‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 3)Chapitre 16 sur 72 · LAN DEP DR RS PU · texte numérisé non relu

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dé quoi vivrons-nous * dit Démétrius. Du fruit de ces arbres, reprit Paul, en montrant des chènes chargés de glands. Des pourceaux n’en

mângeraient pas, répondit-il, à présent qu'ils ne sont pas:mürs.

Vous parlez, dit Paul, suivant la prudence de là chair. Après avoir été huit jours sans manger, ils essayèrent de manger de ces glards, qui les firent vomir jusqu’au sang. Eh bien , mon père, dit Démé-

, trius, ne vous l’avais-je pas dit? Paul répondit : Ils nous ont délivrés

de nos mauvaises humeurs, nous ne serons plus malades. Démétrins, n'y pouvant tenir, se rapprocha de la laure et se joignit à un vieil anachorète nommé Matthieu, homme d’une grande sainteté. ]! lui conta ce qui lui était arrivé avec Paul et comme il était demeuré sans aucun secours humain, Matthieu lui dit : Demeuréz ici, mon fils, et portez-lui, dans le temps qu'il voudra, quelque partie de 2 nourriture que Dieu nous donne. Démétrius ayant rapporté ce discours à Paul, il dit, pleurant de joie : Vous voyez, mon frère, que Dicu ne délaisse point ceux qui s’abandonnent à lui. Paul

démeura donc huit mois dans cette caverne, pratiquant des veilles

et des jeûnes extraordinaires, faisant des génuflexions sans nombre, ét suufrant des tentations violentes du démon.

Ensuite Paul et Démétrius revinrent à leur monastère de Carye par ordre de l'abbé ; mais, peu de jours après, il permit à Paul d’en sortir encore. Îl retourna au mont de Latre, où il trouva Athanase,

qui, après avoir gouverné un monastère, vivait en retraite près de BR

la laure du Sauveur. Paul le pria de lui faire bâtir une colonne près de la laure, et Athanase lui indiqua une colonne toute naturelle,

c'est-à-dire une roche très-élevée, au haut de laquelle était une

grotte. Un autre Athanase, du temps des iconoclastes, ayant quitté Constantinople pour éviter la persécution, avait passé vingt-deux ans dans cette caverne. Paul y entra sans aucune provision ; mais un laboureur, cherchant deux de ses chèvres, trouva Paul et prit soin de lui porter à manger avec les petits meubles nécessaires, une lampe, une pierre à fusil, un peu d'huile. Ce laboureur s'étant retiré pour la récolte de ses fruits, Paul demeura plusieurs jours sans manger ; enfin, respirant à peine, il ramassa ses forces et but l'huile et l’eau de sa lampe, ce qui le remitun peu. Ensuite Athanase se | souvint de lui et lui apporta la nourriture nécessaire : rar il n'en voulait pas davantage; et Démétrius, ayant appris comme il vivait, | prit aussi soin de lui, Paul demeura douze ans dans cette caverne, où il souffrit encore de grandes tentations des démons pendant trois ans. Comme il avait un grand désir d'y faire célébrer le saint sacrifice, Athanase prépara une échelle, et un prêtre y monta av quelques autres. Après l'élévation, tous cédèrent à Paul l'honneur

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1902 de l'érechr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 83

de communier le premier, et il arriva un tremblement de térre et un mouvement des roches qui efrayèrent les assistants ; mais ceux

qui étaient demeurés en bas ne s'en aperçurent point. Paul: ayant

Dbesoin d'eau, fit sortir, près de sa caverne, une fontaine qui coula

toujours depuis.

Dès lors il devint célèbre : plusieurs venaient recevoir sés instructions, et il se forma une laure près de sa caverne. Les uns y bâtirent des cabanes, les autres se logèrent dans des cavernes voisines ; puis

à on bâtit un petit oratoire sous le nom de Saint-Michel. Paul, si peu

soigneux de sa propre subsistance, pourvut abondamment à celle de ses disciples, pour leur ôter tout prétexte de relâchement. II dis-

A tingua ceux qui devaient demeurer seuls ou vivre en communauté ;

ils n'avaient rien de caché pour lui, n’allaient nulle Part sans son congé, n'osaient cuire leur pain ou faire la moindre chose sans sa

Dhénédiction, et ne possédaient rien en propre.

Paul, ayant demeuré douze ans dans cette caverne, et importuné des visites de ses disciples et des autres, eu sortit secrètement et se

jretira sur le plus désert de ‘a montagne. Là, n'ayant pour compagnie que les bêtes, il souffrait le chaud, le froid et toutes sortes d’incom-

modités. Il venait de temps en temps à la laure encourager les frères, les avertissant surtout de ne point se confier en eux-mêmes ; celui qui le servait lui apportait de temps en temps quelque nourriture. Démétrius se plaignait un jour à lui qu'on ne voyait plus de ces grands hommes et de ces grâces merveilleuses des derniers siècles. Paul lui répondit en souriant : 11 semble que vous ne croyez

[pas que Dieu soit toujours le même ; puis il lui conta plusieurs mer- D'eilles qui lui étaient arrivées. Un autre de ses disciples, nommé

Siméon, lui demandait pourquoi il paraissait lantôt gai et tantôt triste. Il répondit : Quand rien ne me détourne de la contemplation, je me vois environné d’une lumière si agréable, que j'oublie ia nour-

Diture et toutes les choses terrestres ; mais on m'aflige lorsqu'on

m'interrompt et qu'on m'oblige à parler. Aussi, quand il marchait

Davec ses disciples, il s’avançait seul assez loin pour chanter les

louanges de Dieu et penser continuellement à lui ; outre qu’il voyait toujours son bon ange.

Le désir d’une plus grande retraite lui fit prendre le dessein de passer à l'ile de Samos. Étant prêt à s'embarquer, il vit dix soldats, prisonniers pour désertion, et dit d’un ton ferme à l'officier qui les conduisait, de les laisser en liberté. Celui-ci, voyant un petit homme

mal vêtu, le prit d’abord Pour un paysan ; mais il fut touché de sa lardiesse et de la sagesse qui paraissait sur son visage, Le saint homme lui dit : Dites au gouverneur que le moine Paul vous les a

ne

84 HISTOIRE U NIVERSELLE

enlevés de force. 11 délivra ainsi ces malheureux. Étant arrivé à Samos, il se retira au mont Cercès, dans une caverne, où l’on disait qu’avait vécu le philosophe Pythagore. Comme il fut bientôt connu, on venait de tous côtés recevoir ses instructions ; et, par ses exhortations, on rétablit les trois laures de cette île que les Sarrasins avaient ruinées. Cependant les moines de Latre cherchaient Paul de tous côtés, et enfin, ayant appris qu'il était à Samos, ils lui écrivirent par un des leurs, qui le ramena aussitôt ; car il ne tenait à rien. Depuis ce retour, il avança encore dans la perfection,

Sa réputation s’étendait de tous côtés et jusqu’à Rome, Le Pape cnvoya exprès un moine avancé en âge pour le voir, examiner sa manière de vivre et lui en faire le rapport. Pierre, roi des Bulgares, lui écrivait souvent, pour se recommander à ses prières. L'empereur Constantin Porphyrogenète lui écrivit plusieurs lettres, que l'on garda longtemps depuis dans la laure. Ce prince, voulant envoyer en Crète une armée navale contredes Sarrasins, consulta le: saint homme, qui lui fit réponse que cette entreprise n’était pas agréable à Dieu ; mais l'empereur, ne voulant pas perdre la dépense de cet armement, suivit son dessein et s’en repentit ; ce qui lui arriva plus d'une fois. L'empereur lui enyoya un jour le patrice Photius, un de ses principaux ministres, avec ordre de bien observer son visage et tout son extérieur ; mais quand le patrice voulait regarder le saint, il ne pouvait soutenir l’éclat de son visage; ce qui arriva encore à d'autres. Toutefois cette lumière n’était visible qu’à ceux que Dieu voulait en favoriser. Paul pria ce patrice d'appliquer sur Ia sainte image d’Édesse un linge de même ;randeur, et de le lui envoyer. Quand on l'eut apporté et déplié, le saint homme y vit clairement l'imege semblable à l'original; mais les autres n'y virent rien. Î employa son crédit auprès de l'empereur pour ire bannir loin de Cibyrréote et de Milet les plus considérables et les plus dangereux des manichéens.

Paul avait accoutumé de faire un festin le dimanche de l’octave de Pâques, et d'y convier beaucoup de monde. L’économe de Ja laure se trouva une année fort embarrassé, n'ayant ni farine, ni vin, ni légumes. Il en avertit le saint, qui lui reprocha son peu de foi; et dès le matin vinrent des mulets chargés de pain blanc, de vin, de fromage, d'œufs et de quantité d’autres provisions envoyées par les voisins, entre autres par l’évêque d’Amazone et son clergé. Une des fêtes que Paul célébrait avec plus de solennité, était celle de sainte Catherine ou Écathérine, et c'est la preuve la plus ancienne que l'on trouve de son culte. I avait une telle affection pour l’aumône, qu'il

(Liv. LX, — De 99

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— De 922

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Sentant approcher sa fin, il appela son disciple et lui dicta des règles pour les moines de la laure; puis il retourna à la montagne, jusqu’au jour de Saint-Nicolas 6m de décembre, qu'il revint à la laure et fit célébrer la messe plus tôt qu’à l'ordinaire. Puis il se coucha sur un lit, contre sa routume, et la fièvre le prit ; mais il ne céssa point de prier Dieu et d'exhorter ses moines, sans vouloir nommer son successeur, qu'il laissa à leur choix. Il mourut l'an 956, le 15me de décembre.

Un des moines ayant été délivré, à son tombeau, du démon qui le possédait, Siméon, indigné du tumulte qu'il avait causé dans l'église, s'approcha du tombeau du saint, et lui dit, comme s’il eût été vivant : Est-ce donc là votre aversion pour la gloire humaine , votre amour pour la solitude et la tranquillité? Vous allez nous jeter ans des troubles infinis. Ce lieu sera bieñitôt rempli d'hommes, de femmes et d'enfants ; ét quelle liberté après cela, quel repos aurons-nous ? Si vous prétendez nous troubler ainsi par Vos miracles, faites-le-nous savoir promptement, ous vous descendrons de la montagne et vous laisserons en bas faire ce qu’il vous plaira. Depuis cette remontrance, le saint ne guérit en public aucun possédé, quoiqu'il fit plusieurs miracies sur les malades et les autres qui l'invoquaient, comme il en avait fait un grand nombre durant sa vie 1,

Si, vers le milieu du dixième siècle, l’église grecque produisit peu de saints, elle eut du moins un homme illustre qui recueillit leurs vies avec beaucoup de zèle : c'est Siméon, surnommé Métaphraste. Il naquit à Constantinople, d’une famille illustre ét opulente: mais il se distingua encore plus par son mérite personnel. Il avait apporté en naissant de grands talents pour les sciences ; il les cultiva avec soin et y fit de grands progrès. L'empereur Léon le Philosophe lui

| confia les plus grands emplois dela cour, de maître de tous les offices

et de logothète ou grand trésorier. Siméon était, pour l’exécution comme pour le conseil, propre aux négociations et au métier de la guerre, En 904, il fut député avec le général Himérius vers les Arabes,

à pour les engager à sortir de l'ile de Crète dont ils s'étaient emparés.

Ensuite il alla à Thessalonique, où il rache:a les captifs qu'y avaient faits les Sarrasins à la prise de cette ville. N'ayant Pus sur lui les sommes nécessaires pour la rançon de tous ces malheureux, il donna * Propre personne pour caution pendant un certain temps. Un écrivain, qui était présent, dit de Siméon que c'était un homme d’une

* Fleury, i, 55, Manuser, bibi. reg. n, 2150, f. 204.

unc fois se faire vendre comme esclave en Pays inconnu, pour donner

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86 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LX. — De 929

grande prudence et célèbre per son expérience dans les afluires,

Pendant son ambassade dans l'île de Crète, Siméon eut occasion de voir à Paros un anachorète de son nom, qui lui apprit la vie de sainte Théoctiste de Lesbos, semblable en plusieurs points à celle de sainte Marie Égyptienne. L'anachorète, après la lui avoir racontée, le pressa vivement dé la mettre par écrit, Siméon s’en défendit d’a-

bord sur ses grandes occupations et sur les soins qu'il devait à «

maison, à sa femme et à ses enfants, car il était marié : toutefois | | promit d'écrire cette vie et tint parole. Ce fut son premier écrit de ce

genre; il n'y mit la dernière main qu'après la mort de Léon le Phi. losophe.

Après cet essai, il entreprit de rassembler dans une collection générale les vies particulières des saints, L'empereur Constantin Por. phyrogenète l'engagea lui-même à cette entreprise. Siméon avait tout ce qu'il fallait pour y réussir : de grands talents, de grands biens, pour ne manquer ni de livyes ni de copistes. Il avait sous lui des écrivains de trois sortes : des notaires ou sténographes qui écrivaient en notes ce qui leur était dicté; des copistes qui transcrivaient ce premier travail des sténographes, et enfin.des correcteurs qui revoyaient le tout, Les vies des saints dont il forma sa collection sont également de trois sortes. Il nous en a conservé plusieurs dans leur pureté otiginale et sans y toucher ; tels sont les actes du martyre de saint Justin et d’un grand nombre d’autres. IL en est plusieurs qu'il composa lui-même, comme les vies de saint Marcien de Constantinople, de saint Polyeucte, martyr, de saint Jean l’'Aumônier et d’autres. Sa vie de ce dernier saint s'accorde avec celle que Léorice, évêque de Naplouse en Chypre, écrivit du même saint d'après la relation du clergé d'Alexandrie : ce qui montre que Siméon était hien informé. Enfin. le grand nombre des vies de sa collection sont ctlles qu’il a revues ou retouchées, comme les vies de saint Siméon Stylite,

de saint Sabas et autres. Bien souvent en ceci sor travail se réduit à

peu de chose. Ainsi les actes très-authentiques, mais très-longs des martyrs Taraque, Andronic et Probus, il n'a fait que les abréger. Aux actes de saint Démétrius, martyr à Thessalonique, dont nous n’avons probablement qu’un abrégé dans la Bibliothèque de Photius, il ajoute des détails qu'il pouvait avoir puisés dans des actes plus complets. Aux actes du martyr saint Nicéphore, il n’ajoute que quelques mots pour servir de liaison ou pour compléter des citations de l'Écriture, Au plus grand nombre il n’a fait d'autre changement gne de transformer les phrases, pour rendre le style plus agréable, ce qui lui a fait donner le surnom de Métaphraste ou transformateur de phrases.

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Toutefois, il à ceci il y a plusie par son travail, il n'est pas laut tention. Ensuite, jours fort équital servent cependa lui faire l’honne ses métaphrases grandes. C’est ce nous connaissior lentes Réflexions Quant aux ég des Mahométans Christodule, patr six ans de pontif pitale de l'Égypt

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fut placé sur le était Saïde, qui:

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— De 922

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ntuient les combats des m. rtyrs, c'était sans faire sentir la cruaut ‘

persécuteurs et des bourreaux, sans faire remarquer aux lecteurs la prudence et la sagesse s des martyrs. Ils en avaient usé de même dans les vies uin:s moines et anachorètes, ne raconant leurs vertus qu'en des termes bas et indécents, ce qui tendait à ravaler les faits les plus admirables et où il y avait le plus de mérite. Siméon, conse ant ce qu'il y avait de vrai dans ces vies pour le fond des choses, les transforma en son style, Voilà ce que dit Psellus; et ce qu'il dit est confirmé par le savant de Montfaucon, qui cite un manuscrit grec du neuvième sièele, où se trouvent, pour les mois de mai, juin, Juillet et août, des vies de saints telles qu’elles étaient avant que Siméon Métaph y mit là main. Cet auteur n'a donc rien fait que de très-utile, et on lui en doit de la réconnaissance #.

Toutefois, il à été fort décrié par certains crit ques modernes. A ceci il y a plusieurs câuses. Comme il acquit une grande renommée par son travail, on lui supposa plus tard bien des vies rhal faites dont il n'est pas l’auteur; à quoi ces critiques n'ont pas toujours fait attention. Ensuite, leurs procédés à son égard ne paraissent pas toujours fort équitables. Tillemont et Baillet, qui le décrient le plus, se servent cependant beaucoup des pièces de sa collection, mais sans lui faire honneur de le nommer; ils lui reprochent ses additions et ses mélaphrases, et ils en font de paroilles et quelquefois de plus grandes. C'est ce que fait bien voir le critique le plus-judicieux que nous connaissions, le Père Honoré de Sainte-Marie, dansses excellentes Réflexions sur les règles et l'usage de la critique ?.

Quant aux églises orientales qui gémissaient sous la domination des Mahométans, voici tout ce qu'on sait de leur état. L'an 933, Christodule, patriarche catholique d'Alexandrie, mourut après vingtsix ans de pontificat, et fut enterré à Fostat, autremént le Caire, capitale de l'Égypte depuis la conquête des Sarrasins. Son successeur

| fut Eutychius, médecin de la même ville. Il y était né l'an 876, et

fut placé sur le siége d'Alexandriele 8 février 933. Son nom arabe était Saïde, qui signifie Fortuné, et le nom grec d’Eutychius en est là traduction. Nous avons de lui un abrégé d'histoire universelle depuis la création du monde jusqu’à son temps, écrit en arabe, qui était sa langue naturelle; cet abrégé, quoi qu’il renferme bien des

! Psellns, de Simeon., apud Allat, Monfauc., Palæograph., 1.4, e, 1.—2T.1, dissert, 2, part, 2, art, 4.

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== uè 1.6 ==

quand il mourut. Après lui, on trouve les noms de Théodoret Il, Agäpius Ier et Christophe 2, Le patriarche. de Jérusalem était Chris. tophe: ou Christodule Ier, qui avait.deux. fils :et. deux filles. De son temps . les Mahométans, ayant excité du tumulte dans ‘Féglise de Constantin, en brälèrent les portes vers la fête de Pâques :937, et pillèrent l'église du Saint-Sépalere?,

‘Quant aux califes ou papes des Mahométans ayant été tué l'an 932, son frère Kaher fut t être placé sur le trône. Cruel et avere, il fit souffrir des tourments inouis à sa mère, à ses autres parents et à tous ceux qu’il crut s'être enrichis. sous le règne précédent. Il fit mourir, contre sa parole, plusieurs personnages distingués. de l'empire, entre autres celui qui avait été la principale cause de son élévation. si mal, qu'après dix-huit moisil fut dé les soldats, qui pillèrent Bagdad. JI-vécut encore-anze ans, réduit à mendier:son pain à la porte. de la mosquée. Son: successeur fut, en 934, son neveu Radi, qui créa la dignité d'émir des émirs, équivalente à celle de maire du palais, et mourut lan 940. Il a pour successeur son frère Motaki, auquel. son principal ministre fait quitter le‘trône et crever les yeux en 944. A celui-ci succède son neveu Mostakfi, qui éprouve le même sort-en 946, Son cousin Mothi, calife de nom et sans autorité, abdique de gré ou de force en 974 4.

Dès le temps de:Radi, la puissance des califos tomba entièrement, plusieurs seigneurs, qui rgent des tributs, prenaient les armes,

, Moktader : Billah iré de la prison pour

et tout ce grand empire. se divisa entre faisaient porter à leur trésor l’a les quittaient quand

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