‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 4)Chapitre 17 sur 63 · LXIX. — Def t la cause ; ç · texte numérisé non relu

LXIX. — Def t la cause ; ç

M181 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, votre Excellence, au cas que cela fût possible,

avait reçu de notre

ensé en rien (ain de plus grands bienfaits encore, nous nous en réjouirions. » g toujours ain bien, ces paroles si bienveillantes irritèrent des Allemands au FA ce affectuew@Brnier point. Et pourquoi ? C’est que, dans le latin les Ailemands, mme un pri mot Deneficiu, bienfaits, signifiait quelquefois fiefs, bénéfices

it affermi faux. Le chancelier de l'empereur, qui traduisait en allemand la | :

tre du Pape, la leur traduisit donc de manière à leur faire entenme que, dans la pensée du Pape, l’empire était un fief de l'Église re année, a## maine. De quoi leurs têtes s'échauffèrent prodigieusement. Une ude de digni(l tre équivoque acheva d'allumer leur colère. Comme les Allemands elle vous cpint que le même mot 3 pour dire royaume et empire, ils s'imagiint de toute rent que le Pape, en disant qu'il avait donné à Frédéric la couonde vous déiinne de l'empire, voulait dire aussi qu'il lui avait donné la couronne rempli en to 1 royaume d'Italie ou même d'Allemagne. Une peinture vint ellence, au iier de l'huile sur ce feu. A Rome, au palais de Latran, on avait res grands bi ésenté l’empereur Lothaire 1 recevant, à genoux, la couronne de main du Pape, avec une inscription en ces termes : Le roi s'arrête a porte; et, après avoirjuré les droits de Rome, il devient l’homme imuler cet Pape, de qui il reçoit la couronne 1. Tout cela causa comme elle et de voi violent incendie. La discussion fut très-orageuse. Le légat Roland e esprit ne ù jantdemandé, dit-on : De qui donc Frédéric tient-il l'empire, s’il ne nce parce q : tient du Pape ? le comte palatin de Bavière, Otton de Wittelsbach, ne plaise ! Ma presque son épée pour lui couper la tête. L'empereur arrêta le ente, la saifimulte par son autorité ; Mais il fit mener les légats à leurs logis, )n de quelgéæec escorte, et leur ordonna de partir le lendemain de grand r#atin de retourner droit à Rome, sans s’avréter nulle part dansles terres affaire et polis évêques ou des abbés 2.

les deux a Voilà ce que nous apprenons d’un auteur allemand de l’époque, Mdevic, chanoine de Frisingue, continuateur de l’histoire de Fré-

ric Ier par l’évêque Otton de la même ville.

Dans tout ceci, ce qu'il y a de plus clair, c'est l'ignorance des Alds qui avaimands et leur violence. Le saint empereur Henri, avant de receégat apost#@@i", l'an 1014, du pape Benoît VIII, la couronne impériale dans la que lui fiéisilique de Saint-Pierre, promit dévotement d’être le fidèle patron ussi modéré défenseur de l'Église romaine, et de garder au Pape et à ses succomme ar SSeurs la fidélité en toutes choses. Ce sont les paroles d’un pernage contemporain, Ditmar, des comic. ce Waldeck et évêque

jeu et à no É

é la couron

1 Rex venit ante fores, jurans priùs urbis honores ; Post homo fit Papæ, sumit quo dante coronam,

vénéfices : CEE ist, 2, p. 10028 Radevic, 1, 1, c. 10.

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82 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXIX. — ne 181 de l'ère cl

de Mersebourg 1. Les princes et les évêques allemands n'auraient: mal fait de se rappeler ce témoignage d’un prince et d'un év allemand. C’est à cette occasion du couronnement de saint Henri @ l'historien bourguignon Glaber dit ces autres paroles : « Ce ni parait un décret extrêmement convenable et excellent pour maintg la paix, savoir : Qu'aucun prince n’entreprenne audacieusemeni(f porter le sceptre de l'empire romain ; qu'aucun ne puisse s’appil empereur ni l'être, sinon celui que le Pape du Siége romain af choisi pour son mérite, comme propre à la république, et auqu aura donné les insignes de l’empire 2. Les seigneurs et les évêm de Bourgogne, réunis à Besançon, auraient bien fait de se rap en 1157, ce que l’auteur bourguignon disait un siè-le auparavant Ce n’est pas tout : et Allemands et Bourguignons, et évêque princes auraient bien fait de se rappeler ce que l'empereur Louis écrivait, dès l’an 871, à l’empereur Basilé de Constantinople. Ce nier avait demandé à Louis par quel droit il portait le titre pereur. Dans sa réponse, expliquant la raison pour laquelle, soith# soit ses ancêtres depuis Charlemagne, s’appelaient légitimend: empereurs, Louis ne dit pas que la dignité impériale fut accordé. Charlemagne par les Romains, et qu’elle passait à ses descen par droit de succession, mais il attribue la juste origine et la nuation de cet honneur dans les princes francs au Siége apostolig" "> " * "© Parlant de lui-même, il dit qu'il était reconnu empereur par les ri alisburi, ajout ses oncles, non parce qu’il avait été élu par son père, ou que «4 frédérie contre dignité lui appartint par droit de succession, mais parce qu'il «4m Ctte cpposit été élevé à la dignité impériale par le Pontife romain #, Réponda# pt" tous ses Ét ce que Basile objectait, que cette appellation d'empereur était 18 Ps églises, acc velle en lui, il dit que ce titre n’était pas nouveau dans sa fan lempire, et mais que son aïeul Charlemagne l'avait déjà eu, non par usurpa nçon et es let mais par l'autorité du souverain Pontife et le jugement de l'Égis M” devons avo Quant à la surprise que témoignait Basile de ce que Louis-ne se du" le seègr pas empereur des Francs, mais des Romains, il répond que, s2Mp""4€ : ef que « pelant empereur, il ne pouvait se nommer qu’empereur des KM”! #54 de lu mains, parce que ce nom avait commencé chez les Romains, prble:et pp sh lui gouvernait le peuple et la ville, et dont il avait entrepris de M yes els fendre l'Église, mère de toutes les autres, e{ de laquelle sa fa M. feL peint

avail reçu d'abord l'autorité de La royauté, et ensuite celle de l'emp tés de a uvés porteurs

e qu'ils voudra

| Siles évêqt ciens faits € bttre du pape vrai dire, vo Ilemands, se rincipe qu’il n eur empereur ler et partout récédente 415 ar la clémen ement de la vi tles temps, p:

tte pensée de oint échappé e ses amis de ome, sous le écouvrit ses 0 a face de l’em ous ses lois, q oulût frapper ré le glaive m ent, n’a voulu

1 Baron., an. 1014, n. 1. — 2 Glaber, 1. 1, in fin. Baron » an. 1018,n,. 5 2 3 Epist. Ludov., 11, ad Baail. imp., apud Baron., an. 871, n. 58. — HS n. 60. — 5... Ex quâ et regnandi priùs et postmodüm imperandi auctoritié prosapia nostra seminarium sumpsit, Ibid., n. 63, À

1 Quia.. urbis e 2. 90. —? Joan. Sa

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