‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 4)Chapitre 19 sur 63 · WEBSTER, M:.Y · texte numérisé non relu

WEBSTER, M:.Y

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88 HISTOIRE UNIVERSELLE rage et la pénétration : le courage,

tion, on le voit par leur lettre.

prince catholique ; et Frédéric

8ouvernement non la loi de Dieu

mais les lois et les usa

verrons de plus en plus.

C'était, entre autres, le but de sa seconde expédition en Italie, g

eut lieu en 11458. Frédéric Campa près d’Augsbourg, où ses trou s’assemblaient, et envoya en avant Rainald, son chancelier, et Ot Comte palatin de Bavière, qui s’avancèrent en Lombardie, le fai partout reconnaître. Le Pape, l'ayant appris, envoya à ce prin d’après le conseil de Henri, duc de Bavière et de Saxe, deux n veaux légats, Henri, prétre-cardinal du titre de Saint-Nérée, Hyacinthe, cardinal-diacre de Sainte-Marie, én l’école grecque.

(Liv. LXIX. — Del

rivés à Trente, ils prirent avec eux l’évêque de cette ville, pour pl:

grande sûreté; car, comme on savait que l’empereur n’était content du Pape, plusieurs voulaient prendre les légats au passage des

dans ces quartiers-là pri

lèrent et les mirent aux

du cardinal Hyacinthe, les délivra e

après, cette violence.

Les légats étant donc arrivés au camp de l’empereur, près d’Au î

bourg, furent admis à son audience. Ils le saluèrent respectueus..

na.

ment de la part du Pape et des cardinaux, comme seigneur et en À

pereur de Rome et du monde 1 ; c'est du moins ce que dit l’Allemat

Radevic, et l’on y voit combien Frédéric tenait à ce titre de malt

du monde, empereur de l'univers. Les légats lui témoignérent déplaisir que sentait le Pape d’avoir encouru son indignation, q qu’il ne crût pas l'avoir méritée, et présentèrent une lettre qui fl lue et interprétée par Otton de Frisingue, à qui cette division ent l'empire et le sacerdoce causait une douleur singulière, comme teste Radevic, son disciple. La lettre était conçue en ces termes: |

1 Tanquàm dominum et imperatorem urbis et orbis,

1181 de l'ère Depuis qu ent de l'Ég nificence en btre amour | e. Ayant de prit était é eux de nos oland et B our l’honne tentions ; n ‘ils ont été npériale ; ca in mot, ler > ne dis pas articulier. E gnification a endre dans ait qu’il a de on appelle 1 bien fait, pute l'Écritur r votre tête

ous VOUS avr

Mas fait par ra

otage ; mais Henri, duc de Bavière et de Saxe, vengea, peu de pa 4

e ceux qui n’ ar par cette € avons enten.

ous vous l'av

Mnsuiie des pe

aine, comm entez vous-rm onvenant ; ca

Ait nous le fa

urions eu soi rès-cher fils.

ils Henri, duc hos frères, les (

seons dans le

les écouter

Mond de notre

1181 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 89

Depuis ee par la volonté divine, nous avons reçu le gouverne- Bent de l'Église universelle, nous avons eu soin d’honorer votre manificence en toutes choses, de manière à augmenter de jour en jour tre amour envers nous et votre vénération pour le Siége apostoli. e. Ayant donc appris que, par la suggestion de quelques-uns, votre prit était ému quelque peu contre nous, nous vous envoyâmes eux de nos frères les meilleurs et les plus illustres, les cardinaux e sous RomukBoland et Bernard, qui ont toujours montré beaucoup de zèle pour l'honneur de votre Majesté, afin de savoir de vous-même vos tentions ; nous avons été grandement surpris et peiné d'apprendre ‘ils ont été traités tout autrement qu'il ne convenait à la Majesté mpériale ; car on dit que votre esprit s’est ému à l’occasion d’un cerin mot, le mot beneficium, bienfait, qui n’a pas de quoi émouvoir

v. LXIX. — Deinh

ent ; la pénét 4 déric a parlée

, pour domi:

édéric, nous ii

Où ses trou. ne dis pas seulement un aussi grand personnage, mais le moindre celier, et Ot articnlier. En effet, quoique ce mot reçoive chez quelques-uns une

ardie, le fai ya à ce pri ixe, deux n Saint-Nérée,

gnification autre que celle de son étymologie, il fallait cependant le endre dans le sens que nous le prenions nous-même, et que l'on ait qu’il a de sa nature ; car ce mot est composé de bien et de fait, on appelle chez nous bienfait, beneficium, non pas un fief, mais un lien fuit, bonum factum. C'est dans ce sens qu'il est pris dans ute l'Écriture sainte. Or, votre Majesté sait que nous avons placé r votre tête l’insigne de la Gignité impériale, si bien et si honoraement, que cela peut être jugé par tout le monde un bien fait. Si omtes puissa Monc quelques-uns ont détourné à un autre et ce mot et ceux-ci : ue, les dépoul Nous vous avons conféré l’insigne de la couronne impériale, ils ne l'ont as fait par raison, mais par leur volonté propre et à la suggestion pe ceux qui n'aiment aucunement la paix du royaume et de l'Église ; ; Peu de tem ar par cette expression : Vous vous avons conféré la couronne, nous ‘avons entendu autre chose, sinon ce que nous venons de dire : ous vous l'avons placée sur la tête. Quant à ce que vous empêchez nsuïte des personnes ecclésiastiques de visiter la sainte Église roaine, comme elles le doivent, si cela est comme on le dit, vous entez vous-même, très-cher fils en Jésus-Christ, combien c’est inonvenant ; car si vous aviez quelque amertume contre nous, il falit nous le faire connaître par vos envoyés et vos lettres, et nous urions eu soîn de pourvoir à votre honneur, comme à celui d’un

e lettre qui fé MÆfrès-cher fils. Maintenant donc que, d’après le conseil de notre cher division ent ils Henri, duc de Bavière et de Saxe, nous vous envoyons deux de >, comme l'a @os frères, les cardinaux-diacres Henri et Hyacinthe, nous vous enga-

ces termes: | Bons dans le Seigneur à les recevoir avec honneur et bienveillance, + @ les écouter avec une confiance entière, comme vous parlant du Zond de notre cœur, et à faire en sorte, de concert avec eux-et avec

90 HISTOIRE UNIVERSELLE {Liv. LXIX, — be

le duc déjà mentionné, qu’il ne reste plus aucun germe de discorh : entre vous et votre mère la sainte Église romaine 1. schisme d Cette lettre ayant été lue et interprétée d’une manière bienvei. an 1156. Ce lante, l'empereur s'apaisa. Devenu ainsi plus traitable, il expligMpanoine de aux légats quelques autres articles ‘ui pourraient causer de la dés L'expéditic mon, si l'on n'y portait remède. Les légats lui répondirent sur tou Mu commune choses d’une manière satisfaisante, assurant que le Pape ne déroge Aus de quin: rait en rien à la dignité royale, et conserverait intacts l'honneur et lu 4 es Milanais droits de l'empire. Alors l’empereur déclara qu’il rendait son amiÿ Maine de cel au souverain Pontife et à tout le. clergé de Rome ; en signe de qui Mpttre en éte il donna aux légats le baiser de paix, tant pour eux que pour j4 mvaient cherc absents. Il leur fit des présents, et les renvoya pleins de joie 2. rs dont il Otton, évêque de Frisingue, qui venait de servir si bien l’empe. uns co but reur, son neveu, et l'Église tout entière, en les réconciliant l’un av @ aliens du “ l’autre, devait suivre l'empereur en Jtalie. Il lui était en effet tr ds ss utile pour les affaires de l'empire. Mais il le pria de le dispenser lp ce voyage; et, en le quittant, il lui recommanda les intérêts de pret quete église, particulièrement la liberté de l'élection après sa mort, q cree croyait proche, à cause des avis qu'il en avait reçus, fondés sur qu jan, Les k ques révélations. Étant retourné chez lui, il en partit pour se ren DHsene P au chapitre de Citeaux, et arriva déjà malade à Morimond désaus Que à l’emper jcience, puis onsuls, pour

! : . …HABux, à la tête » Pour y corriger ce qu’il pouvait avi"?

y 8 quup bles, sans ren

dit en faveur de l'opinion de Gilbert de la Porrée, dont quelqu’un p :

être scandalisé, déclarant qu’il voulait soutenir la foi catholique s pue l vant la règle de l’Église romaine, ou plutôt de l'Église universelL M # Présents Ce qui lui donnait du scrupule, était apparemment la manière doil M" jee La il avait parlé de saint Bernard, comme prévenu contre Gilbert, Apr Lies se cette déclaration, Otton reçut le viatique, et mourut au milieu d'un A Line Due multitude d’évêques et d’abbés, le 24me de septembre 4158. Il arib Les Bressn ; gouverné vingt ans l’église de Frisingue. Nous avons de lui del e"" P ae ouvrages historiques, fort estimables l’un et l’autre : premièreme PR CHANAR une Chronique, ou Histoire universelle divisée en sept livres, q Fe cos commence à la création du monde et finit l’an 4446. L'auteur FRA ajouta un huitième livre, qui.est un traité théologique de la fin à monde, présentant ainsi le commencement, le milieu et la fin d toute l'histoire humaine. Il entreprit ensuite l’histoire de l'empereur Frédéric, dont il composa deux livres, conimençant à l’an 10764

1181 de l’ère

1 Radevic, 1.

1 Radevic, 1. 1, C, 22. —? Ilbid., Cc. 23. at i S 0 t ori, Script. re

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