Annal,, n. 106. — SInter Epist. S, Thom
A DU ni do réréchr) DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
euf livres. Sa lettre aux religieux de Moléme, sur le relâchement qui s'était introduit dans cette maison, jadis si célèbre, d’où était ortie la réforme de Citeaux, contient un bel éloge de la profession
onastique, et prouve combien l'abbé Pierre était profondément reigieux !, Aux clunistes, il représente les grands biens que leur ordre, jomme un astre brillant, avait procurés à la chrétienté ; rappelant nsuité ce ‘dont il'avait été témoin lorsque, dans sa jeunesse, il était levé à Saint-Martin-des-Champs; il étale de grandes plaintes sur ja lécadence de cet érdre : Ne dois-je pas, ditsil, êtré pénétré de:doueur jusqu’à la moelle des 6s en voyant la ruine de la mère dés filles le Sion ? J’entends le monastère de Clugni. N’ést-ce pas là notre ile forte, d'où sortaiént autrefois mille hommes pour les évéchés, iille pour les'abbayes, pour les palais des rois et des grands ? Et aintenant il n’y a qu’un très-petit nombre d'habitants. N'est-ce pas je grand'corps de lumière qui a dissipé dans plusieurs ‘Pays lés tébèbres qui coùvraient la face de la religion, en rétablissant l’ordré, n enseignant l'honnêteté des mœurs, en renouvelant les autres deoirs de la piété ? Mais maintenant, hélas ! une si grande ferveur s’est Dalentie ; le froid de la vieillesse y à succédé ; cette maison si célèbre
end à sa fin. Îl les exhorte donc à réformer les abus, et, en particu-
er, celui de se livrer aux plaisirs dé la table après l'heure de omplies 2.
accoutumées If des, ses talenif Ôt il fut cho ais encore poul s l'an 1147, |!
es lumières li es dans l'Églig ion de prièraf :s monts et dé s des Papes, & le voit par si nts que pour an de Salisbui e lorsqu'il ét monde, et ki s sa patrie 2. # r gouverner n de réforme i quelques-uà rise, entre al ré évêque dé èle n’éprouré
x; la COMM Comme les hommes se peignent ordinairement dans leurs lettres. ulut y établie, 115 qui nous réstent de Pierre décèlent un caractère franc, ennemi habileté du, r'atifice et du déguisement ; un cœur tendre, généreux et comté rétablis pi
atissant ; un esprit judicieux, cultivé par de bonnes études ; une ie élevée, instruite des bonnes règles et zélée pour leur observaon. À l'égard du style, on souhaiterait qu'il fût plus naturel et oins chargé d’allégories qui obscurcissent souvent la pensée, C’é-
mbellisseme r; mais ce
es et de Met le caractère ou le défaut de son siècle, profondément chrétien. ts; l'affluen Se ne pouvoir rien écrire sans faire allusion à quélque endroit de r d'écrire des ‘criture sainte, qu’on eppliquait tant bien que mal, Le plus habile In VOYAge (ait celui qui savait le mieux s'approprier non-seulement les penabbé de SaïBes, mais les expressions de la Bible.
t l'absence d®
On a de Pierre de Celle quatre traités ascétiques, titulé Des Pains, est adressé à son ami Jéan de Salisburi, alors èque de Chartres : c’est une explication mystique de toutes les rites de pains dont il est parlé dans la sainte Écriture ; 9 Erposi- PR mystique et morale du Tabernacle de Moïse 5 3 Traité de La Con lence, composé à la prière d’Alcher, moine de Clairva UX ; 4° Zraité
es dont le premier, e ou de deu
cinquante-sil
s, divisées 44
sb., epist, 85 î JL. 1, epist, 14, — ?1bid., epist. 23,
Déririlbe l e n inn en Pemse Ut °]
52 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX. — Dei!
de la Discipline claustrale, dédié à Henri, comte de Champagneh IL reste encore des Sermons de Pierre de Celle, au nombre di quatre-vingt-seize, la plupart fort courts. Dans le sermon sur la fu
[1181 de l'ère «
Quant à no moine de
de la Purification, on voit que l'usage était dès lors de porter dé prit des paro cierges à la procession. Il se sert du mot de transsubstantiationl À PSE RS transsubstantiabitur , au sermon huitième du jeudi saint. Dark | Doue Le
bain, et me d
le premier des neuf sermons sur l'Assomption de la sainte Vierge, ik 4 dit qu'on croit pieusement, quoiqu'on n’en ait pas d’ assurances
qu'elle a été élevée corporellement au ciel. Dans le quatrième des neuf sermons pour les synodes, il avertit les prêtres de s'applique! plutôt à la piété qu’à la dispute, et de ne pas planter auprès de L’autii une forêt de questions inutiles ; car il est bier plus sûr, ajoute-tM de procurer le repos de son esprit après avoir adoré le Seigneur que de s'inquiéter à vouloir pénétrer la profondeur des mystères. LM pose en principe, dans le neuvième, que Jésus-Christ a voulu fo
mer son Église, comme un nouveau ciel et une nouvelle terre, sur
modèle des chœurs des anges, par les différents ordres et ministèri qu'il y a établis. Le Pape ou l'Apostolique est à la tête et représenif
ablaient sans achevés, pa une cccupat e heure, je suite, comm pnvenable. ‘V rmons, Si jan les, rustique à voulez pas; issent en put En général,
Dieu. Descendant de ce chef en rétrogradant, viennent les patrixM | Ris ches, lés métropolitains, les évêques, les prêtres, les diacres, 1 1 ns
sous-diacres, jäsqu'aux simples clercs. à
Un moine de Saint-Bertin l'ayant prié de lui communiquer À sermons, Pierre lui répond avec une modestie sans exemple : Von ‘. me demandez mes sermons, que les quatre vents du ciel ont «à levés comme des plumes inutiles et superflues. Si vous les avez là déjà, vous devez les avoir trouvés dépourvus de pensées, faibles 1 languissants par la bassesse du style. Si vous ne les avez pas lu qui vous a persuadé de rechercher avec tant d'empressement ce qu vous rejetterez avec dédain dès que vous l’aurez trouvé? Est-ce curiosité ou la passion de l’étude qui vous porte à mendier I herbes et les écorces insipides du dernier des pauvres, pendant qui vous êtes assis à la table du riche Augustin, de l'excellent GrégoirA de l’opulent Jérôme, du glorieux Ambroise, de Bède, si riche 44 tout genre de monnaies, d'Hilaire, profond comme l'Océan, d'Or gène, au délicieux langage, et d’autres sans nombre, dont je ne si pas digne de ramasser les miettes sous la table? Aimez-vous ce qi est nouveau ? Voici les écrits de maître Hugues, voici ceux de sai. Bernard, de maître Gilbert, de maître Pierre.
Il parle ici de Hugues de Saint-Victor, et probablement de ci bert d'Auxerre, qui, pour sa science, dt: nt évêque de Londres, M de Pierre Comestor, chancelier de l’église ue Paris, fameux par sl sermons et par une espèce d'histoire universelle à l'usage des école
lore un nom uvent très-in L'impulsion :
> Reims, de ( oins célèbres.
dier, fut la :
bnt l’entrée ex nt quelque te he école de Ii hi étaient en n lent leurs enfa tres et formés ient, l'Église ] esure qu'ils a1 avait toujour nes; mais € ème d’instruir qu'au chant € it encore dans cle. Dans le o
L, 7, epist. 19,
BR en In181 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. + Champ °gnes Quant à nos écrits à nous, continue Pierre de Celle dans sa lettre a4 RomÈrs ds moine de Saint-Bertin, ils n’ont rien de profond ni d’élevé; ce AQU: AUS 1e rt bnt des paroles arides, peut-être stériles. Ce qui bien souvent m’a de porter de Mit écrire, c'est que la veille des grandes fêtes je désirais m'appliquer substantiationg 1 moins une demi-heure à la contemplation des joies du lende- * SAlQIS De ain, et me dérober à la foule des sollicitudes séculières qui m'’ac- Nate Vierge, "blaient sans cesse. Vous trouverez donc beaucoup de mes sermons : dass REA achevés, parce que bien des fois, à cause de ma négligence ou qnaluième de) une occupation désagréable, ce que j'avais à peine conçu depuis des applique, heure, je l'enfantais informe et imparfait, et je n’achevais point prèsde laut suite, comme l'ourse, à force de lécher, de lui donner la forme dr, ajoute ble. Voici donc .à quel signalement vous reconnaîtréz mies é le Seigneud rmons, si jamais ils vous tombent sous la main. Sont-ils inachevés, s mystères. lg les, rustiques, mal vêtus, ce sont les nôtres. Cependant, ne leur à voulez pas; car ils ont honte de se produire eux-mêmes et ne paissent en public que forcément 1.
En général, depuis le renouvellement des sciences sous le règne Charlemagne, la littérature n'eut point en France de siècle plus Rs ureux, plus brillant, plus fertile en beaux esprits que le douzième, :diacres ie du tétee s’y multiplièrent presque à l'infini, et l'on vit | : lore un nombre prodigieux d’écrits sur toutes sortes de matières, URIQUE vent très-intéressantes.
cemple : Vo L'impulsion avait été donnée dès le siècle précédent par les écoles u ciel ont eu Reims, de Chartres, du Bec, de Liége, de Tournai et d’autres ; M es 1 oins célèbres. Un motif entre autres qui engagea les Français à ées, faibles +4 dier, fut la multiplication prodigieuse des maisons religieuses, A de lu pnt l'entrée exigeait ordinairement que ceux qui y aspiraient eusment ce qe t quelque teinture des lettres. Chaque monastère devenait ainsi no? Est-ce à de école de littérature. Il y avait en outre les écoles épiscopales, : mendier 4 ii étaient en même temps autant de séminaires où les parents met- , pendant QE ours enfants dès le bas âge, pour y être instruits dans les lent Grégoire tres et formés aux bonnes mœurs. Suivant les progrès qu'ils y fai- Un, Fe ient, l'Église les demandait pour les élever aux ordres sacrés. A Jcéan, d Mesure qu'ils avançaient en âge, ils formaient différentes classes. Il Lont je PES avait toujours un maître qui veillait sur l'éducation des plus US nes ; mais c'était ordinairement l’évêque qui se chargeait lüiceux de sà Que d'instruire ceux qui étaient plus avancés, et qui leur montrait à de ch squ'au chant ct aux cérémonies de l'Église. Au moins cela se fai- 168 Mit encore dans l’église du Mans les premières années du douzième e Londres, Dans le onzième, plusieurs grands évêques, Fulbert de Charimeux par & ze des éc
t a voulu foh Ile terre, sur .
s et ministère
ècle.
L, 7, epist. 19,
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tres, Notger et Vazon de Liége, Gilbert de Lisieux et autres, se fa. l pmase, l'int saient un mérite de diriger eux-mêmes les écoles de leurs cathéMntent d’avo drales. D’autres avaient des scolastiques ou écolâtres qui enseignaienMpssédait alo à leur place. Lorsque ceux-ci étaient habiles et avaient un talen Mans ce desse supérieur pour l’enseignement, leurs écoles devenaient célèbres ef gypte, en E attiraient même des pays éloignés une affluence d'étrangers qui veMait des acac naient profiter de leurs leçons. Les écoles les plus renommées étaien bu maître, celles de Reims, de Laon, de Tours, du Mans, d'Angers, de Liége MS entaires su Mais nulle part les écoles n’étaient plus nombreuses et plus flo sther, Danie rissantes qu’à Paris. Une impulsion rapide et forte s'était commu à recueill niquée à tous les esprits : l’université de cette capitale ne fut peut es talmudist: être jamais plus florissante et par le nombre des disciples et par kMSjes des aute réputation des maîtres. De toutes les régions de l'Europe on venallémes. Son étudier à Paris, et tellement, que sous le règne de Louis le Jeune oBntinuel des du, moins au commencement du règne suivant, les Anglais et laaldaique, à Danois y eurent des colléges fondés pour eux. On a conservé pliente l’obscu sieurs lettres adressées au roi lui-même par des princes ou des mSméon de Mu gistrats d'Italie, pour recommander des jeunes gens qui venaienBntribution d s’instruire à Paris. La France était dès lors regardée comme la 10 Trois rabbir tion la plus polie, la mieux policée. Thomas Becket, chancelier d’ArS ses deux fi gleterre, lui rend cet hommage dans une de ses lettres, et d’autrafBnismé était écrivains étrangers confirment ces éloges ; ils la proclamaient mèrSbraïque, ain de la philosophie et des sciences. Les étudiants étaient si nombreux blé, David st on mettait tant de prix à les augmenter encore, que les lois SON a de lui : 4° pleines de dispositions qui les favorisaient ?, Or: Elle a ser Cette activité intellectuelle des Chrétiens se communiqua aux Juifliicause de la n eux-mêmes. Ils avaient négligé les études depuis le cinquième siècle Sté traduite à au douzième, ils eurent des académies ou écoles célèbres à NarSbraïque, inti bonne, à Béziers, à Montpellier, à Marseille, à Lunel, au diocèse di, moins estit Maguelonne et ailleurs. Leurs plus fameux rabbins ou docteurs sons aux dictio du douzième siècle : Rabbi Salomon larchi, plus connu sous le non Abèen-Ezra, de Raschi, composé. des initiales de ces trois noms. Il naquit iSutitude de s Lunel, suivant quelques-uns, mais plus probablement à Troyes ait, suivant l’ Champagne. Doué d’heureuses dispositions pour l'étude, il apprit lBtronome, phi langues anciennes, la philosophie, la médecine et l'astronomie : lat à fond tou devint très-habile dans l'Écriture sainte et dans la jurisprudentä@re arabe. Les hébraïque ; ses progrès furent si rapides dans l'intelligence des lBliste et l'un vres saints et du Talmud, que ses contemporains le regardèren@ben-Ezra eml comme un prodige, et qu'il & été appelé, par excellence et par ant Brfectionna p:
* Hist. litt. de France, t. 9, p. 4-30. Martène, Vet. Script., i. 9, p. 1069. MA bnise, en 1826 bill., Annal., t, 3, p. 330, 331. — 2 Hist. litt. de France, t. 9,p.6et9;t.il Ve ; D. 48. S mots qu'au