‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 3)Chapitre 11 sur 72 · X.— De · texte numérisé non relu

X.— De

à 962 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 33 ns dire.un

à la fin de sa vie, par les instantes prières des évêques et des abbés,

r de, pro] recut la confession, c’est-à-dire l'habit monastique, et mourut après ar la règle avoir régné dix - huit ans et près de trois mois. Son fils Ordogne III » trop loin, ui succéda l'an 945 1,

ine était en

En Angleterre, l'archevêque Plegmond de Cantorbéry mourut vers l’an 922, ayant tenu ce siége trente-quatre ans. Son successeur fut Athelme, pendant trois ans, à qui succéda Vulfelme, en 925, et à celui-ci saint Eude ou Odon, en 942, Il était fils d'un seigneur

nement de use des Vi.

ne grande danois paien , établi en Angleterre, qui , lui voyant de l'inclination galement i D pour la religion chrétienne , l'en détournait autant qu'il pouvait , ne lé, dès lu voulant pas même souffrir qu'il nommât Jésus-Christ. Le jeune saint Pons,

Odon ne laissa pas de continuer à fréquenter les églises et de rapaporter au logis les bonnes instructions qu'il y entendait ; de quoi son père, outré de cc'ère , le déshérita ; et le jeune homme , ravi de perdre pour Dieu tout ce qu'il pouvait espérer sur la terre, quitta ses parents et se mit au service d'Athelme » un des principaux seigneurs et des plus pieux de la cour du roi Alfred le Grand: Celui-ci; voyant la bonne inclination d'Odon, le reçut avec une affection de père, lu: mastère donna tous les secours nécessaires et le fit si bien étudier, qu'il ap- * Amoulf prit le grec et le latin au point d’y écrire facilement en vers et en ver la règbrose. Étant baptisé, il reçut la tonsure cléricale et les ordres juss terres, qu’au sous-diaconat, où il demeura quelques années, à cause de sa anches, leSjieunesse ; mais depuis qu’il fut ordonné prêtre, il fut en grande véur ses Su nération au duc Athelme et aux autres seigneurs, qui se confessaient esse et l'O lui et recevaient ses conseils.

ent, L'at@ Odon fit avec ce duc le pèlerinage de Rome, pendant lequel il 'est-à-dile guérit par ses prières » lui faisant boire du vin sur lequel il avait fait le signe de la croix. Après la mort du duc Athelme et du roi es année A fred, il fut en grande estime auprès du roi Édouard, son fils, nonastiquet du roi Édelstan, fils d'Édouard, qui le fit évêque de Schireercher s0urne, malgré sa résistance, par le choix du clergé et du peuple ; aume etsEt Vulfelme, alors archevêque de Cantorbéry, le consacra : avec nps april oie. Édelstan crut devoir à ses prières une grande victoire qu'il | frère, qremporta sur les païens » l'an 938, quatorzième de son règne, Ce en est doi mourut trois ans après, en “A. Son frère Edmond lui succéda,

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, son frère l'évêque Odon ne lui fut pas moins cher. Vulfelme, archevêque de

Elvire, Cantorbéry, étant mort peu de temps après, le roi pressa Odon de e en l'horrendre sa place ; mais il s'en défendit par l'autorité des canons, astères, di condamnent lestranslations. Le roi lui représenta que saint Pierre | avait été transféré d’Antioche à Rome, et plusieurs autres rapportés fabill., De res

4 Sampir. XI. 3

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dans l'histoire; enfin, qu'en Angleterre, même, saint: Mellit avait passé de Londres à Cantorbéry; et saint Just de Rochester: Odon'se rendit à ces exemples, mais il opposaune autre diffiautité. Tousooux, dit-il, qui ont rempli le siége de Cantorbéry depuis laonversion:des Anglais, ontété moines ; je ne veux:pas violer ane si sainte.et si ane cienne coutume ; aussi bien désiré-je depuis longtemps d'embrasser la profession mohstique, Le roi loua son humilité et saipiété, et lon envoya.en diligence au monastère de Fleury-sur-Loite, qui était alors en ande réputation pour la régalarité ded'observance, au lieu qu'elle : était fort déchue en Angleterre. L'abbé de Fleuri, vint luimêmeapporter à Odon l’habit: monastique, et; après l'avoir reçu; il prit possession:du'siége: de Cantorbéry, vers l'an 042:1,

Quelque temps après, il fit des conatitutions pour la consolation du roi Edmond et l'instruction de son peuple, comprises en dix articles. lly recommande l'immunité des églises, défendan: de les charger d'aucuntribut, et cela d'après l'autorité des saints Pères; il marque les devoirs du roi et des seigneurs, particulièrement l’obéissance aux évêques; qui ont reçu le pouvoir de lier:et. de délier; les devoirs des évêques, surtout la visite du diocèse tous les ans ; les devoirs des prètres, des clercs et des moines, recommandant à ceux-ci la stabilité et le travail des mains. Le reste regarde tout le peuplé. On trouve aussi une lettre synodale à sessuffragants, qui semble:être du même temps

partit son dôté, le roi Edmond, dei concert avec les élues et les

seigneurs, fit plusieurs lois pour réprimer: les meurtres et les vengeances particulières, el pour seconder la propagation dela foi chré:

tienne. N y recommande la continence aux clercs, souspeine de À

perdre leurs biens témporels pendant la vie et d'être privés de:la sépulture après: leur mort. 1 charge les évêques des Le ei ‘des églises, et promet sûreté à ceux quis!y réfugient ®,

Le roi Edmond se lin: d'amitié avec un saint plus:illustre encore,

C'était saint Dunstan, né la première année du règne: d'Édelstan, qui

fut l'an 924, près du monastère de Glastonbury, dans le Wessex. Ses parents étaient de la première noblesse, et, dès l’enfance, ils le firent élever dans cette maison de Glastonbury, où demeuraient: quelques moines irlandais . qui instruisaient la jeunesse, Dunstan y apprit les premiers éléments des sciences. A l'usage familier de la längue latine, il joignit une cohnaissance étendue de le philosophie ;' les: saintes Écritures etles ouvrages des Pères étaient lesujet de ses méditations

continuelles : ses'succès dans différents arts, tels que la musique, la È

U Acta SS., 4 ju'it, Act, Bened., sect. 5. — ? Labbe, t. 9, p, 609. — 3 P, 618.

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à 962 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 35 peinture, la gravuve.etsurtout dans le travail: degmétaux, ie faisaient

applaudir de tout le monde. Enfin, ayant reçu les ordres mineurs, il

passe à, Cantorbéry, auprès, del'évêque. Athelme, son oncle paternel, qui le recommanda au roi Édelstan et lermit. à son service, Comme il réussissit parfaitement en tout, son mérite lui attira des envieux,

qui l'accusèrent auprès du roi d'être magicien et d’avoir commerce.

avec les démons, On dit quede fondement de ce reproche fut, qu'en une certaine ocoasion, Dunstan ayant pendu sa harpe contre une muraille; elle joua toute seuleet chanta une antienne.

IL quitta la cour de ri-même, sans attendre d’être congédié, et,se

relira près, de, saint Elfège, évêque . de Winchester, son parent, qui

l'exhorta d'embrasser la. vie monastique; mais le jeune homme y résista quelque temps;, croyant devoir se marier. Une maladie qui ie réduisit à l'extrémité le détermina, ot en étant revenu il reçut l'habit monastique.de la main du saint.évêque, qui ensuite. l'ordonna prêtre après les interstices canoniques, lui donnant Pour titre l’église de Notre-Dame de Glastonbury. Après avoir recu quelque temps les instructions de son saint parent Elfège, pour se fortifier contre les

À tentations, il retourna à Glastonbury, servir l'église de son titre, près

de laquelle ilse fit une cellule, si étroite, qu’elle ressemblait à un sépulcre. Elle n'avait que oinq,pieds de long, deux et demi de large et la hauteur nécessaire pour y. pouvoir. être debout. La porte faisaitun des côtés, et avait de petites fenêtres par où il recevait du jour pour travailler. Il jeûnait et priait assidâment, et eette manière de vie lui

D attira bientôt des visites de toutes sortes de personnes, qui publiaient

ses vertus. Mr rte * Après la mort du roi Édelstan, son frère et son successeur Edmond appela saint Dunstan la Cour, pour l'aider de: ses conseils; mais bientôt, circonvenu par les intrigues des envieux, il le disgracia honteusement. Dès le lendemain, le roi, quigimait, beaucoup, Ja

chasse, poursuivait à cheval un cerf au milieu, des forêts, Au,plus

lort de la course, il arrive au bord d’un précipice si s'efforce de.retenir son cheval, mais en vain : ne voyant plus d'espoir, ilse recom-

mande à Dieu, le remercie de n'avoir, pas çommis de , péchés, ces jours-là, sinon d'avoir offensé Dunstan, promettant d réparer sa D faute, si par miséricorde ilen revient. Apssi, son cheval, qui avait A les pieds de devant comme au-dessus de l'abime, s'arrête. Le

roi Edmond rend à Dieu les plus vives actions de grâces, :t.de cœur

à et de bouche, Revenu à la maison, il fait appeler Dunstan, lui dit de D monter à chevalet de l'accompagner dans un petit voyass. Ils ar. M ivent tous deux à Glastonbury, entrent dans l'église ; et, après que D le roi y eut prié avec larmes, il prend la main droite de Dunstan, lp

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