‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 3)Chapitre 14 sur 72 · ENT · texte numérisé non relu

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58 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LX, = De 922 à 002 de l'ére chr

de Reims ; mais que Hugues, qui,/étant appelé à deux-conciles, avait ES un discours, et refusé d'y venir, devait être privé de la communion et dû gouverne- Mie pape Agapit ment de l’église de Reims, jusqu’à ce qu'il vint se justifier devant un vicaire, des affai concile général qui était indiqué au premier jour d'août, Les évêques l'autorité apost firent écrire en leur présence le canon du concile de Carthage, y Mit Othon, qui é ajoutant leur décret, et l'envoyèrent à Hugues. Il renvoya le lende- BB} ce qui était co main ce papier à Robert, lui mandant seulement de bouche qu'il MSdéclaration, Ap: n'obéirait point à leur jugement. L'archevêque Artold envoya aussi siége placé à ct ses plaintes à Rome, par les ambassadeurs du roi Othon !. sa plainte conti Ils trouvèrent Agapit II sur le Saint-Siége; car Étienne VHE mou- appelé des régi rut en 943, après l'avoir tenu trois ans et quatre mois; et Marin 11 autres princes d lui succéda. Pendant trois ans et demi que dura son pontificat, il ne BSritage paternel ; travailla pas seulement par ses lettres à terminer les différends des BSmations des gra princes séculiers ; mais il s'appliqua encore avec grand soin à mettre confié le gouver l'ordre dans l'Église, à régler le clergé, à réformer les religieux, à BR par le même Hu: rétablir les églises et à soulager les pauvres. Il accorda des privilèges MSlui prisonnier pe aux {abbayes de Vézelai et de Solignac, et il reprit sévèrement un BStard, pu obtenir évêque de Capoue, de ce qu'au lieu de s'appliquer à l'étude des saints M sitot occupé, le canons et à pratiquer ce qu'ils enseignent, il les ignorait et les trans. D royales que la re gressait impunément, et menait une vie toute séculière 2, Marin II BMavec l'aide des mourut eu 936 et eut pour successeur Agapit IE, qui-tint le Saint. outrages qu'il a Siége neuf ans et sept mois. C'était un Pape d’une vie innocente, qui BMavaient été faite c aimait l'Église, et qui s'opposait vivement aux entreprises qne fai- Bit était prêt à se saient les princes contre les droits des monastères 3. concile, suivant }' {6 Pape, à la prière du roi Louis et de l'archevêque Artold, en- ESsingulier. L’objec voya en France Marin, évêque de Polymarthe en Toscane, pour pré- pas sans quelque rider au concile en qualité de légat du Saint-Siége. Outre l'affaire Après le disco de Reims, Marin était chargé de procéder canoniquement contre les Bl'instruction de so seigneurs qui étaient rebelles au roi et surtout contre Hugues le RE Marin, et où il r: Grand. Le Pape écrivit même à plusieurs évêques pour les inviter au EScause : mais il yo concile. Quoiqu'il eût été indiqué pour le premier jour d’août, il se tint à Ingelheim, dans l'église de Saint-Remi, le 7me de juin 948. B Le légat Marin y présidait, et il y avait trente-deux évêques, lui compris, savoir : cinq archevêques, Vicfréd de Cologne, Fridéric de Mayence, Robert de Trèves, Artold de Reims, Adaldague de Hambourg; et vingt-six € êques, dont les plus connus sont saint Udalric d’Augsbourg, saint Gauzelin de Toul et Adalbéron de Metz. Ily avait de plus un bon nombre d’abbés, de chanoines et de moines. Après les prières ordinaires, le légat fit l'ouverture du concile par

saire. Par exemp avant lui et quele cependant* les me cette lettre était é l'intelligence des « siècle le: tudesque dans la France ro Composition du ls à France dont le terr Alors un clerc

1 Labbe, t, 9, p 622. Flod., Chron. et Hist.— 2 Baron., d’Acheri, t. 8, p. 464, Ughell., t. 1, col. 133, Leo Ost., 1, 1,0 C0, 9 Ibid., 11, ci 62. 1 Labbe, t. 9, p. 62

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l'instruction de son procès, il lut une lettre qu’il avait écrite a

à 002 de l'ère chr.]

>etdel qu’il jugerait à propos. Les et Othon, qui étaient présents, déclarèrent qu'ils se conformernient

à ce qui était contenu dans ces lettres, et les évêques firent la même

déclaration. Après ces préliminaires ; le roi Louis, se levant de son siége placé à côté du roi Othon, adressa au légat et à tout le concile sa plainte contre Hugues le Grand. Il £XpOsa comment il avait été appelé des régions d'outre-mer par les députés de Hugues et des autres princes de France, pour recevoir d'eux le royaume, son héritage paternel ; comment il avait été élevé et consacré aux acclamations des grands et de toute la milice des Francs, qui lui avaient confié le gouvernement royal; comment il avait ensuite été rejeté ppar le même Hugues, poursuivi par ses artifices, arrété et retenu par lui prisonnier pendant une année entière ; comment il n'avait, plus tard, pu obtenir sa liberté qu’en remettant à Hugues, qui l'avait aussitôt occupé, le château de Laon ;' la seule de toutes les Aemeures

Rroyales que la reine Gerberge eût pu insqu’alors conserver pour lui

avec l'aide de ses fidèles. Et si quelqu'un objectait que tous ces outrages qu’il avait reçus depuis qu’il gouvernait le royaume, lui avaient été faits en punition de quelque manquement qui vint de lui, il était prêt à se purger d’une telle accusation par le jugement du concile, suivant l’ordre du roi Othon; ou à s’en justifier par un combat singulier. L’objection que le roi Louis cherche ici à prévenir n’était Pas Sans que'que fondement, ainsi que nous l’avons vu.

Après le discours du roi, l'archevêque Artold se leva > et, pour u légat Marin, et où il raconte fort ex détail ce qui s'était passé dans sa cause ; mais il y dissimule ec qui pouvait être favorable à son adversaire. Par exemple, il passe sous silence que Hugues avait été élu avant lui et que le pape Jean X avait confirmé cette élection. C'etaient cependant les meilleurs moyens de défense pour Hugues. Comme cette lettre était écrite en latin, Artold la traduisit en tudesque pour l'intelligence des deux rois: ce qui montre qu'au milieu du dixième siècle le: tudesque ou l’ancien franc était encore tellement répandu dans la France romane, qu'un évêque français traduisait une longue

Composition du latin en allemand » pour l'intelligence d'un roi de

France dont le territoire ne s’étendait pas même jusqu’à la Lorraine, Alors un clerc de Hugues, nommé Sigebald , entra au concile et

? Labbe, t. 9, p, 628. Flod., 1, 4, e. 35, Chron., an, 948.

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montra des lettres du Pape, qu'il disait avoir reçues à Rome du légat Marin, qui était présent : c'étaient celles qu'on avait déjà produites au concile de Mousson. Le légat Marin montra les lettres que Sigebald avait apportées à Rome , et les fit lire dans le concile, On y marquait que Gui de Soissons, Hildegaire de Beauvais, Rodolfo de Laon et les autres évêques de la province de Reims envoyaient ces lettres au Pape pour obtenir le rétablissement de Hugues et l'expulsion d'Artold. Rodolfe de Laon et Fulbert de Cambrai se récrièrent et suutinrent que c'était une imposture ; qu'ils n'avaient jamais vu ces lettres et n'avaient nullement consenti à ce qu'elles fussent écrites, Comme Sigebald répondait par des injures, le légat demanda au concile comment on devait traiter ce calomniateur. On lut sur œ point les canons, et, suivant les dispositions qu'on y trouva, Sigebald fut dégradé du diaconat et chassé honteusement du concile, Au contraire, Artold, qui s'était présenté à tous les conciles sans jamais fuir le jugement, fut maintenu dans la possession de l’archevéché de Reims.

Le lendemain, après qu'on eut lu quelques endroits des livres saints, le légat Marin fit un autre discours au concile, après lequel Robert de Trèves représenta que, puisqu'on avait rendu, selon les canons, l'archevêché de Reims à Artold, il était convenable de rendre une sentence synodale contre l'usurpateur de ce siége. Le légat ordonna qu’il fût jugé canoniquement ; on lut les canons, et ensuite on prononça contre Hugues la sentence d'excommunication jusqu'à ce qu'il vint à résipiscence. Les jours suivants furent employés à dresser des canons sur quelques abus auxquels on jugea nécessaire de remédier. On en fit dix, dont voici les principales dispositions,

Que personne, dans la suite, ne donne atteinte à la puissance royale et ne se rende coupable à son égard d'aucune félonie; car nous avons décerné, en exécution du jugement du concile de Tolède, que le comte Hugues, qui a occupé les États du roi Louis, devait être frappé du glaive de l’excommunication, à moins qu'il ne fasse satisfaction dans le temps prescrit au jugement d’un concile. Nous rétablissons avec honneur Artold , qui avait été chassé de son siège. Hugues, qui s'en était emparé, est excommunié, aussi bien que les prélats qui l'ont ordonné, ou qu’il a ordonnés, à moins qu’ils ne viennent se présenter au concile qui sera tenu à Trèves le 8m de septembre suivant, pour y recevoir une pénitence convenable à leur faute. Si le comte Hugues ne fait pas satisfaction à ce concile, nous avons résolu de l'excommunier pour une autre raison que celle que nous avons marquée, savoir : parce qu’il a chassé de son siége Rodolfe, évêque de Laon, dont la fidélité pour le roi Louis a été à

à 962 de l'ère chr tout le crime.

églises, ou de | commande aux

les trois jours d usurper des offr que ceux qui set des laïques à us seront point po concile 1,

Louis d'Outre

our s’en venger, | bis, il ne put em son parti excomm

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v'envers les évêq écit des maux qu’ € légat demanda

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! Labbe, t. 9, p. 623.

es livres » lequel selon les le rendre Le légat t ensuite | jusqu'à ployés à icessaire tions, uissance Car NOUS de, que vait être se satisus rétan siége.

que les qu'ils ne le gm nable à concile, que celle on siége

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l'avait pas empêché que Hugues n’eût été cité tant ive voix.

à 002 de l'ére chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.

tout le crime. Défense uux laïques de placer des

églises, ou de les en chasser, sans l'agrément de l'évêque. On recommande aux laïques de ne faire au

prêtres: On chômera toute la semaine de Pâques, et quatre jours à la Pentecôte. On jeûnera le jour de la grande Litanie, comme on fait les trois jours des Rogations. Défense aux laïques de rien retenir ou usurper des offrandes que les fidèles font à l'autel, puisqu'il est écrit que ceux qui servent l'autel doivent vivre de l'autel. Si l'avarice porte des laïques à usurper les dimes, les procès qui naîtront là-dessus ne seront point portés au barreau, mais ils seront terminés dans Je concile {,

Louis d'Outre-mer prévoyait bien que le comte Hu presserait guère de se soumettre à la sommation assez vague du concile d'Ingelheim ; il se tourna vers son beau-frère Othon, Pour lui demander quelques secours contre ses ennemis, Othon donna en effet commission à Conrad, son gendre, qui, en 944, avait réuni le duché de Lorraine à celui de Franconie, de rassembler l'armée des Lorrains pour soutenir le roi de France. En attendant que cette armée fût prête à marcher, les évêques lorrains se charg

italité au roi et aux évêques de magne. Lorsque entin la campag nèrent à la prise de Mousson, à celle de Montaigu, près de Laon »età a soumission volontaire de l’évêque de Soissons ; tandis que Hugues, our s’en venger, prit la ville de Soissons et la brûla en partie. Toutebis, il ne put empêcher que plusieurs de ses soldats ne quittassent son parti excommunié, pour se ranger à celui d’Artold 2.

Cet archevêque se rendit à Trèves avec Rodolfe de Laon, Gui de ‘oissons ét Vicfrid de Térouanne, pour le concile qu'on y avait iniqué. Ils y trouvèrent le légat Marin qui les y attendait avec Robert le Trèves; mais il n'y parut aucun autre évêque de Lorraine et de sérmanie. On ne laissa pas de tenir le concile. Le légat demanda de telle manière le comte Hugues s'était Comporté, tant envers le roi W'envers les évêques, depuis le concile d'Ingelheim. On lui fit le écit des maux qu'il avait faits aux églises dans les der t légat demanda ensuite si Hugues avait été cité, et s’il avait reçu S lettres qu’il avait ordonné on lui envoyât. Artold répondit que lugues avait reçu quelques-unes de ces lettres ; que le porteur des utres avait été pris par des partis ennemis, mais que sa détention

par lettres que de

gues ne s'em-

niers ravages.

! Labbe, t, 9, p.628. — ?Flod., Chron., an. 948, Hist , ], 4.

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HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv.LX. Dog Sur ces assurances, on demanda s’il y avait quelque envoyé d: Hugues chargé de répondre pour lui ; et, comme il ne ;sten trouw pas, on résolut d’attendre au lendemain pour voir s’il ne'se présen. terait pas quelqu'un de sa part. Personne ne parut, et le concile s'é. tant rassemblé, les clercs.et les seigneurs laïques qui étaient présent crièrent. qu'on ne devait plus différer l’excommunication. Cependa les Pères du concile accordèrent encore un jour de délai. En atter. dant, on parla.des évêques qui, ayant été appelés au concile, avaierl différé de: s'y rendre, et de ceux qui avaient ordonné. Hugues d Reims. Alors Gui de Soissons.se prosterna aux pieds du legat, et li demanda de nouveau pardon d'avoir fait cette ordination: Le lég le lui accorda, à la prière de Robert de Trèves et d’Artold. de Rein

Arriva ce même jour un député de Transmare, évêque de Noyalk

qui apportait les excuses de cet évêque, qu'une grande mali) avait empêché de se mettre en chemin.

Le troisième jour, on excommunia enfin le comte Hugues, à requête de Ludolfe, envoyé d'Othon ; car ce prince avait donné à ordres précis là-dessus. Mais le comte ne fut excommunié que j qu’à ce que, venant à résipiscence, il fit satisfaction en présence d légat ou des évêques qu'il avait offensés, sans quoi on déclara qu serait obligé d'aller se faire absoudre à Rome. On excommunie même temps deux évêques ordonnés par Hugues de Reims, savoï Thetbauld d'Amiens et Yves de Senlis. Il avait ordonné le premi après son expulsion de son siège, et le second après sa condam tion. Hildegaire de Beauvais, qui avait assisté à ces ordinations, cité pour rendre compte de sa conduite devant le.légat, ou à Ron devant le Pape. Héribert, comte de Meaux, fils du comte de Verm: dois de ce nom, fut aussi pareillement cité pour répondre sur qu ques violencrs qu'il avait faites à des évêques. C'est ce qui se pas au concile de Trèves 1.

Thetbauld fut quelque temps après chassé par les habitants d' miens, et Artold leur ordonna pour évêque un moine d'Arras noms Pagembauld, qu ‘ils avaient élu d’abord. Il sacra aussi évêque Ro con, frère du roi Louis d'Outre-mer, pour le siége de Laon, qui é vacant par la mort de Rodolfe. Le légat Marin, ayant terminé tout ces affaires, prit sa route par l'Allemagne pour saluer le roi Oth et il retourna à Rome au printemps de l’année 949, Après son a vée, le pape Agapit tint un concile dans l'église de Saint-Pierre, il confirma la déposition de l'archevêque Hugues et l’excommunif

tion portée contre le comte Hugues, qui enfin fit sa paix avec le

1 Labbe, t.9, p. 632,

à 962 de l'êreccl

Louis l’année au comte Héril | la reine Gerbe Le pape Ag Adalgaire,: au différend entre les siéges de H Hambourg les | d’ailleurs, com Au milieu de continuait à pr gieuse. L'abbé la vue, prit p l'an 506. Fouct qu'il donna au :

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