‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 3)Chapitre 39 sur 72 · V. LXT, — De gs · texte numérisé non relu

V. LXT, — De gs

S paroles d’imoutrage, toute nteux; que h rs il ne reçoive ux remplacent 1 soit faite en deviendra une Tous approuit fait comme s’il accueille Ja u’il demande.

u'il peut à cos crivit Ja déclaa l’autre.

; Mais, ajoute tentèrent pas, recevoir, à la qu'il voulait olait traitreuquelques-uns nent ?, Enfin, nce de Reims

e, nous avons ous sommes rchions à réest écoulé, et e trente jours a éclairés, et hassé l’Ante- 's évêques de s orthodoxes, S pour archeingué par sa iseils, habile les autres ne i Lothaire, Il " le malheur urifié, Nous 1s ; car Laon

à 91 de l'ère chr.] LÉ L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 257

est Je territoire et le diocèse de Reims, et saint Remi, eu établissant à Laon un évêché, n'a pas prétendu que cette portion de son troupeau devint étrangère. Nous élisons donc Arnoulfe, originaire de Laon, où il a été élevé, qui n’est souillé d'aucune tache de simonie; qui a horreur de toute faction tyrannique, qui rend à chacun œ qui lui est dû, et qui ne détruit pas le sanctuaire de Dieu. Que toute fraude soit éloignée de notre élection, et que les en-

L lants de Bélial n'espèrent pas ÿ avoir part; mais que les enfants

de la paix la rendent ferme et solide, en la confirmant et en Ja souscrivant 1 !

En conséquence de cette élection, Arnoulfe fut sacré archevêque de Reims, après avoir prété le serment que voici: Moi Arnoulfe, par l grâce de Dieu, archevêque de Reims, je promets aux rois des Français, Hugues et Robert, que je leur garderai une entière fidélité, que je leur donnerai conseil et secours en toute occasion, selon mon pouvoir et mon savoir, et que je ne donnerai jamais aucune assislance à leurs ennemis. Je le promets en présence de la divine majesté, des saints anges et de toute l'Église. J'espère la récompense élernelle si je garde ces promesses ; mais si, ce qu’à Dieu ne plaise, ie les viole, que les bénédictions se changent à mon égard en malédictions, que mes jours soient abrégés et qu’un autre prenne mon épiscopat ; que mes amis m'abandonnent et deviennent mes ennemis. le souscris cette promesse Pour servir de témoignage contre moi, et je prie mes frères et mes fils de la souscrire, Moi Arnoulfe, archevêque, j'ai souscrit ?.

C'est ainsi qu’un dernier rejeton direct de la seconde dynastie re-

connut solennellement le chef de la troisième, et que celui-ci donna

les mains à son élévation sur le premier siége métropolitain de France. Les deux dynasties s'embrassaient au pied des autels. Hugues Capet avait finalement pour lui la puissance, la parenté, la donation du dernier roi, le suffrage de la nation, l'approbation du Pape, le ser-

} ment du dernier descendant de Charlemagne. Gerbert fut, auprès de

l'archevêque Arnoulfe, ce qu'il avait été auprès d'Adalbéron, un

[homme de confiance et secrétaire intime. On le voit par une lettre

que le nouvel archevêque écrivit à celui de Trèves, pour le prier de lui continuer l'amitié qu’il avait eue pour son prédécesseur, d'autan: Plus qu'il se servait du même interprète 5. On le voit encore par une

Lure lettre de Gerbert, par laquelle Arnoulfe prie un Personnage, [qui n’est pas nommé, de lui obtenir le pallium du Pape, attendu

bque la défense du roi ne lui permettait pas de faire lui-même le

! Labbe, t, 9, p. 734, — 2 Ibid. -—- * Dom Bouquet, t, 10, p. 402, Epist, 53. au, 17

voyage de Rome. Les choses durèrent ainsi Reims,

Ccengant, si l’on peut s'en rapporter entièrement au dire de Richer, le nouvel archevêque ne tarde pas à se concerter avec son oncle Charles, et à chercher les moyens de le servir. Il conçoit n projet pour lui livrer la villé sans paraitre trahir le roi Hugues, sn ‘ousin. Il convoque plusieurs seigneurs sous prétexte de leur trans. mettre une affaire importante; puis, par le prêtre Alger, il fait se. crètement ouvrir, la nuit, les portes à l'armée de Charles, qui dé. vaste el ravage la ville. Il simule la surprise et se réfugie dans la tour, les comtes l'y suivent; mais la tour est cernée par les troupes de Charles, et l'archevêque et les comtes se. rendent. Is sont conduits à Laon. Charles exige d’eux le serment de fidélité, ils le refusent, et des deux -tés on feint des sentiments ennemis. Enfin Ar. noulfe prête ie serment et rentre dans sa ville, les comtes prêtent aussi le serment et se retirent.

Voilà comme Richer explique cet incident. Mais Richer est le disciple admiratif de Gerbert, qui, par suite de cet incident politique, fut mis à la place d’Arnoulfe, lequel abdiqua ou fut déposé par ordre du roi, mais maintenu et rétabli par ordre du Pape, La

conduite de Gerbert en ceci fut loin d'être sans reproche. Cependant son disciple n'a pas pour lui un mot de blâme. Ses dires accusatifs contre les autres ne sont pas une preuve péremptoire, surtout quand il est question, non pas de faits publics et notoires, mais d’intrigues secrètes où il n’était pas initié.

Cependant le roi Hugues, averti de ce qui venait d'arriver, rassemble une armée de six mille hommes, ravage les environs de Reims et marche contre les forces de Charles. Les deux armées se disposent au combat, Cependant on hésite des deux côtés, et l'on finit par se retiver chacun chez soi. Richer assigne les motifs de cette hésitation, Du côté de Charles; l'infériorité de ses troupes: il n'avait que quatre mille hommes contre six mille et plus; motif visible, que Richer pouvait facilement savoir. Du côté du roi Hugues, un motif invisible, savoir des scrupules de conscience : suivant Richer, s1 Et: conscience lui reprochait d’avoir agicriminellement et contre le droit, en dépouillant Charles de l'honneur de ses pères, et en se transportant à lui-même les droits du royaume ?,

pendant six mois À

Adalger fut nommément excommunié pour avoir livré la ville de

? Dom Bouquet, t. 10, p. 403, Epist. 57. — 3 Cum regem veré animus sui fs cinoris conscius contra jus agere arguoret, cum Karotumn paierno honore spolit Verit, atque regni jura in sese transfuderit, EL, 4, n, 39.

(Liv, LXI. — pe gg

Après cela, il se tint un conseil à Senlis, où le prêtre Alger ou

à 991 de |

Reims. L sur ce qu cons con oi Hugu Nous :

savons qi divines el prescrive:

conserver Arnoulfe, mitiés et nous con Reims ; il ments pré par d’autr qu'ils der | voir des € est des tér il a livré à ité confié.

voudrait le parjurer ? | lifie-t-il.co ne souffreles ennem:

s'il est libr palais, et i les évêques la place de:

leur que le porté par u tions à feu sable auprè | jugement q lettre du ro Les évêqu part. Il y a l'Église rom | l'ordre sacer | més et l’éloi

‘Dom Bou

Liv, LXI. — De gps ant six mois à

nent au dire de ncerter avec son ir. Il conçoit un roi Hugues, son te de leur trans.

Alger, il fait se.

harles, qui dé.

réfugie dans la par les troupes nt. Ils sont conélité, ils le refuemis. Enfin Àr- ; comtes prêtent

icher est le dis- : incident poliou fut déposé re du Pape, La che. Cependant dires accusatif », Surtout quand mais d’intrigues

d'arriver, ras- 3 ‘environs de deux armées se x côtés, et l'on motifs de cette upes: il n'avait tif visible, que gues, un molil ant Richer, s4 contre le droit, n se transpor-

‘être Alger où à ré la ville de

ré animus sui fs o honore spolit: à

à 991 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATAOLIQUE. 259

Reims. L'archevêque Arnoulfe fut invité ‘à s'y rendre : il s'en excusa sur ce qu'il était prisonnier du duc Charles, son oncle. Les soupcons contre lui se fortifièrent, On le voit par la lettre suivante du roi Hugues Capet au pape Jean XV. .

Nous vous prions de nous faire part de vos conseils: car nous “avons que Vous avez passé toute votre vie dans l'étude dés lettres divines et humaines. Considérez avec attention ce qui est arrivé, et hescrivez-nous dans cette occasion ce qu'il convient de faire pour conserver la sainteté des lois et ne point annuler l'autorité royale. Amoulfe, fils du roi Lothaire, comme on dit, après de graves ir imitiés et attentats contre nus et notre royaume, a été adopté par ous comme un père, préposé gratuitement à la métropole de Reims; il a fait un serment qui devait valoir contre tous les serments présents et à venir. Il l’a fait par écrit, il l’a signé et fait signer

| par d'autres. Il a obligé ses vassaux et tous les habitants de jurer

qu'ils demeureraient fidèles, lors même que lui tomberait au pou-

| voir des ennemis. Ensuite, contrairement à tout cela, comme il en

«st des témoins très-sûrs, il à ouvert lui-même les portes à l'ennemi ; il a livré à la captivité etau pillage le clergé et le peuple qui lui avait té confié. Mais accordons qu’il soit au pouvoir d’un autre, comme il voudrait le paraître : Pourquoi force-t-il tes citoyens et ses vassaux à se parjurer ? pourquoi prépare-il des armes contre nous ? pourquoi forlie-t-ilcontre nous la ville et les châteaux ? S'il est captif, pourquoi ne souffre-t-il pas qu’on le délivre ? s’il est opprimé par la violence des ennemis, pourquoi ne veut-il pas qu’on vienne à son secours ? sil est libre, pourquoi ne revient-il pas À nous? On l'appelle au palais, et il dédaigne de venir. Il esi invité par les archevêques et les évêques, il répond qu’il ne leur doit rien. Vous donc qui tenez là place des apôtres, statuez ce qu’il faut faire de cet autre Judas, de Peur que lenom de Dieu ne soit blasphémé par nous, et qu’emporté par une juste douleur à la vue de votre silence, nous ne met-

tions à feu et à Sang la ville et la province. Vous ne seriez pas excu-

| sable auprès de Dieu, st vous refusiez de nous marquer la forme du | jugement que nous demandons et que nous ignorons 1, Telle fut Ja

lettre du roi au Pape, écrite très-probablement par Gerbert. Les évêques de la province de Reims y joignirent une lettre de leur part. Il y a longtemps, disent-ils, que nous aurions dû consulter

| l'Église romaine au sujet de la décadence et de la ruine éntière de | l'ordre sacerdotal ; mais la multitude des tyrans qui nous ont oppri- | més et l'éloignement des lieux nous ont empêchés de le faire. Au-

D ‘Lom Bouquet, t, 10, p. 524,

260 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXI, — De ygs

jourd'hui nous déférons à votre tribunal, non sans une grande douleur, le crime nouveau d'un nouveau Judas, savoir : d'Arnouife, archevêque de Reims, lequel, quoiqu'il fût autréfois fils et élève de l'église de Laon, a fait par fraude son évêque prisonnier, s’est em. varé de l'église de ce prélat et a livré la sienne propre à la captivité, Avec son clergé et son peuple. Ils se plaignent ensuite du refus qu avait fait Arnoulfe de comparaître au concile où ils l'avaient cité, et ils concluent en priant le Pape de les appuyer de son autorité, pour retrancher ce scandale. Secourez donc, Ô Père, lui disent-ils, l'Église, qui est sur le penchant de sa ruine, et prononcez la sentence portée par les sacrés canons. Que nous reconnaissions en vous un autre Pierre, défenseur et protecteur de la foi chrétienne, et que l'Église romaine proscrive le coupable que l'Église universelle dé. teste. Que votre autorité nous aide par son suffrage à déposer cet apostat, à ordonner et à promouvoir un nouvel archevêque, d'accord avec nos frères les évêques, afin que nous sachions et que nous comprenions pourquoi nous devons préférer votre apostolat entre les autres !,

Cette lettre paraît de la main de Gerbert, aussi bien que celle de roi. Dars l’une et dans l’autre, on ne voit que des accusations politiques. Or, nous savons aujourd'hui, mieux que jamais, combien les accusations d'un parti contre l'autre, dans un moment de révolution, mériwnt généralement peu de confiance, Ici, les mêmes évé. ques qui, une année auparavant, avaient fait d’Arnoulfe un éloge complet dans son décret d'élection, en parlent maintenant comme d'un Judas, d’un apostat, parce qu’il est soupçonné, accusé de pencher pour l’ancienne dynastie plus que pour la nouvelle. La violence de ce langage autorise à conclure que la lettre leur fut imposée, et qu'au fond du cœur ils compatissaient à la position critique de leur métropolitain; d'autant plus que, de le déposer et de le remplacer par un autre, dans de pareilles circonstances, comme demandait li lettre, c'eût été le vrai moyen de ruiner l'épiscopat et d'en faire le jouet des vicissitides politiques. Le pape Jean XV n'eut garde de tomber dans celte faute. Les envoyés de Hugues Capet, à peine arrivés à Rome, en partirent au bout de trois jours, donnant pour excuse que le Pape, après les avoir d'abord bien reçus, leur avai ensuite témoigné beaucoup de froideur, à cause d'une haquenée blanche dont les amis d'Arnoulfe lui avaient fait présent; excuse

ridicule dans des ambassadeurs, qui doivent employer avant toutle à

ealme, la patience, les bons procédés. 11 est probable que Gerberl,

{ D. Bouquet, t. 10, p. 522.

à 991 de l"

qui parle le Pape te choses de Au mil Laon trot litain Arn cilla mêm:

de paix, pour le du qu'il recor sa ville ép Coup, se r et les livra Richer dét:

sans dire 1 était pour

Le duc d'Orléans, enceinte à e deux ju liberté et s gnit seulem

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laissé dans son success rut sans en berge, l’ain d'Élisabeth ainsi le san, Voilà cor dynastie roy après plus d aucun mel

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! Gerbert, F

iv. LXI, — De y

ns une grande ir : d'Arnouife, fils et élève de inier, s’est em.

> à la captivité, suite du refus s l'avaient cité, > son autorité, lui disentils, noncez la senissions en vous étienne, et que iniverselle de- > à déposer cel êque, d'accord s et que nous ipostolat entre

n que celle à usations polinais, combien nent de révoes mêmes évéulfe un éloge enant comme ccusé de penle. La violence ut imposée, et ritique de leur e le remplacer demandait li t d'en faire le eut garde de t, à peine ardonnant pour us, leur avait ne haquenée sent; excuse r avant tout le que Gerber,

à 091 de l'ère chr.| DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 261

qui parle de cette boutade, ne nous dit Pas tout. Quoi qu’il en soit, le Pape temporisa ; il espérait qu'avec le temps les esprits et les choses deviendraient plus calmes : il ne s’y trompa point.

Au milieu de ces fluctuations politiques, l'évêque Adalbéron de Laon trouva moyen de regagner les bonnes grâces de son métropoltain Arnouife de Reims, et par lui celles du duc Charles. fl réconcihla même l'archevêque avec le roi Hugues, qui Jui donna le baiser de paix, le fit diner à sa table, en le plaçant à sa droite, et lui offrit pour le duc Charles de lui laisser les villes qu'il possédait, pourvu qu'il reconnût les tenir du roi. L’évêque de Laon rentra ainsi dans sa ville épiscopale, Au bout de quelque temps, il sut, par un seul coup, se rendre maître de la personne de l'archevêque et du due, elles livra tous les deux, ainsi que la ville, aux mains du roi Hugues. Richer détaille un peu longuement les artifices de l’évêque de Laon, sans dire un mot de Gerbert, qui pourtant, d'après ses lettres 4, y était pour quelque chose et devait profiter du résultat,

Le duc Charles fut pris et enfermé dans une tour des prisons d'Orléans, où il mourut au bout d'une année. Sa femme, qui était

| enceinte au moment de son arrestation, aecoucha dans cette prison

e deux jumeaux, Charles et Louis, qui plus tard recouvrèrent leur liberté et se retirèrent en Allemagne, où la postérité de Louis s’éteignit seulement en 1245. Avant de s’enfermer dans Laon, Charles avait eu d'une première femme un fils aîné nommé Othon, qu'il avait laissé das son duché de Basse-Lorraine, et qui y fut reconnu pour son successeur. Othon conserva ce duché jusqu’en 1006, qu’il mourut sans enfants. Des deux filles de Charles, Hermengarde et Gerberge, l’ainée fut mariée au comte de Namur; elle fut l’aïeule d'Élisabeth de Flandre, qui, en 1180, épousa Philippe II et réunit ainsi le sang des deux races.

Voilà comme la lutte politique entre la seconde et la troisième dynastie royale des Francs, commencée en 888, se termina l’an 991, iprès plus d’un siècie, sans qu'il se commit, pendant tout ce temps, iucun mew tre politique ni de part ni d’autre : chose peut-être unique dan: l’histoire humaine. Pour nous en convaincre, comparons à cette période séculaire chez les Français du dixième siècli une période à peu près égale, non chez les anciens Grecs de Syrie,

| non Chez les anciens Grecs d'Égypte, non chez les empereurs de Rome Æ idolâtre, où nous avons vu presque chaque règne commencer ou

finir par le meurtre ou même le parricide ; mais comparons-y une

Période à peu près égale chez les Grecs contemporains de Constan :

! Gerbert, Fpist. 136, 1 49.

SE ET ER Fe bn ne Re Tang ee 6 RS RSS Ps

'eurs contemporains de la Chine.

À Constantinople, Basile le Macédonien, qui meurt en 886, étai monté sur le trône par l'assassinat de son prédécesseur Michel l'. vrogne. Son fils Léon , dit le Philosophe , manque d'être assassin l'an 892, l'an 894, l'an 902, Romain Lecapène, après avoir failli plu. sieurs fois d'être assassiné, est enfin détrôné l'an 944 par son propre fils Étienne. Constantin Porphyrogenète est empoisonné l'an 9% par son fils Romain II, qui l'est par sa femme en 963. Nicéphore 1! est assassiné en 969 par Zimiscès, qui est empoisonné l'an 973 par l’eunuque Basile, Voilà comme, sans parler de plusieurs autres as. sassinats ou empoisonnements politiques , les empereurs grecs s succédaient sur le trône de Constantinople durant cette période st. culaire 1,

À Bagdad, le calife Mostanser, en 861, monte sur le trône de Ma. homet par le meurtre de son père ; son successeur Mostain est déca. pité l'an 866; Motaz, déposé et réduit à mourir de faim en 869: Mothad, assassiné en 870 ; Mothaded, empoisonné en 902; Moctader. uprès avoir été déposé deux fois, est tué l'an 932 ; Kaher est déposé l'an 934 : on lui crève les yeux, il est réduit à mendier son pain: Mothaki a le même sort en 958, ainsi que Mostakti en 946. Tell était à Bagdad la succession sanglante des souverains et pontifes mahométans 2,

La Chine, que l’on a tant vantée pour ses mœurs patriarcales et sagesse de son gouvernement, vit jusqu’à sept dynasties se succéder par la trahison et le meurtre dans moins d’un siècle. La treizième S’'teignit en 907 par le meurtre de ses deux derniers empereurs, Li quatorzième ne dura que seize ans. Son premier empereur, qui avai tué les deux derniers de la dynastie précédente, füt tué par son filk aîné, qui fut tué par son frère, qui se tua lui-même, en 923, pour ne pas être tué par le chef de la quinzième dynastie. Elle ne dun que treize ans, avee quatre empereurs, dont trois périrent de mort violente. La seizième dynastie, commencée en 936, finit en 947, avec deux empereurs, dont le second fut détrôné. La dix-septième, commencée en 947, finit par son deuxième empereur, qui fut tué l'an 951. La dix-huitième finit, l'an 960, par son troisième empereur, qui fut ‘déposé et remplacé par son premier ministre, qui fut le chef de h dix-neuvième. Voilà donc en Chine, dans l'espace de soixante ans, sept dynasties, avec huit ou neuf empereurs assassinés 5.

1 Histoire du Bas-Empire, |. 10-75. — * Hist. univ, par des Anglais, t, 480 14 (et 4), in-80, — 9 Hist, univ., t. 54 (14),

209 MISTOIRE. UNIVERSELLE UE DU RES TT tinople, chez les califes contemporains de Bagdad, chez les empe-

à 994 de li

Mainte mabomét parez le :

d'Allemal nombre « nos ancêt que leur « barbares s

LA, { XI, og De 0°

chez les empe-

rt en 886, étai seur Michel l'.

d'être assassin ; avoir failli plupar son propre sonné l'an 9% 3. Nicéphore 1!

né l'an 975 par leurs autres as.

ereurs grecs se tte période sé.

le trône de Ma.

Jstain est décae faim en 869:

902; Moctader, ther est dépost dier son pain:

i en 946. Tell ins et pontifes

atriarcales et la lies se succéder e. La treizième empereurs, La ereur, qui avait tué par son fil , en 9923, pour . Elle ne dun rirent de mort rit en 947, avec septième, comfut tué l'an 951.

pereur, qui fut at le chef de la > soixante ans, 18 3,

8 Anglais, t, 45e

à 4 de l'ère hr. DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE,

Maintenant, à cet empire philosophique de la Chine, à cet empire mabométan de Bagdad, à cet empire grec de Constantinople, comparez le royaume catholique d'Angleterre, le royaume catholique d'Allemagne, le royaume catholique de France, avec leur grand nombre de saints et de sayants personnages. Direz-vous encôre que nos ancêtres du dixième siècle étaient des ignorants et des barbares ? que leur siècle était un siècle de fer? En vérité, les ignorants et les

barbares sont ceux qui le diraïent ou le penseraient encore,

HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LAN, — Desy,

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