème de ses démarches, il n’en fait aucune mention, et au lieu d

sûre rendu au consistoire pour le demander, il était” di ikent, et il se rendit ensu era,

ite auprès du Pape afin de ] 3 sillat ; 20 il est certain que la réponse poids ho défavorable, parce que toutes les actions de

lle dépêcha, prouvent sa détermination de

& la communion papale ; 30 la sentence portée par Clément ne

puvait être cause de cette Séparation, puis “ k qi kpouvoir des Papes dans le ro > Puisque le bill qui abolissait

mmunes au commencement de mars, maine suivante, approuvé cinq jours ava Rome, et reçut la sanction royale cinq jou

k chambre des pairs est du 20 Mars, le c k95, Ï

probable qu'il arriva un Courrier |

e. On déclara

ortait peu que Cléétait déjà jeté. Au le Londres, les plus re, et l’on y prenait elise, indépendante de négocier avec le \pprouvait, en par:

ts du Pape; etle , par l'autorité lé-

L révélation.

i es deux hommes les plus recommandables de lent constamment Opposés au divorce, l'évêque

l'Angleterre s’éta- | de Rochester et le ||:

{ , Lingarq, t, 6,p. 293, — 2 Ibid., t, 6, 1. 292, note.

chancelier. La réputation de Fisher et de Morus était grande non. seulement en Angleterre, mais sur le continent; et les plus ardents adversaires du divorce avaient l'habitude de dire qu'ils suivaient l'opinion de ces deux hommes célèbres. Morus avait donné sa dé. mission de chancelier quand il vit la direction funeste que prenait le gouvernement. Ils furent cités tous deux devant le conseil du roi, présidé par Cromwell, et on leur demanda s'ils consentaient à faire le nouveau serment de succession. Mais, outre la succession au trône, ce serment comprenait encore la reconnaissance du divorce et de la suprématie. Morus offrit de faire le serment quant à la succession, mais non quant au reste. On lui intima qu'à moins qu'il ne donnût les motifs de son refus, on attribuerait ce refus à son obstination, … Morus : Ce n’est point par obstination, mais dans la crainte de blesser. Donnez-moi une suffisante garantie que le roi ne s’en offen. sera pas, et j'expliquerai mes raisons. — Cromwell : La garantie du roi ne vous sauvera pas des peines établies par le statut. — Morus: En ce cas, je me confierai à l'honneur de sa majesté ; mais, cependant, il me semble que, si je ne puis pas déduire mes motifs sans péril, ce n’est pas une obstination, de les taire. — Cra ner : Vous dites que,vous ne blâmez personne de faire le serment. Il est alors évident que vous n’êtes pas convaincu qu’il soit blâmabie de le faire; mais vous ‘devez être convaincu qu'il est de votre devoir d'obéir ay roi. En refusant néanmoins de le faire, vous préférez ce qui est incertain à ce qui est certain. — Morus : Je ne blâme personne de faire le serment, parce que je ne connais ni leurs raisons ni leurs motifs : mais je me blâmerais moi-même, parce que je sais que j'agirais contre ma conscience. Et vraiment cette façon de raisonner nous aplanirait toute difficulté : toutes les fois que les docteurs ne seraient pas d'accord, on a’aurait qu’à obtenir le commandement du roi pour l'un ou l’autre côté de la question, et cela serait toujours bien, — L'abbé de Westminster : Mais vous devez croire que votre consciene est erronée quand vous avez contre vous tout le conseil de Ja na tion. — Morus : Je le croirais si je n'avais pour moi un plus grand conseil encore, tout le conseil de la chrétienté 1, Ces réponses, sur tout la dernière, respirent la sagesse et la constance des martyrs, Depuis sä démission de la chancellerie, Morus partageait tout sor temps entre la prière, l’étude et les soins de sa famille. Sur son refus de prêter le serment de suprématie, autrement d’apotasier, il fut en fermé à la Tour de Londres, privé de ses livres, qui faisaient sa plus douce consolation, et réduit à vendre ses meubles pour faire subsisla

1 OEuvres de More, p. 1429, 1447.

pris le d'être des sar ma fill pable ?

veille € que bie désir d du prin béry, a vœux fl jour de n'était ] l main avoir fin témoin ( lique et ru l'emi Service « mettant :

je crains

[Liv. LXXXIV, — De 1517

us était grande non.

t; et les plus ardents dire qu'ils suivaient 18 avait donné sa dé.

funeste que prenait le ant le conseil du roi, ls consentaient à faire a succession au trône, ce du divorce et de la sant à la succession, noins qu'il ne donnât à son obstination. — s dans la crainte de > le roi ne s’en offenwell : La garantie du

ss nombreux enfants, Les menaces, tieuses, les offres les plus séduisantes Sa femme le conjurant ‘4 se soumett

les insinuations les plus capéchouèrent contre sa fermeté.

re à la volonté de H

ur qui fût d'avis qu'un laïque pût | ' | le statut. — Morus: À y le chef de l'Église ; à toutes les lois d'Angleterre, spécialement | 11 ajesté ; mais, cepen- D ; grande charte, qui avait reconnu tous les droits

uire mes motifs sans . — Cra ‘ner : Vous serment. Il est alors . blâmabie de le faire:

tre devoir d'obéir au référez ce qui est in \ime personne de faire sons ni leurs motif; je sais que j'agirai n de raisonner nous s docteurs ne seraient indement du roi pour ait toujours bien, — que votre conscience t le conseil de la na.

ir moi un plus grand 1, Ces réponses, sur lance des martyrs,

s partageait tout son amille, Sur son ref d’apotasier, il fut en , Qui faisaient sa plis *s pour faire subsisl

poque où elle fut faite; au serment |: FE son sacre, de maintenir et défen-

avec du charbon, Pour lui mander charge de personne ; Qu'il brûlait du ourir le lendemain, qui était l’octave nslation de saint Thomas de Cantorsa vie une dévotion particulière, Ses 1} ain, sixième de juillet 1535, fut le j | |

pied de l'échafaud, comme l'échelle des valets du bourreau : Donne-moi

ai pas besoin pour descendre. Après avoir fini sa prière et chanté le psaime Miserere, il prit le peuple à

ans la profession de la foi catholique, aposto- Ourreau le pria de lui pardonner sa mort. Mo-

‘hui le plus grand &rvice qui soit au pouvoir d’un mortel ; Mais, ajouta-t-il en Jui

Meltant à la main une pièce de monnaie, mon cou est si court, que je crains qu'il ne te fasse pas grand honneur dans ta profession. Il

382 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV

reçut ainsi la mort avec la joie et la constance des anciens martyrs

Sa tête fut exposée pendant quatorze jours sur le pont de Londres,

d’où sa fille Marguerite la fit enlever ct enterrer à Saint-

Dunstan de Cantorbéry, et son corps dans l’église de Chelsea. « P

OUr Ce qui re.

garde la justice, le désintéressement, l'humilité et la véritable géné. À rosité, dit le protestant Rapin Thoiras, Morus était un modèle au 4

siècle où il vivait 1, »

L'évêque de Rochester, son ami, l'avait précédé de quelques se. maines au martyre. Arrêté en 4534 et mis à la Tour de Londres, Fisher y fut traité cruellement malgré son grand âge, naire : on le dépouilla de ses habits, on le revêtit de h vraient à peine sa nudité. Mais, quelque effort qu’on fit, on ne put ni lasser se patiencerni ébranler sa foi. Il passa un an dans rette pénible et douloureuse situation. Pau: IT, successeur de Clément VI, instruit des rigueurs qu’on exerçait envers lui, voulut le dédommager Par une marque éclatante d'estime, et le créa cardinal le douze mai 1435 : cette faveur ne fit qu'aggraver le sort de Fisher et hâter sa perte. Henri VIII s’écria : Paul peut soin qu'il n'ait pas de tête pour le porter. La vénération qu'autrefois il marquait au saint et vieux prélat semblait s'être changée en une haine cruelle. Le pontife et cardinal octogénaire fut condamné à mort le dix-septième àe Juin, comme coupable de haute trahison. pour avoir dit que le roi n’était pas le chef de l'Église. Il fut décapité, comme un autre Jean-Baptiste par un autre Hérode, le vingt-deux du même mois. Non content de cette exécution du saint vieillard, Henri ordonpa que son corps fût dépouillé et exposé pendant quelques heures aux outrages de la populace, puis enterré sans cercueil ni drap moruaire 2. .

L’emprisonnement et le supplice de Fisher et du chancelier ré. pandirent la terreur : on ne vit pas un seul évêque imiter la con- Stance de celui de Rochester, Tous se montrèrent chiens muets, n'osant aboyer contre les loups et les larrons. Que dis-je? le grand nombre eut la lâcheté, sur l’ordre de Henri, de monter en chaire pour prêcher l’apostasie tous les dimeaches, savoir, que le roi étai le véritable chef de l'Église, ét le successeur de Pierre un vsurpateur.

il était octogé.

aillons qui cou.

Ce ne fut guère que dans certains ordres religieux qu'on vit en asie

grand nombre des hommes fidèles. Écoutons le protestant Cobbet, « Le devoir. le plus sacré d’un historien est de signaler à l'estim et à l'admiration dela postérité les hommes qui osent embrasser k

défense de l'innocence contre les méchants armés du pouvoir, le

? Lingard, Biogr, univ, Sander, — 2 Lingard. Fuller, Biogr. univ,

—Detsyr |

Jean À

lui envoyer le chapeau, j'aurai

(En vér

fera 10m 10!

nant Mich prop D vous rage lion € man quatre En vo L châtinr faire a certain

lür, car in autre ét tous | Écriture:

[Liv. LXXXIV, — De 151: À des anciens Martyrs, le pont de Londres, er à Saint-Dunstan de ea. « Pour ce qui re.

: el la véritable géné.

s était un modèle au À

cédé de quelques se.

lour de Londres, Jean & id âge, il était octogé.

it de haïllons qui cou.

ju'on fit, on ne put ni an dans cette péni.

seur de Clément VII, oulut le dédommager ardinal le douze mai de Fisher et hâter sa r le chapeau, j'aurail nération qu’autrefojs ‘être changée en une aire fut condamné àf e de haute trahison,

iglise. 11 fut décapité, de, le vingt-deux du

eur ; Mais puisque le Seigneur s la bouche, je la

dont l'esprit mente

Peyio de chien, de calomniateur, Let de traître,

ui inspirez qui l’a fait + Mais, en attendant, me voici, comme fier ma vie Pour Soutenir, devant Dieu

ce qu’il a avancé d’après les saintes

ombat.; car tu es

iautre Michée, prêt à sacri dtous les juges impartiaux, citures. Et c’est toi, Curwi indes quatre cents faux pro emparé, et qui cherchent à ét Riva conduire le roi à la pe (S'owe , qui rapporte ce échauffa tellement, qu’on n M a donnant l’ordre fo Le jour suivant, les deux | 1e igieux furent mandés devant le roi et so and fortement,

et du chancelier ré.

êque imiter la con.

t chiens muets, n'oue dis-je? le grand le monter en chaire voir, que le roi était ierre un usurpateur M X qu'on vit en assel protestant Cobbet, e signaler à l'estim | osent embrasser k nés du pouvoir. ke

» Pour les riches Pirpre, qui font bonne chère et met

Ronde, Quans à nous, loin d’en fair Ms d'avoir été chassés d’ici pour avoir fait notr {Dieu en soit loué ! nous savons que le ciel n De NOus y arrivions Dar terre ou par mer,

(En vérité, conclut le pr

nous nous réjouie devoir, Au reste, |. 14 OUS est ouvert, soit 4

ogr, univ.

otestant Cobbet, on ne Saurait trop ad-

384 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 1511 mirer la eonduite de ces deux religieux. Si les évêques ou seulement À

le quart d’entre eux avaient montré autant de courage, le tyran au. M dot rait été arrêté au milieu d’une carrière où il allait se précipiter de fut crimes en crimes. Mais la résistance de ces deux pauvres religieux MR ?°1 fut la seule qu'éprouva sa volonté de fer : circonstance qui devrait M ‘° suflire pour nous engager à hésiter avant de parler de l'ignorance et A de la superstition des moines. Dans la conduite de Peyto et d'Elstow, il n’y avait pas de fanatisme ; ils n'étaient que les défenseurs de Ja ple morale, dans la cause d’une personne qu'ils n'avaient jamais per- h su sonnellement connue ; ils étaient certains d’encourir les peines les À clerg plus sévères, peut-être même la mort; et cependant ils ne balances. MR 2° rent pas un instant. Je ne crois pas, en vérité, que l’histoire ancienne M P°2S ou moderne offre un trait d’héroïsme qui l'emporte sur celui-ci, , A ‘! 19) On renvoya Peyto et Elstow ; mais on s’aperçut bientôt que tout &i 4 L leur ordre était animé des mêmes sentiments, et Henri jugea néces. M "nie saire de réduire au silence cette opposition, si l’on ne pouvait la ra. dent À " mener à ses vues. Tous les Franciscains de l’étroite observance furent MN Dé chassés de leurs monastères, et dispersés, les uns en différentes pri. MS Con sons, les autres dans les maisons des frères conventuels. Il en péri M} ‘#1 plus de cinquante dans l'horreur des cachots ; le reste fut banni e M‘ tl"® France et en Écosse. EX Les enfants de saint Bruno se montrèrent comme les fidèles en. #0! fants de saint François. Les prieurs des trois chartreuses de Londres MR "1e;

d’Axiholm et de Belval se rendirent auprès de Cromwell, pour li jee a

exposer les objections de leur conscience à la reconnaissance de suprématie du roi. De sa maison, il les envoya en prison et les mit en jugement, comme ayant refusé au souverain les honneurs, le pro tocole et la qualification de sa dignité royale, ce qui constituait kk crime de haute trahison. Les jurés cependant ne pouvaient se per pour l'a suader que des hommes d’une vertu aussi reconnue se fussent rendu coupables d’un pareil délit. Lorsque Cromwell envoya vers eux, afol de hâter leur détermination, ils demandèrent un autre jour pour dé# libérer : quoiqu’un second message les menaçât eux-mêmes de punition réservée aux prisonniers, les jurés refusèrent de se déclare en faveur de la couronne; et le ministre fut obligé de se rendre a milieu d’eux, de discuter le cas avec eux en particulier, et d’appele la terreur à l'aide de ses arguments, pour en obtenir, à leur gran regret, une déclaration de culpabilité. Cinq jours après, cinq mai 153} les prieurs, avec Reynold, moine de Syon, et un prêtre séculier, fu rent exécutés à Tyburn ; ils furent bientôt suivis de trois moines d&

i Cobbet, Hist, de la Réforme d'Angleterre, leltre 3.

Liv. LXXXIV. — De js

évêques ou seulement À

courage, le tyran auallait se précipiter de eux pauvres religieux constance qui devrait arler de l'ignorance et de Peyto et d'Elstow, les défenseurs de Ja

»s0nle S, on leur arrac et on les démembra 1,

Après ces Sanglantes e

Martyrs : l’apostasie fut

US générale. Chacun jura h | 'avaient jamais per. la suprématie spirituelle du roi > eton n’osa plus s’y Opposer, Le i| courir les peines les M ‘#18 d'York ayant ‘éprésenté timidement que l'Église avait au l ndant ils ne balances. MR is recu du Christ l'administration des Sacrements, Henri fit ré- M. que l'histoire ancienne M P75€ : que les sacreme

porte sur celui-ci, »

-rçut bientôt que tout et Henri jugea néces- À l’on ne pouvait la ra.

oite observance furent

A , I : RS k ins en différentes pri. Mi + qui se 8lorifiait de n’avoir ni foi ni loi , ni morale ni connventuels. Il en péri ‘nc, Si ce n'est d'étudier et de flatter les Passion

à élever lui-même Par ce

$ du prince, pour le reste fut banni en en ! de même que | LE Sa place au clergé Hd:

ar une singerie in- [LR us, Henri VIIL, donna , | |

honteux Moyen. Eh bi Pierre pour vicaire à

} ji fils de forgeron, Thomas fl | | | CET H f | |

omme les fidèles en.

artreuses de Londres, e Cromwell, pour lui reconnaissance de là à en prison et les mit les honneurs, le pro ce qui constituait |

& la juridiction ec envoya vers eux, afoi lredressement des erre n autre jour pour dé àt eux-mêmes de li usèrent de se déclara Higé de se rendre a rticulier, et d’appele obtenir, à leur grand après, cinq mai 159 n prêtre séculier, fl is de trois moines d@

spirituel du roi laïque, eut la pr et la présidence de

Lingard, +. 6, p. 313 et seq Peur VIII, t, 6

4 — Chauncey. Pole, , C. 4, —5 Wi k hpr,

ins, Concil., t, 3, p. 7

Strype, — 2 Lingard.

84, — + Lingard, wbi

XXH,

386 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv.LXXXIV. — De 151

caire de Jésus-Christ, se viren dégradés et foulés aux pieds d’ impie, d’un athée.

un

Leur dégradation, toutefois, ne parut pas encore assez profonde, Æ

On résolut de mettre à l'épreuve leur servile soumission, et de leur gr

arracher la reconnaissance explicite qu'ils ne tenaient pas leur a De sf) torité du Christ, mais qu'ils étaient les délégués accidentels du roi por | ou de la reine. Il nous reste, à ce sujet, une lettre singulière de Leig que et d’Aprice, deux créatures de Cromwell, à leur maître. Sous pré- dise

texte que la plénitude de la juridiction ecclésiastique résidait CE PT

lui, comme vicaire général, ils demandaient que les pouvoirs de tous À ve

les dignitaires de l'Église fussent suspendus pour un temps indéfini, ï

Si les prélats réclamaient leur autorité de droit divin, il fallait les for- di

cer à produire leurs preuves, sinon ils devaient solliciter du roi RS li restitution de leurs pouvoirs, et reconnaître ainsi que le roi ou D PT

reine était la source réelle de la juridiction spirituelle{. Cette insinus. dif

tion fut bien accueillie. Le dix-huit septembre 1538, l'archevêque l'Ang Cranmer, successeur apostat de saint Augustin, de saint Dunstan, de À ps f

saint Thomas de Cantorbéry, informa les autres prélats d'A ngleterre D; 0m

par une circulaire, que le roi, voulant faire une visite générale de toutes les églises, avait suspendu les pouvoirs de tous les évêques dans le royaume, et qu'après s’être soumis en toute humilité, durant un mois, ils eussent à présenter une pétition pour être rendus l'exercice de leur autorité accoutumée. En conséquence, on donna À chaque évêque, séparément, une commission qui l’autorisait, durant le bon plaisir du roi, et comme déiégué du roi, à ordonner les per sonnes nées dans son diocèse, à les admettre aux bénéfices ecclé siastiques, et ainsi de suite pour toutes les fonctions épiscopales, (1 assigna une singulière raison à la faveur qu’on leur faisait : ce n'étii pas que le gouvernement des évêques fût nécessaire à l'Église, mal parce que le vicaire général, attendu la multiplicité des affaires dor il était chargé, ne pouvait être présent partout, et qu'il pouvait ré sulter beaucoup d'inconvénients d’admettre des délais et des inte ruptions dans l'exercice de son autorité?, On fit une concession pa reille à tous les nouveaux évêques avant leur entrée en exercice.

Ce qui porta Hérode à jeter en prison et puis à décapiter sa Jean-Baptiste, ce fut sa passion incestueuse pour Hérodiade : ce q

CR porta Judas à trahir son maître et son Dieu, ce fut l’avarice, (M di deux passions enfantèrent pareillement l’apostasie de l'Angleterre,

ott à leur k leur nai

t Collier, 11, 105. -— Strype, 1, app. 144. — 2 Lingard, t. 6, c. 4, p. 352 ete La suspension se trouve dans Collier, Il, iném., p.22, La restitution, dans Burn 1. mém., 8, D 14.

l'Lingard,

(Liv. LXXXIV, — De 51:

foulés aux pieds d'un

à 1545 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.

ncore assez profonde, soumission, et de leur tenaient pas leur ay.

ués accidentels du roi ttre singulière de Leig eur maître. Sous pré.

ésiastique résidait en 1e les pouvoirs de tous ur un temps indéfini, divin, il fallait les for.

urs siècles me d'Angleterre, etenc ques redevances ; depuis encore Plus lo gise universelle, il autres revenus p 'Ssaires au 8ouvernement de l'y. vers chrétien. Henri VIT découvrit

ous ces revenus à soi-même

Anne de Boulen eut ainsi une pension annuelle de cent mille livres nt solliciter du oi la tærling sur le revenu ecclésiastique de l'évêché de Durham, Ce ainsi que le roiouk qu fait voir jusqu’à quel point il était urgent d'ôter ses anciennes reituelle{, Cette insinua. devances au Pape, Cependant cela ne Suffisait pas encore quoique re 1535, l'archevêque l'Angleterre payât ses contributions accoutumées, quelquefois de , de saint Dunstan, de ps fortes. On résolut donc de voler les hôpitaux et les Monastères S prélats d'Angleterre, icommencer par les moins Considérabl une visite générale de

68; Comme étant une proie pus facile et qui regimberait moins.

Quant aux monastères anglais, voici ce qu’en dit Tanner, évêque protestant de Saint-Asaph :

(Il Y avait dans cha signée par le nom de sCriptorium

rs de tous les évêques toute humilité, durant n pour être rendus à séquence, on donna À qui l’autorisait, durant )i, à ordonner les per 'e aux bénéfices ecclé ctions épiscopales, (:

| leur faisait : ce n'étai essaire à l’Église, mi licité des affaires don t, et qu'il pouvait ré des délais et des inte fit une concession pa ntrée en exercice, puis à décapiter sd our Hérodiade : ce q 1, ce fut l’avarice, C asie de l'Angleterre. È

rire des livres à 4 ‘usage de La bilothèque. Quelquefois, il est vrai,

autres livres qui , Bénéral, c'étaient d’autres oulassiques, les histoft transcrire nnaissait pas Un abbé de kstenbury en ff transcrire cinquante-huie autres, et tel était le zè/e fs moines pour ce genre d’oc

June, et de les rédig Miservaient soigneusem ot à leurs fondateurs,

urs, l'an et le jour e leur naissance, de leur mort, de Ie :, Mariage, de leurs enfants et

1,t. 6, C.4,p. 352 etceq sa restitution, dans Burné

l'Lingard, t, 6, p. 278 et 312,

388 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 1517 de leurs successeurs, de manière que souvent on y avait recours pour

constater l’âge des individus et les généalogies des familles. I] ya à néanmoins sujet d'appréhender que quelques-unes de ces généalogies

n'aient été tracées que par pure tradition, et que, dans plusieurs cir. k constances, les moines ne se soient montrés aussi favorables à leurs 4 ” amis que sévères envers leurs ennemis. On faisait enregistrer dans ee les abbayes les constitutions du clergé décrétées par les conciles na- Lu tionaux et provinciaux, et, après la conquête, les actes mêmes du par. | Le lement, ce qui me conduit à rappeler l'utilité et les avantages de ce; M maisons religieuses; car on y conservait les annales et les documents Le les plus précieux du royaume. On envoya dans une abbaye de chaque mi comté une copie de la charte des libertés accordées par Henri [x ms (Magna Charta). On déposa dans le prieuré de Bodmin des chartes al et des enquêtes relatives au comté de Cornouailles, et l’on conserva dans l’abbaye de Leicester et dans le prieuré de Kenilworth un grand di nombre de documents jusqu’à l’époque où Henri III les en fit retirer. as Le roi Édouard Ier fit faire des recherches dans toutes les maisons re. Ma P°! ligieuses, et feuilleter tous leurs registres et toutes leurs chroniques, Po à l'effet de découvrir ses titres à la couronne d'Écosse, et les moyens ue de les constater de la manière la plus authentique. Lorsqu'il fut re- md connu roi d'Écosse, il envoya des lettres pour éfre insérées dans les . chroniques de l'abbaye de Wincomb, dans le prieuré de Norwich, & es vraisemblablement dans plusieurs 1utres endroits semblables, Et pat lorsqu'il eut fait décider la dispute relative à la couronne d'Écosse, is entre Robert Bruce et Jean Baliol, il écrivit au doyen du chapitre de je Saint-Paul, à Londres, pour lui enjoindre d'enregistrer dans leurs

chroniques la copie qu'il leur envoyait de cette décision. C'est des registres monastiques que le savant M. Selden a tiré les preuves lesl plus authentiques des droits de souveraineté de la Grande-Bretagne sw les petites mers. Souvent on envoyait dans ces maisons les fitres dl l'argent des familles pour y être mis en sûreté. À la mort des nobla, on y déposait leurs sceaux, et la cassette même du roi fut plus d'un fois confiée à leurs soins.

«Il y avait en outre chez eux des écoles d'enseignement et d'édu cation, et chaque couvent avait une ou plusieurs personnes dés gnées pour cet objet. Tous les habitants des alentours qui le dé raient pouvaient y envoyer leurs enfants pour apprendre la grammai et le plain-chant, sans la moindre rétribution. Dans les couvents dés, religieuses, les jeunes personnes apprenaient à travailler à l'aiguille à lire l'anglais, et quelquefois le latin. De telle sorte que, non-seuf lement les filles de la basse classe dont les parents étaient trop pau vres pour fournir aux frais de leur éducation, mais même celles deës

D Cité par

LLiv. LXXXIV, — De 1517

n y avait recours pour es des familles, 11 ya , +00. de 088 généalogie kospices, dont la plupart étaient obligés d’ ae, dans plusieurs cir- À cain nombre de pauvres Jour an ssi favorables à leurs mient l'hospitalité à isait enregistrer dans

V0yageurs. La noblesse elle- : même, lorsqu'elle était en Voyage, allait diner d >s par les conciles naes actes mêmes du par. À

était Jamais Spitalité et les avantages de ces

à 1545 de l'ère chr.] nobles et des

était telle, que dans le prieuré | de Norwich on Consommait tous les ans plus de quinze cents quartes nales et les documents de drêche, plus de huit cents quartes de blé, et tout Je reste une abbaye js ne même proportion. Au Moyen des bourses ccordées par Henri I

, les nobles, les bourgeois seulement pour les vieux

enfants où pour des amis tombés dans l'indigence... Ces mai ’un avantage réel pour > Kenilworth un grand

4 en ce qu’à la mort d'un abbé ou d’un | Aie pr oh 8 mir, elle retirait un grand profit de l'élection, ou plutôt de Ia con. If Dai n ur; 20 par les fortes sommes qu’elles {1 ee ea oHron payaient pour Ja Confirmation de leurs libertés ; 30 par le grand nom: #2 (LEE sara re ordaient aux vieux serviteurs de la couer I A D mine, ainsi que des pensions aux clercs et aux être insérées dans les cdblonte rieuré de Norwich, et droits semblables. El la couronne d'Écosse, doyen du chapitre de enregistrer dans leurs tte décision. C'est des a tiré les preuves lesl a Grande-Bretagne su maisons les éitres à A la mort des nobles, du roi fut plus d'u

le Bodmin des chartes

} f M 5 dans la |:

Î | Î illes, et l’on conserva

Parce quelles y T AcCordaient Le afranchissant de

férmant leurs terres à bas pr ments pour le pays ; gifiques ; et bien qu'i Ï si gr:

lipitaux de Chelsea et de

ds ni si élégants que les il ils n’en étaient ni moins admis S. Plusieurs églises des abbayes

ais de Construction et de répa-

tau moins aussi favorables au

Î Fi d’hui les châteaux et Jes Maisons de l 1

S et des gentilhommes 1. » }

vêque protestant de | ‘1

otestant Hume, auteur |: 8

Dans les à ane 4 j ‘à deux cents fois l'évêque

travailler à l'aiguille olstant sans dire un mot du témoignage favorable qu'il rend aux e sorte que, non-st1f

ents étaient trop pau

È ” D] e indo- ù

lon qu’elles exigeaient étaient tou

seignement et d'édu PiJS que peuvent l'être aujour

sieurs personnes dési dentours qui le dési prendre la grammai

L'Giép

ar Cobbet, dans son Hist, de la Réforme d

| ‘Argleterre, c. 4.

orme né a 4 à LE tds eme pers

390 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 517

lence passive dont vous nous parlez, nous voyons l’amour le plus constant et le plus prononcé pour le travail ; au lieu de votre ignorance profonde, nous trouvons dans chaque couvent une école où la jeunesse reçoit toute espèce d'instruction gratuitement ; au lieu de ce manque de toute science utile ou agréable, nous voyons qu'on étudie, qu’on enseigne, qu’on copie, qu’on conserve tous les auteurs classiques ; au lieu de l’égoisme et des fraudes pieuses que vous leur reprochez, nous trouvons des hospices pour les malades, des méde. cins, des garde-malades pour les seigneurs, et l'hospitalité la plus À noble, la plus généreuse, et surtout la plus désintéressée ; au liey

ra vel yic elle opt &] des cha de

leur de cet esclavage, que dans cinquante parties de votre histoire d'An- | $ gleterre vous affirmez avoir été entretenu par les moines, nous Je ks voyons affranchir le peuple des lois forestières, et préserver avec un quel soin religieux /a grande charte de La liberté anglaise; et Vous savez, À rena aussi bien que moi, qu’à l’époque où cette charte fut renouvelée par M «il le roi Jean, on dut ce renouvellement aux soins et à la persévérance @A rité de l'archevêque Langton, qui excita les barons à la demander, après M re fu avoir retrouvé, ainsi que Tamcer le remarque, ce document précieux Ba ceux déposé dans une abbaye 1. » «C C’est donc ces antiques et pieux établissements qu'il s'agissait de qui, e voler au profit du roi et de ses ministres. A cet effet, en sa qualité ant de chef de l'église anglicane, il ordonna une visite générale de tous dix m les monastères, sous la direction de son digne vicaire, l’impie Crom-M ri et : well. Les instructions que reçurent les commissaires respiraient 8 tnent

piété et l'esprit de réforme, elles étaient modelées sur celles qu'on donnait dans les visites des légats et des évêques, si bien que l'objet de Henri ne parut aux hommes qui n’étaient pas dans le secret que le désir d'améliorer et de soutenir l'institution monastique, loin de songer à son abolition.

Mais aux instructions publiques des visiteurs on ajouta des or. dres secrets pour les engager à parcourir en premier lieu les plu petits couvents, afin d’exhorter les usufruitiers à remettre leurs po sessions au roi, et, en cas de résistance, à réunir dans chaque di trict des informations qui pussent justifier la suppression du cou vent réfractaire. Les visiteurs n’obtinrent aucun succès relativemal à leur principal objet. Durant tout l'hiver, ils ne purent obtenir k résignation que de sept maisons; mais, de la réunion de leur r'ap port, on fit un rapport général que l’on présenta au parlement, oi tandis qu'on faisait l'éloge de la régularité des grands monastères, ot dépeignait les moins riches comme livrés à la paresse et à l'immoÿ

Moi, qu'à Moins... ]

1 Cobbet, Hist, de la Ref. d'Angl., e. 4. ! Lingard

(Liv. LXXXIV. — De 517

11515 de l'ère chr,] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE,

lité, quelques personnes j

oyons l'amour le plus au lieu de votre igno.

>uvent une école où Ja ituitement ; au lieu de ; NOUS Voyons qu'on nserve tous les auteurs pieuses que vous leur s malades, des médeet l'hospitalité la plus À désintéressée ; au lieu le votre histoire d'An- | les moines, nous les , et préserver avec un glaise; et vous savez, rte fut renouvelée px 1s et à la persévérance à la demander, après ce document précieux

Communautés ; tandis des autres étaient éloignés i

Connaissance des charges portées contre eux i

de défendre leur propre kurs accusateurs 1.

» Ces délégués de Cro us et les plus tarés d’Angleterre 3 avaient été repris de justice, et d’autres

peine infamante de la marque ;

Pas un seul qui n’eft déjà méplusieurs reprises. Les rapports faits par les délégués 1e furent l'objet d'aucune épreuve contradictoire, et l’on rcfusa à œux qu'ils inculpaient tout moyen de se défendre.

mwell « étaient

ents qu'il s’agissait de cet effet, en sa qualité isite générale de tous vicaire, l’impie Crom- 1issaires respiraient la elées sur celles qu'on es, si bien que l'objet que fût déjà le parlement à cette ép pas dans le secret qulitmeuse ne passa

| monastique, loin del sir;

des joyaux, des images et des qui s'y trouvaient. Quelq

rs on ajouta des or.

auteur, et où cet écrivain

protestant rappor sement débattu dans la ch

te « que le bill fut lonambre, et que déjà

on désespérait de Je voir es des communes de se alerie de son palais, où il les fit attendre

près-midi ; après quoi, sortant de ses ap-

t deux ou trois fois le tour de la salle, regardant d’un » €t finit par leur + MAS je vous réponds,

Parmi vous quelques têtes de €$ appartements, sans plus faire

nir dans chaque di Suppression du cou n succès relativeme@S sque fort avant dans l’a s ne purent obtenir k réunion de leur rap fa au parlement, oi rands monastères, 0 paresse et à l'immoÿ

Moi, Qu'il passera, où bien ù y aura moins.

!Lingard, t, Ü, p. 335 ct seqq.

392 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV,— De 1517 de rhétorique. Le bill passa, et les communes lui accordèrent tout ce

qu'il voulait 1,»

Le protestant Cobbet ajoute : « Comme c’est à ce bill passé en 1536 P qu'il faut attribuer la ruine et la dégradation de la masse du peuple si anglais et irlandais ; qu’on doit le regarder comme la première sanc- el tion légale donnée au vol et au pillage des biens du peuple, sous pré. le texte de réformer sa religion; que ce fut l’antécédent sur lequel à s’appuyèrent dans la suite les voleurs publics, jusqu’à ce qu'ils eus. si0 sent entièrement appauvri le pays ; que ce fut le premier des moyens qu à l’aide desquels on parvint à réduire une population, naguère bien vêtue et bien nourrie, à ne plus porter que des haillons et à se nourrir die misérablement, il m'a semblé important d'insérer ici en entier le tissu tiss de mensonges et de calomnies qui lui sert de préambule. La plupart MW don de nos compatriotes s'imaginent qu’il y eut toujours des pauvres en M hér Angleterre, et que la législation spéciale qui régit ces malheureux à MR men toujours existé. Qu'ils apprennent donc que pendant les neuf cents M fus ans que notre nation professa la religion catholique, ces deux fléaux (4 lui furent inconnus ?. » qu'o.

Après avoir cité et commenté le bill, et fait voir comment il fut M rer exécuté, le protestant Cobbet continue : privé « Quatre ans après cette spoliation, le tyran était aussi à court M Plupé d'argent qu'auparavant, à cause des largesses immenses qu'il avait MW resso été obligé de prodiguer pour se faire des créatures ou bien les con-. A pitié server. » Comment maintenant se procurer de nouveaux trésors” On à Preuv ne crut pouvoir mieux faire, dans ce but, que de confisquer les biens BR tiques des monastères qui subsistaient encore, et les « Dans l'autorisation donnée au roi par le parlement de confisquer durs, à son profit les petits monastères, nous avons vu ce corps, après une M admir amère diatribe contre ces fondations, déclarer que, grâce à Dieu Marie « les saints préceptes de la religion sont, au contraire, observés avec A parmi une Scrupuleuse exactitude dans les grands monastères. » Comment Bien donc maintenant trouver, après une déclaratiou aussi solennelle et BR « que aussi récente, des motifs plausibles pour les confisquer? Cromwell BB tnt Cc et ses satellites ne s’amusèrent même pas à en chercher: ils com- Rtructior mencèrent d'abord par s'emparer de la personne des différents chef M trêques de ces établissements, et leur prodiguèrent ensuite, selon qu'ils le MS slais qu crurent plus avantageux, les outrages ou les caresses, les menaces ou MM cest cet

les promesses. Ils se servirent, en outre, de moyens d'une infamie et d’une bassesse inimaginables pour obtenir une cession volontaire de quelques-uns de ces individus ; mais, partout où ils rencontraient

1 Cobbet, Hist. de la Réf. d'Angl., lettre 8. — ? Ibid, lettre €. * Cobbet

lui accordèrent tout ce

ils avaient tout aussitôt recours aux

reusations les plus fausses et les plus atr

oces, et Massacraient, sous à ce bill passé en 1536 prétexte de haute trahison, ceux qui étaient assez hardis pour réle la masse du peuple sister le moins du monde. Ainsi périt l'abbé de Glastenbury, pendu ime la première sanc. et écartelé par ordre du tyran ; son Corps, haché en mille pièces par du peuple, sous pré. le bourreau, fut exposé dans ce hideux état aux yeux du Peuple, visntécédent sur lequel d-vis même de l'abbaye de Glastenbury Toutes ces prétendues ces. jusqu’à ce qu'ils eus. sions volontaires ne ressemblaient pas mal, comme on voit, à celles e premier des m oyens qui ont lieu Journellement sur les grands chemins ulation, naguère bien « Cromwell et ses acolytes trouvèrent à Ja longue qu'il était fastiiaillons et à se nourrir dieux de chercher des prétextes, et que ces vaines formalités n’abouer ici en entier le tissy tissaient qu’à entraver fort inutilement Je Pillage. La législature rendit réambule. La plupart M donc, sans plus de cérémonie, un acte qui adjugeait au roi

ai il, à ses ajours des pauvres en iéritiers ou ayants Cause, non-s igit ces malheureux a ment cédés, mais encore tous les autres, ndant les neuf cents MW fussent, ainsi que les hôpitaux et les colléges par-dessus Je marché. ique, ces deux fléaur « Ces mesures, d’une tyrannie aussi rév qu'on én devait attendre ; ; voir comment il fut frents points contre les cruels exécuteurs : i i s'étaient rangés pour la n était aussi à cout A Pupart du côté des Pillards et des brigands, et livré à ses propres

immenses qu'il avait MA "sources, ses efforts ne Pouvaient guère réussir. Hume affecte une ures ou bien les con. BW pitié vraiment comique pour l'ignorance

iouveaux trésors ? (On AM preuve à cette époque Par son attacheme e confisquer les biens Æ ligues. En effet, quelle or

lement de confisquer ME durs, impitoyables, comme le sont ceux de nos jours, que de ne pas ! ce corps, après ne WE #inirer le beau système qui nous a donné le spectacle d’.1n débit de ea CR ÉMR le palais d'un évêque, et qui, de plus, a introduit itraire, observés avec M parmi nous 1 effrayant Paupérisme 11 »

rastères. » Comment Bien des lecteurs catholiques ne co u aussi solennelle et Et que veut dire ce derni onfisquer? Cromwell n chercher; ils come des différents cheñ suite, selon qu'ils le 2sses, les menaces où oyens d’une infamie ne cession volontaire où ils rencontraient

Mprendront peut - être pas bien ici + Comme le protes-

ir dans un piquant détail, par suite de la des- Wuction des monastères et par suite du mariage des prêtres et des

iêques anglicans depuis la mort de Henri VIIE, le nombre des Anglais qui n’ont Pas de quoi vivre augmente d’une année à l'autre : et c'est cette 8angrène toujours croissante de la Pauvret ls Anglais appellent paupérisme.

htion anglaise est réduite à la men deux autres tiers. Pour

é chez eux que De nos jours, le tiers de la popudicité, et se trouve à la charge des’ Cela, on à établi une taxe des pauvres qui

ettre 6 ! Cobbet, lettre G.

RO | eo

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