‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 99 sur 122 · EFFORTS DE L'HÉRÉSIE LUTHÉRIENNE PO · texte numérisé non relu

EFFORTS DE L'HÉRÉSIE LUTHÉRIENNE PO

QUI SAUVE CE ROYAUME, GENÈVE FOR COMMENCEMENTS DE CALVIN , SES HÉ GENÈVE : CONSÉQUENCES.

la bassesse du sénat nt anglais, si jamais déjà, une partie nonencent à ouvrir les nité leur séparation s, à tourner leurs re. & Puisse la nation tout rodigieux égarement

La nation française,

qui eut sa bonne part à l’é des nations chrétienne

8, y r'ésista mieux que la na tion allemande, et cela malgré les inconséquenc rnts. Nous avons vu François Ier s’alliant avec le Crétiens, avec les protestants co «it poursuivre les luthériens en Lise laissait trop souvent mene

preuve commune tion anglaise et la es de ses gouver-

s Turcs contre les | k l:] ntre les catholiques, tandis qu'il fai- [IE |

France, Catholique de sa personne,

" par deux femmes d’une croyance pt aussi suspecte que leurs mœurs étaient scandaleuses : l’une, sa sœur,

larguerite de Valois, depuis reine de Navarre ; l’autre, sa Concubine, kmme mariée, avec laquelle il vivait en adultère public, et qu'il fit duchesse d'Étampes, La première, femme bel esprit, auteur de contes lcencieux , d’une vie semblable à ses Contes, attirait à sa cour ces

re, 1844, p. 19 et 20. — qq. — 3 Ibid., p. 22 et

aussi bien que la t entré autres une

messe à sept points, doses qui sont fort él

eux espèces, de n’y faire

ni des saints, de s'y servir de pain recs, de ne point astreindre les par le canal impur de ces deux

France, pour y allumer des guereuves de sang,

Ce qui sauva Ja nation française, ce fut, après Dieu, la nation lançaise, clergé, parlement et peuple. L'université de Paris, à ja-

n :Florimond de Rémond, p. 851.

410 HISTOIRE UNIVERSELLE ([Liv. LXXXIV. — De 1517 |

mais illustrée par saint Thomas d’Aquin, saint Bonaventure, Albert À le Grand, Vincent de Beauvais, Alexandre de Halès, se montra digne de son ancienne gloire. Nous avons vu sa faculté de théologie, prise pour arbitre par Luther, condamner ses erreurs par une cen. sure détaillée, C'était en 1521. Au mois de mars 1523, fut tenu à! Paris le concile de la province, qui condamna deux libelles publiés! par des luthériens contre le célibat des prêtres, et députa au parlement pour le prier d'en défendre, sous des peines péeuniaires, l'im.A pression et le débit. Le parlement, qui avait déjà défenduiaux librairesh de vendre aucuns livres de religion s’ils n'avaient été approuvés par la faculté de théologie, se porta avec beaucoup de zèle et de promptitude à ce que les Pères du concile souhaitaient. Par son ordre, lesl livres condamnés furent recherchés et confisqués. On étendit la vid site à tous les ouvrages sortis de la plume des luthériens, et le 12 août on vit nsraître un arrêt qui ordonnait que les livres de Luther fusà sent brûlés dans le parvis de Notre-Dame, et que tous ceux qui avaient des exemplaires les rapportassent au greffe de la cour. U autre arrêt du même jour roulait sur les livres de Mélanchton, et; était enjoint à toutes personnes de les remettre aussi au greffe, pou être ensuite examinés par l’évêque de Paris, assisté des docteurs de la faculté de théologie. Tout cela fut exécuté à la lettre. On brila publiquement les livres de Luther; on rassembla ceux de Méd lanchton, et, le 6 octobre 1523, la faculté en condamna un grandi nombre.

Aujourd’hui même l’on trouve bon que les gouvernements et le magistrats, pour la seule santé des corps, fassent inspecter les phar macies, les magasins de drogues et de comestibles, pour qu'on n vende rien de pestilentiel, d'empoisonné ou de simplement corrompu qu'ils soumettent à l'examen et à l'épreuve les provenances nouvelles étrangères ou inconnues ; qu’ils détruisént non-seulement les sub stances mortifères, mais encore ce qui n’est que suspect. Aujour d'hui même on jugerait digne de mille morts celui qui s’amuserait empoisonner les fontaines publiques, ou simplement la mare en k# quelle se vautrent les pourceaux. — Nos ancêtres croyaient qu

notre âme valait plus que notre corps, et l’homme plus même qu'ui

pourceau.

Dans la recherche des livres hérétiques ou suspects, ordonnée pi le parlement de Paris en 1523, l’on en découvrit plusieurs chez u

gentilhomme d'Artois, nommé Louis Berquin. La faculté de théo@

logie les ayant examinés, y en trouva de trois classes : les uns co posés par Berquin même, les autres traduits de langues étrangères les troisièmes étaient les propres ouvrages de Luther. Tous fure

l'atta de la 1 jovate douze présidi

CLiv. LXXXIV, — pe 1517 4 1565 de l'ère chr] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.

Bonaventure, Albert À jugés pernicieux et dignes d’être brûlés. le Halès, se montra Rrquin à se rétracter : sur son refus, il a faculté de théologie, | fire son pr ocès comme hérétique ; ’MRkrendre à la liberté 1. Berquin n’e A Con RL l'hérésie, d’ ui ne de en ù res. En 1326, le parlement Je fit prendre de nouveau, fit examiner “ro É ae ". nouveau les ouvrages saisis chez lui ; mais de nouveau il fut élargi ‘a a mn .. M ordre de François Ler, C'était Marguerite, sœur du roi, qui pro- LE ne librair : M igeait sous main tous les ent été approuvés par de zèle et de prompnt. Par son ordre, les!

és. On étendit la vi. ’ thériens, et le 12 août

le premier livres de Luther fusi un des grands vicaires de t que tous ceux qui

maître des requêtes, et plusieurs

] trevu toutes les procédures

de la cour. U AJARG À

A AT et] brûler ses livres publiquement, à faire

> aussi au greffe, pou à subir la peine

ssisté des docteurs de d un fer rouge,

à la lettre. On brül 8. bien des mousembla ceux de Mé

condamna un grandi

Le parlement voulut obliger le remit à l'évêque, pour lui Mais survint un ordre u roi de n fut pas plus sage : il continua écrire et de répandre de mauvais

gouvernements et les nt inspecter les phar bles, pour qu'on n implement corrompu rovenances nouvelles | n-seulement les sub s, ce même. * dimanche de que suspect. Aujour@lh Pentecôte 15928, quelques luthériens iconoclastes abattirent la tête lui qui s’amuserait Mine statue de la Vierge qui était dans le mur d’une maison, au lement la mare en hfurtier de Saint-Antoine ; ils rompirent de même la tête à l'enfant ncêtres croyaient qu sus, et ils donnèrent quelques coups de poignard à ces saintes ame plus même qu'ufmges. Le bruit d’un tel aftentat mit toute la ville.en rumeur, Le oi ordonna qu'on en fit u

ne justice exemplaire, Il promit la somme

uspects, ordonnée pt mille écus à qui découvrirait les auteurs du crime, et, pour ré- RER : Ou . : F . , . É

vrit plusieurs chez uBurr l'injure faite à Dieu et à Ja sainte Vierge, il fit faire une statue

La faculté de thé argent, de la hauteur de celle qui avait été profanée, avec un treillis

classes : les uns conMkhr, pour mettre en sûreté ce dépôt précieux. Cependant tous les le langues étrangères

Luther. Tous furet : Hist, de l'Égl. gallic., 1, 51, — 2 Ibid,, 1, 52, — 8 Ibid.

412 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 15!

corps ecclésiastiques de la ville firent des processions pour satisfair di à la justice divine. L'université se rendit au lieu où le crime avait

été commis, et cinq cents écoliers choisis présentèrent chacun un cierge devant la statue mutilée. Mais l’action la-plus solennelle se passa le 11 de juin, fête du Saint-Sacrement. C'était le jour que le

roi avait déterminé pour placer lui-même la statue d'argent, Tong les religieux et tous les chapitres de Paris se rendirent à l’église dei

la Couture-Sainte-Catherine. L'évêque y célébra la messe, à laquelle assistèrent le parlement, la chambre des compies, le corps de ville les ambassadeurs des princes, tous les grands officiers de la cou ronne, les princes du sang et le roi même. On y vit de plus six évé ques. Après la messe, toute cette procession s’avança vers la rue des Rosiers ; car la maison où avait été la statue de la Vier=e faisait l coin de cette rue avec celle des Juifs. L'évêque de Lisieux, revêt d'habits pontificaux, portait la nouvelle statue. Le roi suivait, tenan un grand cierge à la main. Quand on fut arrivé au terme, l’évêque déposa l'image sur un autel; le roi se mit à genoux avec tout so corlége ; les musiciens de sa chapelle chantèrent l’antienne Ave, regi cœlorum ; le grand aumônier dit l’oraison, après laquelle le roi s leva, et, prenant la statue, il monta sur une haute estrade, d'où pouvait atteindre à une niche taillée dans un pilier fait exprès, et

fut dans cette niche qu’il plaça la sainte image, après lavoir baisé respectueusement. Ensuite il ferma lui-même le treillis de fer q

devait la garantir des insultes, il se remit à genoux, il pria encor

quelque temps, et durant toute la cérémonie on le vit verser de larmes 1.

Un foyer de l’hérésie fut la ville de Meaux, par l’imprudence, sino la connivence de l'évêque. C'était Guillaume Briçonnet, fils du ca dinal de ce nom et abbé de Saint-Germain-des-Prés. Pour avoir | plaisir de vivre avec des hommes savants dans le grec et dans l’'hé breu, exercés à parler purement la langue latine et capables par leu exemples de faire revivre les mœurs de la primitive Église, il fitu choix dans l’université de Paris ; il en tira des professeurs d'u grande réputation : on nomme entre autres Jacques Lefèvre d'É taples, Guillaume Farel, Gérard Roussel et François Vatable, Il leu donna des bénéfices et des emplois honorables dans son diocèse. fèvre fut créé grand vicaire, Roussel eut la trésorerie de la cathé drale, Vatable fut pourvu d’un canonicat dans cette église; Guil laume Farel n’eut pas le temps de former un établissement à Mean parce que ses manières de penser transpirèrent trop tôt dans le p

1 Hist. de l'Égl. gallic., 1. 52.

paremne

l'ANÇOIS

Liv. LXXXIV. — De 5 l815 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, V. + — Des;

sessions pour satisfuir Mic: C'était un esprit totalement LU ieu où le crime avaiiiiitait quelques articles particuliers ils à b L'évêque de Meaux connut les prin ere : da M ortune fut alors d’errer en diver : PRE pa quberne, à Neufchâtel, à Metz, à Genève, préchant Partout la pré- FPS x Es ie mdue réforme, et se faisant des ennemis jusque dans sa secte, à sl : argent. Tou Muse de la pétulance de son génie. Farel était de Gap en Dauphiné : sa x Li lavait été professeur à Paris, dans le collége du Cardinal-Lemoine, “ie pe Pa Los ilacques Lefèvre lui avait procuré cet emploi. Ce fut apparem - D

ds officiers de la cost la même protection qui le fit entrer dans la maison de l'évêque y vit de plus six évet Meaux.

| Si Lefèvre connaissait ses sentimen NE k he tait lui-même d'une caiholicité très- * ne Lisieux, sève laprit aussi gâté que Farel, Cepen “Loto suivait, tenan qe, malgré les tempêtes qui s éle it cor au ivé au terme, l’évéoditigion, il fut toujours catholique. Quoi qu'il en soit, il est certain ee t we je ce personnage, inquiété d’abord par la faculté de théologie de D à rs F | his pour son Æxposition sur Les Évangiles, poursuivi ensuite par a l É ; “ ; karrêts du parlement, fut obligé de quitter Meaux Sur la fin de 4595, haute estrade, d'où our se retirer à Strasbourg. Il revint néanmoins en France, par la ilier fait exprès, et ntection de la duchesse d'Alençon, sœur du roi. Cette princesse ". ès lavoir baisé tant devenue reine de Navarre par son mariage avec Henri d’A]- # té de fer quiet, Lefèvre la suivit d’abord à Blois, puis à Nérac en Gascogne, où bi il pria encodimourut en 1537, âgé de près de cent ans. ie : le vit verser di Gérard Roussel, le troisième des doctes ecclésiastiques que Guil- = hume Briçonnet avait appelés à Meaux, était de Picardie, comme: ar l’imprudence, id lèvre, mais plus décidé que lui pour la mauvaise doctrine,. et Briçonnet, fils du cakaucoup plus dangereux, parce qu'il avait le talent de la parole. es-Prés. Pour avoir IBM était d’ailleurs artificieux, faisant parade d'un grand extérieur de s le grec et dans l'héirrtu, affectant beaucoup de libéralité envers les pauvres, et, quoie et capables par leun'il préchât en luthérien, il voulait toujours passer pour catholique. mitive Église, il ft ul l'obligea aussi de quitter le diocèse de Meaux, et après un voyage des professeurs d'u Strasbourg, où il accompagna Lefèvre, il se retira comme lui, Jacques Lefèvre d'Éluans la suite, à la cour de la reine de Navarre, qui Le fit son mi ançois Vatable, Il ledMäteur, puis abbé de Clérac et évêque d'Oléron, dignité dont i dans son diocèse. Là usa pour changer les Pratiques anciennes de la religion dans son , : a cathéiocèse, nl Gulli L'évéque de Meaux posséda aussi quelque temps dans son es tablissement à Meandfrancois Vatable, mais qui doit être distingué des trois docteurs nt trop tôt dans le paécédents; car sa foi fut toujours très-pure, et il ne se retira apmhiemment du diocôse de Meaux {uo pour s'attacher au service de Mnçois Ler, qui le fit professeur de langue hébraïque dès qu’il eut

:cté de luthéranisme, auquel il de la doctrine de Zwingle.

cipes de Fare] » ét il le congédia.

ses villes, à Strasbourg, à Bâle,

ts, on en pourrait conclure qu'il équivoque, ou plutôt qu’il avait dant, bien des auteurs assurent vèrent contre lui au sujet de la

HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXXXIV. — De 1511 fondé le collége royal de Frañce. Vatable fut en effét le premier

homme de son siècle pour ce genre d'érudition. Il l’emportait sur les

plus habiles d'entre les Juifs, qui venaient entendre ses leçons, et qui en sortaient remplis d’admiration. Cependant, soit paresse naturelle, soit difficulté de se contenter lui-même, il ne donna jamais rien auË

public; et ce qu’on a de notes sur l’Écriture, imprimées sous son nom, n’est qu'un recueil qui a été fait par ses auditeurs. Ce fut Robert Étienne qui l’imprima, et comme ce fameux imprimeur faisait profession de calvinisme, les catholiques reçurent très-mal cet Ouvrage ; il fut même condamné par la faculté de théologie de Paris, Vatable était de la petite ville de Gamaches en Picardie 1,

La ville etle diocèse de Meaux se ressentirent en peu de temps dul séjour de Farel, .de Roussel et de Lefèvre. Les anciens usages se

changeaient peu à peu, la doctrine s’altérait insensiblement ; en un mot, ce canton fut, au bout de deux années, dans un danger évident

de perdre la foi. L’évêque ouvrit les yeux, et se mit en dévoir de re-M

médier au mal : ce qu’il exécuta d’abord avec assez de succès, par la célébration de son synode, par les mandements qu’il publia, par l'expulsion de Farel, et par la révocation des pouvoirs qu'il avait ac. cordés à des prédicateurs plus capables de pervertir les peuples que de les édifier ?.

Mais il n’en fit pas de meiïlleurs choix. Il s’entoura de trois docteurs pré.enus en faveur des nouvelles doctrines, qui firent parler d’eux d'une manière presque aussi désavantageuse que ceux à quiih avaient succédé. Pierre Caroli eut à soutenir un procès en Sorbonne, pour les propositions hérétiques ou suspectes qu’il 2vançait dans sed prédications. Martial Muzurier, que l’évêque de Meaux avait fait curé de Saint-Martin dans sa ville épiscopale, fut poursuivi avec encor plus de rigueur. On le tint enfermé quelque temps à la conciergeris du palais de justice ; il subit des interrogatoires humiliants; enfin, pour empêcher l’official de Paris de pousser la procédure jusqu'à sentence définitive, qui ne pouvait être que très-formidable, il oftril de faire prêcher dans sa paroisse une doctrine toute contraire à celle dont on le disait auteur. Ce qui ayant été agréé, il engagea le gardien des Cordeliers de Meaux à s'acquitter de cette fonction. Le religiew monta donc en chaire à la place du curé, s’appliqua dans son sermon à réfuter les propositions répréhensibles, ete fit d’une manière très forte, qualifiant chacune, et déterminant la note théologiqe qu'elk lui semblait mériter.

L'évêque Guillaume Briçonnet regarda cette action comme uns

1 Hist, de l'Égl, gall., 1, 51, — 2 Ibid.

lHist, de

Liv. LXXXIV, — De 1511

en effét le premier l’emportait sur les es dre ses leçons, et quil oit paresse naturelle, lonna jamais rien au Ë de la ville de Mea

imprimées sous son paraître devant deux con uditeurs. Ce fut Ro- pocès, on déféra au parlement un livre : # ux imprimeur faisait lwage du diocèse de Meaux, où la Sorbonne ne mte-huit propositions dignes de censure. L'é ’icardie !, : en peu de temps du” ivaient, lorsqu'elles furen bu bb hroi, alors prisonnier à Madrid. L'évêque sensiblement nl rparer ses anciens torts; il fit des visites, ns un danger Dunda tous les anciens usages de l'Église ; mit en dévoir de re- jsqu’à sa mort, en 15341. ssez de succès, para Cependant les impressions : PUS ks esprits subsistaient dans uvoirs qu'il avait ac- 1525, à l’occasion de quelq ertir les peuples que

qui décrétait de ux, et qui ordon-

Parut en profiter pour tint des Synodes, recomet telle. fut sa conduite

que les faux docteurs avaient faites sur le diocèse; et l'on'en vit des effets

ues prières publiques qu'on avait iniquées pour obtenir de Dieu la paix entre les princes chrétiens, I] fait venu de Rome une bulle ordonnant des jeûnes et accordant des es hdulgences ; l'évêque de Meaux l'ayant fait afficher aux portes de sa nes, qui firent parler athédrale et dans les principaux quartiers de la vill

kr, la déchirer à la vue de tout le peuple, procès en Sorbonne,

u’il avançait dans se

-formidable, il offrit ute contraire à celle il engagea le gardien onction. Le religieu tuité hors qua dans son sermon ait le fameux d'une manière a Théodore de Bèze a célébré comme > théologiq:te qu'elk premiers, martyrs de sa secte. Cet hérétique enthousiaste flant retiré à Metz, après son aventure de Paris et de Meaux, s’avisa

action comme une

"Hist, de V'Égl, gall., 1, 52.

416 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 1517 encore de briser publiquement et par dérision une image de la sainte

Vierge tenant l'enfant Jésus entre ses bras. Son procès lui fut bientot À fait. Il lui en coûta la vie cette fois. On lui coupa le poing et le nez; # on le couronna d’un fer chaud, et il fut jeté au feu comme sacrilége, |

blasphémateur et hérétique.

La ville de Metz se ressentait du voisinage de l'Allemagne. Les lu- À

tuériens s’y multipliaient sensiblement. On y vit, dès l’an 1595 , des

moines et des prêtres apostats y prêcher ouvertement l’hérésie. Le à

plus connu est Jean Châtelain, homme très-dangereux, parce qu'il passait pour mener une vie régulière, et qu’il avait toujours dans la

bouche les termes de réforme, de pénitence et de primitive Église : 4

manières de parler qui n° . ‘ent riéu et qui imposent beaucoup au peuple. Ce Jean Châtelaï.. : : :sracle de tout le pays ; on le suivait comme un apôtre ; les gen. :ulairés pénétraient les artifices de ce prédicant, mais il n'était pas sûr de le contredire, parce qu'on avait à craindre toute l’indignation de la populace. On le manda cependant à l’évêché, où Théodore de Saint-Chaumont, abbé de Saint-Antoine de Viennois et vicaire général de l’évêque, l'interrogea en présence de quelques docteurs. Ses réponses firent connaître ce qu’il était, hypocrite et novateur ; on se contente néanmoins de lui donner des avis, dont il ne profita point. Il continua de dogrnatiser comme auparavant.

On se lassa enfin de cette hardiesse ; on épia le temps qu'il était hors de la ville ; on l’arrêta sur les terres de l’abbaye de Gorze, appartenant à l’évé jue de Metz, et, après l'avoir changé deux ou trois fois de prison, on le condamna comme hérétique à périr par le supplice du feu : ce qui fut exécuté dans la petite ville de Vic. Cette action causa beaucoup de troubles dans Metz. Plusieurs ecclésiastiques et l'abbé de Saint-Antoine furent insultés par les bourgeois ; il fallut que le magistrat fit un corps de deux mille hommes pour punir les séditieux, et le calme ne se rétablit qu'après le supplice des plus coupables ; mais le luthéranisme ne s’en répandit pas moins dans le pays messin 1,

Pour en arrêter les progrès en France, on y tint plusieurs conciles. Le plus célèbre fut celui de la province de Sens, que le cardinal. archevêque, Antoine Du Prat, chancelier du royaume, ouvrit à Paris le trois février 1528, ét qui fut continué jusqu'au neuf octobre de h même année. Les actes en sont fort remarquables.

Dans la préface, le concile expose d’abord quelques-unes des principales hérésies qui ont troublé l’Église, puis fait voir que Luther

1 Hist. de V'Égl. gall., |. 52, et Hist, de Lorraine.

tous la qu'elle jour c Cen Rurs a de ces Du Pra Auors re de disce tédure htion ar publiqu Après ie art I. LÉ olonne mais se

Ptes qui

! Labbe,

Liv. LXXXIV. — De 1517

ne image de la sainte procès lui fut bientot »a le poing et le nez;

feu comme sacrilége, &

l'Allemagne. Les lu-

t, dès l’an 1525, des tement l'hérésie, Le à

angereux, parce qu'il vait toujours dans Ja de primitive Église :

1posent beaucoup au e pays ; on le suivait it les artifices de ce re, parce qu’on avait | le manda cependant bbé de Saint-Antoine lerrogea en présence naître ce qu'il était, ns de lui donner des gmatiser comme au-

: le temps qu'il était bbaye de Gorze, apchangé deux ou trois le à périr par le supille de Vic. Cette acsieurs ecclésiastiques s bourgeois ; il fallut nmes pour punir les applice des plus cous moins dans le pays

nt plusieurs conciles, ns, que le cardinal.

aume, ouvrit à Paris u neuf octobre de la es,

Iques-unes des prinait voir que Luther

le

11545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE,

renouvelle toutes ces anciennes erreurs ; qu’il détruit mme Manès; les jeûnes et les préceptes de l'Égli PR k célibat des prêtres, comme Vigilantius ; la hiéra

le libre arbitre, ï se; comme Aërius;

rchie, le sacerdoce, k prière pour les morts, etc., comme la secte des Vaudois ; la'juri..

diction ecclésiastique, comme Marsile de Padoue; toute l'autorité a lÉglise, comme Wiclef. On remarque ensuite les variations, les dis- “asions du parti luthérien, comment les uns renversent les images, d d'autres les conservent ; les uns rejettent toutes les sciences hunaines comme pernicieuses à la piété, et d’autres les recommandent wnme très-utiles ; les uns réitèrent le baptême, et d’autres ont horeur de cette pratique; les uns veulent qu’il n’y ait dans l'eucharistie

que le signe du corps et du sang de Jésus-Christ, et d’aut wnnaissent la présence réelle, ajoutant toutefois,

vin demeure avec le Corps et le sang

iscorde. Au contraire, les calliques sont parfaitement d’accord sur le dogme ; ils professent

ce qui prouve que leur doctrine vient de Dieu, et qelle ne pourra jamais être détruite, quelques efforts que fassent

our cela les ennemis de la vérité 4,

Ce n’était pas assez de montrer la conformité des nouvelles er— rurs avec les anciennes, il fallait faire des lois pour arrêter le cours de ces doctrines pernicieuses. Dans la première session, le cardinal Du Prat publia un décret général, contenant les espèces d’hérésies

Du0rs renaissantes, leur caractère détestable, la manière de juger et de discerner les hérétiques et les relaps, la forme et l’ordre de produre contre eux, les peines qu’ils encourent, et enfin une exhor- Ution aux princes et aux magistrats séculiers d'exterminer cette peste publique 2,

Après ce décret généra!, les Pèr ie articles concernant la foi.

L L'Église étant l'épouse de Jésus-Christ, la maison de olonne ei le fondement de Ja vérité, mais séparée de son époux, Péles qui s'élèvent quelquefoi

es du concile de Sens dressèrez.i

Dieu , la il ne peut se faire qu’elle soit ni qu’elle succombe à l'effort des tem- $ contre elle, Il n’est pas plus possible

‘Labbe, t. 14, P- 433 ct seqq. — 2 Ibid., p. 410. ax, 27

418 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 1511408 à 1545 d

de se sauver hors de son sein, qu'il le fut au temps du déluge d'é.f ss ent viter le naufrage hors de l'arche de Noé. Cette Église, une, sainte etM putes 1 infaillible, ne peut s’écarter de la foi orthodoxe, et quiconque nef Y. C s'en tient pas à son autorité dans la foi et dans les mœurs, est pire 3 qu’un infidèle. g 4 IL, L'Église de Jésus-Christ étant juge de toutes les controverses point éc qui s'élèvent sur la foi, elle n’est ni invisible ni cachée, comme constan! disent les luthériens. Car, comment un tribunal qui ne se voit point,@ conserve qui ne se trouve point, pourrait-il terminer les différends de rel-Æ ix. O: gion ? Comment saint Paul aurait-il averti les prêtres et les évêques l'usage ( de gouverner le troupeau de Jésus-Christ qui est l’Église, si ce trou leuchar peau n’était pas une société sensible ? Et qui ne voit qu’en tant duéB :pôtres, christianisme toute autorité visible, on n’établit pas une hérésie par tion, ticulière, mais on creuse pour ainsi dire le fondement de toutes lle de

hérésies ? doses n III. La synagogue ayant eu un tribunal établi de Dieu pour décidant, der les difficultés de la loi, il n’est pas raisonnable de penser qué at tabl l'Église chrétienne, qui l'emporte si fort sur l’état des Juifs, n'ait pa@ions de . des ressources contre l'erreur. Ainsi l'on ne peut refuser l’infaillibi@ii n'adme lité aux conciles généraux, représentant V'Église universelle, Cet@pur hér puissance suprême s'étend à la conservation du dogme, à l’extirpa VL, S’ tion des hérésies, à la réformation de l'Église et au rétablisseme des mœurs. C’est par ce moyen que es anciens Pères ont détr pu les mauvaises doctrines, et l’on ne peut nier l'autorité des concile : une : : 4 froehe , Mrieter les généraux sans rouvrir la porte à toutes les impiétés condamnée autrefois, à l’arianisme , au nestorianisme, et à tant d’autres mon stres qui ont disparu depuis tant de siècles. En un mot, il faut rega der comme un ennemi de la foi celui qui s’obstine à ne pas recon naître le pouvoir de ces saintes assemblées. kite

IV. L'autorité des saintes Écritures est très-grande et très-vénéiétiens rable, puisque ceux qui ont été les auteurs furent inspirés du Sain@äines prés Esprit; mais il n'appartient pas à tout le monde de juger de l'insphmi le p ration ou du sens de ces livres. Ce pouvoir regarde l'Église ; c'e choses elle qui peut déterminer sûrement et d'une manière infaillible toul@nt les us les controverses en distinguant les livres apocryphes des canoniqueus de la et le sens vrai et orthodoxe de celui qui est hérétique ou contraire la vérité. S’il se trouve donc quelqu'un qui rejette le canon des Éei tures, tel que l'Église le reçoit, tel que le troisième concile de Ca@k le thage et les papes Innocent et Gélase l'ont reconnu ; ou bien * ne quelqu'un ose interpréter ies saints livres suivant son sens particule ? cad et sans égard pour les explications des saints Pères, il faut répriniiire, t.

Âv. LXXXIV. — De 1511

nps du déluge d'é.

glise, une, sainte et e, et quiconque nef les mœurs, est pire

ites les controverses!

ni cachée, comme qui ne se voit point, ; différends de relirêtres et les évêque t l'Église, si ce trou voit qu’en Ôtant à pas une hérésie par

lement de toutes les

i de Dieu pour déci inable de penser qué at des Juifs, n'ait pa ut refuser linfaillibi ise universelle. Cett@ | dogme, à l’extirpa et au rétablisseme ns Pères ont détr autorité des concile mpiétés condamnée \ tant d’autres mon un mot, il faut rega stine à ne pas recoi

-grande et très-véné ent inspirés du Sain de de juger de l'insp egarde l'Église; c'e nière infaillible tout yphes des canonique rétique ou contraire ette le canon des Éa sième concile de Ca reconnu ; ou bien

nt son sens partiels

Pères, il faut réprim

11545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.

«s entreprises comme schismatiques, butes les erreurs.

comme propres à fomenter

Y. C'est une erreur pernicieuse de ne vouloir qui est contenu dans l'Écriture, puisqu'il est certain que J4 Christ, instruisant ses apôtres, a déclaré bien des choses in n ES point écrites, et qu'il faut toutefois croire fermement frs wi es wnstant par la doctrine de l’apôtre saint Paul que les fidèles doiv :) conserver les traditions qu’ils ont reçues, soit par écrit, soit Die roi. On peut citer pour exemples de ces traditions non écrites, l'usage de prier vers lorient, la manière d’administrer et de recevoir feucharistie, les diverses cérémonies du baptême, le symbole 4 4 ipôtres, l’onction qui se fait en administrant le Me de red mation, la pratique de mêler l’eau avec le vin destiné au sacrifi . œlle de faire le signe de la croix sur le front. etc. Plusieurs de ï doses n'ont peut-être pas été instituées par Jésus-Christ même Ge. pndant, comme les apôtres étaient inspirés du Saint-Esprit, ce ls mt établi dans l'Église doit être reçu et conservé comme les trad. ions de Jésus-Christ. Enfin, si quelqu'un s’obstine à ne res un s inadmettre que ce qui est écrit dans les saints livres, il faut let * pur hérétique et pour schismatique. na

admettre que ce

VL S'il n’était pas permis dans l’ancienne loi de contredire 1

wdres du grand prêtre, et si l’on punissait de mort les infracte va deses règlements, de quel front les hérétiques modernes os tie rjeter les décrets des conciles et des souverains Pontifes 5 a kule raison que cela n'est pas contenu dans l'Écriture * fist is pe Jésus-Christ a ordonné d’obéir aux pasteurs ? Et ces ast hs fnt-ils pas une puissance ordonnée de Dieu ? Ne sont-c f H > maitres et des pères ? Les apôtres ne prétendaient-ils pas duo ot * N leurs ordonnances, quand ils recommandaient aux oeaué kétiens de s’abstenir du sang, des viandes suffoquées et des vic-

œues présentées aux idoles ? Il faut donc garder les coutumes reçues

kmi le peuple fidèle, Il faut observer les décrets des anciens, dans k ne 2. . l'Écriture ne parle point : et ceux qui mépri ni les usages de l’Église doivent être puni vtt. es s punis comme des prévarica-

pe er suivants, le concile de Sens traite avec la même

mn es Jeünes et les abstinences de l'Église, le célibat des pré-

ee vœux monastiques , les sept sacrements, le sacrifice de la

fée, la satisfaction, le purgatoire et la prière pour les morts, le Ÿ )

“Labbe, t. 14, Hist, de l'Égl. gall., 1. 52.

420 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 517

culte des saints, le culte de leurs images. Dans l’avant-dernier, le concile s'exprime ainsi sur le libre arbitre, et dans le dernier sur 1

foi et les œuvres :

XV. L'erreur de Wiclef et de Luther touchant la nécessité d'agir opposée au libre arbitre, est un dogme renouvelé du paganisme mais il n’est : .sonne qui ne puisse réfuter aisément cette impiété La raison montre que, sans le libre arbitre, les lois divines et hu

maines, les conseils, l'élection, les prières, les reproches, la justicel

la récompense et les châtiments sont des choses tout à fait inu tiles. L'Écriture enseigne de plus très-clairement que Dieu a Jaiss l'homme maître de son conseil ; que celui-là est heureux quiap faire le mal et ne l'a pas fait, qui a pu transgresser la loi du Seigneu et qui toutefois l’a observée. Or, cela montre que le libre arbit existe en nous, et qu'il s'étend aux deux contradictoires. Ce sai concile reconnaît la vérité d’une telle doctrine, et nous n'excluo pas pour cela le secours de la grâce divine. Nous disons, selon l'Éc ture, que la volonté de l’homme, prévenue de la grâce intérieuré se tourne vers Dieu, s'approche de Dieu, et se prépare à cel grande grâce qui ouvre la vie éternelle. Mais cette nécessité de

grâce ne porte aucun préjudice au libre arbitre. Car elle est toujou prête à nous secourir, et il n’y a pas de moment où Dieu ne soit la porte de notre cœur et n’y frappe, à quoi il faut ajouter que ce

grâce n’est point telle que la volonté ne puisse y résister. Autreme

saint Étienne eût inutilement reproché aux Juifs qu'ils résistaie toujours au Saint-Esprit, et saint Paul eût exhorté vainement | Thessaloniciens de ne point éteindre en eux le Saint-Esprit. À vérité, Dieu nous attire, mais nous ne sommes point entraînés p violence. Dieu prédestine, choisit, appelle, mais il ne glorifieen

que ceux qui ont assuré par de bonnes œuvres leur vocation et la élection. Au reste, ce n’est pas, à proprement parler, une nouve condamnation que nous faisons ici de l’erreur contraire au libre 4 bitre ; l'Église et les conciles l'ont condamnée il y a longtemps; n0 déclarons plutôt que cette erreur combat évidemment les premi

principes de la raison et les témoignages formels de l'Écriture.

XVI. Luther, voulant abaisser le mérite des œuvres, s’est appliq à relever uniquement la foi. Il cite, en faveur de la foi, des textes l'Écriture qui, dans le vrai sens, n’excluent point les autres ver Il en produit d’autres contre les œuvres, le’ quels réprouvent s ment la trop grande confiance qu’on aurait dans ses bonnes actio ou bien qui regardent les cérémonies de la loi. Les saints iivres nf apprennent donc qu’il faut joindre l'espérance, la charité et les bo

115145 de

euvres qui justi wnt néc qualité € Ces d

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Rux Mmunit On ordor

Kroisse, 1’

‘Labbe, t, 1

11545 de l'ère chr.] DE L'EGLISE CATHOLIQUE, 421

vivres à la foi; que ce n'est pas la foi seule, mais plutôt la charité, qi justifie ; et que les bonnes œuvres, bien loin d'être des péchés, snt nécessaires aux adultes pour le salut, et qu'elles ont même la qulité du vrai mérite 1,

Ces décrets si sages, si savants même et si précis, sufisaient pour

dtruire toutes les nouvelles erreurs. Le concile de Sens accueillit #anmoins une liste de trente-neuf articles, enseignés par les héréiques modernes, persuadé qu'il suffisait de les remarquer pour en higner les fidèles. II y joignit une sentence d'excommunication “tre tous ceux qui tiendraient ces dogmes impies, qui favorisesent leurs partisans, et qui retiendraient les livres de Luther ou ks luthériens. Cette censure venait à la suite d'une exhortatfon ie et pathétique qu'adressaient les évêques du concile aux princes détiens pour les engager à seconder les décrets de l'Église, à pursuivre les hérétiques, à leur interdire toute assemblée, toute Bunférence.

Fufin le concile dressa quarante décrets concernant la discipline wlésiastique. On y recommande de prier souvent pour l'Église et Bou la paix de la chrétienté ; d'éviter dans l’administration des sa- “ments toute exaction, toute vue d'intérêt ; de ne recevoir per- Wine aux saints ordres sans exiger auparavant des attestations qui lent foi de l'âge, de la capacité et de la bonne conduite, sans avoir jis des assurances pour le titre clérical ; et la même chose doit aussi lbserver, quand il est question de donner des dimissoires, pour que kordres soient conférés dans un autre diocèse.

On défend d'admettre à l'exercice des saints ordres certains ecclé- Wliques qui se disent promus en cour de Rome, à moins qu'ils hient montré leurs lettres d'ordination, et qu'ils n'aient subi un unen qui rende témoignage de leur doctrine et de leurs qua'ités. happortera encore plus de soin au choix des pasteurs. Ceux qui iront été nommés par les patrons, soit ecclésiastiques, soit sécucontraire au libre ÆS sübiront un examen rigoureux, sans en excepter même ceux | y a longtemps; auraient été pourvus par le Saint-Siége; et s’il arrivait qu'un lemment les premSShteur ecclésiastique eût pourvu des sujets indignes, après une ou els de l'Écriture. à, Munitions, il sera interdit par le conc'ie de la province. œuvres, s’est appli 0n ordonne d'établir des distributions manuelles dans les chapi- Le la foi, des textes d obliger les curés à la résidence personnelle, à 1 explication de int les autres wer doctrine chrétienne, aux instructions touchant la récept:on des 1els réprouvent s nent de pénitence et d eucharistie, l'assistance aux messes de ns ses bonnes actiisse, l'observation des Jeûnes et des fêtes.

intsiivres 18 ete les bon Lie, t. 14, p. 444-459,

Av. LXXXIV, — De 517

l'avant-dernier , lol ans le dernier sur ls

t la nécessité d'agir relé du paganisme ément cette impiété s lois divines et hu ‘eproches, la justice ses tout à fait inu nt que Dieu a Jaiss est heureux quiap er la loi du Seigneu que le libre arbit radictoires. Ce sai et nous n’excluo disons, selon l'Éc la grâce intérieure se prépare à cet cette nécessité de . Car elle est toujou nt où Dieu ne soit faut ajouter que ce résister. Autremen uifs qu'ils résistaie xhorté vainement | le Saint-Esprit. À :s point entrainés p is il ne glorifie en leur vocation et ld | parler, une nouve

422 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV, — De 151 5 de l

On entre, après cela, dans un grand détail sur les fondations, 1.@i Le dern chapelles particulières, la décence de l'office divin, la manière g@iées da psalmodier et de chanter les heures canoniales, le temps de l'onde, où où l’on ne peut plus entrer dans le chœur sans être censé absent; 1e@ miracl livres de chant, les missels, les légendes des saints, l'obligation ad de nc faire jouir de leurs revenus les nouveaux chanoines, dès qu'ifispelle ot prennent possession. On passe à la conduite intérieure et extérieur@it que I des moines et des religieuses, à la modestie des clercs dans leurs hais d'a bits, dans leurs manières, dans leurs sociétés; point de familiarit(@i Tes son trop grande avec les séculiers, point de jeux de hasard, de danses is mémo de spectacles, de chants lascifs, de chasse, de négoce; et ceux qui} rema seront coupables d’incontinence seront punis selon la rigueur def furent canons par les évêques ou leurs officiaux. On revient ensuite à delume de règlements particuliers pour les moines et les religieuses. On abol@ik France les prieurés réduits à un seul religieux, et les communautés de fille@Bins, à R où la régularité ne peut être observée. On veut que les religieusdiklisiastiq soient renvoyées à l’abbaye ou au monastère d'où ces prieurés 0 Toutefois petites maisons dépendent. On déclare que, dans ies couvents de re évêques ligieuses, on ne doit recevoir que le nombre de sujets qui pourro entref être entretenus sur les fonds de la maison; et défense est faite diBlaris, pr rien exiger pour la réception, quelque excuse qu’on allègue de coulit encore tume ou de prétexte contraire. On permet seulement aux personnalutions d surnuméraires de payer pension, mais on les exclut des places quiment co viendront à vaquer dans le nombre des filles qui composent la com leries et munauté ; et il est dit que ces places seront remplies par d'autre nées Suiv: filles qui doivent être reçues sans dot. | punissai!

Enfin, il est très-expressément recommandé aux évêques de veiliqus et des ler sur la clôture des religieuses, comme étant la gardienne déreur da bonnes mœurs, de la régularité et de la chasteté. Les autres décrefmons art défendent d'établir de nouvelles confréries sans la permission déint sens l'évêque; de lancer l’excommunication sans des causes graves 6 é préchai nécessaires ; d'imprimer aucun livre traitant de la religion, sans Ins des écr permission de l'ordinaire; de publier, sans cette même permission natière aucun ouvrage de religion, écrit en langue vulgaire ; d'admettre Mnédiat, a la prédication et au ministère de la confession qui que ce soit, s'enière ins n’a été approuvé par l'évêque; de permettre aux abbés d'adminis ka la Sorb trer la confirmation et de consacrer les vases sacrés, à moins qu'ilr de ces ne montrent leurs priviléges à l'ordinaire ; de laisser introduire dandteur des À les cérémonies des fiançailles aucunes indécences, aucuns terme Paris y eu profanes ou ridicules ; et en même temps le concile prononce l'anà ifragant, et thème contre tous ceux qui contractent, conseillent, favorisent ou ad" torisent de leur présence les mariages clandestins. (Labbe, t. 14

vin, la manière d

le temps de l'ofic@

re censé absent; le

nts, l'obligation de

noines , dès qu'il ieure et extérieur

point de familiarit hasard, de danses

sujets qui pourra

, Les autres décret s la permission d s causes graves la religion, sans même permissio aire ; d'admettre qui que ce soit, s « abbés d’adminis rés, à moins qui ser introduire dan ‘es, aucuns terme le prononce l'ana it, favorisent ou à

5 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 423

Le dernier décret dit que dorénavant les images ne seront point és dans les églises, sans avoir été vues et approuvées de l’éque, où de quelqu'un qui en ait le pouvoir de lui; et, à l'occasion miracles populaires, on ajoute une défense très-expresse de pukr de nouveaux prodiges, d'élever sous ce prétexte aucune église, hpelle ou autel, de tolérer le concours du peuple à ce sujet, si ce st que l'évêque eût approuvé tout ce culte extérieur, et qu'il eût mis d'annoncer ces choses extraordinaires 1, Tels sont en résumé les décrets de ce concile de Sens, un des ymémorables qui aient jamais été célébrés dans l’église gallicane. y remarque, sur la foi et sur les mœurs, la plupart des décisions i furent publiées depuis par le concile de Trente. 11 servit encore ume de modèle à d’autres conciles provinciaux qui se tinrent France la même année 1328 : à Lyon, à Bourges, à Tours, à ins, à Rouen, et probablement dans toutes les autres provinces rlésiastiques.

Toutefois, de 4528 à 1532, malgré la vigilance de la Sorbonne, sévêques et du parlement, de temps en temps on entendait parr d'entreprises contre la religion, de sacriléges, de profanations. Paris, près de la rue Saint-Martin, une image de la sainte Vierge itencore été insultée et défigurée, avec quelques autres représations de saints. À Rouen, un luthérien avait blasphémé publiment contre la mère de Dieu. À Meaux, on avait attaqué par des leries et des satires le sacrement de l’eucharistie , et chacune des nées suivantes fournit encore des exemples funestes en ce genre. ipunissait les coupables, on réparait le scandale par des procesns et des cérémonies de piété; mais il restait toujours un levain

dreur dans bien des esprits. D'ailleurs, les mauvais livres, les

mons artificieux, les discours libres sur la religion se multihient sensiblement. Dans la paroisse de Condé, diocèse de Sées, le é préchait en luthérien, et l'on releva, soit dans ses discours, soit is des écrits trouvés chez lui, soixante-huit propositions qui firent matière d'un procès criminel. L'évêque de Sées, son supérieur médiat, accompagné de l’inquisiteur de la foi, le condamna en mière instance. Il en appela à l'archevêque de Rouen, qui conla la Sorbonne avant que de prononcer. Le résultat fut que l’au- " de ces propositions était un véritable hérétique et un faux leur des âmes : on reprit son procès à Rouen, après que la censure Paris y eut été envoyée, et l'archevêque, assisté d’un évêque, son

figant, et de cinq abbés, l'ayant dégradé en cérémonie, il fut livré

‘Labbe, t. 14, p. 463-481.

424 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXXXIV. — De 1517515 de au bras séculier, qui prononça contre lui la sentence de mort: Mia ga

En Languedoc, on s’apercevait aussi des ravages que l'hérésidurs fais commençait à faire. dans tous les États. Cette grande et belle pro-Maure cc vince était comme abandonnée par ses évêques, la plupart hommediférait

de qualité, et qui se trouvaient beaucoup mieux à la cour que dansant.

leurs diocèses. C'était à Toulouse surtout que la présence d'un pré. Franco lat eût été bien nécessaire pour veiller sur la conduite des étrangersMhi en qui venaient étudier en cette ville. Plusieurs d’entre eux étaient. in-Mk se dé fectés de luthéranisme; ils semaient l'erreur en recevant l'instruction Église de leurs maîtres, et, sous prétexte de s'enrichir de ses littératures Mdu mé ils inoculaient à la France des principes tout contraires à la religions le ]

de la France, de l'Europe et de l'univers civilisé. Le parlement s'opuit-être posait néanmoins de toutes ses forces à la témérité des sectaires, Danse, et un seul jour, qui était celui de Pâques 1532, il en fit arrêter un grandraud, nombre. L’inquisiteur de la foi procéda contre eux, on fit ajourne eu vaise les absents : l’official et les grands vicaires de l'archevêque, qui faiMenier, s saient partie du tribunal de l’inquisition, obligèrent un docteur eniubit mo droit civil à faire abjuration publiquement et à payer une somme dd depui: mille livres aux pauvres. Un bachelier er droit fut condamné par Id demeur parlement à être brûlé vif, pour avoir soutenu opiniâtrément les erMté ensu reurs dont il était coupable, et vingt autres personnes subirent dif, il r verses peines dans une de ces cérémonies publiques qu'on appelai@iiie de N: Acte de foi, en espagnol Auto-da-fé. aussi y Un des endroits où l’on faisait le plus d'accueil aux sectaires était.

le Béarn, pays de la domination du roi de Navarre. La reine Mur guerite, sœur de François Ier, protégeait tous les gens de lettres sus pects d'hérésie. Sous la direction de Gérard Roussel, son docteur dé confiance, cette princesse lisait assidûment la Bible, elle compos même une espèce de drame, presque tout tiré du Nouveau Testa ment ; et pour faire représenter cette pièce, elle fit venir d'Italie un troupe de comédiens, gens accoutumés à passer les bornes de discrétion. Comme ils virent qu’on aimait dans cette cour les raille ries sur le compte des religieux et des prêtres, il y avait toujou dans leurs représentations quelque farce où ces personnages étaie

On repro HUÇAIS, pe res, et

mbles à 1 age de Mait ques le condu émoign:

x de l’un A la rent:

reproduits avec toute la licence du t‘âtre comique. Le roi de NaBBoutume varre, par complaisance ou par goût, applaudissait à ces spectacleshlie fusse I prit part ensuite à des exercices plus dangereux pour lui : c’étaienues, En des sermons clandestins qui se faisaient dans l'appartement de 1e où la : reine, et où l’on ne manquait pas de déclamer contre le Pape dryait d’: contre le clergé. Ce prince facile fit encore un pas plus avant : ils füries d

Budre un |

1 Hist de l'Égl. gall., 1, 52. QRierse, d’a

Av. LXXXIV. — De 15178545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 425

sentence de mort! Bis gagner au point d'assister à la cène que les nouveaux docvages que l'hérésieMurs faisaient ensemble dans un réduit du château; ils n’appelaient rande et belle pro-Mwore cette cérémonie que la manducation ; mais, au fond, eile ne la plupart hommediiférait pas de la cène Calviniste, qui fut établie quelques années à la cour que dansis. ;

présence d'un pré-B François Ier, ayant su ce nduite des étrangers ui en fit des reproches. ntre eux étaient in-MBk se déclara orthodoxe, ecevant l'instruction Église ; mais elle ne laissa pas en même temps de vanter le préde ses littératures Mirdu mérite de ses docteurs. Outre Gérard Roussel, qui tenait toutraires à la religionius le premier rang dans son esprit, deux Augustins défroqués, Le parlement s’opÆhit-être plus suspects encore, avaient part à l’estime de cette prins des sectaires. Dandse, et ils prenaient le titre de ses prédicateurs; l’un s'appelait fit arrêter un grandraud, et l’autre Couraut ; ils essuyèrent l’un et l’autre, à titre de eux, On fit ajourneavaise doctrine, * une procédure de la faculté de théologie. Le rehevêque, qui finir, se voyant menacé de la prison, s'enfuit secrètement, quitta rent un docteur enubit monastique, se fit protestant ; mais il eut le bonheur de renyer une somme dé depuis dans le sein de l'Église. L'autre fut constitué prisonnier,

ut condamné par Id iemeura quelque temps sous la garde de l’évêque de Paris. Re-

iniâtrément les er-Mié ensuite, il apostasia, et, après avoir parcouru la Suisse et la

sonnes subirent didnk, il mourut ministre à Genève. Tels furent les orateurs que la

ques qu’on appelaï@ie de Navarre prétendait accréditer à la cour de France. Elle vou-

aussi y introduire sa messe à sept points, dont il a déjà été l'aux sectaires étai@iué.

arre. La reine Mar@n reprochait encore à la reine Marguerite d’avoir fait traduire en

gens de lettres sus@uçis, par l’évêque de Senlis, le livre dont elle se servait pour ses ‘on en retranchât plusieurs traits fa-

sel, son docteur d@kires, et d’avoir! souhaité qu ible, elle compos@ubles à la doctrine;de l'Église ; d’avoir elle-même mis au jour un intitulé Ze Miroir de l'âme pécheresse, où il

du Nouveau Testa@hage de dévotion, ;de l’intercession des saints ni du purgatoire, Toute

ft venir d'Italie un@tuait question ni r les bornes de 18 conduite indisposait beaucoup les zélés catholiques ; ceux qui ‘entement furent quelques mem-

qui se passait en Béarn, manda sa sœur Elle n’entreprit pas de contester avec lui, elle protesta de sa soumission aux dogmes

ette cour les rail limoignaient le plus de mécor il y avait toujour de l’université de Paris.

personnages étaienM A la rentrée des classes, dans les premiers jours d'octobre, c'était que. Le roi de NaBBuutume que les écoliers de rhétorique qui passaient en philoait à ces spectaclesMWiie fussent exercés à la déclamation de quelques vers dramapour lui : c'étais. En 1533, ceux du collége de Navarre représentèrent une ‘appartement de 1x où la reine théologue de Navare était peinte en caricature, On * contre le Pape Æryait d'abord une femme tenant le fuseau et la quenouille. Une as plus avant : ls füries de l'enfer venait lui inspirer ses passions, et lui faire mure un livre d'évangile traduit en français. Alors l'esprit de conv AA d’aigreur,{ de tyrannie saisissait la dame, et elle se livrait à

426 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — be 15 gts de l’

toutes sortes d'entreprises violentes et injustes. Cela était entreme| di nants et de traits fort hardis contre la princesse, et il n’était pas possible de 1 klésiasti méconnaître dans ces jeux scholastiques. La chose éclata, on en fu x bienfai informé à la cour : ordre en conséquence au prévôt de Paris de fairé jupelle € la visite du collége de Navarre. Le prévôt exécute sa commission gjé à Par l'auteur de la pièce disparaît, on arrête les acteurs, on les oblige à Sa répéter leurs rôles, le principal du collége fait quelque résistance, so@it et petit peuple d'écoliers se défend à coups de pierres, il faut céder en M, frais. [ fin à l'autorité et à la force, les supérieurs de la maison sont arrété@ | Les ch et obligés de garder durant quelques jours une espèce de prison@mpagr C’est à quoi se borna la pénitence. jint-Jacqr Mais dans le même temps un autre démêlé s’étendit dans toute se retr les parties de l’université. Le Miroir de l'âme pécheresse, ouvrag | profess composé par la reine Marguerite, ayant été trouvé chez les libraire! lque gr lorsque les députés de la faculté de théologie y faisaient leur visites du ces docteurs mirent le livre au nombre de ceux dont la lecture de Rrurier, vait être défendue aux fidèles. La princesse s’en plaignit au roi, soit d’alle frère, qui envoya ordre à l’université de rendre compte de sa conduit le ven à cet égard. Aussitôt le recteur, Nicolas Cop, fils du premier médetre-Ten cin du roi, assembla les quatre facultés, et fit des perquisitions sun, à qua: l'auteur de la condamnation de ce livre. Personne ne se déclara, dé} doute l'on trouva seulement, sur la fin de la séance, que le curé de Saint, En se André-des-Arts avait mis l'ouvrage au nombre des productions sus jpourvu pectes, parce qu'il lui manquait l'approbation de la faculté, conditio@S père, q expressément marquée par les arrêts du parlement. Mais le rectu ite cur Nicolas Cop était lui-même infecté de luthéranisme, comme il le ma mnd-pè nifesta dans un sermon prêché à la Toussaint de la même année 1533 mmor, le Traduit pour ce sujet au parlement, il n'osa y paraître, et s'enfuit Paris, c Bâle, d’où il était originaire. On sut plus tard que le sermon qu'on, et pi avait prêché etait l’œuvre d'un sien ami, qu’il est temps de faire con père, G naître, it à l'un A Noyon en Picardie vivait Gérard Cauvin, d'abord tonnelier, en France, suite notaire, secrétaire et procureur fiscal de l'évêque; il avait po rs, Jean femme Jeanne Lefranc, fille d’un cabaretier de Cambrai. Le dix jules; ca 4509, ils eurent un second fils, qui fut baptisé à Sainte-Godeberte && de calo eut pour parrain le chanoine Jean de Vatines. Gérard Cauvin avait Sif1, peine sept cents francs de rente, pour lui, sa femme, leurs six enfants D'Orléans quatre garçons et deux filles. Une famille riche et pieuse, celle de tout à c Mommor, vint généreusement à son secours. Elle eut un soin parte, que culier du petit Jean Cauvin, l’admit dans sa maison, à la table de so; de ses

1 Hist, de l'Égl gallic., 1, »2. OR lun, Pie

Av LXXXIV. — De 151 115 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 427 Lela était entremeldit shnts et lui donna le même maître. Son père le destinait à l'état it pas possible de le

klésiastique ; avec quelques centaines de francs que lui donnèrent sbienfaiteurs, il acheta, le quinze mai 1821, la prébende d’une pelle dans la cathédrale de Noyon; il avait alors douze ans. Enmé à Paris, il descendit chez son oncle Richard, serrurier, près de fglise Saint-Germain-—l'Auxerrois. C'était un honnête ouvrier, qui Ique résistance, sort et hébergea le fils de son frère, plusieurs années de suite, à es, il faut céder en@, fais, L'enfant avait une petite chambre qui donnait sur l'église, maison sont arrété@;i les chants le réveillaient le matin. Les deux fils Mommor, qui espèce de prison@ompagnaient leur condisciple, étaient allés se loger dans la rue \ntJacques. Cette séparation ne brisa pas leur amitié d'enfance. étendit dans toute@& s retrouvaient chaque jour au collége de la Marche, à la leçon pécheresse, ouvras@ professeur, et, le dimanche ou les jours de fête, à la table de vé chez les librairyque grand seigneur allié de la famille Mommor, ou dans les aisaient leur visiterins du gymnase, se promenant ensemble, Richard Cauvin, le lont la lecture durier, fier des succès de son neveu » var l’enfant en avait, contiplaignit au roi, soit d'aller tous les matins à la messe de sa paroisse, de faire maik le vendredi et le samedi, de dire son chapelet, de jeûner aux du premier médeitre-Temps ; pratiques dont se moquait l’orgueilleux écolier; car s perquisitions su@n, à quatorze ans, avait déjà lu quelques-uns des livres de Luther, ne ne se déclara, BB doute était entré dans son âme, puis l'inquiétude et le tourit. En sa dix-neuvième année, le vingt-sept septembre 4597, il pourvu de la cure de Marteville ; il n’était que tonsuré. En 1529, père, qui était aimé de l’évêque, obtint pour son fils l'échange cette cure contre celle de Pont-l’Évêque, où le père était né et où pand-père demeurait encore. Ce fut un membre de la famille mmor, le pieux abbé de Saint-Éloi, qui le présenta à cette cure. Paris, où il fit connaissance avec Guillaume Farel, il revint à yon, et prêcha quelquefois à Pont-l'Évêque : i! ne fut jamais prêtre. temps de faire con père, Gérard Cauvin, ayant désiré qu’il étudiât le droit, il se it à l'université d'Orléans, où enseignait un célèbre jurisconsulte France, Pierre de l'Étoile, depuis président au parlement de is Jean Cauvin y faisait la joie du maître, mais le désespoir des ibrai. Le dix juil hiers; car on rapporte qu'il ne faisait d'autre métier au collége

ainte-Godeberte @ de calomnier ses camarades : aussi l'avaient-ils surnommé rard Cauvin avait rutif1,

e, leurs six enfants t pieuse, celle dé

se éclata, on en fu Ôt de Paris de faire ute sa commission urs, on les oblige :

a faculté, conditiof nt. Mais le recteuf 1e, comme il le mal même année 1533k raître, et s'enfuit ue le sermon qu’

bord tonnelier, en

Drléans, il sé rendit à l’université de Bourges, où ses études fuout à coup interrompues. Il partit pour aller soigner son père eut un soin partiSde, que Dieu appela bientôt à lui. Gérard Cauvin mourut dans on, à la table de Si; de ses pères, et priant pour son fils qui allait être exposé aux

ludin, Vie de Calvin, t. 1.

428 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV, — De 1511 41545 d

tentations du monde. À Bourges, Jean Cauvin étudia le droit sousile MS Ca fameux Alciat, venu d'Italie. Il étudia aussi la littérature grecque h reine sous un luthérien allemand , Melchior Wolmar, qui l'initia bien plus à et v encore à Luther qu’à Sophocle ou à Démosthène, et qui dès lors g if, Wi compta beaucoup sur lui pour l'avancement de la prétendue ré; forme. « Quant au Cauvin, écrivait-il à Farel, je ne crains pas tant is A quoi son esprit de travers que j'en espère bien ; car ce vice est propre à ;: : 0 l'avancement de nos affaires, pour le rendre un grand défenseur de mrimes, uos opinions, parce qu’il ne pourra si aisément être pris qu'il nd «wi puisse envelopper en des embarras plus grands {. » D'après les con. passer ] seils de Wolmar, il se remit à l’étude de la théologie, comme de :ËS 4 que. maîtresse science de toutes les sciences. A Bourges encore, il la 4 no connaissance et amitié avec un jeune homme de Vézelai, qui cultivaite ; l'inf le droit, la poésie et les passions les plus infâmes; car il a laissé desk; No poëmes où il chante impudemment ses amours de Sodome 2, Le ile de jeune homme s'appelait Théodore de Bèze : c’est un des patriarchesd } ;ustic du protestantisme en France. yant é Jean Cauvin, de retour à Paris, y publia, l’an 4532, son premie par le fe livre. Il a pour titre : De la Clémence, paraphrase d’un écrivain Rte rodéré de la décadence, le rhéteur Sénèque, qu’il confond avec son fils Se inf nèque, le philosophe. C’est dans ce livre qu’il changea son nom dé js ou Cauvin en Calvin, sous lequel il est plus connu. Il s’est encore déguisé 4 Ajo sous beaucoup d’autres noms, car il n’était pas hardi comme Ludy,heri. ther. Moins propre que l’hérésiarque de Wittemberg à commencelæ;; : c, une révolution religieuse, il était plus propre à la raffiner une LS}; Je ser commencée. Ce fut Calvin qui composa le sermon luthérien prêché lique. 4 par le recteur de l’université de Paris, Nicolas Cop; pour ‘échappe Boitire aux poursuites du parlement, l’un et l’autre prirent la fuite. inputés Quant aux mœurs de Calvin même, ce fondateur et patriarche d à ces protestantisme français, voici certains faits rapportés par le card antres. de Richelieu, d’après des autorités très-graves, et qui n'ont pu EU avait prè démentis par les calvinistes. portée d° « Calvin fut nourri dès son bas âge pour être ecclésiastique. N'ayal}, :, ie encore que dix-huit ans, par la licence du siècle, il fut dès lo dexprim pourvu d’une cure, laquelle, deux ans après, il permuta ave WW cardie autre. Pendant qu’il possédait ces bénéfices, il fut plusieurs fois re jourd’hu: pris et de la liberté de sa créance et de la dépravation de ses MŒUS Di couler mais ayant été enfin condamné pour ses incontinences, qui le PO nagistrat tèrent même jusqu'aux derni : : extrémités du vice, il se retira ŒS} s fan des environs de Noyon et de l’Église romaine tout ensemble.

! Richel 1 Audin, Vie de Calvin, t. 1, p. 41. — ? Ibid., p. 43 et seqq. t.10, p. 29

iv. LXXXIV, — De 1517 11545 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 429 « Campianus, qui mourut martyr en Angleterre sous 1 littérature grecque D à reine Élisabeth, reprochant à rh atvatités la vie rt Ge qui l'initia bien plus M in et usant de ces termes : Que leur chef avait été fleurdelisé et fagiène, et qui dès lors if, Witaker, en sa réponse, n’en a point d'autre que celle-ci : Cale la prétendue 'É vin a éfe stigmatisé ; mais saint Paul l'a été, d'autres l'ont été aussi > ne crains pas tant À quoi Duræus repartant, en la réplique qu'il fait pour Campianus, ät : Que c’est une chose impie de comparer Calvin, marqué pour ses

rimes, à saint Paul, marqué pour la confession de Jésus-Christ.

| «Witaker, en sa réplique, se tait sur cet article ; et ce qui doit - » D'après les con ksser pour une conviction indubitable des crimes imputés à Calvin logie, comme de RER at que, depuis qu’il a été chargé de cette accusation, l'église de Ge- Hs epeoëe; Ê lie iève non-seulement n’a pas justifié le contraire, mais même n’a pas me pr qué l'information que Berthelier, envoyé par ceux de la même ville,

rs de Sodome ?, Le

udia le droit sous je 4

nt être pris qu’il ne

tile de Noyon, et avait été faite avec toutes les formes oräinaires de hjustice. Et dans la même information l’on voit que cet hérésiarque gant été convaincu d’un péché abominable que l'on ne punit que pr le feu, la peine qu’il avait méritée fut, à la prière de son évêque, modérée à la fleur-de-lis. Et l’église de Genève, qui ne désavoue pas ælte information touchant la vie de Calvin, n’eût pas manqué de la dsavouer, si elle eût cru le pouvoir faire sans blesser la vérité.

«Ajoutez à cela que Bolsec ayant rapporté la même information Bthelier, qui vivait encore au temps de Bolsec, ne le démentit point : ce qu'il eût fait aussi sans doute s’il eût pu le faire sans tralir le sentiment de sa conscience et sans s'opposer à la créance pulique. Ainsi le silence et de toute une ville intéressée et de son setaire est en cette occasion une preuve infaillible des déréglements

imputés à Calvin 1, »

A ces autorités irrécusables de Richelieu, on peut en ajouter lautres. Le grave et savant anglais Stapleton, né en 1535, et qui irait près de trente ans lorsque Calvin mourut en 1564, fut très à prtée d’être bien instruit du faii, puisqu'il passa une grande partie de sa vie dans le voisinage de Noyon, Or, voici en quels termes il ‘exprime : « Aujourd’hui encore, on voit dans la ville de Noyon en Picardie les archives et les monuments de ce qui s’y est passé ; aujurd'hui encore, on y lit que Jean Calvin, convaincu de Sodomie, htseulement marqué sur le dos par l'indulgence de l’évêque et du magistrat, et qu’il sortit de la ville; et des hommes très-honorables desa famille, qui vivent encore, n'ont pu obtenir jusqu’à présent

n 1532, son premie e d’un écrivain latin nd avec son fils Sé changea son nom de | s’est encore déguisé as hardi comme Lu mberg à commence à la raffiner une fois on luthérien prêché Cop; pour échappe rent la fuite.

cclésiastique. N'ayan iècle , il fut dès lo

vation de ses mœuis tinences, qui le por | vice, il se retira € out ensemble.

! Richelieu, Traité pour convertir ceux qui se sont séparés de l'Église, ], 2,

seqq. (10, p. 291 et 29?, édit. in-fol., Paris, 1651,

ità Noyon. Cette information était signée des plus apparents de la :

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