‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 3)Chapitre 55 sur 72 · LXI. — De · texte numérisé non relu

LXI. — De

ne songea plus enrichir la count s’unir à Jésuselaït continuelle.

s saints de Dieu; on front, sur ses , Sur ses oreilles, Sauveur. Îl prese coutume ; car, ns sa chambre, ue, et il le reçut reçu, qu'il expira ps à Saint-Denis, fut vivement rees, les orphelins, oi du ciel, Dieu un si bon père étions en sûreté, père du sénat, au lemeure éternelle

se mention déso- ‘an 4030, et dura mtinuelles empé- » venir à maturité, sons si dérangées, haos. On s’imagi-

d’une indigence scutives ; mais 01 rage de la faim ine Glaber, n'avait cet auteur exagère -être point ajouter

encé en Orient, & t enfin en Anglee médiocre pâlissère universelle fit lamités en prirent >s mortes, on vil

's mots d’une antienne : Ubi est charitas, où est La charité? et,

Lu de l'ère chr,] DE L'EGLISE CATHOLIQUE. 163

qu'à déterrer les cadavres humains pour s’en nourrir, Quelques sérables allèrent bien plus loin : ils attaquaient les voyageurs, non urleur demander leur bourse, mais pour se faire de leurs membres pecés une «xécrable nourriture, On prit, à Mâcon, un homme qui, sant profession de loger les passants, en avait tué et mangé quauie-huit, do. on trouva les têtes duns sa m2 son, 11 fut brûlé vif à on, Par ordre d'Othon, comte d Lu autre vendait, au hé de Tournus, de la chair humaine pour de la chair d’animal ; mt été convaincu de ce crime , il fut pareillement condamné au i. On fit enterrer la chair : umaine qu'il vendait ; Mais un homme hmé , qui remarqua l’enuroit, alla la déterrer pour s’en nourrir. ht surpris et puni du même supplice.

lais si la famine fut grande et occasionna des crimes, la charité ‘fut pas moins grande et produisit d'héroïques vertus. Les évêques ks abbés, persuadés que les biens de l’Église sont les biens des uvres ; particulièrement dans une calumité publique, les distrient libéralement pour soulager tant de malheureux, et il rent ensuite avec eux. L'Église rendit alors volontiers aux pauvres qu'elle avait reçu autrefois des riches. On dépouilla les autels et ten vendit les vases sacrés pour nourrir les membres souffrants Hésus-Christ. Mais comme, malgré ces largesses, le nombre et les wins des pauvres croissaient tous les jours, et qu'il était impossible pourvoir à tant de misérables, les prélats crurent devoir préférer shboureurs, et ils s'appliquèrent à leur fournir quelque nourriture, peur que la terre ne demeurât sans culture.

Le saint abbé Richard de Verdun se distingua par son zèle pour le dagement des malheureux. 11 écrivit aux évêques, aux comtes et princes des lettres fort pressantes pour exciter leur charité, et kr en donna lui-même l'exemple ; car, après avoir distribué l’arnl et les provisions du monastère »ilen fit vendre les plus préax ornements : ce qui le mit en état de nourrir tous les jours un: ad nombre de pauvres.

Le saint abbé Guillaume n’eut pas moins de générosité dans une imité si cruelle. Étant revenu un jour à son monastère de Sainthigne, pendant cette famine, il assembla ses moines au chapitre kur demanda s’ils ne manquaient de rien. Ils répondirent que, ie à Dieu, ils avaient toutes leurs provisions pour longtemps. Il üorma en même temps de la quantité d’aumônes qu'ils faisaient, connut qu’on se contentait de faire les aumônes accoutumées, que l'excès de la misère les eût fait augmenter. Alors, plein he sainte indignation , il se leva de sa place en chantant ces pre-

out-

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prenant avec lui le cellerier, il.se fit conduire au grenier, ensuite à la cave ; puis, ayant fait appeler les pauvres, il leur distribua l6'blé, l'orge et le vin qu'il y trouva; ne cessant de répéter Ubi est charitus, que quand il eut tout donné. Le saint abbé mourut avant la fin de la famine, le 4er janvier 40311... go! toi} te #tr8à Mais qui pourrait rapporter en détail toutes les actions de charité que fit saint Odilon de Cluny durant cette. même cälamité ? Son monastère:était-un des plus riches du monde chrétien; il : le rendit pauvre pour soulager la misère publique. Il se reposait sur les soins de la Providence pour la subsistunce de ses religieux; mais, pour celle des pauvres, il croyait qu'il faltait commencer par y employer les biens de son monasière. Il donnait avec: tant de libéralité, qu’on l'accusa de profusion. Quand le saint abbé eut épuisé les provisions du monastère, il vendit les calices et les autres vases sacrés, il vendit même la couronne d'or què l’empereur saint Henri avait donnée à Saint-Pierre de Cluny. Odilon fut un jour sensiblement affligé de trouver deux jeunes enfants, à-demi nus, morts de faim et de froid sur le chemin de Paris à Saint-Denis. Il se dépouilla aussitôt d’une partie de ses vêtements pour les erisevelir. d | La famine causa bientôt une si grande mortalité , que les vivants suffisaient à peine pour enterrer les morts. On en laissait les corps à la campagne ou sur les grands chemins, dans les endroits où ils étaient tombés de défaillance ; et comme les loups, dont ils devinrent la pâture, prirent goût à la chair humaine, ces cruels animaux vinrent ensuite assaillir les vivants, qui souvent n'avaient pas la force de se défendre. Le mal était à son dernier période. Toutes les ressources paraissaient épuisées, lorsque Dieu, qui voulait châtier rigoureusement la France, mais non la perdre, eut enfin pitié. de l'état où la famine et la mortalité avaient réduit ce royaume. Après trois ans de stérilité, la moisson de l’année 1033 fut si À abondante, qu'elle surpassa la récolte de cinq années ordinaires, Les peuples, que la misère passée avait rendus plusdociles, reçurent ce bienfait avec reconnaissadice et parurent disposés à mener dans la suite une vie plus chrétienne. Les évêques profitèrent de ces conjonctures pour corriger les désordres qui avaient attiré la colère de Dieu, et surtout pour empêcher les guerres particulières des seigneurs, que la famine avait pour un moment suspendües. Bientôt, dit Glaber, les évêques commencèrent, d'abord en Aquitaine, puis dans la province d'Arles et dans celle de Lyon, ensuit dans le reste de la Bourgogne, et enfin dans toute la France, à céli-

\ Hist, de l’Égl gall., 1. 20.

[Liv LXIN, — De 1024 u grenier, ensuite à eur distribua lé blé, éter Ubi est charitas, ourut avant la fin de

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| fête solennelle. Celui-qui s’en dispenserait pour une autre ca : devrait, en retour, nourrir trois pauvres.

à 1054 de l'ère chr.|! DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE

né des conciles : où .assistaient avec eux les ommies consacrés à la religion, ainsi eu!

portait les reliques des nt Se célébron dé ie ‘ Fo ris annoncé que ces conciles où, avec-les db sauter a paix es ane 9 aient our but “ral Hutions sacrées de ia foi, toute 1 lation; depuis les plus grands jusqu'aux Hé. Le joie, prête à obéir à tout D at arr .

ru que si une voix du ciel était adressée aux hommes Li re. cun,.en effet, était troublé par les fléaux qu’on vatiai saute gr qu'il lui fùt permis de jouir FA nr i s'annonçait. On écrivit donc -par chanit ’ün. côté qui était défendu ; de l’autre, tout hs ne rate a ss 4 à Dieu de faire. Le plus important était de conserver une He lable, en sorte que les hommes de toute condition, à ie qu'ils fussent exposés aüparavant, pussent désormais she ed armes ‘et sans crainte. Tout.brigand, et quiconque. envahiss Pers bien d'autrui, était soumis par cette loi à la perte de ses bien “it des peines corporelles. Plus d'honneur et de respect devaient . tré rendus aux lieux sacrés et aux églises Let quiconque un refuge, de quelque faute qu'il fût coupable, devait se eird en sûreté, excepté seulement celui qui aurait violé l'en . +. cette paix. Quant à ce dernier, on pouvait alu ps rs l'autel, pour lui faire subir la peine qu’il avait eneotiue Enfi pe les clercs, les moines et les religieuses devaient couvrir ss Le garantie ceux qui voyageaient avec eux, de sorte qu'ils. ne A exposés à aucune injure. IL serait trop long, ajoute Glaber de pi porter tout ce qui fut arrêté dans ces conciles. Mais ceci A est digne de remarque, qu'il fut ordonné par une sancti tuelle, que tout fidèle s’abstiendrait, lé vendredi de chaque semai de l'usage du vin, et le samedi, de celui de la viande, à moins st grave infirmité ne l’en empéchât, ou que ce ne fût le at

abbés et les autres

du moins, on perpé-

une use,

Dieu parut approuver ces règlements, et il s’opéra pendant ] tenue de ces conciles un grand nombre de guérisons miraculer , par la vertu de saintes reliques qu'on y avait apportées, Les péri qui s'y étaient rendus étaient si charmés, que pour ratifier re lement les canons qui avaient été portés contre les violences ls priaient les évêques de lever leurs crosses vers le ciel, |

à dueux-mêmes criaient en étendant les mains : La paix ! la paix ! la

Paix ! confirmant par là le pacte perpétuel qu'ils venaient de conxnI,

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tracter entre eux et avec Dieu. Tout le monde promit, en outre, de se rassembler de nouveau au bout de ciuiq ans, pour aviser aux moyens de rendre la paix encore plus stable !. .

Ces” contiles se tenaient l’an 1033, à la cessation de la famine, Deux ans auparavant, au deuxième concile de Limoges, les évêques avaient employé des moyens semblables pour arrêter les pillages dans ce diocèse. Après la première séance, on célébra une messe solennelle, qui était celle «la dédicace. L'évangile ayant été chanté, Jourdain, évêque de Limoges, fit un discours: au peuple sur œ qu’on y rapporte de Zachée, qui rendit le quadruple de ce qu'i avait pris, et il exhorta les seigneurs qui pillaient les biens de l'Église à imiter ce publicain. Après quoi le diacre qui aväit chanté l'évangile, étantmonté sur l'ambon, lut à haute voix l'excommunication suivante:

Par l'autorité de Dieu le-Père, le Fils et le Saint-Esprit, de sainte Marie, Mère de Dieu, de saint Pierre, de saint Martial et des autres apôtres, nous, évêques ici assemblés au nom dè Dieu, savoir: Aimon, archevêque de Bourges ; Jourdain, évêque de Limoges ; Étienne du Puy, Rencon d'Auvergne, Ragamond de Mende, Émile d'Albi, Deusdedit de Cahors, Isambert dè Poitiers, Armand de Périgueux, Roban d'Angoulême, nous excommunions les chevaliers de ce diocèse de Limoges qui refusent ou qui ont refusé à leur évêque la paix-et la justice qu’il leur demande. Qu'ils soient maudits, eux et ceux qui les aident à faire le mal ! Maudites soient leurs armes, ains qué leurs chevaux ! Que leur demeure soit avec le fratricide Cain, avec le traitre Judas, avec Dathan et Abiron, qui ont été engloutis

vivants dans les enfers ! Et de même que ces flambeaux s’éteignent à vos yeux, que leur joie s’éteigne à l’aspect des saints anges, à moins qu'ils ne viennent à satisfaction avant leur mort, et qu'ils ne se sou mettent à ure juste pénitence, selon le jugement de leur évêque ?. Dans ce concile de Limoges, saint Martial est compté parmi ls apôtres. Il était, en effet, l’apôtre du pays, y ayant le premier annonci l'Évangile. Et c'est dans ce temps que le pape Jean XIX répondit qu’on pouvait lui donner le nom d’apôtre. Mais les Limousins prétendaient de plus que saint Martial était un des soixante-douze disciples, et qu’il fut envoyé dans leur pays par le Sauveur lui-même: question fort débattue dans les conciles particuliers de cette époque et de cette province, notamment dans celui de Bourges, tenu k :même année 10%, où, avec quelques règlements sur la disciplik ecclésiastique, on avait aussi fait des canons contre les guerres par-

ticulières *.

1 Glab., 1. 4, 0. 3. — ? Labbe, t. 9, p. 891. — 5 Ibid., p. 864, etc.

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romit, en outre, de se ur aviser aux Moyens

ssation de la famine, Limoges, les évêques ir arrêter les pillages on célébra une messe ngile ayant été chanté, rs au peuple sur œ quadruple de ce qu'il nt les biens de l’Église väit chanté l'évangile, nmunication suivante:

saint-Esprit, de sainte nt Martial et des aunom de Dieu, savoir:

‘évêque de Limoges:

ond de Mende, Émile liers, Armand de Péri ions les chevaliers de t refusé à leur évêque soient maudits, eux et tent leurs armes, ainsi vec le fratricide Cain, , Qui ont été engloutis flambeaux s’éteignent s saints anges, à moins rt, et qu'ils ne se sou int de leur évêque ?.

est compté parmi ls ant le premier annond pe Jean XIX répond s les Limousins prétens soixante-douze discile Sauveur lui-mêne:

culiers de cette époque i de Bourges, tenu k ments sur la discipline contre les guerres par-

id., p. 864, etc.

à 1054 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.

Dans le deuxième concile de Limoges, on fit de grandes plaint au sujet des excommuniés, qui, à l'insu des évêques, allaient à R . se faire absoudre. Sur quoi on dit qu’Étienne d'Auvergne bises seur de Rencon, ayant excommunié Ponce, comte de Gars, pour avoir répudié sa femme et s’être ensuite remarié le comte, sans renoncer à son péché, alla à Rome et se fit absoudre par le Pape, qui ne savait pas qu'il eût été excommunié Par son évêque; que l'évêque s’en étant plaint au Pape, apparemment Jean XIX le Pape lui fit la réponse suivante : ur Ce que j'ai fait sans le savoir n’est pas tant ma faute que la vôtre car VOUS Savez que. quiconque, des diverses parties de l'univers à recours à moi, il m’est impossible de ne Pas en prendre soin, le Seigneur ayant dit spécialement au bienheureux Pierre : Pais mes brebis. Comment donc le Siége apostolique pourrait-il, sans une juste raison, rejeter ceux qui viennent de si loir y chercher le remède ? Avant que cette brebis malade vint à Rome, vous auriez dû m'instruire de ce qui la regardait, Je n’aurais Pas manqué de confirmer la sentrnce d’excommunication que vous aviez portée ; car je déclare à tous mes confrères les évêques, que ie chercherai plutôt à les soutenir et à les consoler qu’à les contredire. A Dieu ne plaise qu'il ait de la division entre moi et mes coévèques ! C’est poto é nitence et l’absolution que j'ai accordées à votre excommunié jee déclare nulles, parce qu’il les a obtenues frauduleusement «die ne pourront servir qu'à sa condamnation, jasqu’à ce que Voris l’ayez absous après une satisfaction convenable. ; Les évêques du concile, ayant entendu la lecture de cette lettre, se dirent les uns aux autres: Nous n'avons pas raison de murmurer contre notre chef. Ce n’est pas la faute de l'Apostolique, c’est la nôtre, si nous manquons de lui faire connaître ceux que nous ne voulons pas qu'il absolve. Les Apostoliques de Rome et les autres Pères ont ordonné que, si un évêque impose une pénitence à un de ses diocésains et l'envoie ensuite au Pape, afin qu'il juge si la pénitence convient à la faute, le Pape puisse la modérer ou l’augmenter ; di c'est dans le Siége apostolique que réside principalement le jugement de l'Église universelle. De même, si l'évêque envoie di dis césain à Rome avec des lettres et des témoins pour qu’il reçoive la pénitence du Pape, ainsi qu’on en use souvent pour les crimes énormes, les évêques ne sachant quelle pénitence il convient d’y imposer, cet homme peut licitement recevoir le remède du Pape ; mais il n'est permis à personne de recevoir la pénitence et l’absolution du Pape, sans avoir consulté son évêque. ee Dans ces dernières paroles, il n’est pas question de toute espèee

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