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utros, qui déré comme le dernier de la maison:et comme le serviteur de tous. leur pro: Di] donna aux frères l'exemple d’une soumission: parfaite dans son 6 ru obéissance envers l'abhé Einold, qüi affecta de lui changer souvént
ses fonctions et de les multiplier, soit par les besoins’de ld:commiunauté, soit pour l'exemple des religieux; par la bonñe opinion qu’il avait de ses forces, de ‘sa patience et de son humilité. porta ces deux vertus au delà même de'ce qu’on pourrait s’imaginer du plus patient et du plus humble des hommés. C’est ce qu’on remarqua dans la manière dont il souffrait les reproches les plus injustes et les plus fâchéux effets dé la rnauvaise humeur:des autrés, et ‘dont il! se chargea, outre:ses fonctions ordinaires, des offices lés plus bas et les plus pénibles de la boulangerie et de la cuisine. Il était très-sévère,
mble, les EE pour ne pas dire cruel. à soi-même, mais fort: dou et'ec nipatissant
ir un lieu ERenvers les autres. I se refusait les soulagéments les plus légitimes
obtinrent que la règle perméttait pour réparer les fôrces de la natire. Jamais
ivait reçu Mi ne se recouchait après matines, quoiqu'il eût toujouts plus à comvütrés hé: EE battre qu'un autre contre lé: sommeil. Son abbé lui laissa ‘sur ce
ï le'sou-
point la liberté de’se faire violence ;: mais il employa toute son antorité pour lüi' faire. modérer: ses abstinences excessives. Tel était saint Jean de Vandières ou de Gorze, que nous revérrons encore plus tard, MAN HATARE rte
Saint Gauzelin, évêque de Toul, dont il a été parlé incidemment, ite on ne Etravaii!ait lui-même, ét avec succès, au rétablissement dela disciade, dans MS pline monastique dans’ sôn (diocèse. Il: était: d’une ‘illustre famille, mot, leur DB avait été élové dans le palais dés rois, et. fut fait évêque de Toul parations BB en 922. Au faubourg de: sa ville épiscopale s’élevait l’ancien monas-
ps après, D tère de Saint-Aper ou Saint-Ëvre, l’un de ses prédécesseurs ; mais la Jean dd =
ÿ entra Acta SS., 27 febr. Act. Bened., sect. s.. . x, 2
lé mieux t; car il re étaient ss rendre.
148 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv: LX. — De # discipline y était fort déchue. Animé du même esprit que son v
. tueux archidiscre Einold et saint Jean de Vandières, Gauselin che “°ohait à y rétablir la: régularité. Dans ce dessein, il se rendit | même au monastère de Fleury-sur-Loire, où saint Odon:venait (
- ramenerla ferveur primitive. H y étudia soigneusement et la let Jet la pratique de la ègle deivstat Benoit, puis lintroduisit av ‘ succès:dans le monastère de Saint-Ëvre, auquel il donna pour ab} ‘‘Archaimbauld; qui justifia pleinement: sa confiance. Et, afin q -l'indigence ne fût pas un prétexte aux moines dé violer la règle, JS lui en fit un leur assigna plusieurs terres pour leur subsistance. Par la ch avait fait; car » qu'il'en ft dresser, et que nous'avons encore, il lesibbligea à récit, ‘lerluin allère ‘tous: les: jours: pour lui le psaume De profundis, et à faire tous I piéti, ils n'euw ‘ans un service: lé jour de son anniversaire, avec ordre à Yabh: /" contirma la fo “régaler la commuhauté.ce jour-là. C'était vers l'an 935. Le nombiS permit aux m ‘des moines ‘s'étant beaucoup augmenté depuis la réforme, il lei nommé par le ‘donna denouvellés terrés en 940, et fit confirmer le tout par le ri publics et de 1 - Othon de Germanie. Du monsstère de areas la réforme se ri affaires de son ‘’pandit dans plusièuts autres. plus grande r« Le saint évêque, ayant ainsi réussi pour les moines, ectretit d'a L'Église hono: faire autant pour les religieuses. En parcourant .son. diocèse, Adalbéron r -emarqua sur le penchant d'une montagne, au pied de laquelle ét Le monastère.
: le village de Bouxières, près de la Meurthe, une ancienne églidii noines qui vive dédiée: à la sainte: Viérge;- où les peuples affluaient sonvent, par plusieurs fois ç --que les maladès y étaient guéris par l’intercéssion de la Mère di état; mais les : Dieu: Cette églisè était bien négligée. Le saint Pontife résolut de li et d’y mettre d :*endre la splendeur convenable, et d'y rassembler en communauté embrasser 1a v -‘sous la règle dé saint Benoît, les religieuses dispersées de côté M clergé, il établi -1d’autre. H y réussit également, leur assigna des terres pour leur sul instruire de la ‘sistance;:et leur donna pour abbesse une sainte fille nommée Ro chanoines se } thilde,:que le reclus Humbert de Verdun avait formée lui-même à à de ce qu'on le vie religieuse. Le pape Étienne ‘VIII, qui siégea de l'an 939: à 94 et leur béritage ‘informé de cette fondation par l'abbé AreL:r1hanld, la rp D les raisons de 1 une lettro à l’abbesse Rothilde, dans Jacu:1ie :! r1tle avec ! dressa un acte
à 962 de l'ère.
bre, Sa naiss
tendre affection et de grands éloges du sai craque de Toul, auie Le même. é1
| rouen le 7me jour de septembre 1, réformer le mo *iLe monastère de Gorze, restauré l’an 933 par saint din de Va passé d'Irlande ibn, sous l'autorité de l'évêque Adalbéron de Metz, devint diffé Péronne visiter rs une école de toutes les vertus, où ceux qui volaioné se rend d'Écossais ou pars dans l'état religieux venaient prendre des leçons. Sail sende, leur don
Guioert, fondateur de Gemblours, proche de Namur, fut de ce noi rache. Ils y vé
à = 1 Acta SS., ? septemb. 1 Acta SS.,13 7
LX. — De M à 062 de lérochr.]) : DB L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 19 que son ve bre, Sa naissance l'avait obligé à suivre quelque téinps le parti des ugelin che@ armes, lorsqu'il résolut de se consacrer au service de Dieu. 11 chan- “rendit li gea sa maison de Gemblours en un monastère dédié à saint (Pierre on venait SE et à saint Exupère ; et il alla étudier les pratiques de la vie religieuse t et la let à Gorze. l'y trouva un moine de sa connaissance nommé Kerluin ;
oduisit av@ il le demanda et l'obtint pour l'établir abbé de Gemblours. li vrétourna pour ablf à ce inonastère avec le nouvel abbé ; mais: il n’y fut pas longtemps &t, afin qi tranquille. On prétendit que Gemblours était une terre du fisc, et on "la règle, à lui en fit un crime auprès du roi Othon, et de l'établissement qu'il te la ct avait fait; car Gemblours était du royaume: de Lorraine. Guibert et gea à récit, ‘lerluin allèrent trouver ce prince ; et, comme il-avait beaucoup de aire tous li piété, ils n'eurent pas de peine. à lui ‘faire goûter leurs raisons. Il à Vabhe 4 confirma la fondation de Gemblours par un acte daté del’an 949, et ‘Le nombS permit aux moines d’avoir un. avoué et un abbé régulier qui serait me, il le nommé per le prince ; de bâtir un château, d’établir des. marchés at par le nf publics et de battre monnaie, Quand saint Guibert eut mis, ordre aux
orme se nf affaires de son monastère, ilretourna à Gorze, pour y vivre dans une D plus grande retraite. Il y mourut saintement le 43 de mai, l'an 962. reprit d'a L'Église honore sa mémoire le jour de sa mort..."
diocèse, Adalbéron n’avait pas moins de zèle pour la réforme de son clergé. aquelle ét Le monastère de Saint-Arnoulfe de Metz était possédé par des cha-
enne église noines qui vivaient dans un grand déréglement, L'évêque les exhorta went, par@ plusieurs fois de mener une vie plus conforme à la sainteté de leur
la Mère état; mais les voyant incorrigibles, il prit la résolution de les chasser ‘solut de 18 et d’y mettre des moines en leur place, s'ils ne voulaient eux-mêmes
mrunautS embrasser la vie monastique. Ayant donc pris l'avis du reste de son > de côté clergé, il établit un abbé dans le monastère de Saint-Arnoulfe, pour ur leur sul instruire de la discipline monastique ceux qui:y;séraient-réqus. Les ommée RS chanoines se. plaignirent à Othon, roi de Germanie et de Lorraine, -même à de ce qu'on les chassait d’un lieu qui était comme leur: patrimoine 939: à AE et leur héritage. Mais ee prince, qui cherchait le bieh,:ayant appris onfirma pe les raisons de l'évêque, confirma ce qu'il avait fait, et Adalbéron en avec !: 1% dressa un acte daté de:l'an 942 2. ‘oul, auie Le même évêque appela à Metz saint Kadroé, pour rétablir:et réformer le monastère: de Saint-Clément.en cette, ville: Kadroéiétait an de Val passé d'Irlande en France avec douze compagnons. Il alla d'abord à devint d@% Péronne visiter le tombeau de saint Fursi, où il y avait un monastère it se rend d'Écossais ou d’Irlandais ; ensuite une sainte dame, nommée Herçons. Salle sende, leur donna un oratoire de Saint-Michel dans la forêt de Thiéde ce noï@S rache. Ils y vécurent en communauté, ayant pour supérieur saint
1 Acta SS,, 13 maïi. — ? Labbe, t, 9, p. 607.
20 HISTOIRE UNIVERSELLE [Er UX. — De 0218 962 de l’ère ch
Maccalan. Cette dame, voulant les perfectionner dans les pratique Bommencça à a] le la vie religieuse, envoya Maccalan à Gorze, et Kadroé à Fleury-MBrogrès dans k sur-Loire, où ils prirent l’habit monastique. Après quoi Maccalan fuemeura dix a: abbé de Saint-Michel, et Kadroë de Vassor. Ce furent les vertus qu'iliinnée par Adh fit éclater dans le gouvernement de ce monastère, qui déterminèrenMuoi, ayant en Adalbéron à lui confier celui de Saint-Clément de Meiz. Saint KadroËlie rogne, où.il r est honoré:le 6 de mars, et saint Maccalan le 24 de janvier. Vingt ui desseryaien trois ans après l'arrivée de ces saints abbés en France, saint Forannt qui devint cé y amena une nouvelle colonie de moines irlandais, et fut aussi abblS Gislebert, du de Vassor. Il est honoré le 30 d'avril 1. nn furent dé édi Un illustre réformateur de l’ordre monastique dans le royaumélans te .tes les de Lorraine fut encore saint Gérard de Brogne. I était né au terrimonastères qu’ toire de Namur, d'une famille aistinguée, et il montra dès son enMaint-Guislain, fance unetendre dévotion, et, surtout un grand éloignement de tuile Tournai, Ma cé & nouvait souillr la pureté. Il fit plusieurs campagnes sous BéPaint-Omer, Si renger, comte de Namur, sans que sa vertu en reçût aucune atteinte Mastères de Lor au contraire, la licence des armes ne servit qu’à la faire mieux échReims et Saintter. Sa probité et sa sagesse le rendirent le conseil et le confident due la vertu et comte de Namur, qui l’envoya pour quelques spsimions vers HR Arnoulfe, co: duc Robert, depuis roi de France. pierre, et il ne } Gérard, pendant cette ambassade, visita le monastère de Saint Miecins et les ch Denis, et assista à l’office de vèpres, où, ayant entendu faire méfimède, et que, F moire de saint Eugène, il demanda qui était ce saint. On lui répondippération, ils l’ qué c'était un compagnon de saint Denis; qu'il avait été pren.idSBeintes du mên évêque de Tolède, d’où étant revenu dans la Gaule, il avait souffe@iriences, le com le martyre au village de Deuil, et que ses reliques, que l’on conseifait plus doulou vait à Saint-Denis, opéraient plusieurs miracles. IL pria instammenit ce saint abbé les moines de lui donner le corps de ce saint martyr pour le place Sur la fin de dans la nouvelle église qu’il avait fait bâtir. dans sa terre de Brognehs Mes priviléges e On le lui refusa, en lui faisant toutefois entendre que, s’il voulait visita tous les m faire moine à Saint-Denis, on pourrait lui accorder sa demand/Biisuite du gouver Gérard corçut dès la nuit suivante le dessein d’embrasser la vie run lundi 3ve d’ ligieuse. Étant de retonr, il le découvrit au comte de Namur, quvec de grands s’efforça vainement de l’en détourner. Ilen parla aussi à Étienndune cloche qu'i évêque de Liége, son oncle maternel. Ce prélat, craignant de s’opicommencé de : poser aux desseins d2 Dieu sur son neveu, lui donna sa bénédictioMabbé de Fulde, après lui avoir donné les avis convenables, pour s'assurer de sa vwml'agonie 1. cation. Un autre sain Gérard retourna donc à Saint-Denis, où il prit l’habit inonastiq savoir, saint Gé: vers l’an 9928, après s'être coupé les cheveux et rasé la barbe, SIL était né d'une
Acta SS,,6 maït, 21 jan., 30 april, MN ! Acta SS,, 3 oc!