‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 4)Chapitre 18 sur 63 · LXIX. — pe 1181 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

LXIX. — pe 1181 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE

s n'auraient M Si les évêques et les princes de Frédéric s’étaient rappelé ces et d'un évnciens faits et paroles, Ïs auraient trouvé toutes naturelles et la saint Henri gæ@ttre du pape Adrien et même la peinture du palais de Latran. Mais, es : « Ce ni vrai dire, voici quel était le fond de cette querelle : Frédéric et les pour main JB lemands, se voyant ou se croyant les plus forts, supposaient en acieusement{rincipe qu'il n'y avait d’autre loi que la force ; que, par conséquent, uisse s’ap dur empereur était la Joi vivante d’après laquelle tout devait se rée romain aBler et partout. Frédéric lui-même venait encore d'écrire, l’année

ue, ‘et auqui récédente 1156, à son oncle l’évêque Otton de Frisingue : « Puisque, et les év ar la clémence de la providence divine, nous tenons le gouverde se rap ement de la ville etidu monde, nous devons, suivant les événements

‘auparavant it les temps, pourvoir au sacré empire et à la divine république. 1 » ; et évéquatiiette pensée de Frédéric était bien arrêtée dans sa tête. Elle n'avait pereur Louifs vint échappé à Jean de Salisburi, qui écrivit un peu plus tard à un inoplé. Ce e ses amis de France : Je sais ce que médite lé Tenton; j'étais à t le titre d'éRome, sous le pontificat d'Eugène, lorsqu'une langue imprudente quelle, soit écouvrit ses orgueilleux desseins. LL ne demandait, pour changer t légitimendi@ face de l'empire, soumettre l'univers à Rome, réduire le monde fut accord mous ses lois, que le concours du Pape, c’est-à-dire que le Pape es’dèscent oulüt frapper du glaive spirituel tous ceux contre lesquels serait ne et la co iré le glaive matériel de l’empereur. Aucun Pontife, jusqu’à prége apostoliqh ent, n'a voulu consentir à cette iniquité 2. Voilà ce que dit Jean de ur par les rh alisburi, ajoutant que telle était la vraie cause de l'opposition de , où que PRrédéric contre les Papes légitimes. iree qu’ | Cette cpposition éclata dès l'affaire de Besançon. Frédéric envoya , Répondai@t" tous ses États une lettre où il se glorifiait de son zèle pour la paix eur était nes églises, accusait le Pape de semer la discorde entre le sacerdoce ns sa famimt l'empire, et en donnait pour preuve la conduite des légats à Bear usurpatéMi} non et ies lettres du Pape, dont la teneur, dit-il, était telle : Que t de l'Égi pous devons avoir ‘toujours devant les yeux de notre esprit de quelle uis-ne se du "#6" € le seigneur Pape nous: a conféré l'insigne de la couronne imond que, sé rtole ; et que cependant il ne se repentirait pas, si notre Excellence réur des 1 vait reçu de lui de plus grands bienfaits encore. À cette parole exé- Lomains, aéprable et mensongère »n0n-seulement notre Majesté impériale s’est itrepris de ustement indignée, mais tous les princes qui étaient là en furent irelle sa fini ités à tel point, qu'ils eussent condamné à mort les deux méchants e de l'empit rétres, si notre présence ne les en eût empêchés, De plus, on les à grouvés porteurs; de plusieurs lettres scellées en blanc, pour y écrire @e qu'ils voudraient et s'en servir, suivant leur coutume, à dépouiller

1 Quia.. urbis et orbis gubernacula tenemus. Olton Fris., De gest. Frid., . 2 2. 30. —? Joan. Salisb., epist. 59.

ndi auctorib# ,

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les églises du royaume teutonique, y répandre le venin de leur: il quité eten emporter les vases sacrés et l'or des croix ; c'est pourquMhie nous verr nous les avons renvoyés par le même chemin qu'ils sont venus, is fois, et q comme, par l'élection des seigneurs, nous tenons le royaume et l’e Cependant pire de Dieu seul, qui, lors de la passion de son fils, a soumis Mome, racont monde au gouvernement nécessaire des deux glaives ; et comme lu péril qu’ils pôtre saint Pierre a dit : Craignez Dieu, honvrez le roi, quiconqui rtagé : quel dira que neys avons reçu du seigneur Pape la couronné impéri@ts d'ignorar comme un bénéfice (bienfait) s'oppose à l'institution divine et naux que nc coupable de mensonge. Or, comme jusqu'à présent nous nous son ur le pape . mes appliqué à délivrer de la main des Égyptiens l'honneur et I Le Pape éci liberté des églises, liberté depuis longtemps opprimée sous le jolies : Chaque d'une injuste servitude, et que nous cherchons à leur conserver tuäonneur de | les droits de leurs dignités, nous vous prions tous de ressentir ati Les, principa nous l’énorme outrage fait et à nous et à l'empire, nous persuadalæ sorte que c que votre fidélité sincère et indivisible ne souffrira point que l'honne» Mt pour agrée de l'empire, qui, depuis la fondation de Rome et l'institution de la nlns un chagri ligion chrétienne, est demeuré jusqu'à vos temps glorieux et intl pmains, a fai soit diminué par une nouveauté tellement inouie, par un orgueil aubæs prédécesse présomptueux, sachant de votre côté que nous aimerions mieux noires : le pren exposer à la mort que de souffrir de nos jours un pareil opprobre! demain, pe Tel fut le langage de Frédéric dans son. manifeste contre le Pape, Pots: Nous v Un emportement aussi peu digne, pour une phrase en soi bienveli bmporta telle lante, même malgré la mutilation qu’on lui fait subir, montre à lire les injur seul de quel côté était ie bon droit et la bonne foi. Ce n’était certi! bats, et la m nement pas du côté de Frédéric. Le Pape lui avait envoyé deux keMomptement € gats pour lui demander la mise en liberté de l'archevêque de Lundé 1 sortaient de et la punition des brigands qui l'avaient maltraité, dépouillé, et le tone ne vienn. naient en prison. Frédéric n’en dit mot ; Mais en revanche, par uk4 ostolique, et

impudente calomnie, il accuse publiquement le Pape de semer M yaume. Cepe: discorde entre le sacerdoce et l'empire ;

il accuse le Pape d’un mnsolation : c' gueil exécrable, parce qu'il lui rappelle avec simplicité et bonté Mn plus que d bien qu'il lui a fait, l'affection qu'il lui a témoignée l’année préc Mn-seulement dente; il signale comme des brigands deux cardinaux, deux ambaM@ises, nous ax sadeurs du chef de l'Église, non sur mme un bou des intentions éventuelles qu’il leur prête ; il se vante d’avoir arrac er à ramener à la servitude d'Égypte la liberté des églises, dans le temps mû tout à ce qu’ qu'il cherchait à leur enlever:la liberté des élections et qu'il faisillire une répar: jurer au clergé de Mayence de ne pas faire d'élection que lui-mént tre nos légat ne fût présent ?; il se vante de son zèle pour la paix des églises, li tre fils n’acqu

re l'avenir et

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aucun fait ni preuve, mais s

1 Radevic, 1. 1, ce, 10, — 2 Dodechin, en. 1158.

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nin de leur nMi1s1 de l'ère chrJ DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.

; c'est Pourqus enous verrons déchirer l’Église etl’em

pire par un schisme renouvelé

sont venus, Bois fois, et qui dès lors pensait à faire déposer le pape-Adrien IV 1. oyaume et] Cependant les deux légats, Roland et Bernard, étant retournés à Is, a soumis

one, racontèrent les mauvais traitements q ; et comme 4 péril qu'ils avaient couru. Sur

roi, quicongrtagé : quelques-uns étaient pour l'empereur et accusaient les léonne impéridMMhts d'ignorance et d'imprudence ; c’étaient sans doute les trois carn divine et 4Mnaux que nous verrons successivemen. ahtipapes ; les autres étaient ous nous som Mur le pape Adrien et pour l’Église, l'honneur et LM Le Pape écrivit sur ce sujet aux évêques d ée sous le joplles : Chaque fois que dans l'Église l’ conserver tafMonneur de Dieu et contre le salut : ressentir axées, principalement ceux que l ous persuadaba t que l'honne tution de la

u’ils avaient soufferts et quoi le clergé de Rome se trouva

‘Allemagne en ces ter- On attente quelque chose contre des fidèles, nos frères et coévé-

esprit de Dieu anime, doivent faire sorte que ce qui a été mal fait soit corrigé d’une manière que Dieu

pour agréable. Or, de notre temps, ce que nous ne disons pas ns un chagrin extrême, notre très-cher fils Frédéric, empereur des rieux et intalMpmains, a fait une chose que nous ne lisons qu’ait faite aucun de in orgueil aus prédécesseurs. Nous lui avions envoyé deux de nos meilleurs ons mieux noë@res : le premier jour » il parut les recevoir avec bienveillance ; le 'eil opprobrebMhdemain, pendant qu’on lui lisait nos lettres, à l’occasion de ces itre le Pape, Pots: Nous vous avons conféré l’insigne bienfait de la couronne, il en soi bienvemporta tellement de colère, que c’est une chose lamentable de , montre dire les injures que l’on dit qu’il lança contre nous et contre nos » n'était certillats, et la manière outrageuse dont il les contraignit de sortir ivoyé deux léMomptement et de sa présence et de ses terres. On dit que, comme que de Lund sortaient de sa présence, il a fait un édit pour défendre que perouillé, et le tnne ne vienne de chez vous à Rome Pour recevoir la bénédiction mche, par uéostolique, et qu’il a mis des gardes à toutes les frontières du > de semer EMyaume. Cependant, dans ce fait désagréable, nous avons une grande Pape d’un œ@nsolation : c’est que l’empereur ne s’y est point porté de votre avis, ité et bonté Mn plus que de celui des princes. C’est pourquoi, comme c’est ici l’année préc Æn-seulement mon affaire, mais encore la vôtre et celle de toutes les , deux ambaM@lises, nous avertissons et exhortons votre Charité de vous opposer uve, mais si@mme un boulevard pour la maison du Seigneur et de vous applil'avoir arracher à ramener le plus tôt possible notredit fils au droit chemin, et temps méméMrtout à ce qu’il oblige son chancelier Rainald et le comte palatie à et qu'il faire une réparation équivalente aux injures qu’ils ont osé vomir que lui-mênéntre nos légats et contre votre mère la sainte Église romaine. Que les églises, litre fils n’acquiesce point aux conseils des méchants, qu'il consire l'avenir et le passé, et marche par la voie des empereurs catho

“HnOCCnt FV, Aegisi, imper., 2.

181 de l'ère chr

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liques. C'est le moyen d’avoir tout à la fois et l'honneur sur la tem et la félicité dans les cieux. Vous-mêmes, si vous le ramenez au bn sentier, vous rendrez une obéissance agréable au prince des apôtres et vous vous conserverez la liberté , à vous et à vos églises. Au ment, notredit fils saura par votre admonition, il saura par la prod messe de l'Évangile, que la sainte Église romaine, fondée par la mi de Dieu sur la pierre immuable, malgré toutes les tempôtes qui pa vent l’assaillir, subsistera sans branler, par la protection divine, ju que dans les siècles des siècles. Du reste, vous le savez , il n'auril

(bénéfice) de première VOIX r rang ; nous iction suprêm au delà vient notre bien-ain ux de sortir dl sser plus avan shonneur et a

; un ñ édit pour ferme

pas dû tenter une entreprise aussi difficile sans votre conseil, Aw L pe Brsbts à pensons-nous que vos avertissements pourront très-facilement le np" "4"

uses raisonnab

mener à un parti plus sage, étant, comme il est, un homme sensih un empereur catholique !, 1

Les prélats d'Allemagne, après s'être concertés ensemble, r'époi M dirent au pape Adrien en ces termes : Quoique nous sachions t 4 soyons certains que l'Église de Dieu, fondée sur la pierre ferme, peut être renversée ni par les vents ni par les tempêtes, toutefi faibles et pusillanimes comme nous sommes, chaque fois qu’il arr un orage de cette espèce, nous sommes ébranlés et nous tremblowt Aussi avons-nous été grièvement troublés, même épouvantés,

périeurs ; mais els toutes les € ées, et la disci l'empire pour e de l’univers, Dyons pas qui peinture a pas é. Nous ne le :

i i à nsentir des choses qui paraissent devoir être la source de grands maux eni de paré votre Sainteté, et votre très-dévot fils, et notre seigneur l’empereuM va js pas

car les paroles contenues dans vos lettres, apportées par vos lé Bernard et Roland, ont ému toute la république de notre empire; be D hosbe ct: oreilles de sa Majesté impériale n’ont pu les entendre, ni les orei à bio des princes les supporter : à tel point que, sauf la grâce de votretrl ÿ its en Italie sainte Paternité, nous n’osons ni ne pouvons les défendre à cast *"° l la sinistre interprétation d’un sens équivoque, ni les approuver ba Labs ch hi quelque consentement à cause qu’elles sont insolites et inouïes je à latin à qu'à présent. Quant aux lettres que vous nous avez envoyées, ni arr LA les avons reçues et embrassées avec le respect qui se doit ; et, | a eu vant vos ordres, nous avons averti votre fils, notre seigneur l'en naus Mite reur, qui, grâce à Dieu, nous a répondu comme il convenait à Hu ou f prince catholique, en cette manière : te ide: IL y a deux règles par lesquelles notre empire doit être régi, ls tenmirent saintes lois des empereurs, et le bon usage de nos prédécesseurs ue lle î Svati de nos pères. Ces bornes de l’Église, nous ne voulons ni ne pouvob né . ét la les excéder : quoi que ce soit qui s’en éloigne, nous ne le recer En pas. Nous rendons volontiers à notre Père le respect qui lui est 4 Ce qui manqu mais nous rapportons la libre couronne de notre empire au seul bé

le sacerdoce.

1 Radevie, 1. 1, e

1 Radevic, 1. 1,c. 16.

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XIX, — De 11 M (bénéfice) de Dieu. Nousreconnaissons à l'arches que de Mayence

ir sur la tem «: ; menez au lo première voix dans l'élection , ensuite aux autres seigneurs, selon e des apôtr LM" rang ; NOUS rECEVONS ! ion royale du pôntife de Cologne, et glises. Auin iction suprême, qui est irupériale, du souverain Pontife : ce qui a par la ml au delà vient du mu vais Nous n'avons pas con: aint, au mépris he par la mail notre bien-aimé et révér. ndissime Père et consécrateur, les cardipêles qui pa ux de sortir de nos terr…s ; mais nous ne leur avons pa: permis de sser plus avant, «vec ce qu'ils avaient écrit écrire, au

n divine, ju ez, il n'aurii conseil, Au ilement le ni mme sensé il

shonneur et au scandale de notre empire, Nous n'avons point fait édit pour fermer l'entrée et la sortie d'Italie ; et nous ne prétendons iat la fermer aux pèlerins, ni aux au »s qui vont à Rome pour des uses raisonnables, avec le témoignage de leurs évêques ou de leurs périeurs ; mais nous prétendons nous opposer aux abus par lesels toutes les églises de notre royaume sont surchargées et attéées, et la discipline des cloîtres presque détruite: Dieu s’est servi l'empire pour élever l'Église à la tête de l'univers °t l'Église, à la e de l’univers, veut à présent détruire Pempire : ce que nous ne oyons pas qui vienne de Dieu. On a commencé par une peinture, peinture a passé en écriture, l'écriture s'efforce de passer en autoé. Nous ne le souffrirons pas ; nous poserons plutôt la couronne e de consentir à ce que la couronne de l'empire soit ainsi déposée ec nous. Qu'on efface les peintures, qu’on rétracte les écrits, afin d'il ne reste pas de monuments éternels d'inimitié entre le royaume le sacerdoce.

Ces choses et d'autres, que nous n’osons pas rapporter entièreent sur l'accord avec Roger et Guillaume de Sicile, et d’autres traifaits en Italie, nous les avons entendues de la bouche de notre "igneur l'empereur. Quant au comte palatin, il est absent et occupé ti préparer l'expédition d'Italie. Pour le chancelier, qui était présent, t inouïes a. 4 : À + Le Du :

ivOyées, 1 1} à nous a rien dit qui ne respire l humilité et la paix, assurant doit ; et, s il a défendu de tout son pouvoir les légats contre le peuple, qui voulait à leur vie; et tous ceux qui étaient présents en rendent téoignage. Au reste, nous supplions instamment votre Sainteté d’éargner notre faiblesse, et, comme un bon pasteur, d’adoucir la hagnanimité de votre fils par des écrits qui, par leur suavité mieluse, tempèrent les premiers, afin que l'Église de Dieu jouisse d’une anquille dévotion, et l'empire de son élévation glorieuse, par la hédiation et la grâce de Jésus-Christ, médiateur de Dieu et des ommes f, Ce qui manquait à ces bons évêques d'Allemagne, étaient le cou-

emble, répoii s sachions | rre ferme, tes, toutefi is qu’il arr us tremblon ouvantés ; 1s maux ent r l’empereut ar vos légh re empire;

À ! Radevic, L. 1, e. 16.

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