De
Setjuges. D euples, comme un long blasphème qui attriste les cieux et réjouit faire après D Ls enfers. Qu'ils y pensent devant Dieu et devant les hommes, ques ; c'est
ceux qui montent sur le True de saint Pierre et ceux qui les y font monter ! :
Après avoir ainsi expulsé le Pape légitime et fait un antipape,
nce point:
se le Pape > venait de que venait on conseil gnité qu'il > bien au-
de l’arien
point trop charger la viile, il renvoya une partie de son armée. Aussitôt les citoyens de Rome et les seigneurs du voisinage forment
le projet de le chasser lui-même, et même de le tuer, disent les au- Beurs teutoniques. Cela montre du moins ce que les Romains penà saient par devers eux de tout ce qui venait de se faire. L'empereur Othon, ayant découvert leur dessein, les prévint, et, le 3 janvier 964.
il en tua une multitude considérable, suivant le continuateur de Réginon ; une multitude infinie, suivant Othon de Frisingue. Le
; massacre fut tel, au dire de Luitprand, que si l'empereur n’y avait 2 mis fin, pas un Romain n’eût échappé au glaive de ses soldats. Le lendemain 3 janvier, les Romains livrent cent otages et jurent fidé-
ni lité à l'empereur et à son antipape Léon, Huit jours après, l'empepeur part pour Spolète et leur rend leurs otages, à la prière de
ns portées S, Comme les formes ations, et u’en penes auteurs es chron-
cut d’une l'aitipape. Aussitôt les Romains font rentrer le pape Jean ; l’antigard par pape Léon se sauve à peine auprès de l'empereur, dans le duché de it difficik D Camérino, où il célébra avec lui la Pâque. Les écrivains teutoniques > pour ses ajoutent que le pape Jean fit couper la main droite à Jean, cardinalnt Pierre, DE Giacre ; la langue, le nez et deux doigts à Azon, protoscriniaire, dans une D fustiger l'évêque de Spire, que toutefois il renvoya peu après à l'empereur. Voilà ce que disent les chroniqueurs germaniques ; mais us Tea D ce qu'ils ne disent pas, c’est que le pape Jean tint un concile pour Muratoï, D condamner tout ce qu'on avait fait en son absence. Nous en avons ares, que D les actes, dont voici le résumé.
ur Othon, L'an du Seigneur 964, troisième de l'empereur Othon, le 26 février, pe. Nous D: été tenu un concile dans l'église de Saint-Pierre: les saints Évaner comme giles étant placés au milieu, et le très-pieux et coangélique pape il luire- Jean XII présidant, avec seize évêques et douze prêtres-cardinaux. Le Pontif Ces seize évêques étaient tous d'Italie et des terres de l'Église ; ce qui e. Prince se conçoit facilement, l'empereur empêchant les autres de venir. , Où il en Parmi ces seize évêques, plusieurs sont nominés par Luitprand une Pape ES comme ayant assisté au conciliabule de l’empereur Othon. de . Le pape Jean ouvrit la nremière session du concile en disant : ent dans
Vous savez, bien-aimés frères, que j'ai été chassé de mon Siége pendant deux mois, par la violence de l'empereur. C'est pourquoi je vous demande si, selon les règles, on peut appeler concile celui qui Ba Cté tenu dans mon église, en mon absence, le 4me de décembre, QUI ÿ
les et les à
l'empereur Othon célébra à Rome la fête de Noël 963. Pour ne
M mm
par l’empereur, avec se$ archevêques et ses évêques ? Le saint con. cile répondit : C’est une prostitution en faveur d’un adultère, d'm usurpateur de l'épouse d'autrui, savoir l'intrus Léon. Now devons donc le condamner ? dit le Pape. Nous le devons, dit k concile, par l’autorité des Pères. Le Pape le condamna. Puis il dit : Les évêques ordonnés par nous ont-ils pu faire @e :ordinatin dans notre palais’ patriarcal ? Nullement, répondit le’ concile. Le Pape reprit : Que jugez-vous de Sicon, que nous avons sac évêque il y a longtemps, et qui, dans notre palais, a ordonné Léon, officier de cour, néophyte, et parjure envers nous, le faisant p >rtier, lecteur, acolÿte, sous-diacre, diacre'et tout d'un coup prêtre ? Enfin il a osé le consacrer dans ngtre Siége apostolique, sans aucune épreuve, contre toutes les ordonnances des Pères. Le concile dit: Il faut déposer et l'ordinateur et celui qu’il a ordonné, Le Pape dit: On ne sait où il est caché. Qu'on le cherche soigneusement, dit ke concile, jusqu'à la troisième séance ; si on ne le trouve pas, qu'il soi condamné selon les canons.
Le Pape ajouta: Que jugez-vous donc de ces deux évêques que À
nous avons ordonnés, Benoît de Porto et Grégoire d’Albane, qui ont prononcé des oraisons sur ledit officier de cour, le néophyte etk parjure ? Le concile répondit : Qu'ils soient punis de même ; cepe dant nousles laissons à votre discrétion jusqu’à la troisième séance. Qu'ordonnez-vous donc, dit le Pape, de cet officier de cour, deæ
nécphyte, de ce parjure, l’usurpateur de notre Siége ? Le concileré Be
pondit : Qu'il soit absolument condamné, afin que désormais auem
des officiers de cour, des néophytes, des juges ou des pénitents pr |
blies, ne soit assez hardi pour aspirer au degré suprême de l'Église Alors le pape Jean, par l’autorité de Dieu et des apôtres saint Pier et saint Paul, ainsi que de tous les saints ct de tous les conciles œeu: méniqués, prononça la sentence contre Léon, le déclarant déposé de tout honneur sacerdotal et de toute fonction cléricale, avec mena d'anathème perpétuel, s’il continuait d’en faire aucune ou s’efforçai de rentrer dans le Saint-Siège, et pareïlle menace contre ceux qui hi donneraient aide et conseil. Le Pape ajouta : Que jugez-vous de cent qu'il a ordonnés ? Le concile répondit : Qu'ils soient déposés, Alon lé Pape ordonna qu'ils entrassent dans le concile, revêtus de chast bles et d'étoles, et fit écrire par chacun d'eux, dans un papier: Mo père n'avait rien à lui, il ne m’a rien donné. Ainsi, il les remit at rang qu’ils tenaient auparavant.
A la seconde session du concile, tenue le lendemain, le Pape di
que lon avait cherché avec soin l'évêque Sicon sans le trouver, et k
concile ordonne que sa condamnation scrait différée jusqu'à h
(Liv, LXI. De 962
h à 99! de l'ère cl
troisième sessi PortoetGrégoi et leur fit lire mon père, j'a et parjure, côn | remis à la trôi ceux qui ont pi Dieu, qui ne pt prêtre où un d | laïque, qu’ilsoi qui avaient ass:
ment. Puis il rang à SON supé!
sous la même | siècle. Le conci À la troisièn tence de déno | évêque d'Ostie, premier rang @ | celui-ci, n’ayan que notre préd portée touchant stantin, usurpa!
Jugea dignes, il ceux que l’usui supérieur ni à ] dans l’Église. E fendit à aucun 1
à ou dans le sanc:
Après avoir Mourut le 44 m:
nuateur de Régi de plus une hist le clergé et le pe le pape Jean, et conte que, comr une femme mar qu'il en mourut fque Luitprand d l'empereur Otho
Labbe, {, 9, p.
LXI, Rae De 96!
© Saint con.
ultère, d'm Léon. Now vons, dit ke Puis il dit :
> ordination concile. Le avons sacté donné Léon, sant p"tier rêtre ? Enfin sans aucune concile dit:
e Papedit:
ment, dit ke as; qu'il soi
vêques que À ane, qui ont phyte etk me ; cepen:
2me séance, cour, de
e concile ré Be
mais aucun nitents pur | de V'Églis saint Pier nociles œcut déposé de vec menat a s’efforçai ceux qui li us de ceui osés, Alon s de chast apier : Mot s remit al
e Pape dif
puver, et l jusqu'à h
h à 99! de l'ère chr'.
troisième session. Alors le Pape appela les deux évêques, Benoit de Portoet Grégoire d’Albane, qui avaient ditles oraisons sur le néophyte, et leur fit lire à chacun dans un papier : Moi, ‘un tel, du vivant: de mon père, j'ai consacré à :sa place Léon, officier de cour, néophyte etparjure, contre les ordonnances des Pères. Puis leur jugement fut
| remis à la trôisième session. Le Pape ajouta : Que jugéz-vous ‘de
œux qui ont prêté de l'argent au néophyte, pour acheter Ja grâce de Dieu, qui ne peut se vendre ? Le concile dit : Si c'est un évêque, un
prétre où un diacre, qu'il perde son rang ; si c’est un moine où un
lique, qu’ilsoit anathématisé, Quant aux abbés dépendants du Pape, qui avaient assisté au conciliabule impérial, on les laissa à son jugement. Puis il dit : Ordonnez aussi que jamais inférieur n’ôtera le rang à son supérieur, sous peine d'excommunication, etqueles moines, sous la même peine, demeurent dans les lieux où ils ont renoncé au siècle. Le concile l'ordonna:
À la troisième session, le Pape prononça, par contumace, sentence de dénosition, sans espérance de restitution, contre Sicon,
| évêque d’Ostie, l'un des ordinateurs de l’antipape, et remit en leur
premier rang ceux que l'antipape avait ordonnés, par la raison que
| celui-ci, n’ayant rien, ne pouvait rien leur donner, suivant la sentence
que notre prédécésseut de sainte mémoire, le pape Étienne IE, à portée touchant ceux qui avaient été ordonnés par lé néophyte Constantin, usurpateur du Siége apostolique. Ceux d'entre eux qu'il en jugea dignes, il les consacra prêtres et diacres, défendant que jamais ceux que l'usupateur avait ordonnés fussent promus à un ordre supérieur ni à l’épiscopat, de peur que cette erreur ne se propageñt dans l'Église, Enfin, dans cette troisième et dernière session, on défendit à aucun laïque de se tenir pendant la messe autour de l'autel
Ë ou dans le sanctuaire 1.
Après avoir tenu ce conéile le 26 février 964, le pape Jean XII mourut le 44 mai suivant. C’est tout ce que dit de sa mort le conti-® nüateur de Réginon, qui vivait dans ce temps-là. Mais Luitprand a de plus une historiette. Pour montrer donc à tous les siècles combien le clergé et le peuple de Rome avaient d'abord eu raison de chasser le pape Jean, et combien ils eurent tort ensuite de le recevoir, il ratonte que, comme il était une nuit hors de la ville à s'amuser avec une femme mariée, le diable le frappa si rudement sur les tempes, qu'il en mourut huit jours après sans recevoir le viatique. Voilà ce
[que Luitprand donne comme une preuve divine que l’entreprise de
‘mpereur Othon et de ses quarante évêques contre le Pape était
Labbe, 1, 9, De Co Mans, t, 18,
Fe eee
an ed
mp
132 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LI. — De 61 juste. Pour mieux apprécier le témoignage: et le jugement de Lait. prand, il est bon de se rappeler qu'il était un de ces quarante 1, L'empereur Othon, abusant de la terreur de ses armes, avait forcé les Romains à jurer fidélité à l’antipape Léon ; mais ce serment injuste ne les obligeait point. Il leur avait fait jurer, de plus, qu'is ne feraient pont de Pape sans son consentement ; mais comme il avait fait et soutenait un antipape, il n'avait aucun droit à cette pr . messe forcée. Après la mort de Jean XIE, les Romains procédèrent done, et avec grande raison, à l'élection d’un Pape légitime. Ik élurent et firent ordonner Benoit, cardinal-diacre de l'Église romaine lui promettant avec serment de ne jamais l’abandonner et de le dé. fendre contre l'empereur. On le nomme Benoît V. D’après les chr. niqueurs d'Allemagne eux-mêmes, c'était un saint et savant homme, et digne du Siége apostolique, si, suivant eux, il n’avait été élu tumul. tuairement, c’est-à-dire malgré l'empereur et au préjudice de celui que l'empereur avait fait ordonner, c'est-à-dire au préjudice de l'an tipape. C'est ce que dit Adam de Brême 2. Après cette élection, ls Romains envoyèrent des députés à l'empereur, pour adoucir son &prit. Mais doublement irrité et de l'expulsion de l’antipape Léon « de l'élection du pape Benoit, il reçut les députés avec mépris, vit assiéger Rome avec toute son armée, lui fit souffrir une incroyabk famine et la réduisit enfinà se rendre aux conditions suivantes : de le recevoir lui-même avec honneur, de lui livrer Benoît, le Pape lég time, après quoi il rétablit l’antipape Léon ?. C'était le 23 de juin %4. Alors, suivant le récit de Luitprand, qui traite le Pape légitime de sacrilége, de parjure et d’usurpateur, on tint, dans l’église de Latran, un concile, c’est-à-dire un conciliabule, où se trouvait l'antipap Léon, avec l’empereur et les évêques qui avaient assisté au premier. Le pape Benoît, revêtu des ornements pontificaux, fut amené px les mains de ceux qui l'avaient élu, et Benoît, cardinal-archidiacr,
lui dit: De quelle autorité, de quel droit, Ô usurpateur, t'es-tu attribut M
ces ornements pontificaux pendant la vie du vénérable pape Léon,
que nous voyons ici, et que tu as choisi avec nous après avoir rejelt B
Jean ? Peux-tu nier que tu n’aies promis avec serment à l’emperai ici présent, que jamais ni toi ni les autres Romains n’éliriez ou 20 donneriez de Pape, sans son consentement ou celui du roi Oiho, son fils ? Benoît répondit : Si j'ai failli, ayez pitié de moi. L'empe reur, fondant en larmes, pria le concile qu'on ne portât aucun pt jugé contre Benoît, et qu'il répondit, s’il pouvait, aux question
! Luitpr., 1.6, ©, ff, — ? Adam, 1, ?, e.6, — 3 Otho Fris,, 1, 6, c. 24, Lui
à 991 de i’ère chr.]
qu'on lui avait fe grâce pour la cr:
de l'empereur, € Saint-Siége. Ens férule ou le bât rompit la férule asseoir à terre Be Nous privons de usurpateur du Si reur, qui nous à diacre, à la charg exil 4, C’est ainsi veau conciliabule | la prise de Rome On trouve un Léon, avec tout firme à Othon et cesseur pour le r vestiture aux évé évêque, ni Pape, municaticn, d’ex comme authenti comme c'était un à dans le fait, c'est lérieurs : aucun d'une pièce égale
D dans laquelle le p
inêmes exorbitant l'histoire. Ainsi en Mansi et plusieurs Après que l’em Jean et celle de S:
des accidents bien fondirent sur son matin au soir ou d archevêque de Tr de Lorraine, et blesse que du peu} À L'un d'eux, Ditme j à l'injuste déposit
1 Luitpr,, 1.6, ce. 1
t de Lait.
te 1, ivait forcé > serment lus, qu'ils S cornme cette proocédèrent itime, Ils r'OMaine, de le dé.
; les chrot homme, Ju tumul.
e de celui e de l'an 2ction, les ir sOn ese Léon et pris, vint ncroyable antes : de Pape légi:
juin %4.
sgitime de le Latran, l'antipape | premier.
mené pa chidiacr, u attribu pe Léon, oir rejet E empereur z OU 0!
oi Oihon, . L'enpe peun pré:
question
24, Luitpr, :
à 991 de i’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 133
qu'on lui avait faites, et, s’il se reconnaissait coupable, qu'on lui fit grâce pour la crainte de Dieu. Benoît se jeta aux pieds de Léon et de l'empereur, criant qu'il avait péché et qu'il était usurpateur du Saint-Siége. Ensuite il ôta son pallium. et le rendit à Léon, avec la férule ou le bâton pastoral qu’il avait à la main. L’antipape Léon
rompit la férule en plusieurs pièces, qu’il montra au peuple. Il fit :
asseoir à terre Benoît, lui ôta la chasuble et l'étole, et dit aux évêques : Nous privons de tout honneur du pontificat et de la prêtrise Benoît, usurpateur du Siége apostolique ; mais, en considération de l'empereur, qui nous a rétablis, nous lui permettons de garder l'ordre de diacre, à la charge qu’il ne demeure plus à Rome, mais qu'il ira en exil !, C’est ainsi que, suivant le récit de Luitprand, se passa le nouveau conciliabule de l'empereur et de son antipape, le lendemain de
| la prise de Rome.
On trouve un décret de ce conciliabule, par lequel l’antipape Léon, avec tout le clergé et le peuple de Rome, accorde et conlirme à Othon et à ses successeurs la faculté de se choisir un successeur pour le royaume d'Italie, d'établir le Pape et de donner l'investiture aux évêques, en sorte qu'on ne puisse élire ni patrice, ni évêque, ni Pape, sans son consentement, le tout sous peine d’excommunicaticn, d’exil perpétuel et de mort. Fleury cite cette pièce comme authentique et valable 2. D'abord , fttt-elle de Léon VIE, comme c'était un antipape, elle n'aurait encore aucune valeur. Mais,
» dans le fait, c'est une pièce fausse, fabriquée dans les siècles pos-
lérieurs : aucun écrivain contemporain n’en parle. On s’y appuie d'une pièce également fausse, fabriquée vers la fin du dixième siècle, dans laquelle le pape Adrien Ier est supposé faire à Charlemagne les mêmes exorbitantes concessions, de quoi il n'y a nulle trace dans l'histoire. Ainsi en ont jugé, et avec raison, Baronius, Pagi, Muratori, Mansi et plusieurs autres, même d’entre les protestants.
Après que l’empereur Othon eut passé à Rome la fête de Saint- Jean et celle de Saint-Pierre et de Saint-Paul, ilen sortit, mais avec des accidents bien sinistres ; car une peste et une mortalité si violentes londirent sur son armée, qu'à peine quelqu'un espérait-il vivre du matin au soir ou du soir au matin. De cette contagion mourut Henri, archevêque de Trèves; Gerric, abbé de Wurtzbourg ; Godefroi, duc de Lorraine, et une multitude innombrable d’autres, tant de la noblesse que du peuple. Voilà ce que rapportent les auteurs du temps.
L'un d'eux, Ditmar, évêque de Mersebourg , attribue cette calamité | à l'injuste déposition du pape Benoit, laquelle il juge ainsi : L'empe-
1 Luitpr,, 1.6, ce, 11, = ? Fleury, 1, 56, n. 10,
re : PER
Adaldague, archevêque de Hambourg, qui cependant avait con. tribué à l'élection de l’antipape Léon et à l'expulsion du vrai Pape Benoît, traita celui-ci avec beaucoup de respect et d'honneur durant tout son exil. Au reste, le pape Benoît se faisait admirer par s1 sainteté et sa science ; il édif: ‘2: "oxons par son bon exemple etses instructions, il convertit un $, :
Mais peu après son arrivée à 1! bourg, il fit cette prédiction : Je dois mourir en ce pays; ensuite il sera tout entier désolé par les ermes des païens et deviendra l'habitation des bêtes sauvages. Les
habitants n’auront point de paix solide avant ma translation ; mai À
quand je serai retourné chez moi, j'espère que, par l’intercession des saints apôtres, les paiens demeureront en repos. Tout cela s’accomplit de point en point. Benoît V mourut dès l’année suivante 965, le 5 de juillet, trois mois après que l’antipape Léon eut comparu lui: même au tribunal de Dieu. Le corps de Benoît fut enterré à Han: bourg ; mais bientôt après commencèrent les ineursions des Slaves. Des églises, entre autres celle de Hambourg, furent. ruinées , des contrées entières réc'1ites en solitude, et la désolation ne cessa que, lorsqu'en l'an 1000, sous le règne d’Othon III, se ressouvenant de prédiction de Benoît, on exhuma ses reliques et on les transporta à Rome, où elles reçurent une sépulture digne d’un Pape ?. Ori a donné quelquefois à Benoît V le titre de martyr, attendu qu'il est mort er exil comme le pape saint Martin. Son tombeau se trouve encore dus une église de Hambourg. . +
L'antipape Léon étant done mort dès le commencement du moi d'avril 965 , le clergé et le peuple de Rome ne procédèrent. pointi
une nouvelle élection; mais, persuadés que le pape Benoît était le | Pape légitime, ils envoyèrent le redemander à l'empereur Othon par À
deux députés, -Azon, protoscriniaire, et Marin, évêque de Sutri L'empereur les reçut honorablement, et il était prêt à leur rendre l pape Benoit lorsqu'il mourut, le 5 juillet, comme il a été dit. Alon l'empereur renvoya avec les députés romains, Oger, ‘vêque de Spire, et Luitprand , évêque de Crémone, lesquels étant arrivés Rome, on élut d’un commun consentement Jean » évêque de Narii
Romain de naissance, et on l'intronisa dans le Siége apostolique,
qu'il tint près de sept ans, sous le nom de Jean XIII.
1 Ditmar, 1,2, — 2 Ditmar, 1.3.
[Live LXE, — De 9 reur OUthon consentit à la déposition du Seigneur.apostolique, nommé Benoit, supérieur à lui dans le Christ, que nni que Dieu ne pouvait juger, et qui, j'en suis persuadé , était aceusé injustement. Ensuit, plût y Dieu qu'il nel’eût pas fait ! il ordonna de l’exiler à Hambourg!, &
ce
mbre de pécheurs et de païens. À
à 91 de l'ère che.
Au milieu de:
l'empereur Otho avait du zèle, mi dù l’éclairer par Ce reproche s'a qui n’en parle j:
cherche à déver:
satiriques:.
Quand le-roi | périale, il laissa,
} son fils, sous la
Cologne et duc :
Lothaire. Mais.
Brunon de s’&pp aimait passionn auprès de lui; € qui n'avaient po divertissements peu par complai Dégoûté dela vi
} n'aspirait qu'au
souvent soupirel repas, où il pare ciers et de ses va
| simple.et des fc
quoique accoutu convenables à sa
[Leut grand :
diocèse ; il bâtit,
Lil eut un soin.p | églises et pourv
et expliquait les Dans la partie o tombé dans un g duire les peuple:
à et vertueux. I] }
prits; il soutint
à reprises des sei,
L'empereur € de son règne, c’
Be à Cologne avec |
Yathilde, et leu
L — De)
le, nommé le pouvail
t. Ensuit:,
mbourg!, avait con.
vrai Pape ur durant er par s1 nple etses de paiens. k iction : Je lé par les ages. Les ion; mai À tercession cela s'acrante 96, aparu luié à Han:
es Slave:
nées , des CESSA que, nant de l1 nsporta à ri a donné t mort en core dans
t du moi it point it était le | Jthon pur À de Sutri, rendre le dit. Alon vêque de arrivés à de Narni, ostolique,
à ‘'ihilde, et leur sœur Gerberge, reine de France :
1 991 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 135
Au milieu de .ces fâcheux démélés, le plus coupable n’était pas l'empereur Othon, mais les quarante évêques qui l'entouraient. Othon avait du zèle, mais il n’était pas selon la science ; les évêques.auraient dù l’éclairer par leurs-conseils, au lieu de l’égarer par leurs flatteries. Ce reproche s'adresse surtout à Luitprand, qui avait sa confiance, et qui n’en parle jamais qu'avec une adulation dégoûtante, tandis qu’il cherche à déverser le mépris sur tous ses adversaires parises contes satiriques..
Quand le-roi Othon passa en Italie pour recevoir la couronne impériale, il laissa, commeil a été dit, l'Allemagne et le.jeune Otbon,
L son fils, sous la conduite de son frère saint Brunon, archevêque de
Cologne et duc de Lorraine, c'est-à-dire gouverneur du royaume de Lothaire. Mais les occupations temporelles n’empéchèrent jamais Brunon de s’eppliquer aux exercices de religion-et: à la lecture, qu'il aimait passionnément et à laquelle il excitait tous ceux qui étaient auprès de lui; de telle sorte qu'il avait moins de confiance en ceux qui n'avaient point d'affection pour l'étude. Il haïssait le luxe-et les divertissements dont les grands s'occupent; ets’il y donnait quelque peu par complaisance, il lui:en coûtait ensuite beaucoup de larmes.
Dégoüté de la vie présente. et de tout ce qu’elle a de: plus flatteur, il
E n'aspirait qu’au bonheur de la vie future, pour laquelle on l’entendait
souvent soupirer dans son lit. Souvent il. ne mapgeait pas dans les repas, où il paraissait plus gai que les autres. Au milieu de ses officiers et de ses vassaux, ornés de pourpre et d'or, il portait un habit simple et des fourrures communes, et il prenait. rarement de bain, quoique accoutumé dès son berceau à la propreté et à la délicatesse converables à sa naissance.
IL'eut grand soin de chercher des saliges pour en eh son diocèse ; il bâtitou répara:grand nombre d’églises ou de monastères ;
Lil eut un. soin.particulier des reclus, pour les attacher à certaines | églises et pourvoir à leur subsistance ; il prêchait la parole de: Dieu
etexpliquait les-Écritures avec beaucoup d'étendne et de subtilité. Dans la partie occitentale du royaume de Lorraine, le clergé était tombé dans un grand désordre, envieux, indocile et incapable de conduire les peuples. Brunon s’appliqua à y établir. des évêques habiles
| et vertueux. Il pacifia le royaume de Lorraine et y adoucit les es-
prits; il soutint le roi de France SAibairey son neveu, contre les entreprises des seigneurs.
L'empereur Othon, après son stos d'Italie, la trentièime année de son règne, c'est-à-dire.l’an 965, célébra la: fête de la Pentecôte à Cologne avec le saint archevêque, son frère, avec leur mère sainte ce fut Ja plus
136 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv, LXI. — De pts
grande assemblée et la plus solennelle qu’on eût vus depuis long. temps. En se séparant, les deux frères s'embrassèrent avec ‘beaucoup de larmes, et l'archevêque vint à Compiègne, pour remettre la paix entre ses neveux, le roi Lothaire et les enfants de Hugues le Grand, Tandis qu’il y travaillait, il tomba malade et se fit porter à Reims, s'occupant de la lecture pendant tout le chemin. Odairic, arche. vêque de Reims, le reçut avec grand honneur'et lui donna tous les soulagements possibles. Interrogé de quelle maladie il souffrait, le saint répondit que ce n'était pas une maladie, mais la dissolution de son corps. Îl appela deux évêques qui l'avaient suivi, Théodoric de Metz, son neveu, qui avait succédé à Adalbéron, mort l’année pré cédente, et Vigfrid de Verdun. Il les pria de lui aider à faire son tes. tament : eux s’en excusèrent avec larmes, lui promettant que w santé se rétablirait bientôt ; mais, plein de courage comme toujours, le saint répondit : Il faut le faire tandis que nous en avons le temps: nous aurons encore beaucoup de choses à faire après. Il les prit donc pour témoins, appela un notaire, dicta lui-même le testament par lequel il disposa de tous ses biens, marquant dans un état sé. paré ce qu’il laissait pour les bâtiments des églises. Ensuite il se confessa avec beaucoup de larmes aux mêmes évêques ; et, ayant demandé le sacrement du corps et du sang de Notre-Seigneur, il se prosterna de tout son corps pour le recevoir.
Le 10 octobre, fête solennelle à Cologne de saint Géréon et ses compagnons, martyrs, son esprit ayant été ravi en extase, les évéques, les ducs, les comtes et tous les autres assistants poussèrent des cris lamentables, persuadés que c’était son dernier moment. Revenu à lui, il apaisa le tumulte de sa main, calma les gémissements et les pleurs; et, appelant une dernière fois par leur nom les plus distingués de l’assistante : Mes frères, leur dit-il, ne vous afiligez pas du sort que vous me voyez. La justice de Dieu impose la même condition à : fous les mortels. I n’est pas permis de ne pas vouloir ce que le
Tout-Puissant a rendu inévitable. A ces tristes moments en succèdent bientôt de joyeux ; la vie n’y est point anéantie, mais changée en mieux. Je vais où je verrai des hommes en plus grand nombrecet plus illustres que je n'ai jamais vu. Ayant ainsi parlé, il se repos quelque peu; ensuite il dit vêpres avec les assistants ; et, quand k nuit fut bien avancée, il dit complies, se recommanda plus instamment à Dieu et à ses saints, st consacra son prochain passage par le signe de la rédemption, qu'il fit sur lui-même, sur lés évêques et sur tous les assistants. Après minuit, il se tourna vers l'évêque Théo-
doric, et lui dit : Priez, seigneur ! Un instant après, pendant quels je
assistants priaient et pleuraient, il expira, âgé seulement de qua-
à 991 de l'ère ch
rante ans, le d surtout parmi route de Reim accourait, tout tout le monde l'empereur, a suivant ses ord dans un faubo:
économe de la en était encore On rapporte Pologne. Il ava car ces deux princesse, non et, voyant le d pourrait le co elle céda à ses bien par sa cot reçut le bapt jeur premier Jean XIIL ave duc et la duch fils nommé Bo la mort de Dol fille du margr:
ques, et princi duquel elle éta de rompre la p sa faute, en pri une multitude mourut l’an 96 Les premier:
des moines de leurs provinces toui entière et leur patron. C’ le plus fameux véque de Magd cette nation, ét Constantin Por
1 Acta SS,, 11
d. — Dep,
puis long.
“beaucoup re la paix le Grand à Reims, ric, arche. a Lous les Juffrait, le olution de sodoric de nnée pré.
re son tesint que s4 toujours, le temps:
Iles prit testament n état sésuite il se et, ayant eur, il se
on et ses , les évéèrent des , Revenu nts et les listingués is du sort ndition à e que ke n succèchangée ombre et e repos quand la
instamge par le les et sur je Théo- L que les de qua-
à sat de l'ère ehr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 137
rante ans, le deu ième de son pontificat, Ce fut un denil universel, surtout parmi les provinces qu'il avait gouvernées. Le long de la route de Reims à Cologne, où son corps fut reporté, tout le monde accourait, tout le monde le louait comme un homme digne de Dieu, tout le monde ‘elevait les services qu’il avait rendus à l'empire, à l'empereur, aux rois, aux princes, à tout le peuple. Il fut enterré, suivant ses ordres, au monastère de Saint-Pantaléon, qu'il avait fondé dans un faubourg de Cologne. Son successeur fut Folcmar, diacre et économe de la même église, qui fit écrire sa vie lorsque la mémoire en était encore récente !.
On rapporte à cette année 965 la conversion de Micislas, duc de Pologne. Il avait épousé la sœur de l’ancien Boleslas, duc de Bohême; car ces deux peuples, Bohèmes et Polonais, étaient Slaves. Cette princesse, nommée Dobrave, c'est-à-dire Bonne, était Chrétienne ; et, voyant le due son époux encore païen, elle songea comment elle pourrait le convertir. Le premier carême qui suivit son mariage, elle céda à ses prières et mangea de la viande; mais elle le gagna si bien par sa complaisance et par ses exhortations continuelles, qu’il reçut le baptême. Plusieurs de ses sujets se convertirent ; et leur premier évêque, nommé Jourdain, que leur envoya le pape Jean XIE avec d’autres missionnaires, travailla beaucoup avec le duc et la duchesse pour l'établissement de la religion. Hs eurent un fils nommé Boleslas, qui succéda à son père ; mais ce prince, après la mort de Dobrave, épousa une religieuse allemande nommée Oda, fille du margrave Dietrich. Cette action déplut fort à tous les évéques, et principalement à Hillibart d'Halberstadt, dans le diocèse duquel elle était religieuse ; toutefois il n’en fit point d’éclat de peur de rompre la paix et de nuire au pays. Oda répara en quelque façon sa faute, en procurant l'accroissement de la religion et en délivrant une multitude de captifs. Elle eut trois fils du duc, son mari, qui mourut l’an 9922,
Les premiers qui travaillèrent à la conversion des Slaves furent des moines de la nouvelle Corbie, qui, ayant parcouru plusieurs de leurs provinces, passèrent jusqu'à l'ile de Rugen, qu'ils convertirent tout entière rt y fondèrent une église en l'honneur de saint Vitus, leur patron. C'était du temps de l’empereur Louis de Germanie, Mais le plus fameux apôtre des Slaves fut saint Adalbert, premier archevéque de Magdebourg, qui prêcha aussi aux Russes. Olga, reine de cette nation, étant allée à Constantinople du temps de l'empereur Constantin Porphyrogenète, y reçut le baptême et le nom d'Hélène.
1 Acta SS,, 11 oct. — ? Ditmar, L. 4, Baron., an. 965.
HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXI, — De 942
Elle envoya des ambassadeurs, en 959, au roi Othon, pour lui demander des évêques et des prêtres : ce qu'il accorda avec plaisir ; il choisit pour leur évêque Libutius, moine-de Saint-Alban de Mayence, qui, l'année suivante, 960, fut sacré par Adaldague, archevêque de Brême, pour .« évêque des Rugiens ou Russiens ; car on leur donne l’un et l'autre nom. Le voyage de Libutius fut retardé jusqu'à l'année suivante, et il mourut, sans.être parti, le 15me, de février
On choisit à sa place Adalbert, moine de Saint-Maximin de Trèves; car ce monastère, ayant été rétabli sous le roi. Henri l'Oiseleur, fut pendant longtemps une école célèbre pour les lettres et pour Ja piété, et il en sortit en ce siècle plusieurs grands évêques. Adalbert en fut tiré par le conseil de Guillaume; archevêque de Trèves, qui voulait l'éloigner, étant peut-être jaloux de son mérite. Le roi .Othon lui donna libéralement tout ce qui était nécessaire pour son voyage, il fut ordonné évêque des Rugiens et partit pour exécuter sa mission. Mais voyant qu’elle était sans fruit et qu'il se fatiguait inutilement, il revint dès l'an 962. 11 y eut de ses gens tués au retour, il échappa lui-même à grand'peine; et il parut ainsi, que les Russes n'avaient pas demandé sincèrement une mission. Adalhert, à. son retour, fut reçu avec beaucoup d'amitié par le roi Othon et par l'archevêque Guillaume, son. fils, qui le traita comme un frère, pour réparer le mal qu'il lui avait fait en lui attirant ce facheux voyage.
Trois ans après, c'est-à-dire en 966, mourut Ercambert, abbé de Wissembourg, au diocèse de Spire , et ; par-le choix des moines, Othon leur donna pour abbé l'évêque Adalbert; mais il ne gouverna ce monastère que deux ans. Car l'empereur, voulant exécuter l'éroction de la métropole de Magdebourg, choisit pour ce siége Adalbert et l'envoya à Rome demander le pallium. Le pape Jean XIII le lui accorda aussitôt, l'an 968, le jour de Saint-Luc, 18me d'octobre, lui permettant de garder sun abbaye de Wissembourg.
Îl'accorda en même temps plusieurs priviléges au nouvel archevêque de Magdebourg, le déclarant le. premier. des archevêques de Germanie et l'égalant à ceux des Gaules, c'est-à-dire de Cologne, de Mayence et de Trèves. H lui donna rang entre les évêques-cardinaux de Rome et pouvoir d'ordonner douze prêtres, sept diacres.et vingtquatre cardinaux, suivant l'usage de l'Églis romaine. 1 l’établit métropolitain de toute la nation des Slaves au delà des fleuves d'Elbe et de Saale, et ordonna que l'on fonderait des évêchés dans les villes où la superstition des Barbares avait été le nlus en vigueur, savoir: Zeïtz, Meissen, Mersebourg, Brandebourg, Havelberg, Poznam, dont les évêques seraient suffragants du nouvel archevêque. Tout cela fut
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ordonné, par le Pape, en concile; ensuite il renvoya l'archevêque Adalbert accompagné do deux légats, Gui, évêque de Sainte-Rufine et bibliothécaire de l'Église romaine, et Benoît; vevñinal, afin de l'introniser avec Hildivard, évêque d'Halberstadt. L'empereur Othon les reçut avec grande joie et les envoya, avec ses lettres de recommandation, à Magdebourg, où tou: les évêques, les margraves et les seigneurs de Saxe s'assemblèrent par ordre de l'empereur.
Ils élurent de nouveau l’archevèque par leurs acclamations et en élevant les mains ; il y eut un grand concours de peuple, et la joie fut universelle. Les évêques et les seigneurs y célébrèrent la fête de Noël, avec l'archevêque Adalbert, qui, en leur présence, ordonnatrois nouveaux évêques, Boson à Mersebourg, Burkard à Meissen, et Hugues àZeitz, dont le siége fut depuis transféré à Naümbourg. De plus, deux anciens évêques, Dudon de Havelberg et Dudelin de Brandebourg, auparavant suffragants de l'archevêque de Mayence, passèrent, de son consentement et à la prière de l’empereur, sous la dépendance de l'archevêque de Magdebourg, qui eut ainsi cinq suffragants. Quelques-uns y ajoutent Jourdain, évêque de Poznanie, qui ferait le sixième. Les moines de Magdebourg furent transférés près d’une église de Saint-Jean, hors de la villa 1.
Boson, premier évêque de Mersebourg, avait été moine de Saint- Emméran de Ratisbonne, d'où il fut appelé au service du roi. Pour récompense, le roi lui donna l'église de Zeïtz, près de laquelle il fonda un monastère ; et comme, par ses prédications continuelles à l'orient de la Saxe, il avait converti ct baptisé grand:nombre d’infidèles, l'empereur lui donna le choix de trois nouveaux évêchés, dont il choisit celui de Mersebourg; mais il ne le garda qu'un an, et mourut le 4° de novembre 970. Son successeur fut Gisiler, nommé par l'empereur, à la recommandation d’Annon, évêque de Worms 2,
L'évêché de Prague fut érigé vers le même temps. Boleslas le Cruel, ducde Bohême, qui avait tué son frère saint Venceslas, mourut en 967, laissant pour successeur son fils nommé aussi Boléslas, mais que sa vertu fit surnommer le Bon. Il était sincèrement Chrétien, d'une foi pure et d’une grande charité, protecteur des veuves et des orphelins, descleres etdes étrangers ; il fonda jusqu’à vingt églises, et leur donna tout ce qui leur était nécessairé. Il avait une sœur nommée Mlada, vierge consacrée à Dieu et savante, qui alla en pèlerinage à Rome, et fut favorablement reçue par le nane Jean XIII. Elle y apprit la disci- Pline monastique ; puis J: Pape, en faveur de la nouvelle église de
‘Act, Bened , sect, 5, Acta SS., 20 junii, — ? Act, Hened., sect, 5, p, 112,
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