XII
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AT Dre nec Ve ed Se rr-nd
134 HISTOIRE. UNIVERSELLE (Liv, LAUT, — De 1044
Ja ville. Conrad exigeait qu'ils le fissent à la même place où il avait été d'abord. Les habitants s’y refusèrent constamment. Conrad ravagea cruellement les alentours : tout le territoire de la ville fut mis à feu et à sang, les arbres fruitiers coupés, les vignes arrachées, les châteaux et même les églises livrés aux flammes ; les peuples qui s'y étaient réfugiés périrent par le feu et par le glaive. Ces cruautés, que les Sarrasins se seraient à peine permises, et qui sont rapportées par le biogräphe et le chapelain même de Conrad, durèrent jusqu'à deux ans. Elles ne découragèrent point les habitants de Pavie. Conrad ut obligé de se retirer sans avoir rien fait : il se rendit à Ravenne. Cette ville, qui appartenait au Siège apostolique, lui ouvrit toutefois ses portes et le reçut avec taus les honneurs. possibles ; mais il s'y
conduisit envers tout le monde d'une manière si dure et si despo- |
tique, qu'il provoqua une violente sédition, dans laquelle les habitants et les troupes allemandes .se battirent toute la nuit avec une grande perte de part et d'autre. Tout cela n’était guère propre à gagner le cœur-des Italiens. t Pendant les chaleurs de l'été, Conrad alla camper deux mois avec son armée sur les collines de Brienza, où il fut royalement défrayé tout ce temps, lui et ses troupes, par l'archevêque Héribert de Milan. On peut juger par là quelles étaient les immenses richesses de celte église. Héribert en faisait, au reste, un noble usage. En voici un exemple. Durant une cherté de huit ans, en Italie, il faisait distribuer tous les matins au pauvre peuple dela campagne huit mille painsiet huit mille boisseaux de fèves et autres légumes cuits ; en outre, ds: l'argent et des vêtements à la fin du mois. Souvent il distribuait ces vêtements de ses propres mains, afin de réjouir son cœur de la joie de ceux qui les recevaient. À 85 Le pape Benoit VII était mort quelques semaines avant l js. reur saint Henri, le 10me de juillet 1024, après un pontificat de douze “ans. Sa conduite fut sans reproche, sa piété sans hypocrisie, son zèle pour la discipline et le bien de l'Église accompagné de prudence: la modestie et la douceur étaient des traits saillants de son oarage tère. Cependant des témoins dignes de foi racontent que Benoît, après sa mort, apparut à l’évêque de Porto et à deux autres ie ques, et les chargea de fair : dire à l’abbé saint Odilon de prier potr lui, attendu qu'il était encore privé de la vue de Dieu par de sévères châtiments. C’est qu'avec des vertus non communes on peut ne core faire des fautes plus ou moins graves, quoique non mortelles Benoît eut pour successeur Romain, son frère, fils de Grégoirt,
3 Petr, Dam., apud Baron., an 1024.
à 1054 de comte di rapporte élu à pri hires q récit dar Fulbert, motion.
Je ren naire, a élevé au regardé contemf fléchisse de l'Égli Ceux qu regards, Je suis « iglise ;
} mes ang
comte m ls chos mains u:
lui prête vent dev pour hot munié F Pierre, c en rever aimé Pè; réprimar comme :
çoive pa repousse bien sur ne souff
Nous à un Pay meté qui et de bar
? Giab.,
D. Bibl,
436 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXIII, — De 1024
et d’autres savants de son ordre rapportent au pape Jean XIX et à l’an 1024, est bien loin de donner de l’ordination de ce Poniife, ainsi que de son caractère , aucune idée défavorable.
La première année de son pontificat, le pape Jean XIX reçut une
ambassade solennelle de l'empereur et du patriarche de Constantinople. Cette ambassade, concertée entre l’empereur, le patriarche et les principaux d'entre les Grecs, avait pour but d'obtenir du Pontife romain qu'il voulût bien consentir et permettre que l'évêque de Constantinople portât le titre de patriarche universel d'Orient, comme le Pontife romain portait le titre de patriarche ou de Pape universel de tout l’univers. Cette demande fait bien voir que les Grecs étaient unis à l'Église romaine, et qu'ils en reconnaissaient la suréminente autorité par toute la terre. Les ambassadeurs apportaient, suivant l'usage, des présents considérables pour le Pape et pour ceux de sa cour qu'ils trouveraient favorables à leur demande. Jean XIX différait comme à dessein sa réponse, lorsque, bien probablement par une disposition secrète du Pape lui-même, la demande des Grecs se divulgua par toute l'Italie : le bruit s’en répandit bientôt comme un éclair par delà les Alpes, en France, en Lorraine, en Allemagne. De tous les pays arrivèrent au Pape des lettres sans nombre d'évêques et d’abbés italiens , français , lorrains, allemands; plusieurs même firent exprès le voyage de Rome et supplièrent instamment le Pape de ne céder quoi que ce füt de la primauté accordée par Jésus-Christ à l'Église romaine. Deux hommes se distinguèrent particulièrement dans cette occasion : le bienheureux Richard, abbé de Verdun, et le bienheureux Guillaume, abbé de Dijon. Le premier alla trouver le Pape en personne ; le second lui écrivit une lettre très-forte, quoique très-respectueuse. C'était précisément ce que le Pape désirait et attendait. Dès lors il était l'organe de toute l'Église d'Occident, sa réponse était comme l'oracle d'un concile universel tenu dans cette partie du monde. Sa décision ne se fit plus attendre. Naturellement elle ne répondit point aux désirs des Grecs, qui s’en retournèrent à Constantinople sans avoir rien obtenu !.
Vers le même temps, le pape Jean XIX apprit une nouvelle importante pour le chant ecclésiastique : c'était l'invention des notes de la musique. Dans le monastère de Pompose, près de Ravenne, vivait depuis l’âge de huit ans un moine, nommé Guido ou Gui, el surnommé d’Arezzo, de la ville où il avait pris naissance. Comme il était fort habile dans la musique, on l'avait chargé d'enseigner le
1 Glaber, 1. 4,e, 1. Hugo Flavi. Chron. Virid., apuü Labbe, Biblioth, Kerr, t. 20,
chant :
et pén des s0 de l'al) temps enfin c Baptist hymne Solve } nation, appren leur rei sol, la.
en peu années naturel vieux, de son son vo} qui l’av Ou ] obscurs envie q blée de si quelc fiant er bien ce pouvon me voy des env somme:
de renc l'emper ditàau si le ver léable « de l'em cet ava n'ayant
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LXIII, — De 1024
> Jean XIX et à >e Poniife, ainsi
| XIX reçut une he de Constanir, le patriarche tenir du Pontife que l'évêque de l'Orient, comme ; Pape universel es Grecs étaient la suréminente rtaient, suivant pour ceux de sa . Jean XIX difobablement par ide des Grecs se entôt comme un 1 Allemagne. De ymbre d’évêques plusieurs même imment le Pape par Jésus-Christ particulièrement de Verdun, et le r alla trouver le »s-forte, quoique Pape désirait el e d'Occident, sa 1 tenu dans cette e. Naturellement n retournèrent à
ine nouvelle imention des notes rès de Ravenne, Guido ou Gui, et sance. Comme il gé d'enseigner le
be, Biblioth, Kerr,
à 1054 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE,
chant aux enfants du monastère. Jusqu’alors c'était une étude longue et pénible, par la difficulté de se rendre familières les intonations des sons, qui n'étaient désignés que par les sept premières lettres de l'alphabet. Pour remédier à cet inconvénient, Gui chercha longtemps une règle précise, invariable et facile à retenir. Il reconnut enfin que, dans le chant alors en usage pour l'hymne de saint Jean- Baptiste, les premières syllabes des six premiers versets de cette hymne : Uf queant laxis Resonare fibris Mira gestorum Famuli tuorun: Solve polluti Labii reatum, sancte Joannes, formaient, par leur intonation, une suite diatonique ascendante. 11 s'appliqua donc à faire apprendre par cœur le chant de cette hymne à ses élèves, et surtout à leur rendre familière la progression diatonique des sons ut, ré, mi, fa, «ol, la. Par cette nouvelle méthode, un enfant pouvait apprendre en peu de mois ce qu’un homme aurait appris à peine en plusieurs années en suivant la méthode ancienne. Cette invention, qui devait naturellement le faire considérer de tout le monde, lui attira des envieux, qui poussèrent la passion si loin, que Gui fut obligé de sortir de son monastère. Voici comme il en parle lui-même, ainsi que de son voyage à Rome, dans une lettre à Michel, religieux à Pompose, qui l'avait aidé dans son travail.
Ou les temps sont durs, ou les desseins de la Providence sont obscurs; la tromperie opprime la vérité, et l'envie la charité ; envie qui quitte à peine la sainteté de notre ordre, afin que l’assemblée des Philistins y punisse la dépravation d'Israël ; de peur que, si quelque chose se fait comme nous voulons, notre esprit, se conliant en lui-même, ne vienne à se perdre. Car alors est vraiment bien ce que nous faisons, quand nous rapportons tout ce que nous pouvons à celui qui nous a faits nous-mêmes. De là vient que vous me voyez exilé au loin, et que vous-même, suffoqué par les lacets des envieux, vous pouvez à peine respirer. En quoi je dis que nous sommes tout à fait semblables à l'ouvrier qui, ayant trouvé le secret de rendre le verre flexible et malléable, en fit l'expérience devant l'empereur Auguste. Pour cette incomparable découverte, il s’attendait à une récompense incomparable. Il fut mis à mort, de peur que si le verre, déjà si merveilleux par lui-même, devenait encore malléable et flexible, il ne rendit aussitôt de nul prix tous les trésors de l'empereur. L’envie à jamais maudite enleva alors aux mortels œt avantage, comme autrefois le paradis. Car l'envie de l'artiste l'ayant pas voulu en instruire un autre, l'envie du prince put faire bérir l’artiste avec l'art.
C’est pourquoi, le Seigneur m'en inspirant la charité, j'ai communiqué, non-seulement à vous, mais à tous ceux que j'ai pu, avec une
138 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXIT, — De 1024
souveraine dévotion et sollicitude, la grâce que Dieu m'a donnée, à ;
moi très-indigne, afin que si moi et tous ceux qui.m'ont précédé, nous avons appris les chants ecclésiastiques avec une difficulté
extrême, ceux qui viendront après nous, les apprenant avec une | extrême facilité, ils nous souhaitent le salut éternel, à moi, à vouset {
à tous mes autres collaborateurs, et que les quelques charitables prières de tänt de monde nous obtiennent, par.la miséricorde de Dieu, la rémission de nos péchés. Car si ceux qui jusqu’à cette heure ont pu à peine en dix années acquérir une science imparfaite du chant implorent très-dévotement le Seigneur pour leurs maitres, que pen-
sez-vous qu’on fera pour nous, qui, dans l'espace d’une année, où |
de deux, au plus, formons un chantre parfait? Que si la, misère
accoutumée des hommes était ingrate à de si grands bienfaits, le |
juste Seigneur ne récompensera-t-il pas notre travail? Parce quele Seigneur fait tout céla, et que nous ne pouvons rien sans lui, n'aurons-nous rien ? À Dieu ne plaise ! Car l'Apôtre, étant par la grâce du Seigneur ce qu'il est, chante néanmoins : J'ai combattu un bn combat; j'ai consommé la course, j'ai conservé la foi, la couronne de justice m'est réservée. Étant donc sûrs de la récompense, insistons en l’œuvre d’une si grande utilité, et, parce que la sérénité tant désirée est revenue à travers bien des tempêtes, il faut naviguer heureusement.
On voit, par cette lettre, de quels sentiments de foi, de charité, de piété, d’humilité profonde était animé le bon Gui d’Arezzo, ainsi que
les artistes des siècles que nous nommons barbares ; avec quelle fidé'
lité ils rapportaient à Dieu seul la gloire de leurs découvertes et de leurs chefs-d'œuvre; avec quelle charité expansive ils communiquaient leurs secrets à tout le monde, afin que tout le monde € bénit Dieu avec plus de ferveur et de joie. Les pieux désirs de l'hun ble moine de Pompose sont accomplis, et bien au delà. Depuis meil siècles, sa précieuse découverte, répandue par tout l'univers, apprend aux peuples de toutes langues, même aux sauvages de l'Océan! chanter le Seigneur avec une ravissante harmonie.
Dans la dernière phrase, Gui annonçait à son ami que le calné était revenu après la tempête. Voici comme il s'en explique. Si vol captivité se défie quelque peu de recouvrer la liberté, j'exposerail suite des choses. L'apôtre du Siége suprême, Jean, qui gouveré actuellement l'Église romaine, ayant oui la renommée de no école, et comment des enfants, par le moyen de nos antiphonairés
apprennent des chants qu'ils n'ont jamais entendus, en fut bief
émerveillé, et m'invita par trois messages à venir le trouver. Wall donc à Rome avec Grégoire, abbé de Milan, et Pierre, prévot de
chanoi Le Po m'entr vent n médita n'eût a ainsi e croire permit m'étai!
somme ver, po jours a mien, ( gesse, ( si éclai d'avoir me con monast en Itali je veux cet ouv tous co Ne pou chant i puis pe Outr qu'ilno évêque S'OCCUp appelé de son les fonc Traité ( comme avait e instruit:
La ge premièr les prin
1 Anne
à 1054 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 439
chanoines de l’église d’Arezzo homme très-savant pour notre témps. Le Pontife, m’ayant témoigné beaucoup'de joie de mon arrivée, m'entretint longtemps, mé fit plusieurs questions, et feuilletä souvent notre Anéiphonaire, qu'il regardait comme un prodige. Il en médita les règles, et ne: se leva point du lieu où il était assis, qu’il n'eût appris un verset qu’il n'avait jamais oui chanter, et n’éprouvât ainsi en lui-même, à.son grand étonnement, ce qu’il avait peine à croire des autres. Que dirai-je encore? Ma mauvaise santé né me permit point de demeurer à Rôme, parce que la chaleur de l'été m'était mortelle, en des lieux maritimes et marécageux, à nous qui sommes habitués aux Alpes. Je promis de revenir à l'entrée de l'hiver, pour expliquer cet ouvrage au Pontife et à son clergé. Peu'de jours après, j'allai visiter l'abbé Gui de Pompose, votre père et le mien, cet homme chéri de Dieu et des hommes pour sa vertu et sa— gesse, que je désirais voir comme le père de mon âme. Cet homme si éclairé approuva notre Antiphonaire sitôt qu'il l'eut vu, sé repentit d'avoir suivi le sentiment de nos envieux, en demanda pardon, et me conseilla; étant moine, de préférer aux villes épiscopales les monastères, dont Pompose est à présent, par ses soins, le premier en Îtalie, Fléchi par les prières et obéissant aux ordres d’un tel père, je veux d’abord, le Seigneur aidant, illustrer un tel monastère par œt ouvrage, d'autant plus que les évêques étant maintenant presque tous condamnés pour simonie, je crains de communiquer avec eux. Ne pouvant venir quant à présent, je vous envoie, pour trouver un chant inconnu, un excellent moyen que le Seigneur m'a donné de- D puis peu, et qui a été prouvé très-utile 1,
Outre l'Antiphonaire, Gui composa un autre livre de musique, qu'ilnomma /e Micrologue et qu’il dédia à Théodalde d’Arezzo, son évêque diocésain. I dit, dans l’épitre dédicatoire, que, tandis qu'il soccupait du dessein de mener une vie. solitaire, Théodalde l'avait appelé auprès de lui pour lui aider à l'instruction de son clergé et de son peuple, quoiqu'il ne manquât pas de personnes habiles pour les fonctions de ce ministère ; qu’il l'avait aussi obligé de publier son Traité de la Musique et d'en instruire les clercs de la cathédrale, comme il avait fait ceux de l’église de Saint-Donat, martyr: ce qui avait eu un tel succès, que les enfants mêmes s’y trouvaient plus instruits que les anciens des autres églises ?.
La gamme inventée par Gui d’Arezzo n'avait d'abord que les six premières notes ; on y ajouta, plus tard, une septième, qui complète les principales intonations de l'échelle musicale. De nos jours, on a
iv. LXITT, — De 1024
eu m'a donnée, à ai,.m’ont précédé, ec une. difliculté prenant avec une 1, à moi, à vouset !
s charitables prièéricorde de Dieu, x’à cette heure ont nparfaite du chant maitres, que pene d’une année, où | } Que si la misère rands bienfaits, le | avail? Parce quele jen sans lui, n'auétant par la grâce i combattu un bon la foi, la couronne récompense, insisque la sérénité tant | faut naviguer heu-
le foi, de charité, de i d’Arezzo, ainsi que res ; avec quelle fidé rs découvertes et de nsive ils commu e tout le monde el eux désirs del'hun au delà. Depuis neil ut l'univers, apprend ivages de l'Océan,
‘en explique. Si vol*
Jean, qui gouveri renommée de no!
le nos antiphonaïré ntendus, en fut bi enir le trouver. d'al et Pierre, prévôt
1 Annal Bened., 1, 55, n. 100. Apud Baron, 1022. — ? Ibid., n. 101.
Pen RE RD À Pr ES
410 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXHI. — De 10% à 105 découvert un rapport surprenant et mystérieux entre les sept into. M lieu: nations principales du son, les sept couleurs principales de la lumière, ‘ento les sept figures principales de la géométrie. Par exemple, une barre M etun de fer, chauffée graduellement, présente graduellement les sept ME com: “couleurs principales dans lesquelles se divise le rayon lumineux ; si, D ples, dans cette incandescence graduelle, on frappe la barre de fer, elk cher rend graduellement les sept notes de la gamme musicale ; si on plac A les & à côté, sur une feuille de fer-blanc ou sur le couvercle d'un clavecin, D mon: une poudre fine et légère, les vibrations graduelles des sept note; à embr principales formeront graduellement, avec la poussière, les sept ceux figures principales de la géométrie, le cercle, l’ellipse, le cône et ln Ce autres. Ce mystère de la nature paraît s'étendre bien loin. liers : Pendant que Gui apprenait au clergé et aux fidèles à chanter ave DE ne r plus d'harmonie, saint Romuald continuait à les édifier par «A@ disco sainte vie et sa sainte congrégation. Après qu’il eut quitté l'empe-Æ simo reur Othon III et lui eut prédit sa mort, il se retira à Parenzo, vi: de Ro située dans. une péninsule de l’Istrie, et y demeura trois ans; hf péché première année il fonda un monastère, les deux autres il demeunk vous ( reclus. Là Dieu l'/ ‘eva à une si haute perfection, qu’il connaisuil ét le l'avenir et pénétrait plusieurs mystères de l'Ancien et du Nouveul et au Testament. Il y reçut tout d’un coup le don des larmes, auxquellxh rieurs auparavant il s’excitait inutilément ; et il lui dura tout le restettÆ ment sa vie. É ques Il sortit de cette retraite, cédant aux instances des frères de sl vinrer autres monastères ; mais l'évêque de Parenzo, l'ayant appris, en KlE quitte si affligé, qu'il fit publier que quiconque donnerait une barque if Pierre Romuald pour repasser en Italie, ne rentrerait plus à Parenzo. IR et il « arriva deux barques du dehors, dont les mariniers le reçurent at un ser joie, s’estimant heureux de porter un si grand trésor; mais, dans'@@ très-d passage, il survint une si violente tempête, que tous se crurent pl toujor de périr: les uns se dépouillaient pour nager, les autres s'altà facile : chaient à une planche. Romuald, ayant abaissé son capuce et mis Sair tête entre ses genoux, pria quelque temps en silence ; puis il dif discipl l'abbé Anson, qui était près de lui, de déclarer aux mariniérs qu M secour n'avaient rien à craindre; et, peu de temps aprés, ils arrivèralàS son zè heureusement à Caorle. voulût Romuald vint à son monastère de Bifolco ; il y trouva les cell à la vi trop magnifiques et ne voulut loger que dans une qui n'avait guè d'Orvi que quatre coudées. N'ayant pu persuader à ces moines de se s0l de not mettre à la conduite d’un abbé, il les quitta et envoya demander ul Parmi retraite aux comtes de Caniétn, Ils lui offrirent avec grande | joe et mou toutes les terres de leur État, désertes ou cultivées ; et il choisit 1 Aya
[Liv. LXHI. — De 10%
x entre les sept into.
cipales de la lumière, * exemple, une barre iduellement les sept rayon lumineux ; si, la barre de fer, elle musicale ; si on place ivercle d’un clavecin, luelles des sept notes , poussière, les sept ellipse, le cône et le bien loin.
idèles à chanter ave à les édifier par « il eut quitté l’empeetira à Parenzo, vil meura trois ans; h x autres il demeun on, qu'il connais ncien et du Nouveu es larmes, auxquelles dura tout le reste dt
lieu nommé Val-de- Castro, qui est une plaine fertile et bien arrosée, entourée de montagnes et de bois. Il y avait. déjà une petite église etune communauté de pénitentes, qui lui cédèrent la place. Romuald commença donc à y bâtir des cellules et à y habiter avec ses disciples, et il y fit des fruits incroyables. On venait à lui de tous côtés chercher la pénitence ; les uns donnaient leurs biens aux pauvres, ls autres quittaient le monde entièrement et embrassaient la vie monastique. Le saint homme était comme ün séraphin, tellement embrasé de l'amour de Dieu, qu'il l'allumait dans le cœur de tous ceux qui l’écoutaient.
Ceux qu’il reprenait avec plus de sévérité, c'étaient les clercs séculiers ordonnés par simonie, leur déclarant qu'ils étaient perdus s'ils ne renonçaient volontairement aux fonctions de leurs ordres. Ce discours leur parut si nouveau, qu’ils voulurent le tuer; car la simonie était tellement établie en tout ce pays, que, jusqu’au temps de Romuald, à peine y avait-il quelqu'un qui sût que c'était un péché. Îl leur dit: Apportez-moi les livres des canons et voyez si je vous dis la vérité. Les ayant examinés, ils reconnaissaient leur crime et le déploraient. Le saint homme persuada à plusieurs chanoines ét autres clercs qui vivaient comme des laïques, d’obéir à des supérieurs et de vivre en communauté, ce qui semble être le commencement des chanoines réguliers que nous verrons dans la suite. Quelques évêques qui étaient entrés dans leurs siéges par simonie | vinrent le consulter, et, s'étant mis sous sa conduite, promirent de quitter l’épiscopat et d'embrasser la vie monastique. C’est saint Pierre Damien qui raconte tout ceci dans la Vie de saint Romuald, et il ajoute : Je ne sais toutefois si le saint homme en put convertir un seul en toute sa vie; car cette venimeuse hérésie est très-dure et très-difficile à guérir, principalement dans les évêques : on promet
toujours et on diffère de jour en jour, en sorte qu’un Juif est plus | facile à convertir.
Saint Romuald quitta Val-de-Castro, y laissant quelques-uns de ses disciples, et passa au pays d'Orviète, où il bâtit un monastère par le secours principalement du comte Farulfe ; car, ne pouvant contenter son zèle, il formait toujours de nouveaux desseins ; il semblait qu'il voulût changer tout le monde en désert et engager tous les hommes à la vie monastique. Il en enleva au siècle un grand nombre près d'Orviète, qu'il répandit en différents monastères. Plusieurs enfants de nobles quittaient leurs parents pour s'attacher au saint homme. Parmi eux fut le fils du comte Guido, qui embrassa la vie monastique ét mourut saintement dans une grande. jeunesse.
Ayant appris le martyre de saint Boniface, son disciple, tué par
it plus à Parenzo. l iniers le reçurent avt trésor; mais, dans} > fous se crurent p'à er, les autres s'alte ; son capuce et misi 1 silence; puis il diti r aux mariniers qu'il après, ils arrivèrt!
l'y trouva les celluk une qui n'avait gu es moines de se s0l nvoya demander ul} ent avec grande JW vées ; et il choisit
442 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIII. — De 109, À
les Russes l’an 1009, il sentit un si grand désir de répandre son sang pour Jésus-Christ, qu'il résolut aussitôt d'aller en Hongrie. Ayant obtenu plus tard la permission du Saint-Siége, il partit avec vingt. quatre disciples, dont deux avaient été sacrés archevêques pour cette mission; car ils avaient tous un si grand zèle pour le salut du pr. chain, qu’il lui était impossible d'en emmener moins. Mais lorsqu'il furent entrés dans la Pannonie, qui est la Hongrie actuelle, Romuad fut.attaqué d’ene maladie qui l'empêcha de passer outre. Elle fut longue, et sitôt qu'il avait résolu de revenir sur.ses pas, il se portait mieux ; mais quand il voulait aller plus avant, son visage s’enflaitet son estomac ne gardait plus de nourriture. IL assembla donc ss disciples et leur dit : Je vois que Dieu ne veut pas que je passe outre: mais.parce que je n’ignore pas votre désir, je n’oblige personnei retourner, je vous laisse une entière liberté ; mais je sais qu'aucun de ceux qui demeureront ne soufirira le martyre. En etfet, de quine qui s’avancèrent dans la Hongrie, quelques-uns furent fustigés, plu sieurs vendus et réduits en servitude, mais ils n’arrivèrent point a martyre. |
Romuald revint à son monastère d’Orviète, dont il trouva qu l'abbé ne suivait pas ses maximes ; car il voulait qu’un abbé, comme
étant véritablement moine, aimât l'extrême abjection, n’eût pont
d'affection pour le temporel et employât les biens du monastère pour l'utilité des frères, sans faire aucune dépense par vanité, Né
tant pas écouté, il quitta ce monastère et alla se loger avec ses dis: |
ples près du château de Rainier, qui fut depuis marquis de Toscane. Ce seigneur, ayant quitté sa femme sous prétexte de parenté, avait épousé la veuve d’un de ses parents. C’est pourquoi Romuald re vouiut point demeurer gratuitement dans ses tèrres, afin de ne paraître pas approuver sa conduite; mais il lui payait une pièce d'or
pour l'eau, et une autre pour le bois, et il le contraignit à les rece- à
voir, en le menaçant de se retirer. Rainier disait : Il n’y a niem
pereur, ni homme vivant qui me donne tant de crainte que le visage BR de Romuald. Je ne sais que dire devant lui et ne trouve point d'a À
cuse pour me défendre. En effet, le saint homme avait ce don de Dieu, que tous les pécheurs, principalement les grands du sièck, tremblaient devant lui comme en présence de la majesté divine. JL changea encore plusieurs fois de demeure, faisant du fruit partout et convertissant plusieurs pécheurs. Ce qui l’obligeait à changet si fréquemment, c’est que partout où il demeurait, une foule innonbrable venait le chercher. Ainsi, quand il avait rempli un monastèrt,
il y mettait un supérieur et se pressait d'en alier remplir un nouveai. ÿ
Entre autres monastères, il alla habiter la montagne de Sitrie en
11054 de Ombrie.
moines
impure!
disciplir son âge
alomni
en péni sourit [ lui. com plicité in main ; € ordre de à Camal
Étant ment le renferm l'austér:
fait d’ur verses € semaine tait que quelque prochai mandisi jamais !
r'empê continu
D'tant qu
quelque que aut malade
Les r
E marcha
extrèm cellules Non-se daient | discipli paroles moines un abb . Cepe
Liv. LXHT, — De 109 ! 11054 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 143
> répandre son sau D Ombrie, où il souffrit une calomnie atroce de la part d'un de’ses en Hongrie. Ayant D noines nommé Romain; car comme il voulait le corriger de ses l'partit avec vingt. D impuretés, non-seulement par des réprimandes, mais par de rudes hevêques pour cette disciplines, celui-ci l’accusa d’un crime de même genre; et quoique
ur Je salut du proins. Mais lorsqu'il D actuelle, Romuald sser outre. Elle fut es pas, il se portait n visage s’enflait et assembla donc ses que je passe outre, oblige personneà is je sais qu'aucm - En etfet, de qui urent fustigés, plu- ‘arrivèrent point au
son âge décrépit et son corps exténué l'en rendissent incapable, la alomnie trouva créance et les disciples du saint homme le mirent a pénitence et lui défendirent de célébrer les saints mystères. Il s’y soumit et fut environ six mois sans approcher de l’autel. Enfin Dieu li commanda, sous -peine de perdre sa grâce, de quitter cette simplicité indiscrète et de célébre” hardiment la messe. Il le fit le lendemain ; et, pendant la messe, il fut longtemps ravi en extase et reçut ordre de donner une exposition des psaumes, que l'on garde encore à Camaldule, écrite de sa main.
Étant à Sitrie, il demeura sept ans enfermé, gardant continuéllement le silence, et toutefois il ne fit jamais plus de conversions et ne renferma plus de pénitents. Il ne relâcha rien, dans la vieillesse, de l'austérité de sa vie. Pendant un carême, il ne vécut que de bouillon fit d’un peu de farine, avec quelques herbes, et il faisait ainsi .diverses expériences pour éprouver ses forces. Pendant l’été, de deux semaines, il en passait une jeûnant au pain et à l’eau; l’autre, il ajoutait quelque chose de cuit le jeudi. S'il était tenté de manger de quelque mets plus de son goût, il le faisait préparer avec soin, l’approchait de son nez et de sa bouche, et disait : Gourmandise! gourmandise! combien ce mets te ferait plaisir ! mais malheur à toi! jamais tu n’en goûteras ! et il le renvoyait au cellier. Ces austérités r'empêchaient pas qu’il ne montrât un visage serein et une gaieté cntinuelle. Il fit plusieurs guérisons miraculeuses, mais évitant au- D'iant qu'il était possible qu'on les lui attribuât. Quand il envoyait quelque part ses disciples, il leur donnait un pain, un fruit ou quelque autre chose qu’il avait béni ; et ses disciples guérirent plusieurs malades en leur en faisant manger.
Les moines ae Sitrie vivaient dans une grande perfection. Tous marchaient nu-pieds, pâles, négligés, et toutefois contents dans leur extrême pauvreté. Quelques-uns demeuraient enfermés dans leurs cellules comme en des sépulcres. Personne n’y goûtait jamais de vin. Non-seulement les moines, mais leurs serviteurs et ceux qui gardaient les bestianx, jeûnaient, observaient le silence, se donnaient la discipline l’un à l’autre et demandaient pénitence pour les moindres paroles oiseuses. Quand Romuald y vit un si grand nombre de moines, qu’à peine pouvaient-ils demeurer ensemble, il leur donna un abbé et se retira à Bifolco, gardant étroitement le silence.
. Cependant l'empereur saint Henri, étant venu en Italie, envoya
dont il trouva que qu'un abbé, comme ection, n’eût point ens du monastèr se par vanité, Né loger avec ses disi-| narquis de Toscane.
te de. parenté, avait rquoi Romuald ne res, afin de ne payait une pièce d'or ntraignit à les rece- à t : Il n’y a niem rainte que le visage BR trouve point d'ex- à 1e avait ce don & grands du sièck, majesté divine.
aisant du fruit parobligeait à changer t, une foule innonnpli un monastère, empiir un nouveai. à tagne de Sitrie en
#41 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXUIT, — Des
prier saint Romuald de venir le trouver, promettant de faire tout c qu’il lui ordonnerait. Le saint homme refusait absolument d’y alle et de rompre son silence ; mais ses disciples lui dirent : Considére que nous sommes”en si grand nombre ici, que nous ne pouvons plu y loger commodément ; demandez, s’il vous plaît, à l’emperen quelque grand monastère. Le saint homme leur écrivit : Sachez qu l'empereur vous donnera le monastère du mont Amiat ; voyez seu lement quel abbé vous y mettrez. Il vint donc trouver l'empereur qui se leva aussitôt et dit avec beaucoup d'affection : Plût à Dieu qui mon âme fût dans votre corps! Il le pria de lui parler; mais il nd put ce jour-là lui faire rompre son silence. Le lendemain, quand Romuald vint au palais, les Allemands vinrent en foule le saluer baissant la tête et s'empressaient à arracher les poils de sa four pour les emporter en leur pays comme des reliques; de quoi le sain home fut si afligé, que, sans ses disciples, il serait aussitôt re tourné à sa cellule. Étant entré chez l'empereur, il lui parla beaucou
de la restitution des droits des églises, de la violence des puissan
et de l'oppression des pauvres. Enfin, il demanda un monastère pour ses disciples, et l’empereur lui donna le mont Amiat, dont il chasi un abbé coupable de plusieurs crimes. Ce monastère, situé en Tos cane, dans le territoire de Clusium, avait été fondé vers l’an 743, pa Rachis, roi des Lombards.
Une des dernières fondations de saint Romuald, mais qui dans suite est devenue la plus célèbre de toutes, fut celle de Camalduke Ce lieu, nommé alors Campo-Malduli, est situé au milieu des plu rudes montagnes de l’Apennin, dans le diocèse d'Arezzo ; mais c'e | une plaine agréable arrosée de sept fontaines. Saint Romuald | choisit comme propre à ses disciples, et y bâtit une église du Saint Sauveur et cinq cellules séparées pour autant d’ermites, à quii donna pour supérieur le vénérable Pierre. C’est de ce monastère que les religieux de saint Romuald ont pris le nom de camaldules.
Saint Romuald, sentant approcher sa fin, revint à son monastèr de Val-de-Castro ; et, se tenant assuré qu’il mourrait bientôt, il se fl bâtir une cellule avec un oratoire pour s’y enfermer et y garder k silence jusqu’à sa mort. Vingt ans auparavant, il avait prédit à s disciples qu’il mourrait en ce monastère, sans que personne fût pri sent à sa mort. Sa cellule de réclusion étant faite, il sentit augmente ses infirmités, principalement une fluxion sur la poitrine, qui l'oppressait depuis six mois. Toutefois, il ne voulut ni se coucher si un lit, ni relâcher la rigueur de son jeûne. Un jour, comme il s'a faiblissait peu à peu, le soleil étant vers son coucher, il ordonmi deux moines qui étaient près de lui de sortir et de fermer aprèseut
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à porte de la cellule, et de revenir au point du jour pour dire auprès ttant de faire tout cie lui matines, c'est-à-dire laudes. Comme ils sortaient à regret, au absolument d’y alu d'aller se coucher, ils demeurèrent près de la cellule; et, quelque li dirent : Considére nps après, écoutant attentivement, comme ils n'entendirent ni ous ne pouvons pu@uvement ni voix, ils se doutèrent de ce qu'il en était; ils pous-. plaît, à l’empereudent promptement la porte, et, ayant pris de la lumière, ils le écrivit : Sachezqu@uvèrent mort, couché sur le dos. Il vécut cent vingt ans, dont il t Amiat ; voyez seul passa vingt dans le monde, trois dans le monastère, quatre-vingttrouver l'empereurrie dans la vie érémitique. C’est ce que nous lisons dans sa Vie, ion : PIût à Dieu quite, quinze ans après, par saint Pierre Damien. Il mourut l'an 1027, ui parler; mais il n@19me de juin, et l'Église honore sa mémoire le même jour ; mais, & lendemain, quand Rome, sa fête a été fixée au 7me de février, jour de la seconde en foule le saluer e@usation. Incontinent avrès sa mort, il se fit un grand nombre de poils de sa fourrurdiucles à son tombeau : ce qui fut cause que, cinq ans après, les ques ; de quoi le san@ones obtinrent du Saint-Siége la permission d'élever un autel sur il serait aussitôt ru corps; c'était alors une manière de canoniser les saints 1, il lui parla beaucou L'ordre de Saint-Romuald, autrement des camaldules, subsiste olence des puissant@Bure avec honneur. Il renferme les trois genres de vie : cénobites, a un monastère poumites et reclus. Leur règle est celle de Saint-Benoît, avec quelques kervances particulières. L'ordre de Saint-Benoît et celui de Saintonuald ont donné. de nos jours, à l’Église deux grands Papes : le dé vers l'an 743, pakemier, Pie VII, de glorieuse mémoire; le second, Grégoire XVI. Au commencement de l’année 1027, le roi Conrad partit d’Ivrée ;
Id, mais qui dans &S iccompagné du roi Rodolphe de Bourgogne, il se mit en marche : celle de Camalduk ur Rome. En chemin, il fit au marquis Rainier de Toscane une é au milieu des plate dont celui-ci se serait bien passé. Le marquis ne s'était pas d’Arezzo ; te Soumis au nouveau roi, et osa même lui fermer les portes de - Saint Romuald Stques. Conrad prit aussitôt ses mesures pour l’assiéger dans les une église du Sai@Snes. Ce que voyant, Rainier se ravisa et se rendit à discrétion.
d’ermites, à qui Brad lui ôta le marquisat et le donne à Boniface, père de la célèbre de ce monastère qéntesse Mathilde. Boniface, déjà seigneur de Modène, Reggio, le camaldules. iioue, Crémone et Plaisance, devint, par l'investiture de la Tosvint à son monstre le plus puissant prince de l'Italie. Conrad, arrivé à Rome le irrait bientôt, il se fBScredi saint, y fut couronné empereur, le jour de Pâques, par le ermer et y garder k pe Jean XIX ; sa femme Gisèle fut pareillement couronnée impéil avait prédit à Sie, Outre le roi Rodolphe de Bourgogne, on vit à cette solennité ue personne fût put le Grand, roi d'Angleterre et de Danemark. Les fêtes se termi- ?, il sentit augmentent par une sanglante bataille entre les Romains et les Allemands; a poitrine, qui lop-ÆR commença par la querelle d’un Allemand et d’un Romain, au
it ni se coucher Su d'une peau de bœuf qu'ils étaient à marchander; des injures jour, comme il sal:
oucher, il ordonna à de fermer après eut
dia SS., 7 [ebr, Act, Bened., sect, 6, pars 1.
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ils en vinrent aux coups, et bientôt les deux nations s'en mêlèrent. La peau de bœuf n’était que i'occasion : la vraie cause était l'antipathie nationale, L'emperev: Conrad retourna, la même année 1027, en Allemagne, après avoir nommé vice-roi de Lombardie l'archevêque Héribert de Milan.
A l’occasion de ce couronnement de l'empereur, il y eut à Rome comme une assemblée générale de l'Europe chrétienne. Les chefs des nations s'y connurent de près, se lièrent d'amitié entre eux, ety concertaient la paix et le bien-être de leurs peuples. On en voit une preuve dans la lettre suivanté du roi Canut, longtemps cruel etinjuste, ensuite humain et équitable. II écrivait, en 1027, de Rome, où il était allé en pèlerinage, portant une panetière sur l'épaule et un bâtor: à la main.
«Canut, roi de toutle Dan: ark, de l'Angleterre, de la Norwége et d'une partie de la Suède, à Égelnoth, le métropolitain, à l'arche vêque Alfric, à tous les évêques et primats, et à toute la nation de Anglais, nobles et gens du peuple, salut. Je vous fais savoir que je suis allé à Rome pour la rédemption de mes péchés et pour le salu des royaumes et des peuples qui sont assujettis à mon gouvernement, Il y a longtemps que je m'étais engagé, par un vœu, à faire ce pèk rinage; mais j'en avais été empêché jusqu'ici par les affaires d'État et autres obstacles. Maintenant, j'adresse d’humbles actions de grâces à mon Dieu tout-puissant de ce qu'il m’a octroyé, une fois en me vie, de visiter ses bienheureux apôtres Pierre et Paul, et tous le saints lieux au dedans et au dehors de Rome, de les honorer et dé les révérer en personne. Et j'ai fait cela, parce que j'ai appris de sages, que le saint apôtre Pierre a reçu du Seigneur le grand pouvoif de lieret de délier, et qu’il est le porte-clef du réyanse céleste. Voi pourquoi j'ai jugé très-utile de solliciter spécialement son patronat auprès de Dieu.
« Or, sachez qu’il s’est tenu ici, dans la solennité pascale, un grande assemblée d’illustres nersonnes, savoir : avec le pape Je et l’empereur Conrad, tous les princes des nations depuis le mol Gargan jusqu'à la mer qui nous avoisine. Tous m'ont accueilli a distinction, et m'ont honoré de riches présents ; j'ai reçu, particu lièrement de l'empereur, des vases d'or et d'argent, des étoffes € des vêtements de grand prix. Je me suis donc entretenu avec l'em pereur même, avec le seigneur Pape et les princes qui étaient là,s1 les besoins de tout le peuple de mes royaumes, tant Anglais quel! nois. J'ai tâché d'obtenir pour mes peuples plus de justice et desi reté dans leurs voyages à Rome, et surtout qu'ils ne soient plus de rénavant retardés par tant de barrières, ni fatigués par d'injust®
11054 de pages.
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s s'en mêlèrent. La D pésges. L'empereur a consenti à ma demande, ainsi que le roi Rose était l'antipathie @diphe, qhi possède les principales clôtures des montagnes, et tous 1e année 1027, en Misprinces l'ont confirmée par leurs édits, en sorte que mes hommes, ardie l'archevêque Mit marchands, soit pèlerins, iront à Rome et en reviendronten bute sûreté et sans aucune vexation de barrière ni de péage, ir, il y eut à RomeRR « Jeme suis aussi plaint devant le seigneur Pape, et ai témoigné rétienne. Les chef un grand déplaisir, sur l’énormité des sommes d'argent exigées ritié entre eux, etyMjuqu'à ce jour de mes archevêques quand ils se rendaient, suivant les. On en voit une luage, auprès du Siége apostolique, :afin d'obtenir le pallium. Il a gtemps cruel et in-MRté décidé que cela n'aurait plus lieu à l'avenir. Enfin, tout ce que 41027, de Rome, où@B}ai, pour l'utilité de ma nation, demandé au seigneur Pape, à l'eme sur l'épaule et upreur, au roi Rodolphe et aux autres princes par lesterres desquels mus allons à Rome, ils me l'ont accordé de grand cœur et même erre, de la Norwégmnfirmé par serment, sous l'attestation de quatre archevêques, de opolitain, à l’arche-Ærngt évêques, ainsi que d’une multitude innombrable. de ducs et à toute la nation ds nobles, qui était présente. C’est pourquoi je ‘rends au Dieu toutus fais savoir que jMnissant de très-grandes actions. de, grâces de ce que j'ai réussi à chés et pour le salifnon: gré dans tous mes désirs et mes projets. mon gouvernement. «Sachez donc maintenant que j'ai voué à Dieu de mener désorrœu, à faire ce pèlÆuis une vie en tout exemplaire, de gouverner selon la justice et la ar les affaires d'Étité les royaumes et les peuples qui me. sont soumis, et de garder les actions de grhcdi jugement équitable en toutes choses. Si, par l’ardeur ou la négliyé, une fois en mice de ma jeunesse, j'ai jadis violé la justice, mon intention est de et Paul, et tous km corriger, avec l’aide de Dieu, C'est pourquoi j'adjure mes: conde les honorer et dilers à qui j'ai confié le gouvernement, et je leur commande, ainsi e que j'ai appris da Wa tous les vicomtes et magistrats du royaume, s'ils veulent coneur le grand pouvoe"er mon amitié et sauver leur âme, de ne faire désormais aucune syanse céleste. VoliElistice, soit au riche, soit au pauvre. Que toute personne, noble ou lement son patrons@hor, jouisse de ses droits selon la loi ,. dé laquelle aucune déviation k doit se permettre, soit en crainte de moi, soit en faveur de lennité pascale, uftomme puissant, ou dans le dessein de remplir mon trésor. Je n’ai : avec le pape Jet besoin d'argent levé par injustice. tions depuis le moi «Je veux, en outre, que vous sachiez que, reprenant la route par s m'ont accueilli at @nelle je sûis venu, je vais en Danemark, pour, avec le conseil de s; j'ai reçu, partis les Danois, faire une paix et une alliance avec les nations qui argent, des étoffes ii voulu, s’il leur avait été possible, nous priver et de la vie et du entretenu avec l'emfStyaume; mais elles ne l'ont pu, Dieu détruisant leur force; lui qui ces qui étaient là, si mille nous conserver dans la royauté et l’honneur; et anéantir la tant Anglais queDéiissance de tous nos ennemis. Lors donc que j'aurai fait la paix is de justice et desitte les nations circonvoisines, et réglé notre royaume oriental de ‘ils ne soient plus d'éfuière à n'avoir à craindre ni guerre ni hostilité d'aucune part, je atigués par d'injusle lembarquerai au plus tôi, cet été même, pour revenir en Angleterre.