‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 4)Chapitre 2 sur 63 · SR NE · texte numérisé non relu

SR NE

eee

[ HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX. — De 114 191 de l'èr

et à eau, l'emploi de la vapeur, le télescope, l'artide peindre sur vem cteurs de et à l'huile, les horloges à roues ; et pourtant c'est dans les siècles e 4 intes, et } chez les peuples où régnait la scolastique qu'on a découvert et | Æ,, logique nouveau monde, et la route maritime aux Indes, et la rondeur de terre ; et pourtant c'est dans les siècles et chez les peuples où régna 4 la scolastique que se trouvent les chefs-d'œuvre de la peinture, de | 4 sculpture et de l'architecture chrétiennes. Voilà comme la méthod M scolastique empêche les nouvelles découvertes. Mais supposon 4 tout le contraire. La cause en serait-elle à la méthode ou à ceux qu iture et de en abusaient ? De ce que cette méthode est bonne pour bien ense | Yprien ; no gner ce que nous savons, en conclure que nous savons tout et qu'il Mau de Da n'est pas permis d'apprendre davantage, si jamais personne l’a di Mint. les secc assurément ce n’est ni Aristote ni sa méthode. Au contraire, poid e, notamn découvrir ce que l’on ne sait pas encore, le meilleur moyen n’est Meuvre des pas d’avoir une idée nette de ceque l’on sait déjà ? #ientifique « Mais enfin, les scolastiques ont traité bien des questions oiseusa ensemble e ridicules. Les scolastiques, soit, mais non la scolastique. Encoi Bérésie. les questions qui travaillent le plus les penseurs des derniers ten L'autorité ç sont précisément de ces questions oiseuses qu’on reproche aux st ainsi la r lastiques d’avoir traitées et que peut-être l'on ne traite soi-même d'iiestion rest seuses et ridicules que parce que l’on se tient à la surface et dans lance, Mais vague, et qu'on n’approfondit rien. Un fait, c'est que, depuis que dinéralement l'enseignement de la philosophie ou des vérités générales de’ l’ord@inent comm: naturel on ne suit plus la méthode scolastique, la méthode qui 4% tous les th mande avant tout la netteté dans les idées, la précision dans le lie hérésie, € gage, une suite rigoureuse dans tout l’ensemble ; il est de fait q#@ihsions de M depuis ce temps, l'anarchie des idées, la confusion même du langi@ine grande est arrivée au point qu’on se croirait à la tour de Babel, et que @ihsidérations sociétés politiques sont menacées de retomber dans le chaos, ed, les théo Quant à la théologie, science de Dieu et des choses divines, scienti péril d’erre de la doctrine chrétienne, elle a commencé à être enseignée d'u peuple chr manière scolastique, d’une manière convenable aux écoles, 4 its ans, cha qu’il y a eu des écoles spéciales de théologie; ce qui arriva prin décrets su palement dans le douzième siècle. Mours des sc L’ enseignement, soit familier, soit oratoire, de la doctrine ch ésies vont t tienne n’a jamais cessé dans l’Église. L'abrégé de cet enseignemeMift de fait, no plus populaire, aussi bien que de l’enseignement plus scientifiqéile dire pis se trouve dans le symbole des apôtres, que les fidèles apprenaiMfirons même par cœur et que les pasteurs leur expliquaient, soit dans des f@moins incon structions familières nommées catéchismes, soit dans des instructiil plus oratoires nommées sermons ou homélies. Un article deM croyance commune était-il attaqué par des hérétiques, aussitôt #4

Icun moy Pères de nse, Dès lo ut l’enserr rités, app!

« Connexæ gu sum pestes, »

le ou à ceux qu

our bien ense ns tout et qu' 4 ersonne l’a di 4 contraire, pouA r moyen n'est:4 Mientifique de la doctrine chrétienne, pour la défendre avec plus stions oiseuseM astique. Encor4 derniers tenyA roche aux sc soi-même d'oM

irface et dansM

depuis que da rales de l'ordi iéthode qui d4 on dans le la est de fait qu ême du languïf bel, et que I

le chaos.

divines, scienh

enseignée d'un ux écoles, \4 | arriva prinM

doctrine ch

1 enseignenel us scientifiqué les apprenai

t dans des i@

des instructiti n article de# ues, aussitôt. L

«LXIX. — De 1jy

eindre sur vern 4 ins les siècles e 4 découvert et | 4 la rondeur de M aples où régna 4 \ peinture, de | 1 me la méthod 4 Mais supposor 4

1181 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 5

peteurs de l'Église en défendaient la vérité, et par les Écritures intes, et par la tradition chrétienne, et par lu raison même, avec e logique etfune dialectique si pressantes, qu'il ne restait à l'erreur cun moyen d'échapper : nous l'avons vu généralement dans tous

Pères de l'Église, notamment dans Tertullien et dans saint Athase. Dès lors quelques-uns commencèrent à présenter en raccourci ut l'ensemble de la doctrine chrétienne, divisé en ses principales rités, appuyée chacune de ses principales preuves, tirées de l'Éiture et de la tradition. Nous en avons vu une esquisse dans saint

Mprien ; nous en avons vu le travail beaucoup plus avancé dans saint

in de Damas, qui aux preuves de l'Écriture et de la tradition nt. les secours de la philosophie naturelle. Les docteurs du moyen e, notamment ceux du douzième siècle, n'ont fait que compléter uvre des Pères, auxquels ils ont succédé dans l'enseignement

ensemble et de vigueur contre toutes les ruses et les subtilités de érésie, à

L'autsité des doctenrs de l'école et l'autorité des Pères de l'Église

ainsi la même. Là où ils sont arlagés d’une menière égale, la ?

estion reste douteuse ; les raisons seules peuvent faire pencher la lance. Mais, quand sur une question de foi ou de mœurs, ils sont néralement d'accord, c'est une témérité d'aller contre leur sen-

ent commun. En troisième lieu, contredire le sentiment unanime tous les théologiens, touchant la foi ou les mœurs, si ce n’est pas

e hérésie, c'est en approcher du moins. Telles sont les trois conisions de Melchior Canus, théologien qui jouit dans toute l'Église

ne grande et juste renommée. Il contirme la troisième par les sidérations suivantes. Si, dans une question où ils sont tous d’ac-

d, les théologiens se trompaient, ils exposeraient l'Église même péril d’errer ; et si Dieu ne découvrait leur erreur, il manquerait peuple chrétien dans des choses nécessaires : car, depuis trois xs ans, chaque fois que l'Église a condamné des hérésies ou porté

décrets sur la foi et les mœurs , elle s'est grandement aidée du urs des scolastiques. Enfin, le mépris de l’école et la peste des

ésies vont toujours ensemble 1.

t de fait, nous verrons Luther et les autres hérétiques du seizième le dire pis que pendre contre la théologie scolastique. Nous

Drons même certains catholiques plus ou moins équivoqu. , plus moins inconsidérés, se faire plus ou moins les échos de l'hérésie.

« Connexæ sunt ac fuere semper, post natam scholam, scholæ contemptus et “sum pestes. » Melchior Canus, De Loc. theolog., 1, 8, c. 8,

A Le

FPS ee

DR mue ae ET Re ren NT nn

> cu 2 cer rar 2 ER DER EP

Page 1