IV. LXIX, — De
lesse avancée. Les commentaires sur l’fliade et l'Odyssée étaient bu près inconnus en Occident, lorsqu'ils furent imprimés pour la ière fois à Rome, de 1542 à 1350, en quatre volumes infolio, bune excellente table rédigée par Mathieu Devaris. C'était un , né à Corfou, que le pape Paul III récompensa de son travail Qune place à la bibliothèque du Vatican. On savait encore qu'Eus- Le avait composé d'autres écrits, mais on n’en connaissait que de s fragments. Eu 1841, à Romeencore, le cardinal Maï à découet publié dans son intégrité un de ces ouvrages, qui place Eustade Thessalonique parmi les pères de l'Église. C’est un commensur les hymnes que les grecs chantent en l'honneur du Saintrit dans les fêtes de la Pentecôte. Ces hymnes passent pour être aint Jean Damascène. Suivant le cardinal Maï, bon juge en ces ières, l'Église grecque, après les pères des premiers siècles, n’a -être pas d'interprête comparable à Eustathe pour l’abone du discours, la variété des connaissances, en particulier la nce de la théologie 1.
cette époque, la république de Venise était déjà puissante. Elle t sous sa domination la ville de Zara en Dalmatie, et de plus des lissements nombreux et à Constantinople et dans le reste de l'em- . En 1154, la ville de Zara avait été soustraite à Ja juridiction de Rhevêéché de Spalatro, et érigée en archevêché par le pape Anae IV. Mais, depuis un siècle, la ville de Grade, dans la Vénétie, t été érigée en église patriarcale par le pape saint Léon IX, Vénitiens, étant donc maîtres de Zara, députèrent à Rome Henri dolo, noble vénitien, patriarche de Grade depuis l’an 1130, et le fut pendant cinquante ans. Le pape Adrien, à leur prière, lui rda plusieurs bulles, une entre autres où il confirme tous les iléges de l’église de Grade, et lui soumet l’archevéché de Zara >s évêchés qui en dépendent, lui donnant le pouvoir de sacrer archevêque, sauf le palliam qu'il recevra du Pape. La bulle, crite de treize cardinaux, est du 43me de juin 1157. Par une e de la même date, le Pape accorde au patriarche la faculté donner un: évêque à Constantinople et dans toutes les autres Me: de l'empire grec, où les Vénitiens ont plusieurs églises 2, ers ce temps, Foucher, patriarche de Jérusalem, accompagné de x archevêques, Pierre de Tyr et Baudouin de Césarée, et de cinq ques, Frédéric d’Acre, Amauri de Sidon, Constantin de Lydda, lier de Sébaste ou Samarie, et Hébert de Tibériade, vint devant ape Adrien se plaindre que les chevaliers de Saint-Jean abusaient
oncile que Je à Croix, maisy n demandas d’Antioche pà 1ople et celui à evêques def nes, de Larié ne pas porteh encore quel 3 mai, le cond n'avait pas a lui députa t4 s’excusa su décréter en & onc lus et so archevêque; a les actes 18 eur Luc C ;
que dans h@ he précisénai onstantinopiié leurs ; c'était gés d’expliqu Lustathe fité rs grecs, dif ’on la con
fameux le n lettres, ce sg
T'essaloniq lus noble e 3 il vivait e. Lui-ménè e, parle de wa
Mai Spicileg. rom. t. IX. Biographie univ., art. Eustathe de Thessal, — … Adrian., Epist. 36, 57, 38, 39.
Bi de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. LE
Re
ne
78 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX. — De l
des priviléges que le Siége apostolique leur avait accordés. Les ch valiers soutenaient que non. La cause fut plaidée devant le Py pendant plusieurs jours, sans être jugée. Le patriarche, voyant qui n'avançait de rien, se retira peu content. De tous les cardinaux, Ë n'en trouva que deux qui lui fussent favorables : l’un avait été archidiacre, du temps qu’il était archevêque de Tyr; l’autre était} cardinal Octavien, qui fut depuis antipape. Ce qui ne prouve beaucoup en faveur de la cause du patriarche Foucher 1. à Cependant l'empereur Frédérie, de retour en Allemagne, y (ls ployait son autorité pour réprimer bien des désordres. L'archevt Arnold de Mayence, et Herman, comte palatin, se faisaient une gueni cruelle, sans égard aux remontrances de Frédéric. Seulement, à retour d'Italie, ils cessèrent les hostilités, et voulurent faire valé deva”; lui leurs prétentions respectives. Mais Frédéric, n’envisageÿ daus ceci que l’atientat de s'être fait justice à eux-mêmes, les co damna l’un et l’autre, avec les seigneurs de leur parti, à une punitg singulière, d’après une ancienne coutume, mais qui, depuis'un temp immémorial, n’avait plus été appliquée : c'était de porter un chi à une certaine distance. Et la sentence fut exécutée sur tous, excal l'archevêque ; qui trouva grâce à cause de son caractère «et def vieillesse. Le comte palatin, qui avait été condamné à porter un chi une lieue de long, s’en trouva si humilié, qu'ilentra dans un moné tère et mourut peu de temps après 2. C'était en 4456. 4 Cette vigueur pouvait faire espérer que les étrangers ne serais point insultés, du moins impunément, en Allemagne. On vit la mb l année un exemple du contraire. L'un des personnages les plus nl pectables de-ce temps , Eskil, archevêque de Lunden , revenait Rome, où le pape Adrien, son ancien ami, l'avait établi légat all Stolique en Danemark et en Suède, Arrivé en Allemagne, il'se vi rêté, maltraité, lui et les siens, dépouillé de tout et jeté en pr Frédéric, au lieu de punir ce brigandage sacrilége, qui ret bientôt par tout le monde, fit semblant de l'ignorer. Le Pape lu écrivit une première fois. Il ne fit ni justice ni réponse 3, Une alé affaire vint se joindre à celle-ci. Adélaïde, la première femme des plus lointaine: Frédéric, était stérile. Frédéric la répudia, par la raison ou s0 is sommes persu prétexte qu’elle était sa parente. Le pape Adrien l'en réprimandMSs auriez dû vous vivement ; malgré cela, Frédéric épousa, l’an 1156, Béatrix, héri#ividence divine : de Bourgogne #. Ces deux faits furent les deux principales causes M0 louange des b graves événements qui vont suivre.
118 de l’ère chr.
la mi-octobr çon recueillir nait tout l'an nne, Valence, différentes nat erre. Il y ava ix-prêtres, Ro Saint-Clément, , leur prudence de tous les a e dans un or:
t avec honne:
heureux Père aux de la sain es. Puis ils Jui ces termes :
drien, évêque, déric, illustre « ique. Nous nou:
esté impériale, xécrable, l'odis ons, jusque-]à à médiocre que:
nicieux, sans: le pn notre vénéral près du Siége > sans un grand Iques scélérats Ile façon ces ha rime, en le fais:
à les siens l'épée avoir tout Ôté, mée de ce crim
ice contre ces in
! Guill. de Tyr,1.18,c. 3et 8. —? Latomus, 802. Usserman, episcop. Wurzh@4ue Vous l'avez
1, 850. Raumer , t. 2, p. 54. — 9 Pagi, an. 1157, n. 8, — » Ibid. an. 1156, n0uslice, que les « Dodechin, an. 1156 et 1159.
à qu'ils ont trous
AIX, — De 18 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. rdés. Les ch
la mi-octobre de l'année 1157, l’empereur Frédéric vint à Beevant le Py
çon recueillir le riche h‘ritage de sa seconde femme, qui com- » VOYant qBnait tout l’ancien royaume c'e Bourgogne , entre autres Lyon, cardinaux, f nne, Valence, Arles et Avignon. Il s’y trouva des ambassadeurs avait été M différentes nations, entre autres de France, d'Espagne et'd’An- Pautre était rre. 11 y avait surtout deux légats du pape Acrien ; les cardi-
1e Prouve tx-prêtres, Roland, du titre de Saint-Marc, et Bernard, du titre Ve, 4 Saint-Clément, tous deux considérables par leurs richesses, leur nagne, y (M , leur prudence, leur autorité ; qui les mettaient presque 'au-des- L'archevéqéS de tous les autres. Un jour que l’empereur s'était retiré de la nt une gule dans un oratoire particulier, on les amena devant lui ; il les lement, à St avec honneur et bienveillance. Les légats lui dirent : Notre
À faire va heureux Père le Pape Adrien vous salue, ainsi que-tous les car-
n’envisag4 aux de la sainte Église romaine, lui comme père, eax comme mes, les ces. Puis ils lui présentèrent une lettre du Pape, qui était conçue une puni ces termes :
uis'un ten drien, évêque, serviteur des serviteurs de Dieu, à notre cher fils rter un chéSdéric, illustre empereur des Romains, salut et bénédiction apotous, exc ique. Nous nous rappelons avoir écrit, il y a peu de jours, à votre tère et dePiesié impériale, pour lui remettre en mémoire le crime horrible
rer un Chixécrable, l'odieux attentat commis de notre temps, is un Mo
et, nous le ons, jusque-là inouï en Allemagne, voyant avec un étonnement
2 médiocre que jusqu’à présent vous laissez passer un forfait aussi s ne serai nicieux, sans: le punir avec la sévérité qu’il mérite; car, de quelle à vit la mén notre vénérable frère Eskil, archevêque de Lunden ; revenant
près du Siége apostolique, a été, chose que nous ne pouvons » r'evenail@fé sans un grand chagrin, fait prisonnier dans ces quartiers-là, par li légat a@Biques scélérats et impies, qui le tiennent encore en prison ; de se vit#Blle façon ces hommes d’impiété, cette race perverse, ces enfants
é en pri rime, en le faisant prisonnier, se sont jetés violemment sur lui et qui retelà les siens l'épée à la main, et les ont traités indignement, après Pape lui avoir tout ôté, et votre Altesse sérénissime le connaît, et la re-
+. Une atlnmée de ce crime est déjà parvenue aux régions les plus reculées > femme ds plus lointaines. Pour punir un attentat aussi criant, vous à qui n ou sousW Ssommes persuadés que le bien fait plaisir et que le mal déplaît, réprimanbes auriez dû vous lever avec plus de constance, tirer l'épée que la rix, héritlSvidence divine vous a donnée pour le punition des malfaiteurs s causes Ma louange des bons, vous en servir pour exercer la sévérité de la
ice contre ces impies, et pour abattre leur audace, Cependant on p. WurzhrUUe Vous l'avez tellement dissimulé, vous avez tellement négligé an. 1155,n bMMUStiCe, que les coupables n’ont pas lieu de se repentir, sentant
à qu'ils ont trouvé l'imnuni
uvE l'impunité de leur sacriiége. De cette dissimu-
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80 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX. — De 1184181 de l'ère cl
lation et de cette négligence nous ignorons absolument la cause : votre Excelle notre conscience ne nous reproche point d’avoir offensé en rien ain de plus g gloire de votre Sérénité : au contraire, nous vous avons toujours ain bien, ces p avec une charité sincère, et traité avec la bienveillance affectue WBrnier point. | qui se doit, comme notre très-cher et spécial fils et comme un print mot benefic très-chrétien, que nous ne doutons pas que Dieu n'ait affermi ! doux. Le ch: sa grâce sur la pierre de la confession apostolique ; car vous dewiiitre du Pape, vous remettre devant les yeux, très-glorieux fils, combien votre mène que, dans 1 la sainte Église romaine, vous reçut agréablement l’autre année, aw#” maine. De qu quelle affection cordiale elle vous traita, quelle plénitude de digniléiitre équivoque et d’honneur elle vous commumiqua, de quel bon cœur elle vous cyMiont que le mé féra l’insigne de la couronne impériale, vous favorisant de toute srent que le P: tendresse, et ne faisant rien qu’elle sût le moins du monde vous ( pne de l'empir plaire. Toutefois, nous ne nous repentons pas d’avoir rempli en royaume d’ les désirs de votre volonté ; au contraire, si votre Excellence, au cer de l’huile s que cela fût possible, avait reçu de notre main de plus grands bisMiésenté l'empe: faits encore 1, nous nous en réjouirions, en considération-des bi main du Pape immenses que vous pouvez procurer à l'Église de Dieu et à non fa porte; et, a Maintenant donc, comme vous paraissez négliger ct dissimuler cet it Pape, de q mense attentat, commis à l'affront de l'Église universelle et de vo M violent incen: empire, nous soup@x anons et nous craignons que votre esprit neéantdemandi, ( soit laissé aller à cette dissimulation et à cette négligence parce tient du Pape vous aurez conçu quelque indignation, ce qu'à Dieu ne plaise ! Ma presque son quelque mécontentement contre votre mère tré*-clémente, la sa ulte par son Église romaine, et contre nous-même, par la suggestion de quelqéæmec escorte, et 1 homme pervers semant la zizanie. Me retourner d Le Pape conclut la lettre en disantque, et pour cette affaire et pois évêques ou d toutes les autres qui étaient imminentes, il lui envoie les deux \oilà ce que 1! dinaux-légats et les lui recommande 2. 4 devic, chanoir Quand on se rappelle que lepape Adrien avait conféré la couroneric Ir par l'év impériale à Frédéric, malgré le sénat et le peuple romains ; qual#@Dans tout ceci on pense qu’il ne Jui demande que de punir des brigands qui avaidnands et leur maltraité, dépouillé, emprisonné un archevêque, un légat apost@ir, l'an 1014, ( que, on ne peut s'empêcher de convenir que la querelle que lui fremisilique de Sain les Allemands pour une lettre aussi raisonnable et aussi modé défenseur de 1 fut, de toute manière, une querelle d’Allemands. Voici comme arr msseurs la fidéli la chose. Ahnage contemr Le Pape disait à l'empereur : « Toutefois, nous ne nous repentos pas d’avoir rempli en tout les désirs de votre volonté ; au contrait #4 1 ex 4 - ne 4 Pos Au lieu de plus grands bienfaits Fleury met de plus grands dénéfices : 0 écrire le français en allemand. —? Radevie, 1. 1, c, 9. Mansi, epist, 2, p. 128 Radevic, L, 1, c.
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