AU
Xe + Door DS à 962 de lérechr] | DEIL'ÉGLISE CATHOLIQUE.
envoyé à Louis l'année suivante 950, et lui rendit Je château de Laon 1, Quant sen trou au comte Héribert, frère de l'archevêque Hugues, il épousa, l'an 954, 'se.préserSS la reine Gerberge, mère du roi Louis. R concile si. Le pape Agapit I, par une lettre du 2 janvier 946 à l'archevêque nt présenté Adalgaire,. autrement Adaldigue! de Hambourg, termina l'ancien Cependalif différend entre cette église’et celle de Cologne. I unit définitivement : En atte MR les siéges de Hambourg et de Brême, et confirma à l’atchevêque de ile, avai Hambourg les priviléges de métropolitain indépendant de Cologne et Hugues di d'ailleurs, comme le pape saint Nicolas les lui avait accordés 2, légat, et lu Au milieu de ces variations politiques, la congrégation de Cluny on. Le lé continuait à produire des saints et à propager la restauration reli- Lde Reimÿé gieuse. L'abbé saint Aimard, successeur de saint Odon, ayant perdu de Noya Da vue, prit pour coadjuteur saint Mayeul, né en Provence vers de maladgf l'an 506. Foucher, son père, était de la première noblesse, et si riche qu'il donna au monastère de Cluny vingt terres ugues, à W en dépendaient, situées dans les diocèses de L donné dé teron. Saint Mayeul était encore : ié que jui mère ; et ses terres ayant été arbares, il fut obligé résence di de quitter son pays et d’ où il se retira à Mâcon. éclara qu'il Ces Barbares étaient lé mmunia € ms, Savoir : le premi@és condami nations,
ou à Rond yant appris qu'il y avait à Lyon un docteur de Vermal fameux, Antoine, abbé de l'ile Barbe, il alla étudier sous lui, et y
re sur qu profita beaucoup pour les mœurs aussi bien que pour la doctrine :
jui se pal car Lyon était alors l’école la plus célèbre du Pays, et on y étudiait sérieusement les arts libéraux et la philosophie,
bitants d' Saint Mayeul, en étant revenu, les degrés,
ras nommusqu'au diaconat, par: l'é ême archi-
réque Rogdiacre. Dans cette dignité, t sa charité
on, qui édenvers les pauvres, ercs qui ve-
miné toutfinaient le trouver de le, que l’ar-
» roi Otk
ès son amtonsentement du prince,
Pierre, (tonstamment, et conçut
-ommuniftomme le monastère
avec lee
! Flodoard, Chron., an. 950 et 951, —s Mansi, Conel., t, 18, col. 409 et “te
64 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv.LX. — De 92 DRE à 902 de l'ère chr
saint Mayeul y faisait de fréquentes visites du temps de l'abbé Ai. | spirituelles, et: mard, et y avait souvent des entretiens spirituels avec Îles moines, l'office avec le « qui, de leur côté, le souhaitaient pour confrère, comme un homnie DB sainte Vierge, -e capable de les gouverner un jour. Celui qui contribua le plus à l'yk outre plusieurs attirer, fut Hildebrand, prévôt du monastère, qui refusa deux fois D t°us les jours, d’en être abbé. Enfin, vers l'an 943, Mayeul embrassa la vie monas- ou trois messes, tique dans cette sainte communauté, Il gardait tou
Ilne s'y distingua que par ses vertus, surtout l'obélssaneels nulle, ne portan l'humilité, L'abbé le fit bibliothécaire et apocrisiaire; la première BE 4! u ue fit servi charge lui donnait l'intendance des études, et il s'en servait pour Bi premier service détourner les moines de la lecture des poëtes profanes, même de BRU" Pauvres, ou Virgile. La fonction d'apocrisiaire comprenait la garde du trésor dé 00 les jours'en l’église et des offrandes, et le soin des affaires du dehors. Saint May tout le monde, p fut envoyé à Rome en cette qualité, et pendant ce voyage, étant it! P'enäit grand, Ivrée, il guérit, par l'onction de l'huile sainte, le moine Heldric, qui l'accompagnait. Il avait été des premiers de la cour du roi d'Italie: : mais, attiré par la réputation de saint Mayeul, il quitta sa femme, jeu faisait rendr ses biens, qui étaient grands, et sa charge, et vint se rendre moine à! JOurs occupé o Cluny. ; La sixième année depuis que saint Mayeul y fut entré, c'est-à-dirk fier sa ville cont l'an 948, le saint abbé Aimard, se sentant vieux et aveugle, et, cri Wii. Dans le saint te gnant que ses intirmités ne fussent cause de quelque relâchemen "*"° et la moitié dans l’observance, le déclara abbé, du consentement de: toute LEE ers les trois heure communauté ; et, afin que saint Mayeul ne püt s’en excuser, il. piliiPPelons matinies, le conseil de quelques évêques et de quelques abbés. Nous avonlf""ntait alors à d l'acte authentique qu'il en fit dresser, où il déclare qu'il lui:donne1l" Y étaient join gouvernement du monastère de Cluny, avec toutes les abbayes AiF°sque ces vigik les autres lieux qui en dépendent. Cet acte fut souscrit par Mais" avec les aut bolde, évêque de Mâcon, et par deux autres évêques, par deux abbi aisaitla procession et par cent trente moines, soit de Cluny, soit des monastères vo +"tres prières -r sins. Létolde, comte de Mâcon et avoué ou protecteur de Clans" retour de la ps donna ses lettres d'approbation. Par cet acte, saint Aimard prenil ures, baisant hu saint Mayeul, plutôt pour coadjuteur que pour successeur; car die tractère épiscopal trouve Aimard nommé comme abbé dans plusieurs chartes des an tstà-dire avec 1e nées suivantes, jusqu'en 964 1. art chapitre, il dem
En Allemagne, saint Udalric, évêque d'Augsbourg, joignait la lant dit, il faisait vertus d’un solitaire à celles d'un évêque. Depuis la mort de He ambre se laver et l'Oiseleur, il s’était dispensé d’aller à la cour et de mener ses troupe Messe, il disait 1 en personne au service du roi, s'étant déchargé de ce devoir s Qi oice du jour étai Adalbéron, son neveu. Il se donnait donc tout entier à ses fonction “4 lavait les pieds
1 Act. Bened., sect. 5. Acta SS., 11 maïï, où il faisait f
— Des D 1902 de l'ére cbr): DE L'ÉGISE CATROLIQUE.
s moines, cathédrale, et, ‘de plus; V'oflics 448 le n homme troisième de tous Jos: saints:
lus à l'yÈ ”
deux fois le monas.
Late les observances Losatanelil natte, ne portant point de linge et première D du il en fit servir abs
vait pour BR même de trésor di nt Mayul
; étant instruction du clergé. Hldric, qui serfs de sa dépendance, soit ; | d'Italie; ‘ratre les autres serf, :et.
a ferme, RS“ . té. Il n'était jamais ois
e moine À
orner son église, ou à forest-à-din hi unuelles des Hongrois:
>, et. craie. ‘temps de carême, il passait presque la journée en- Achemen@itière et la moitié de la. nuit dans l'église. Il y allait après minuit ou . ;: toute LEP'°"5 les trois heures du matin, assistait aux offices nocturnes que nous er, il pi PPelons matines, puis aux laudes jusqu'au point dy jour. H com jus: avon MR ençait alors à dire le psautier, eténsuite les litanies et les prières : donne Hi Y étaient jointes, jusqu’à ce qu'on sonnût les vigiles des morts. bbayes M °rsque ces vigiles. auxquelles il assictait étaient finies, il chantait : par Mai Wp'ine avec les autres ; puis il demeurait dans l’église pendant qu'on en aisait la procession au dehors, et disait un abrégé des psaumes, avec ères vol ‘ures prières réglées. On chantait la messe commune du chœur de. Clone" retour de la procession, et il y offrait son oblation comme les d pren utres, baisant humblement la main du prêtre, sans avoir égard au r; car oi tracière épiscopal. Après la messe, il disait tierce avec les frères, de del eot-à-dire avec les chanoines. Tandis que les ‘frères allaient de 1à: ou chapitre, il demeurait à l’église jusqu’à l'heure de sexto. Cet office ignait 1 lant dit, il faisait les stations devant les autels, De là il allait à sa { de Her "ambre se laver et. 8e préparer pour dire la messe lui-même. Après es troupe" Messe, il disait vépres au chœur avec les autres. Lorsque tout levoir si lice du jour était ainsi achevé, il s’en allait à l'église de l'hôpital, fonction il lavait les pieds à douze pauvres, et leur donnait l’anmane Sépapr ent. Étant retourné chez lui sur la fin du jour,
se a ilse mettait à le, où il faisait faire la lecture et où il faisait entrer tous les pau- XII,
di HISTOIRE UNIVERSELLE vres de dehors qui’ se présentaient, pour les faire manger eutour de lui. En se. levant de. table, il disait ses complies ;. puis Al se retrait cs chambre, pour n’avoir plus de commerce qu'avec Dieu j juslendemain, C'est la conduite que, d'après d'auteur de sa vie,
n oculaire, il-gardait depuis le commencement du carême ; jus-
qu’au dimanche des Rarneaux. Trois jours après, iltensit son synode, à
qu’il recommençait encore au. mois de septembre suivant, ‘Il faisait er bénégictions et.toutes les autres cérémonies de la semaine sainte et de celle de Pâques, avec une pure et.une dévotion tout extraordinaires.
‘H faisait régulièrement à visite de son diocèse. pa une evelture
LI al, $ traînée des bœufs, non pas tant qu'il eût peine d'aller à chev que mt. être seul ‘avec un chapelain: et chanter des psaumes en
liberté ; car il avait toujours une grande suite de prêtres et d'autres cleres, de laïques d’entre ses vassaux, de serfs choisis de sa famille et:de: pauvres, et il les défrayait tous largement. : Dans la. visite, Î prêchait, il écoutait les plaintes, ilexaminait les prêtres des lieux, i donnait la confirmation et continuait quelquefois la nuit aux flambeaux: Teñgétait la vie ordinaire de saint Udalric.
lnese montrapasmoins grand ni moinsadmirable dans les occasions extraordinaires. Dès l’année 953, Ludolfe, fils du roi Othon, mais d'une première femme, se révolta contre son père et excila uné guerre civile en Allemagne. Le plus grand effort fut. en Bavière. Augsbourg fut-pris et pillé ; mais saint Udalric, qui en était évêque, quoique beaucoup plus faible que les rebelles, fut toujours fidèle au roi Othon et; comme l’armée dece prince et celle de son filsétaient en présence etprès d'en venir aux mains, le saint pontife, prenant avec lui Haribert, évêque de Coire, négocia la paix entre eux.si saga ve qu'il les mit d'accord l'an 954.
L'année suivante, les Hongrois. inondèrent l'Allemagne avec une armée innombrable, et ravagèrent tout le pays depuis le Danube j jus qu’à la forêt Noire. Ils assiégèrent-Augsbourg, qui n'avait que des murailles basses, sans tours ;. mais le saint évêque avait rassemblé au dedans un grand nombre de très-bonnes troupes de ses vassaux Ils combattirent. avec.avantage devant une des portes de la ville, ayant avec.eux l’évêque, qui, sans autres armes que son étole, ne laissait pas de s’exposer aux coups de pierre et de trait, dont toute
fois il ne fut point blessé. Le combat fini, après avoir donné les
ordres pour la déferise de la ville, il passala nuit en prières, et exciti
les femmes pieuses à se partager en deux troupes, dont l'une ferai à le tour de la ville en dedans, portant des croix et priant Dieu à haute + voix ; l’autre, prosternée sur le pavé de l’église, implorerait le secours
(Liv. LX. — De 022
EUDimar
4962 de l'ère cin
de la sainte Vie et les fit étendr leurs cris, ils p Après avoir jour, donna: la mettre leur esp étaient prêts à | approchait, ce rant la prendre:
le comte Tietba allèrent se:joind se prosterna dex et fit vœu de for victoire. S’étant
9 du saint évêque
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à signalée qui éût
Saint-dpurent, 1
Deux années | Lauresham, frèr et devint un des {l'âge de quatre + la conduite de l’ éléments de la 4 igoûta merveilleu:
littérature grecqu l'environnaient n( ses livres, qu'il ne négligemment © our, Où il fut un
Wdes sept arts libér.
et les philosophes leur servant quelq
vent témoin de le était un de ses ma D taisait venir pour 1
merveilles de sa © Il était fort oceu
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1 Vit, S, Udal. Act + Frod.
— De 92 utour de e retirait Dieu juslesa vie, ême jus-
Ysynode, È
‘faisait ne sainte ut extra-
e voiture
à cheval, tumes en }
‘d'autres a famille "visite, il
lieux, il à
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)CCASiOns on; mais né guerre igsbourg
quoique i Othon; présence ui Hari- 1sement,
avec une iube jus -que des assemblé vassaux, la ville,
étole, ne}
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Mimar,. Frod.
4962 de l'ère chr,]}
de la sainte Vierge. -H fit aussi apportértouslés éntiditanss “ua. cles fl étendré àvterre-autour de jai devant er rs leurs cris, ils priassent à leur manière: : | rares D Après avoir pris un peu de rej 8, il célébra la messé ai jour, donna la communion à ou ti « Ne À is mettre leur espérance qu'en Dieu. Le jour venu ) Come les Hongrois étaient prêts à: donner l'assaut, leur roi apprit que e roi ( “ | approchait, ce qui Pobliges de quitter la ville Pour aller à lui, esp rant la prendre sans résistance après l’avoir défait, L'évéque Udalric le comte Tietbald, son frère, et Plusieurs autres gortiréiit de nüit et allèrent se joindre au roi Othon, qui, pour se’ préparèr aû Combat se prosterna devant Dieu, se reconnaissant Je plus coüpablé dé tous et fit vœu de fonder un évéché à Mersebourg, si Dieu lüf dôtigatt 1, victoire. S'étant relevé, il entendit là messe et communia dé fr à du saint évêque, son-confesseur 3 Puis il prit le bouclier ét j4 Sainte lance, marcha contre les ennemis, et les défit par Jà “viétoire la plus signalée qui éût encore été remportée sur enx: C'était 1e jonr de Saint-dpurent, 1Qme d'août:955 1, à. RTE Deux années auparavant, c’est-à-dire en 953, l'abbé Branon: Lauresham, frère du roi Othon, avait étéélu pr ie Me et devint un des plus grands ornements de l’église d'Allemagne Dès [l'âge de quatre ans;:il avait été envoyé à Utrecht pour étudier sous la conduite de l’évêque Baldrie, Après qu'il ent appris lés’premiers éléments de la grammaire; on Jui fit lire le poëte Prudence:: til [goûta merveilleusement ; ensuite il Parcourut tous les äuteñis de la littérature grecque et latine. Ni les richesses, ni la foule deceux qui l'environnaient ne le. détournaient de l'étude, et il aimait tellement ses livres, qu'il ne souffrait point qu'on les gâtât ni qu’on les mañjit négligemment. Othon, son frère, étant devenu roi, Le fit venir à sa our, où il fut un modèle de doctrine’et de vertu. Ilrenouvelä l'étude ques sept arts libéraux ; il étudia les historiens; les orateurs, les poëtes et les philosophes, avec les hommes les plus savants, grecs et latins leur servant quelquefois d'interprète, et le roi; sOn frère, étant vu jent témoin de leurs doctes entretiens. Israël, évêque écossais: ui Détait un de ses maîtres, en parlait comme d’un saint ; les Grecs pr Haisait venir pour l'instruire, l'admiraientet rapportaient chez'enx les merveilles de sa conduite. jade Il était fort occupé à secourir les m laient à lui, sans toutefois se détour
LR À Ars
eh
alheureux qui säns césse recouner de ses études. I] composait,
1 Vit, S. Udal, Acta SS., 4 julit, Act, Bened., sect, 5. Regin,. cont. Herman.
DE L'ÉGLISE CATROLIQUE. 67
Wa ne,
SR
68 “HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LX— Dogs | il dictait, il eultivait l'élégance de la langue latine et l'inspirait aux à
à 962 de l'ère cl
ictait, il eultiv lui succédât. !
autres, mais, sans. fasle et. .avec une gravité polie. Hi s’appliquait, D péct dose n même après les repas, à la lecture et à la méditation, et ménageait DR }, sagesse'et:le très-soigneusement les, matinées.… 1} lisait sérieusement jusqu'aux DD 4 tout d'une comédies, ne s'attachant qu'au style. et comptant pour rien la ma- dessous d’un tière. Comme la cour du roi, son frère, était ambulante, il faisait por- avant ‘que le |
ter avec lui.sa bibliothèque et gardait sa tranquillité au milieu de cette agitation, s'occupent. même dans les marches. Il était trèsattentif. aux divins offices; et, voyant son frère Henri s’entretenir pendant la messe avec Conrad, duc de Lorraine, il prédit que leur amitié produirait, de grands maux : ce qui en-effet eut. lieu ; car il en résulia des guerres civiles. Tout ce qu'il y.avait en ce temps-là d'évêques ou d'hommes pieux qui avaient quelque grand. dessein pour la religion, regardaient. Brunon comme leur appui, et ne croyaient pas leur autorité suffisante pour faire le bien sans le secours de la sienne.
| quatre député lui demander aussitôt Brunc à extrême, ordor | er même tem] premiers soins H toutes les comm la superfluité ç la décence poss
: BRU “vs 2 Aussitôt aprè
Son premier gouvernement ecclésiastique fut la conduite de quel- de Fulde, avec: ques monastères, qu’il reçut étant encore fort jeune. Il s’erbervit il fai@Nen profe pour les réduire à l’observance régulière , partie de gré, partie de DE ue Je biograph force, et pour les rétablir dans leurs anciens priviléges par l'autorité rable sainteté, |
du roi, son frère, ne se réservant rien du revenu, pour lui ou pour les siens, que ce que. les supérieurs lui offrirent volontairement. Entre ces monastères, était celui de Lauresham ou Lauresheim, que le roi Henri avait refusé à un seigneur qui le demandait à contretemps ; car, dans la guerre que lui fit, au commencement de son règne, Gislebert, duc de Lorraine, soutenu par le roi de France, un comte très-puissant et qui lui avait amené de grandes troupes de ses vassaux, voyant le roi ahandonné de plusieurs des siens, crut qu’en une {elle occasion il.ne pourrait rien lui refuser. 11 lui envoya donc demander l'abbaye-de Lauresheim, dont les grands revenus lui-aideraient à entretenir ses troupes. Le roi dit qu'il lui ferait réponse de bouche ; le comte accourut, croyant avoir obtenu ce qu’il demandait. Le roi lui dit.en présence de tout le monde : Les biens des monastères ne sont pas destinés à entretenir des gens de guerre, et, d'ail: leurs, votre demande est plutôt une menace qu'une :prière ; c’est pourquoi. je ne vous accorderai jamais ni cette grâce, ni. aucune | autre. Si vous voulez vous retirer avec ceux qui manquent à la fidélité qu'ils 22e doivent, retirez-vous au plus tôt. Le comte, chargé de confusion, se jeta aux pieds du roi, reconnaissant la grandeur de sa faute.
Vicfrid, archevêque de Cologne, étsnt mort en 953, le clergé, les nobles et tout le peuple s’accordèrent à désirer que Brunon
le privilége d’e A martyr saint Pe logne avec le‘ps et les reliques bourgs 1,
Quant à la re et du roi Othon, elle se retira ‘au Là elle observait veilleuse dans se trer une modest:
ile vierge si on l'office où elle a:
à mais elle n'appro son époux, soit L prêtre son offrant mais depuis qu’e saint sacrifice P surpassa toutes 1 e huitième jour «
‘Acta SS., 11 oct
rait aux: à
pliquait, énageait Isqu'aux la masait porlieu de ait trèsntretenir que leur 1; car il emps-là dessein i, et ne ns le se-
de quel-
rbervit artie de "autorité
ou pour
rement, im, que contrede son nce, un »s de ses at.qu'en ya donc ui-aideonse de randaif.
monas-
t, d'ail R
e ; c'est aucune | la fidéargé de deur de
clergé, Brunon
‘Acta SS., 11 octob. Act. Bened., sect. 5.
à 962 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 69
lui succédât. Sa jeunesse élait'balancée par la maturité des mœurs ; l'éclat de sa naissance, par l'humilité et la douceur ;'sa science, par la sagesse'et-la modestie : ses richesses, par sû libéralité: If fut donc élu tout d’une voix : mais on craignait qué cette place ne parût audessous d’un si grand princé. L'élection se ft, Sélon ‘la coutume, avant que le prédécesseur fût enterré, et on envoya äû roi Othon | quatre députés du clergé de la cathédrale ‘ét quatre laïques, pour lui demander son ‘consentement, qu'il accorda de suite, envoyant aussitôt Brunon, son frère, à Cologne. 11 ÿ fut recu avec une joie extrême, ordonné évêque et intronisé sur oh siège. Lé roi lui donna | er même temps le gouvernement du royaume dé Lorraine. Les premiers soins de l'archevêque Branon furent d'établir l’union entre
j toutes les communautés qui dépendaient de son siége, de rétrancher
la superfluité des habits et de faire célébrer l'office divin avec toute la décence possible. es
Aussitôt après son ordination » il dépüta à Rome Hädumar, abbé de Fulde, avec'une lettre synodique au pape Agapit, dans laquelle il fais sa profession dé foi et demandait le pallium. Le pape Agapit, que le biographe de saint Brnnon appelle un Pontife d’une admirable sainteté, lui accorda non-seulement Île pallium, mais’ encore le privilége d’én'user quand il voudrait ; Il y joïgnit Iés réliques du
h martyr saint Pantaléon: Quand l'abbé Hadumar approcha de Co-
logne avec le‘palliumret les reliques, toute la ville alla au-dévant, ét les reliques furent déposées dans une: ancienne église des faubourgs 1, ar Quant à la reine Mathilde, mère du saint archevêque de Cologne et du roi Othon, après la mort du roi Henri l'Oiseleur, sôn époux, elle se retira ‘au monastère de Quedlinbourg, qu’ellé ‘avait fondé. Là elle observait toute la discipline ; et, conservant une dignité merveilleuse dans ses actions etses discours, elle ne laissait pas de mon. trer une modestie et une pudeur qui l'auraient fait passer pour
ile vierge si on n'avait vu’ les princes, ées enfants. Le nuit, outre
l'office où elle assistait, elle priait longtemps devant ‘et après. Jamais elle n'approcha de l’autel les mains vides, soit du vivant du roi k
son époux, soit après sa mort: Tous les jours élle présentait au
[ prêtre son offrande de pain’ et dé vin pouf le salut dé toute l'Église;
mais depuis qu'elle fut veuve, elle né céssa point de faire offrir le
#aint sacrifice pour les péchés du roi, sOn époux, en quoi elle
Surpassa {outes les femimés de son temps. Elle obéerva toute sa vie ehuitième jour de là mart du prince, le trentième et l'anniversaire.
eee
NH ‘Acta SS., 14mart 4 Post Theoph.,n. 19. Si. Mag, n.:32. Anon:,n; 32.
à 962 de l'ère chr.] des habits, selon leur besoin. Elle observaitexactement de faire tous les jours quelque ouvrage de ses mains 4, CUT FO - Fi .) Jinieg Tel était, au milieu du dixième siècle, l’état religieux et politique de l'Occident. Il y avait des commotions politiques, il y avait, comme
toujours, les misères humaines, et dans l'Église universelle et ‘dans les sociétés nationales; mais, par l'intermédiaire dé l'Église de Dieu,
il y avait partout un principe de vié, de guérison; de restauration, et de force plus qu'huinaine. Nous l'avons vu, et nous continuerons à le voir, Et c'est même là le grand mystère de l'histoire humaine. En Orient, chez les Grecs, ce principe de vie et de restauration allait s'affaiblissant, et c’est un autre mystère dont l’histoire-doit cheréhér l'explication. RE CAMES ie she ass À Constantinople, le : patriarche Nicolas le Mystique : mourut l'an 925. Étienne, métropolitain d’Amasée , qui était eunuque ; fut reconnu patriarche au mois d'août de la même année ; mais il ne jotit de cette dignité que deux ‘ans et onze mois , et mourut le 4hre-de juillet 928. Son‘suveéesseur fut-le moiné Tryphon, qui était en répu-
D tation de sainteté ; et toutefois il souffrit, contée les règles, de n'être
ordonné que pour un temps, jusqu'à ce que Théophylacte, fils: de l'empereur Romain Lecapène, fût.en âge de recevoir la dignité patriarcalé qui lui était-destinée ; et c’est le: premier exemple illustre de cet abus ; nommé depuis confidence; et qui, comme on voit, commence à Constantinople et chez les Grecs: + a Ver Tryphon fut ordonné patriarche de Constantinoplé:le 44m de décembre 928. HI fut déposé au mois d'août 934, et se retira à son monastère, où-il mourut. Le siége de Constantinople demeura vacant
D pendant un an et cinq mois, parce: que- Fhéophylacte était-encore
trop jeune. Enfin il füt ordonné-le jour d® la Purification, 2 février 933, à l'âge de seize ans ; et cetté ordination se-fit du consentement du pape Jean:X4, qui avaitenvoyé des légats avecune lettre synocique pour l'autoriser , sans doute.par dispense ; car pour les ordinations, ls Grecs faisaient moins. attention à l’âge que les Latins, Les his-
A toriens grecs ajontent que:ce furent les légats du Pape qui plscèrent
Théophylacte sur.Je siége-patriarcal-2: Luitprand, qui-vint:à Constantinople trente: cinq ‘ans après, dit que le: pape Jean XEaccorda au patriarche Théophylacte et:à ses successeurs:le pallium à perpétuité, et que de là:est né l'abus si répréhensible, que non-seulement les patriarches, mais encore tous les évêques grecs portent le pallium. C'est une nouvelle erreur: de: Luitprand ; car plus de soixante ans
Auparavant, au huitième concile général, nous avons vu le-patriarehe
73 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. UX. — Deg DR à 962 de l'ère chr
saint Ignace rendre le pallium à chaque évêque photien qui se récon. Avant de pla ciliait à l'Église. L'usage de cette sorte de pallium parmi es évèques BE stantinople, l'a: grecs. ne pouvait donc pas venir du pape Jean XE: c’est l'envie de BR miers sur le tro médire ant à + »mpé Luitprand 1. e il avait déclaré. Mur oi sv ) historien du Bas-Empirerésume, d'après les auteurs M suite la qualité Sci, l: vvuauité du patriarche Théophylacte. Dès qu'il fut maitre M et il leur associa de ses démarches, il ne justifia que trop la sagesse des lois cano- M nouveaux empe niques qui ont. fixé l’âge auquel il est permis de monter aux divers BA genète, fils de I degrés de la hiérarchie. IL ne connut plus de règle et se livra sans D quatre fils ou pe pudeur à-toutes ses pas:!113, M méprisait les fonctions de son mi. BR affermi sur le tre nistère. Maître des dispenses, il crut pouvoir se dispenser lui-même MN en 931, après sc des lois de l'Évangile et de toute décence. L'histoire avertit qu’elle Le 20 décemb rougirait de raconter ce qu'il ne rougissait pas de faire. Il fournissai BR entre avec des ‘aux dépenses de ses débauches par le trafic des évêchés et des autres BR dans son lit, le places ecclésiastiques, qu’il vendait au plus offrant. Il porta jusque BA moindre cri, l’er dans le sanctuaire le goût de la dissipation et du plaisir: et, pour BE du palais, et de égayer la sérieuse dignité des cérémonies de l'Église, il introduisit BA On l’enferme da dans les offices publics les plus solennels des danses; des divertis- M les cheveux et 0 sements, des clameurs insensées, des chansons profanes et même DM vingt-six ans. déshonnêtes, qui, mêlées au chant des hymnes, alliaient le culte dl L' mpereur R, diable avec celui de la Majesté divine. Un auteur, qui vivait cinquante: dévoré d’ambiti: ans après, obse, 7e que cet usage monstrueux n’était pas encore aboli vices. IL aimait | de son temps. On peut croire que c’est de là qu'il s'est répandu ju- BP était plus forte er qu'en Occident, où une ignorance licencieuse a maintenu dans quel un hiver si rigou ques diocèses, pendant des siècles entiers, un abus aussi scandale ÎN pendant quatre r que ridicule; malgré toutes les censures ecclésiastiques. Les chevaurB ravage affreux ; u étaient la passion dominante de Théophylacte, On lui er comptaiB et une pierre én: plus de deux mille : ses écuries emportaient tous ses soins : c'étai ville, écrasa soix: pour lui la portion la plus chérie de son diocèse. Insensible au: de misérables et 4 misères des pauvres, il nourrissait ses chevaux, à grands frais, des taux étant rempl fruits les plus exquis, et n’épargnait pour eux ni les liqueurs les plu BE loger les malades recherchées ni les par‘ums les plus précieux. On rapporte qu'un jeuB boîtes fermées, :: de jeudi saint, tant: qu'il célébrait la messe, on vint lui annonæ BE mônes. ILtirai! 1 que sa plus belle jument, qu'on lui nomma, venait de mettre bas M en coûitait tous le L'impatience que lui causa une nouvelle si intéressante lui ft acheve Bi secourir tant. les € saint sacrifice avec une indécente précipitation ; il jette aussitôt se Î faisait tous les jo habits pontificaux, court à son écurie pour voir le poulain, et ce nf distribuait encore fut qu'après l'avoir contempié à son aise qu’il revint à Sainte-Sophie trois moines. On ! achever l'office. Nous lui verrons trouver la mort dansune cavalcade BN ce temps d’infort son occupation ordinaire 2, ne cessa d’employ
Q + F soulagement des
E tretien des monast
1 Pagi, an 958. Luitpr., Leg. —3 Hist, du Bas-Empire, 1. 13.
t qu’elle urnissail es autres a jusque et, pour itroduisi divertiset même
culte du
inquante ore abol
ndu jusË
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indaleur
chevaur comptait à: c'était
rais, des les plus l'un jour nnoncet ttre Das, achever ssitôt ses et ce ne
-SophiE
valcade,
à 962 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 73
Avant de placer son quatrième As sur le siège patriarcal de Constantinople, l'empereur Romain Lecapène avait placé les trois premiers sur le trône impérial, Dès sen avénernent à l'empire, en 920, il avait déclaré-empereur son fils aîné, Christophe. Il donna dans la suite la qualité d'empereurs à ses autres fils, et Constantin, et il leur associa encore Romain, fils aîné de Christophe. Tous ces nouveaux empereurs prenaient le pas sur Constantin Porphyrogenète, fils de Léon le Philosophe. Avec -un ‘fils patriarche, avec quatre fils ou petits-fils empereurs, Romain Lecapène se croyait bien affermi sur letrône. 1} y fut trompé. Son fils aîné Christophe mourut en 931, après son propre fils Romain.
Le 20 décembre 944, l'empereur Étienne, second fils de Lecapène, entre avec des conjurés dans l'appartement de son père, le saisit dans son lit, le menace d’un plus mauvais traitement s'il jette le moindre cri, l'enveloppe d’un voile et le transporte sans bruit hors du palais, et de là dans l'île de Proté, à l'entrée de la Propontide. On l’enferme dans un monastère, où, sur-le-champ, on lui coupe les cheveux et on lui fait prendre l’habit de moine. H avait régné vingt-six ans.
L'empereur Romain Lecapène avait du bonet du mauvais. Il était dévoré d’ambition et de passions libertines, mais il rougissait de ses vices. IL aimait l'argent, maïs la compassion pour les malheureux était plus forte en lui que l'avarice. Au jour de Noël 932 commença un hiver si rigoureux, que la terre fut couverte de neige et de glace pendant quatre mois entiers. La peste, la famine-firent encore un 'avage affreux; un incendie consuma une partie de Constantinople ; & une pierre énorme, détachée de la voûte d'un des marchés de la
M ville, écrasa soixante personnes. Tant de calamité: remplirent la ville ible au
de misérables et firent connaître la charité de l’'er pereur. Les hôpilaux étant remplis, il fit fermer les portiques de cloisons, pour y loger les malades, De distance en distance, en dehors, on posa des boîtes fermées, rais percées d’une ouverture pour recevoir les aumônes. Il.tirai de son trésor les charités les plus abondantes ; il lui en coûtait tous les mois cinquante mille écus de notre monnaie pour secourir tant. les malades que les autres pauvres de sa capitale. Il faisait tous les jours manger à : sa. table troi pauvres, auxquels il distribuait encore. une aumône; le mercredi et le vendredi c'était trois moines. On faisait une lecture édifiante pendant le repas. Après @ temps d’infortune, dont ses libéralités adoucirent la rigueur, il ne cessa d'employer, le reste de sa vie, une partie de ses-trésors au
Soulaoamant
fgement des malheureux, à la décoration des églises et à l'en-
E tretien des monastères. Il respectait les n nes dont il connaissait la
ordres, :il écoutait leurs remontrances fautes et versait des lrrmes,
(Liv. LX, — De 9»
vertu ; et, loin de s’otfenser de leur liberté à le reprendre de ses dés.
avec douceur, avounit ss mais sans se corriger. Le moine Basik
lui ayant un jour reproché en face qu'il se déshonorait Mi-même a
qu'il attirait-sur lui-et sur ses États la les filles de ses sujets, il reçut cette c fusion, et voulut même la payer d’ fusa. La misère des temps avait
colère de Dieu, en-corrompant orrection avec une humble con.
une somme d’or, que le saint re.
ruiné quantité de familles, et h
somme de l'argent emprunté-par des débiteurs insolvables. dans k ville. de Constantinople montait à.trois millions de nos livres. H s’en chargea ; et, après avoir satisfait les créanciers, il fit brûler au milieu d’une place toutes les-obligations. 1l paya de plus:le loyer dû poy les habitations, I fit rebâtir ou réparer plusieurs villes de Thracee de Macédoine ruinées par les Barbares. Constantinople vit, par ses ordres, élever plusieurs palais, planter des jardins délicieux ; naï elle lui sut'encore plus de gré d'ouvrir des asiles à la ‘misère, à là vieillesse et aux-maladies. Compatissant aux malheurs des exilés, il ne les perdait pas de vue ; il était attentif à s'informer de leur état, i les secourir dans leur indigence, aussi empressé à les rappeler,
qu’eux-mêmes à revoir leur
avait personne en exil 1.
Il fut vengé peu après de:ses deux fils Étienne et Constantin ; car l'empereur Constantin Porphyrogenète, averti qu'ils avaient aus conspiré contre lui, et jugeant bien qu'ils l’épargneraient moins en: Core-qu'ils n’avaient épargné leur père, les fit arrêter le 27me de Janvier 945; comme ils étaient à:table avec lui. Ils furent: emmenés
en exil dans les îles voisines, à des ciercs. Peu de temps a
voir leur père;
patrie; et, lorsqu'il fut détrôné, il n'y
et on leur fit couper les cheveux comme près, ayant obtenu la permission d'aller Bi ils vinrent à l'ile Proté, et, le voyant revêtu del'habit
monastique, ils furent sensiblement touch dit ces paroles dé l'Écriture : J'ai en ils m'ont méprisé. Il fut consolé dans son exil par deux moines de E grand mérite, Sergius:et Polyeucte. Celuf- Sergius était neveu du fameux Photius ;
és. Le vieillard pleura, & gendré et élevé des enfants, et
ci fut depuis patriarche.
mais plus illustre-par «
vertu que par s4 naissance, et sa science n’était pas moindre que s vertu. Ïl avait un grand discernement, une grande fermeté, beaucoup d'agrément dans ses manières:et ses discours, et une grande humilité.
Romain, étant
encore empereur, l'avait toujours auprès de lui, et
lhonorait comme son père spirituel, Constantin, son fils, ayant Voulu se révolter dans son exil, tut
1'INetdd' Bas Entre, | 79.
à 062 de l'ère el celui qui com main ayant v tères et à toute assemblé trois présenta dans prêtre allait fa étaient écrits t Les moines cri leur demanda donnèrent, il c donna à un pe les pieds, en tous les autres, chetée aux au caire, abbé du fit jeûner tous on prétend qu effacés, et, qu’ blanc. Il le.mor absolution par | Nonobstant.ç une conjuratior quelques autres fut découverte € le 45m de juin auquel l’élévatic des crimes et de reste s'éteignit | Constantin P fut demeuré :se mais il ne.vemp sujet au vin, fu, punissant sans n les charges-et les le chambellan.B eut de meilleur, cadence par la:n les rétablir, che:
seigner. I dom slantin, premier
1 Anonym, Post :
UX ; Niai isère, à là s exilés, i eur état, à rappeler, né; il n’y
antin ; car ient aussi noins en:
> 27me de emmenés IX comme
on d’aller Bi
de'habit lenra, ét fants, el 1oines de riarche, e“par 4 e que 4 Jéau COUP aumilité.
édui, et
exil, tua
à 062 de l'ère chr:] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 75
celui qui commandait ses gardes et fut tué lai-même. Ce que Romain aÿant vu en songe le-même jour, il envoya à tous les monastères et à toutes les laures, jusqu'à Jérusalem et à Rome; et, ayant assemblé trois cents moines au lieu où il était, le jeudi saint il se présenta dans l'église sans tunique et sans manteau, lorsque le prêtre allait faire l'élévation du pain sacré. 1 tenait un papier où étaient écrits tous ses péchés, et les déclara devant tout le monde. Les moines crièrent A yrie eleison, en versant des larmes ; et Romain leur demanda l'absolution, s’inclinant devant chacun d'eux. Ils la lui donnèrent, il communia ; et, comme ils allaient se. mettre à table, il donna à un petit garçon une corde. et un fouet, dont il lui frappait ls pieds, en disant : Entre, mauvais. vieillard 1 Et il s’assit après tous les autres, pleurant et gémissant. II envoya sa confession. cachetée aux autres caloyers ou moines, particulièrement à Dermocaire, abbé.du mont Olympe, avec deux.cents livres d'or. Celui-ci fit jeûner tous ses moines pendant deux semaines, après lesquelles on prétend qu'il eut révélation que les péchés de Romain étaient effacés, et, qu'ouvrant sa confession, il ne trouva plus qu’un papier blanc. Il le montra à tous les moines, qui envoyèrent à Romain ane absolution par écrit, et elle fut enterrée avec lui.
Nonobstant cette pénitence, Romain ne laissa pas de consentir à une conjuration que forma le patriarche Théophylacte, son fils, avec
quelques autres, pour le rétablir sur le trône ; mais lu conjuration |
fut découverte.et les eSupables punis. Enfin, le vieux Romain mourut le 15m de juin.948; dans l'ile .Proté, lieu-de son. exil. Ce prince, auquel l'élévation de sa famille avait coûté tant de travaux, et même des crimes et des perfidies, en vit périe une partie de son vivant; le resle s'éteignit bientôt après: lui sansJaisser detrace 4. Constantin Porphyrogenète régna encore quinze ans, depuis qu’il fut demeuré ‘seul empereur, délivré de Romain et de ses enfants ; mais il ne.vemplit pas l'attente qu'on avait-conçue. de lui. Il était sujet au vin, fuyant: le travail, difficile à apaiser dans sa colère, et punissant sans miséricordé. Sa paresse lui faisait donner sans choix les chargeset les emplois : de:quoi l'impératrice Hélène et son frère le chambellan Basile profitaient pour les vendre. Ce que Constantin eut de meilleur, fut l'amour des:sciences et des arts, tombés en décadence par la:négligence,de ses prédécesseurs. IL s’appliqua donc à les rétablir, chercha ceux. qui y excellaient, et les chargea de les enseigner. Il donna l'intendance de l’école de philosophie à Conslantin, premier écuyer et secrétaire intime ; .celle.de rhétorique à
! Anonym, Post Theoph,
76 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LX. — De ou MR 962 de l'ère chr.]
Alexandre, métropolitain de Nicée ; celle de géométrie: au’ patrice loi, qui se tre Nicéphore ; celle d'astronomie au secrétaire ‘Grégoire. 1 prensBeur serait hont grand soin des étudiants, s'entretenait souvent avec eux, lear don. Mre demandaient nait de l'argent, les faisait même manger à sa table : ainsi leg étude Me serait racheter
{firent en peu de temps un grand progrès. L'empexeur ne néglizes Biprévalut. Le-voil pas les arts ; il avait une telle: connaissance de la peintüre, ‘an Mirlergé et d'une f l'avoir apprise, qu'il corrigeait les maîtres mêmes, et aussi les 6," MCelte relique, si. vres; les forgerons, les tailleurs de pierres, descendant jusqu'an but d'abord ports arts mécaniques. H avait beaucoup de religion, aû moins extérieure PAR YeC grande véné et jamais n'allait à l'église aux jours solennels sans donner de ma. Boignit au clergé « gnifiques offrandes, des vases d'or ornés de pierreries, “et des o7.RiPlle reçut les hon nements d'étoffes précieuses: On loue encore: sa justice et sb PE le palais 4,
“humanité. Mob HAE mx 0 Le patriarche 1
Après avoir rassemblé une bibliothèque nombreuse, qu’il rend Bi église de Consta publique, il travailla lui-même et fit travailler sous ses yeux à extra Pipecupation ordina
de cette multitude d'ouvrages ce qu'il y avait de plus utile. C'est à B fut pris d’une vi
ses soins et à.ses ordres qu'on est redevable des livres d'agriculture Porta mieux ; r
intitulés Géoponiques, des traités dé la médecine vétérinaire nommé Ba "échés, d'aimer 1
Hippiatriques. Mais l'ouvrage le plus considérable qui ait paru sous pon rang. Iltraîna
eo nom est un grand recueil Où il avait rassexublé, sous :cinquante B°nt il mourut le <
trois titres, tout ce qu'il avait trouvé de plus mémorable dans «BReuvais prélat, 1
anciens sur différentes matières: On aurait pu noinmer ce recvaR#0nstantinople. S,
Encyclopédie historique. 1 n’était extrait que des auteurs grecs, 1rendu, mais ass
ne-nous en reste que deux articles, le os opère qui traite daesnant à la vie x
ambassades, et le cinquantième, des vertus et des vices. Il n'est pa D Vocation qu’ils certain que- Constantin soit lui-même l’auteur ‘de -tous ses écrits; Benne. Il fut l’exer mais ceux qui lui appartiennent comme sortis de sa plume et qui Science du salut sont parvenus jusqu’à nous, sont les deux livres qui contiennent k évêque d'Héraclé description géographique des provinces de l'empire tel qu’il étai ie disgrâce de l’emp alors, et le traité de l'administration de l'empire ; adressé à son fil BR Césarée, auquel l'empereur Romain. On a encore de lui une vie où plutôt un pané BR éraclée. Cette &yrique de son aïeul l'empereur Basile, un fragment dé tactique, enfin B°uVeau prélat plu uné histoire de la fameuse image d'Édesse ?, : pmme irrégulière.
C'était un -voile que l'on gardait dans cette ville,'et sur lequel o BE "nt dans les dipt: croyait voir la face ce Jésus-Christ imprimée, disait-on, ‘par lui. BR à la commun méme, et envoyée au roi Abgnre. En 949, ungénéral dé l'émperen Bi" 5e quatrième Romain Lecapène, étant:sur le point de-prendre la ville d'Édésse su Bt durée par ca les Sarrasins, menaça d'en passer tous-les habitants au fil de l'épée BE 12ts également ri si on ne lui remettait'ee voile fameux, offrant au contraire de rendre Bst"cté de leurrécor à ce prix tous les prisonniers. Le calife Almottaki consulta les gens "dit bientôt lui-m
Fa ,
1 Post Theopk, Crdren. Post Theopa.
= peon MR 2 de l'érechr}. DE:L'EGLISE- CATHOLIQUE. + patri.Miide loi, qui se trouvèrent.
A Ps Bbeur serait honteux d’ don.
put riarche, suivi du ire, ‘an Mirlergé et d'une foule de peuple , alla au-devant jusqu'en Bithynie. iles 0.1: MCette relique, si célèbre en Orient, entra dans:la ville le 45 août, et jusqu'an fut d'abord portée à l’église de Blaquernes, où l'empereur la: reçut xtérieure BRvec grande vénération, Le lendemain, toute la famille impériale se er de ma. Moignit au clergé et au sénat pour l'accompagner à Sainte-Sophie, où t:-des w. Mlle reçut les hommages de tonte la ville. Elle fut, delà, transportée ce et sb La le palais 1, D Le patriarche Théophylacte scandalisait depuis plus de vingt ans s'il rent BA église de Constantinople. Dans une cavalcade , ce qui faisait son à extra Ppecupation ordinaire » S'étant froissé rudement contre une muraille, e: C'est a fut pris d’une violente hémorrhagie, Après avoir été à la mort, il gri culture porta mieux ; mais il ne se. corrigea pas-et continua de vendre des nommé véchés, d'aimer les chevaux et de mene: une vie molle et indigne de paru sou Ron rang. Il traîna ainsi deux ans, et son mal se tourna en hydropisie, inquante Pont il mourut le 27 février 956. Pour réparer le mal qu'avait fait cedans lBPauvais prélat, l'empereur nomma patriarche Polyeucte, né à e recu 0nstantinople. Ses parents, par un esprit de dévotion fort mal grecs, IE tendu, mais assez ordinaire parmi les Grecs. de ce temps-là, le traite duBestinant à la vie monastique, l'avaient fait eunuque dès l'enfance. n'est pa D: vocation qu’ils lui avaient donnée se trouva par bonbeur être la s écrits Benne. Il fut l'exemple des monastères, et devint aussi éclairé dans ne et qu science du salut qu’il était vertueux et détaché de tout intérêt. snnent kB Cvêéque d’'Héraclée, qui devait sacrer le Patriarche, étant alors dans nil étar Be disgrâce de l’empereur, Polyeucte fut ordonné Par le métropolitain y son fik Be Césarée, auquel cette fonction appartenait au défaut de celui in pané- Héraclée. Cette circonstance commença à indisposer contre le: ue, enfin BRCuVEau prélat. plusieurs évêques , qui regardèrent son ordination é pme irrégulière. Polyeucte augmenta ce mécontentement en inquel 8 Frant dans les diptyques le nom du patriarche Euthymius, qui avait sèr Jui. Bis à la communion l’empereur Léon, excommunié par Nicolas veur EPS ses quatrièmes noces. Il se forma un schisme, mais qui fut de | “# sure durée par complaisance pour l'empereur, et qui rendit ces n épée lats également ridicules par la cause de leur séparation et par la , es : èreté de leur réconciliation. Polyeucte, moins courtisan qu’évêque, les gen R érdit bientôt lui-même les bonnes grâces de l'empereur par la fl
nn Post Theopa.
78 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv/LX: Degn liberté qu'il prit de lui faire des remontrances sur les malversations de ses proches, qui pillaient l'église et l'empire. Théodore, évêque Ê de Cyzique, homme puissanten intrigues, souleva une partie dwclergé. et l’empereur, séduit par ces cabales, cherchait l’occasion de déposer |
Polyeuste, lorsque la mort fit échouer ce mauvais dessein 4,
* Dès l'an 949, Constantin Porphyrogenète avait fait coûronne empéreur Romain, son fils ; c'est pour ini qu’il compose son Traité sur la manière de youverner l'empire. Mais, dix ans après, le fils s’en. nuyait d'attendre. Excité surtout par sa femme Théophano; qui était fille d’un cabaretier, il résolut de hâter la mort de son père. Un jour donc que le père devait prendre une médecine, :ôn fils y fit mêler du poison. Par un bonheur extraordinaire, l'empereur , tenant en PR main la coupe empoisonnée, fit un faux pas et en répañdit la plus Ë grande partie. Ce qu’il en but n'eut pas assez de force pour lui ôter la vie, mais le fit tomber dans une langueur dont il ne pv* guérir. AuBieutres. Parmi les mois de septembre 959, il alla au mont Olympe en Natolie, sous Luc le Jeune et.sa prétexte de se recommander aux prières des solitaires avant que dd BE Les parents de marcher en Syrie contre les Musulmans, mais en effet pour prendre Ba terre ferme pou des mesures avec Théodore de Cyzique, touchant la déposition dun Thessalie, vers patriarche Polyeucte. Là il retomba malade, et, sentant de grande Be jeûne, ne mang: douleurs, il se fit rapporter à Constantinople, où il mourut le 9me d’oc ifement de pain d’e tobre, âgé de cinquante-quatre ans. Son fils Romain lui succéda, Père l'occupant à
Ce prince, surnommé le Jeune pour le distinguer de Romain Le Bihourriture et ses h capèné, était âgé de vingt-un ans. Monté sir le trône par un par: Bout nu. Ilentra .d ricide, la suite de son règne répondit à ce commencement. 11 pri ietit habit ; mais se pour officiers du palais les compagnons de ses débauches, pour prin-Molitude plus près
cipal confident un moine apostat. A:la suggestion de sa femme, ilB@lit à l’âge de dixchassa du palais l'impératrice Hélène, sa mère, et ses sœurs, qu'il Mastique, de deux n sépara d'elle et qu'il fit raser de force comme religieuses. Sa mère Bon, et qu'il logea Hélène en mourut de chagrin. Pour lui, s’étant déchargé de toute Ml augmenta ensui les affaires sur un eunuque nommé Bringas, il n’en eut point d'autre Becut le don des mir: que ses plaisirs. Il passait sa vie avec des femmes perdues et ‘ave ion des Bulgares, des hommes encore plus méprisables. Des comédiens, des bouffor: @f 11 dit un jour à c: faisaient sa compagnie ordinaire, Sa plus sérieuse occupation étai Bui porte un pesant la chasse. Rarement dans son palais, M vivait dans ses maisons def" sur la montagne campagne ou dans les forêts, au milieu des chiens, toujours à kortit rien, et dem poursuite des bêtes. lendit sept jours,
Voiei le détail d’une de sès journées, selon le récit d’un pané: ardant de travers, gyriste. Le matin il'présida aux jeux du cirque ; il dinia ensuite ave Reset ? pourquoi le
le sénat, distribua des précents aux convives, joua à la paume avec Bi puer des hommes r
à 962 de l'êre: chr:
ls plus habiles phors, tua à lac à soi. palais. L’h tivité si infatigab) ses moments. $ tant âgé que de poison, soit de 1 été donné par sa Tels étaienten gé ainement, à Ja 1 leurs défauts, val De plus, vers le dent un grand na Mie et de force px
1 Past Thaoch laA: ! Cedren Hist, du &
Es
it la plus Ë ' lui ôter iérir. Au lie , sous \t que de ” prendre sition du grandes Pme d'o ccéda, nain Le-
un par:
Il pri ur prin-
mme, ii
rs, qu'il Sa mère le toutes d’autres et avec bouffor:s jon était isons de Jurs à la
m pané:
iite avec Es ne avec
De jeûne, ne mangeant n: chair, ni œufs,
ait rien, et demandait Luc,
per des hommes rustiques e
à 962? de l'ère: chr:] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 79
ls plus habiles joueurs et gagna plusieurs parties, passa le Bos- M phors, tua à la chasse quatre grands sañgliers et les rapporta je soir
à soi. palais. L’historien grec. ne-peut s'empêcher d'admirer une activité si infatigable et le royal usage que-ce prince savait fa/>e de tous ses moments. Son règne ne dura guère. Dès le 45 mars 963, n’étant âgé que de vingt-quatre ans, il Mourut soit de débauche, soit de poison, soit de l’un et de l’autre : on disait que le poison lui avait été donné par sa femme, pour laquelle il avait fait mourie son père. Tels étaient en général les empereurs grecs de Constantinople. Cerainement, à la. même époque, les princes de l'Occident, avec tous
leurs défauts, valaient beaucoup mieux 1, .
enant en FN De plus, vers le milieu du dixième siècle,
nous trouvons en Occimais des saints pleins de mes et pour sanctifier les ons que deux solitaires, saint
dent un grand nombre de saints illustres, vie et de force pour se sanctifier eux-mé autres. Parmi les Grecs, nous ne trouv Luc le Jeuneet saint Paul de Latre.
Les parents de Luc, originaires de l'ile d'Égine, aterre ferme pour se garantir des incursions des en Thessalie, vers l'an 890. Dès l'enfance, il prati
Passèrent dans Arabes, et:il nagr:t que l’abstinence c<:
ni fromage, vivant ordinaiement de pain d'orge et de légumes, et ne buvant que de l’eau, Son
ère l'occupant à garder un troupeau, il donnait avv pauvres sa hourriture et ses habits, en sorte qu'il revenait quelquefois au logis out nu. ILentra d'abord dans un monastère d'Athènes et y prit le petit habit ; mais sa mère l'en retira et lai permit ensuite de vivre-en olitude plus près d'elle, sur le mont de Saint-Joannice, et il s'y éia-
plit à l’âge de dix-huit ans. Ce fut là qu’il reçut le grand habit mo- Mastique, de deux moines vénérables qui allaient à Rome en deputaon, et qu'il logea en passant ; car il exerçait volontiers l'hospitalité.
augmenta ensuite ses jeünes et ses autres exercices de piété, et eçut le don des miracles et de prophétie ; en sorte qu’il prédit l’incur-
sion des Bulgares, qui ravagèrent quelque temps après tout le pays. à 1! dit un jour à ceux qui étaient avec lui
: Il nous vient un homme fre beaucoup ; puis il se re- > vint un homme seul, qui ne disantavoir besoin de son secours. Il lendit sept jours, après lesquels le saint homme parut, et, le reardant de travers, lui dit d’un ton rude : Qu'as-tu à faire ‘dans ce sert ? pourquoi laisses-tu les pasteurs de l'Église, Pour venir chert ignorants ? Comment oses-tu paraître,
jui porte un gesant fardeau, et qui sou la Sur la montagne. Incontinent après
DiCeodran or:
ist, Gu Bas-Empire, |, 14.
80 HISTOIRE UNIVERSELLE * [Liv.EX: De 9% à étant chargé de si grands crimes ? Déclare publiquement le meurtre que tu as commis, afin que Bien te pardonne. Le pécheur, éffrayé, dit : Homme deDies, pourquoi me-demandez:vous ce que vous savez R déjà, quoique je l'aie fait en secret ? Mais, pour vous obéir, je dirai tout. Alors ildéclara toutes les circonstances de son crime, et se jeta:
La 962 de l'ère ch
qui ne servira.
les autres part n'en tombe pa
Luc fut enc enfin il se fixa
aux pieës dusaint, le priantde ne pas le dédaigner. Luc le releva, lui Ed avait une font
donna les avis et les règles qu'il crut convenables, lui ordonnant entre autres choses d'aller à la sépulture du mort, d'y répandre beaucoup de larmes, de lui faire célébrer honoranlement le service du troisième, du neuvième et du quarantième jour ; d'y faire, si} pouvait, au moins trois mille génuflexions, surtout de pleurer son péché tout le reste de sa vie et de l'avoir toujours devant les yeux.
Après que Luc eut passé sept ans au désert de Saint-Joannice, il fut obligé de quitter le pays avec tous les autres habitants, par h crainte des Bulgares, qui, sous ieur roi Syméon, vinrent le ravager vers l'an 915. Luc se retira dans une île, où les Barbares étant! encore passés, il s’en sauva à la nage et vint à Cormnthe: Làde désir de lire l’Écriture sainte le fit aller à l’école avec les enfants, quoiqu'il eût de la barbe et.füt âgé d'environ vingt-cinq ans; mais les mau= vaises mœurs des écoliers le dégoûtèrent bientôt de l'étude, et il se mit auprès d’un stylite qu’il servit dix ans, péchant pour lui, por: bi tant du bois et lui faisant la cuisine. La paix étant rétablie, sous Pierre, roi des Bulgares, Luc revint au mont Saint-Joannice. Ayant E appris que l'archévêque de Corinthe passait par là, il alla Ie trouver et lui porta des herbes de son jardin. L’archevêque, s'étant informé
agréable ; mai:
fut à qu'il mot changea sa: cel comme il en :
l'honore le 7me
Brapport à l'év
abbé en Sicile, }
Quant à sain Pergame. Son ] la guerre contr thynie, près de Lils. Basile et P le point des no la laure de Sain ses parents et € Latre. De là, il leur mère, était A sarder les pour les mains de Pi
qui il était, voulut voir sa cellule, et, fort édifié de sa mänière dMlui-même avait
vivre, il lui fit donner une certaine quantité d’or. Le saint homme le refusa, disant : Seigneur, je n'ai point besoin d’or, mais seulement de prières et d'instruction. Toutefois, voyant le prélat affligéh de son refus, il prit une pièce d’or. Puis il lui dit avec une grandeR humilité : Seigneur, nous autres que nos péchés ont réduits à de-
Ddu jeune Paul, .
lourna au mont Paul s’exerçai isommeil. On ne seulement contre
meurer dans les déserts et les montagnes, comment pouvons-nous BÆjamais dire une
participer aux mystères terribles sans avoir de prêtres? L’ärchevêque répondit : H faut avoir un prêtre sutant qu'il se peut. il es absolument i.apossible, il faut mettre le vase des présanctifiés sur hs
venir du feu de.
lui refusa toujou tirer dans le dés
sainte table, si c'est dans un orotoire : si c’est dans une cellule, suemort de l'abbé, un banc très-propre. Ensuite, ayant déplié le voile, vous mettre BBami, et ils se ret dessus les saintes particules. Vous ferez brtiler de l'encens, puis vof laure des Cell
chanterez les psaumes des Typiques ou le Trisagion, avec le symbok es de la foi. Après avoir fait trois génuflexions, vous joindrez les mains, “à. et vous prendrez avec la bouche le Corps de Jésus-Christ, en disant Bis
. is : s aa amen. Au lieu du précieux sang, vous boirez du vin dans une coupe
Mère-de-Dieu. D:
pour avoir de que
! Acta SS., 3 feb: .
.— De 9% le meurtre r, éffrayé, vous: savez DE n'en tombe pas le moindre fragment.qui puisse être foulé aux pieds, r, je dirai Luc fut encore obligé de changer quelcnefois de demeure; mais » et se jeta BE enfin il se fixa dans J’Attique, en. un lieu nommé Sotérion, où il y.
qui ne servira à -aueun autre usâge.: Vous: renfermerez avec le voile
releva, lui Éd avait une fontaine et un bois qu'il défricha, et enfin un. jardin
ordonnant BS agréable ; mais il en éloïigna sa cellule, afin d’être plus caché, Ce répandre DS fut là qu’il mourat saintement vers l'an 946, et il y fut enterré ; On: le service’ N changea sa cellulà en oratoire, et il.s'y fit quantité de: miracles,
faire, Si comme il en avait fait plusieurs de son vivant. L'église grecque euver son BA l'honore le 7me de février, et le nomine saint Luc le Jeune, non par les yeux. BSrapport à l'évangéliste, mais pour le distinguer d’un autre Lue, annice, il DS abbé en Sicile, près du mont Etna, plus ancien au moins d’un siècle1, ts, par hi Quant à saint Paul de Latre, il était né en Asie, à Éléc, près de e ravager D Pergame. Son père Antiochus, officier sur la flotte, ayant été tué à wes étan/ D a guerre contre les Musulmans, sa mère Eudocie se retira en Bià le désir Bthynie. près de Marycate, d'où était saint Joannice.. Elle avait deux quoiqu'il fils. Basile et Paul, dont nous parlons. Elle maria Basile; mèis sur les-mau- Die point des noces, il s'enfuit au mont Olympe et se fit moine dans le; et il sa laure de Saint-Élie; puis, se trouvant importuné des: visites de lui, por: ses parents et de ses amis, il se retira plus avant près du mont de blie, sous Latre. De là, il envoya chercher son frère, qui, depuis la mort. de ce. Ayant leur mère, était tombé dans une telle pauvreté, qu'il était réduit à
le trouver BB surder les-pourceaux ; il le mena au mont de Latre et le mit entre tinforméhles mains de Pierre, abbé du monastère nombreux de Carye, que anière dBMlui-même avait fondé. Cet abbé, voyant les excellentes dispositions t homme du jeune Paul, le reiint pour le service de sa personne. Basile reais seule-Btourna au mont Olympe et mourut abbé de ja laure de Saint-Élie.
lat affligÿ St Paul s’exerçait à mater son corps et particulièrement à vaincre le Le grande sommeil. On ne le vit jamais couché pour dormir ; il s'appuyait tits à de- Bseulement contre un arbre ou conire une pierre; on ne lui entendit ons-nowBÆjamais dire une parole oiseuse, Étant appliqué à la cuisine, Je sou- L’ärche- BSenir du feu de l'enfer Jui faisait verser des larmes. L'abbé Picrre 6. S'il est D lui refusa toujours, à cause de sa jeunesse, la permission de se re-
iés sur là llule, sur y mettre
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Ditrer dans le désert, qu’il lui demandait instamment ; mais après Ja Bmort de l'abbé, Part . ‘1Muniqua son dessein à Démétrius, son Mami, et ils se retirèrent ‘asemble à la cime du mont de Lalie, prè
suis von la laure des Cellibarcs, Pani s'arrêta à une grotte nommée de lu symbokBællère-de-Dieu. Démétrius voulait se mefire plus près de la faure. *$ mains, BMEpOur avoir de quoi subsister. Non, dit Paui, il faut demeurer ici. Et
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! Acta SS., 7 .feb:, °o nhéf.. Auct.,t. 2 np, 960
Mu 06 do lérechr] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 81
les autres particulés dans le vase, et vous prendrez bien garde qu’it