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à.991 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 239
peu après lui, le code qui porte son nom, le poëme héroïque sur les exploits d’Igor, et les romans dela chevalerie russe. La langue savante, créée par les deux missionnaires slaves, est le dialecte de Thessalonique, mêlé avec l'illyrien et le slavo-servien. C'est dans cette langue que la Bible a été apportée en Russie, et que sont. écrits leurs livres liturgiques. Afin d’en faciliter l'étude, Pierre le Grand fit publier un dictionnaire dans lequel.elle est expliquée en grec et en latin, Moscou, 1704. On a imprimé à Moscou, en 1794, un autre dictionnaire où la langue liturgique est expliquée en, russe vulgaire. C'est dans la langue liturgique que Nestor, le père de l’histoire russe, a écrit sa chronique pendant le onzième siècle, et dans le premier couvent de Russie. On voit, par ces observations, qu'il ne serait pas exact de dire que l'office divin se fait en langue vulgaire chez les Russes.
Vers l'an 996, le temple que les architectes grecs élevaient à Kiow étant achevé, Vladimir donna à la nouvelle basilique les ornements et les vases qu'il avait emportés de Cherson, comme les seuls trophées de sa victoire. Pour l'entretien du temple, qui s'appelle encore aujourd’hui l’église de la Diîme, il affecta la dixième partie de ses
Mlomaines ; et ses successeurs, à leur avénement, devaient s'engager,
par serment, à accomplir cette fondation, dont la charte est déposée dans les archives de l'église. Il en célébra la dédicace Par un festin auquel il invita les pauvres de Kiow. Dans une nouvelle guerre qu'il eut à soutenir contre les Petchénègues ou les Cosaques, il échappa comme par miracle à un grand danger. Afin d'accomplir le vœu qu'il avait fait en cette circonstance, il bâtit à Vasilew une église en l'honneur de la transfiguration de Notre-Seigneur. Il en célébra la dédicace par une fête dont les annales russes relèvent la magnificence, en observant que l’on y but troiscents tonneaux d’hydromel, et que les convives passèrent avec lui huit jours assis à table, Les Pauvres Y furent traités d’une manière splendide. Étant rentré à Kiow, Vladimir donna un nouveau repas également somptueux ; depuis cette époque, les tables du palais étaient, même en son absence, richement servies et ouvertes à toutes les personnes distinguées qui se trouvaient dans la capitale. Vladimir était le père des pauvres ; l’en-
trée du palais leur était toujours ouverte: Mais, disait-il, les malades ne peuvent pas venir me voir, Aussi envoyait-il des voitures chargées de pain, de viande, de poisson, de fruits, de miel et autres aliments, et les distributions s’en faisaient dans les maisons. Ses servi-
teurs allaient de rue en rue, criant en son nom : Où sont les pau-
‘res et les malades ? C'est ainsi que l'Évangile avait changé le cœur
de ce prince, auparavant si dur, si féroce et si voluptueux. Ces pa-
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roles de Jésus-Christ : Bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde! avaient fait sur lui une si forte impression, que sa bonté devenait nuisible aux intérêts de l'État. Il avait £ooli la peine de mort, et ne punissait plus l’homicide que par une amende, Le nombre des malfaiteurs s'étant accru d’une manière effrayante, on lui fit de fortes représentations : Je crains la colère de Dieu, dit-il. Cependant, sur de nouvelles instances, il rétablit la peine capitale,
Vladimir, qui mourut en 1045, est honoré comme saint par les Russes. Un ancien code, qui lui est attribué, soustrait à la juridiction séculière les ecclésiastiques, les religieux, les hôpitaux et ceux qui soignent les malades. Toute affaire ayant rapport à ces personnes et à ces établissements déperidait des évêques, qui, dans les villes de leur diocèse, connaissaient des poids et mesures, des procès relatifs aux mariages, aux sorcelleries, aux empoisonnements, à l’idolâtrie et autres excès commis dans l’ordre civil. Comme les Grecs de Constantinople étaient unis à l’Église romaine dans le dixième siècle, les Russes, qui reçurent d'eux le christianisme, furent catholiques au commencement de leur conversion ; ils le demeurèrent pendant tout ie onzième siècle, où la foi chrétienne fait chez eux des progrès encore plus sensibles sous le règne de Jaroslaf, fils de Vladimir, prince dès lors si renommé, que Casimir, roi de Pologne, épousa sa sœur, et Henri Ier, roi de France, une de ses filles. Une vingtaine d'années après la mort de Jaroslaf, ke fils de Démétrius, roi des Russes, vient à Rome et demande au pape saint Grégoire VII à tenir de sa main le royaume paternel. Depuis le douzième siècle jusqu’au dix-huitième, les Russes furent généralement catholiques, sauf certains intervalles où ils eurent des métropolitains schismatiques ou suspects 1,
A Constantinople, les empereurs Basile et Constantin régnaient seuls, depuis la mort de Zimiscès, arrivée l'an 976. L'année précédente, au retour d’une expédition en Syrie, où, d’après les auteurs arméniens, il pénétra jusqu’à Jérusalem, Zimiscès fut empoisonné par l'eunuque Basile, dont il avait découvert et menacé de punir les rapines. Sentant ses forces diminuer à chaque instant, il se hâta d'arriver à Constantinople, et envoya ordre d'achever en diligence le tombeau qu'il se faisait construire dans l’église du Sauveur. Il respirait à peine lorsqu'il entra dans la ville, et la joie de son retour se changea en pleurs t en gémissements. Comme il sentait sa mort prochaine, il fit ouv..» son trésor particulier et en distribua l'argent
! Pagi, ad an. 987. — Ephemerid. græco-moscov. Acta SS., t. 1, matt. — De WR
Conversione et Fide Russorum, 1b., t. ?, sept, — Biograph, univ,, art, Vladimir.
à 991 de l'ère
aux pauvre caduc, pou la confessic sant beauci sainte Vier qu'il allait l’année sui six et un m Basile et dix-huit an ils n’avaien Basile avait ragéuse, les son cœur l’a réglées par voulait régn le plonger à son âme, le Constantin, s'en affranc n0m d'empe Sous le r nuque Basile Bardas Sclér Bardas Phoc demande de | Bardas Phoc | et avait été v | après avoir avile termin | Bulgares, qu loyauté et le du jeune em traignait que mander et ré plus haut qu | CUnuque, qui le jeune empe des affaires d licence des h:
kborieux ; mi | dans sa colère