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1181 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 13
vant encore, on avait examiné, dans un autre concile de Constannople, le cas de ceux qui tueraient des voleurs. Après avoir rappelé s lois civiles et les lois ecclésiastiques à ce sujet, il fu‘ résolu que eux qui tuaient un voleur en se défendant feraient la même péninee que ceux qui tuaient à la guerre ; inais que ceux qui tueraient voleur, pouvant se sauver sans cela, seraient punis plus sévèreent. Voilà pour les laïques. Quant aux clercs, quiconque d’entre x à tué quelqu'un, n'importe comment, il sera déposé !. Au mois de janvier 115€ avait eu lieu, à Constantinople un autre pncile, sur ui on n'avait jusqu'à présent que des renseignements icomplets, mais dont le cardinal Maï vient de retrouver les actes 2, objet de cette assemblée était une question de doctrine. Il est dit à ésus-Christ dans la liturgie grecque : Vous êtes à la fois et celui qui ire, et celui qui est offert, et celui qui reçoit l’offrande. Mais au hilieu du douzième siècle, un diacre de Constantinople, Sotéricus,
lu patriarche d’Antioche, soutint avec trois autres ecclésiastiques
ue le sacrifice de la messe était offert au Père et au Saint-Esprit,
hais non pas au Fils, et il publia un dialogue pour accréditer cette
pinion. Cette nouveauté causa beaucoup de rumeur. Le 26 janvier, patriarche Constantin, qui mourut quelque temps après, assembla u palais patriarchal, dans ‘église ou chapelle de Saint-Thomas, les êques qui se trouvaient à Constantinople, ainsi que les principaux nateurs, parmi eux Nicolas Zonare. On posa ainsi la question :
ist-il vrai que le sacrifice de son corps et de son sang que le Verbe pcarné offrit au temps de sa passion et que les prêtres offrent chaue jour en mémoire de lui, n’a pas été offert ni ne l'est au Fils, hais seulement au Père ? Le métropolite de Russie, qui était sur le Doint de retourner en sa province, déclara, comme il avait déjà fait, ue le sacrifice vivifiant offert d’abord par notre Sauveur Jésu 1s-Christ jt ensuite jusqu’à nos jours, n’a pas été offert et ne l’est pas seule-
ent au Père, mais encore au Fils et au Saint-Esprit, en un mot à
à divinité unique, co-naturelle et co-éternelle dans la trinité des peronnes. Voilà ce que je crois fermement, voilà ce qui est incontesablement démontré par les divine: Ecritures, voilà le dogme pour ëquel je suis prêt à mourir. L'archevêque d’Éphèse, sans attendre
que son tour vint, se leva aussitôt, et déclara qu'il pensait comme
elui de Russie, et qu’il souffrirait volontiers la mort pour cette cor
ession. Tous les évêques professaient la même doctrine, principaement Nicolas, patriarche de Jérusalem. Les sénateurs, ainsi que les
m romantim, 0m X,
74 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv, LXIX, — De,
ministres inférieurs de l’église de Constantinople, pensèrent con les évêques. Michel, premier des défenseurs, dit qu'il avait did autrefois, mais que désormais il suivrait la sentence du concile, 1, chevêque de Durazzo demanda du temps pour s'instruire plus à (f de la matière. On commença donc à lire les autorités des Pères, n'avait pas fini, lorsque l'archevêque s’avança au milieu du cond et dit : Je suis convaincu par ce que je viens d'entendre, je n'ai 5 aucun doute, et je souscris à la sentence de mes frères. Je conf donc franchement que ce. n'est pas au Père seul, mais. encore
181 de l'ère €
Ailleurs : L çût les sacril lon la chair vine. — Ail ‘homme ilr des homme:
sacrifice, il pmme n'y ay!
lui à Dieu e Fils et à toute la sainte Trinité, qu'à été offert le corps et le Sang it comme Sauveur lors de sa passion, et que-de même les saints MYSÈNS, Jérusalem offerts tous les jours par les: prêtres, le sont. à la divinité en core l’ärchev personnes. Alors tous les évêques, ayant à leur tête les patriardf dicopleuste, :
de Constantinople et de Jérusalem, décidèrent que les auteurs de nouvelle hérésie, s'ils y. persistaient, seraient soumis à l’anathém! Autorités des Pères lues dans le concile, pour établir que chag jourest immolé l'agneau de Dieu, le fils du Père, qui ôte les p du monde; ainsi que le disent à voix basse ceux qui chaque jou
complissent le sacrifice mystique. André de Crète, en son disc :
tinople.
Dans ce recu i disent qu'a ant à la fois & rifice de son
as comme Die
sur les, rameaux de palmes, Léon de Bulgarie en sa léttre SU ceux qui n'a azymes, Théodoret, saint Basile, saint Jean Damascène, saint Chr! êtres du Chri sostôme en neuf endroits, saint Grégoire de Nazianze, saint Maxin® hints pères Ba
. Photius, saint Athanase, et saint Cyrille d'Alexandrie. 4 »s autres ! An: Autorités des Pères lues dans le même concile, pour établir UE À Notre-Seign
c'est le même qui offre comme pontife, qui est offert comme victin 1 et qui reçoit comme Dieu, savoir Notre Seigneurs Jésus-Christ, Cet d'abord cette prière de saint Basile dans sa liturgie : Daignez pe mettre que ces dons vons soient offerts pour moi pécheur et vi
serviteur indigne. Car vous êtes l'offrant et l’offert, et l’acceptant,(i le distributeur notre Dieu, Saint Cyrille d'Alexandrie enseigne [# même chose dans quatre endroits différents : Buvons son sang adl ! rable, dit-il sur la cène mystique, pour la rémission de nos péché et, pour participer à l’immortalité en lui, croyant qu’il est à la fi prêtre et victime, le même qui offre, qui est offert, qui reçoit et qu. ais du sort de distribue. Et nous ne divisons point pour cela en deux personnes bé Pères, le sacrif divine et inséparable et inconfuse union de l’un de la Trinité, M a Trinité tout
Lorsqu'il a été fait homme, dit-il à Théodoret, il a aussi rent un seul et 1 l'office de prêtre, non pas comme offrant ce sacrifice à un Dieu PM rard par le co grand, mais en présentant à soi-même et au Père la confession Visa de subterft notre foi. Vous rougissez d'entendre dire qu'il a été prêtre, en Wnéme s'en mé qu'homme ? Pourquoi ne pas vous étonner alors de ce qu’il nes 4 crifie comme les autres prêtres, mais plutôt à lui-même et au Pt : ibid. p. 41-44
s prêtres, en ar le Sauveur acritice de son r la croix, et ( ue saint Chrys rence et que « Le 12 mai su ène, entouré € embla au palai:
LXIX, De
ensèrent con u'il avait dd du concile, L; uire plus à (é s des Pères, ilieu du cond dre, je n'aiy res. Je confaf
i8t de l'ère chr:] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 75
Ailleurs : Le même donc a été prêtre en tant qu'homme quoiqu'il çût les sacrifices de tous en tant que Dieu ; lui-même la victime sion la chair , lui-même pardonnant nos péchés selon sa puissance vine. — Ailleurs encore : Considérez de quelle manière, en tant ‘homme il.remplit l’oflice de prêtre et devient médiateur de Dieu des hommes. Car tout prêtre est médiateur, mais quant au mode sacrifice, il ne l'offre pas servilement, comme les autres prêtres, pmme n'y ayant aucune part; car il l'offre à lui-même et par lui et
mais. encor, ji à Dieu et au Père. Ainsi quoiqu'il sacrifie comme homme, il ps et le sang it comme Dieu, étant à la fois Dieu et homme 1, Saint Cyrille a 2 Jérusalem et saint Athanase parlent de même. Le concile cite ivinité en
core l’ärchevêque de Bulgarie, Photius, Eustrate de Nicée, Cosmas
les patrie opreuste, saint Jean Damascène; et le livre Synodique de Cons- 8 auteurs 4; tinople. |
$ à l'anathé M Dans ce recuei! on lut les anathèmes suivants : Anathôme à ceux ir que chagi
i disent qu'au temps de sa passion, Notre-Seigneur Jésus-Christ, ant à la fois sacrificateur et victime, offrit bien à Dieu le Père le rifice de son corps et de son sang précieux, mais qu'il ne le reçut as comme Dieu Fils unique, non plus quel'Esprit-Saint ! Anathême ceux qui n'avouent pas que le sacrifice offert chaque jour par les êtres du Christ, est offert à la Sainte-Trinité, contredisant ainsiles aints pères Basile et Chrysostôme, avec lesquels s'accordent tous es autres ! Anathème à ceux qui, n’entendant pas bien cette parole e Notre-Seigneur : Faites ceci en mémoire de moi, osent dire que s prêtres, en offrant la victime quotidienne en la manière prescrite ar le Sauveur, renouvellent fantastiquement et imaginairement le
i Ôte les pé bi k haque jour# n son discc à a lettre sur ne, saint CIni saint Maxin Û 'e ds.
ur établir qi mme victinä s-Christ, Ce
Daignez Fcritice de son corps et de son sang précieux offert par lui-même cheur VE la croix, et qu'ainsi le sacrifice quotidien diffère de l’autre; tandis l'acceptantÆ, saint Chrysostôme atteste bien des fois qu’il n’y a pas de dife enseigne MSence et que c’est un seul et même sacrifice 2.
son sang ad) 1
Le 12 mai suivant, sous la présidence del’empereur Manuel Comène, entouré de ses grands officiers et du sénat, le concile s'asembla au palais de Blaquernes, non plus pour décider de la doctrine, ais du sort des personnes, On rappela que, d’après l’Écriture et les Pères, le sacrifice de la messe, comme celui de la croix, est offert à a Trinité tout entière ; en second lieu, que le sacrifice de la messe st un seul et même sacrifice avec celui de la croix. Interrogé à cet gard par le concile, Sotéricus demanda du temps pour répondre, sa de subterfuge, eut recours à des syllogismes. L'empereur luiméme s'en mêla, pour lui persuader d’acquiescer à la doctrine des
le nos péché l'est à la fil i reçoit et qi personnes bA la Trinité, A aussi rend un Dieu pied confession LM rêtre, en tab4 e qu'il ne 4 e et au Pdf 1 ibid. p. 41-44. — ? Ibid. p. 55:58.
76 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX, —De;
saints Pères. À la fin, il consentit de dire avec le concile que ke
crifice de la messe est le même que le sacrifice de ja croix, mais, pas qu'il fût offert à la Trinité entière. Sur quoi l’on demanda
pareil homiae pouvait encoxe être promu au siége d’Antioche nf lequel il avait été élu. Le patriarche de Constantinople et celui Jérusalem jugèrent que non, et après eux les archevêques de 1 garie, de Chypre, de Césarée, de Corinthe, d'Athènes, de Larid d'Andrinople. Cependant plusieurs demandèrent à ne pas portal jour-là même une sentence définitive, mais à tenter encore quel moyen pour ramener le coupable. Le lendemain, 13 mai , le cond s’assembla au même lieu pour lire les temps de lire la veille. Sotéricus était absent, on lui députa t4 évêques pour lui signifier d’avoir à comparaître. Il s’excusa sui qu'il avait la fièvre, ajoutant que le concile pouvait décréter en à absence ce qu’: ,ugerait à propos. Les actes furent donc lus et 0 crits par les deux patriarches, et par trente-trois archevêquesià évêques. Le patriarche de Constantinople qui signa les actes 1
tait plus Constantin Chlizrène, mais son successeur Luc Cl
soberge 1,
commentaire sur Denys le Pér voyage autour du monde, sait au temps d’Auguste.
d'Eustathe de Tessaloni
Porphyre et quelques autres. Cette vaste et importante eompilatitf lui fit une réputation immense. Désigné d’abord pour l’évêch
Myres, en Lycie, ilfut peu après nommé archevêque de T'essaloniq
et déploya dans ses hautes fonctions le caractère le plus noble el plusrespectable. L'année de sa mort n’est pas connue : il vivait el core en 1194 ; ce qui est positif, c’est que sa viefut longue,
Lui-ménè4 dans ses notes sur les canons de saint Jean Damascene,
parle dets
actes qu’on n'avait pas ali
Mi de l'ère chr
lesse avancé bu près incon ière fois à | Lure excelle , né à Corfo Dune place à ] Le avait comp s fragments.
et publié dai de Thessalor sur les hyn rit dans les fc aint Jean Da ières, l'Eglise -être pas d e du discou:
hce de la théc
à cette époque
t sous sa don lissements no . En 1154, la
Bhevéché de S
e IV. Mais, de t'été érigée
Vénitiens, éta dolo, noble v le fut pendan prda plusieurs iléges de l’égl s évêchés qui archevêque, « crite de treiz e de la même donner un: év »s de l'empire ; ers ce temps, | x archevêques ques, Frédéric hier de Sébaste ape Adrien se f
Mai Spicileg. ron
1 Ibid, p. 58-98.
Adrian., Epist.