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6 HISTOIRE UNIVERSELLE [{Liv. LXIX. — De 1153 Lu51 de l Tel est entre autres Richard Simon, contre lequel Bossuet se vit obligé d'écrire en ces termes : « Pour ce qui est de la scolastique et de saint Thomas, que M. Simon voudrait décrier à cause du siècle barbare où il a vécu, je lui dirai en deux mots que ce qu'il y a à considérer dans les scolastiques et dans saint Thomas est ou le fond ou la méthode. Le fond, qui sont les décrets, les dogmes et les maximes constantes de l’école, n’est autre chose que le pur esprit de la tradition et des Pères ; la méthode, qui consiste dans cette ma. nière contentieuse et didactique de traiter les questions, aura so utilité, pourvu qu'on la donne, non comme le but de la science, mai comme un moyen pour y avancer ceux qui commencent : ce qui est aussi le dessein de saint Thomas dès le commencement de s Somme, et ce qui doit être celui de ceux qui suivent sa méthode. On voit aussi par expérience que ceux qui n’ont pas commencé par là et qui ont mis tout leur fort dans la critique, sont sujets à s'égara @ beaucoup lorsqu'ils se jettent sur les matières théologiques. Érasme 4 dans le siècle passé, Grotius et M. Simon dans le nôtre, en sont w @ grand exemple. Pour ce qui regarde les Pères, loin d’avoir mépris à. la dialectique , un saint Basile, un saint Cyrille d'Alexandrie, un saint À Augustin, dont je ne cesserai point d’opposer l'autorité à M. Simon et aux critiques, quoi qu’ils puissent dire, pour ne point parler d'u @ saint Jean de Damas et des autres Pères grecs et latins, se sont servi souvent et utilement de ses définitions, de ses divisions, de ses syllo. 4; gismes, et, pour tout dire en un mot, de sa méthode, qui n'est autr @ rre, sur que la scolastique dans le fond. Que le critique se taise donc d rdie, près qu'il ne se jette plus sur les matières théologiques, où jamais il n’en 2. dispc tendra que l'écorce 1. » sk premièr Pour en revenir au douzième siècle, plus d'un auteur recommar 4 : dable y entreprit de rédiger un corps de théologie : tel Hugues, cha #1 noine régulier de Saint-Victor, tel encore Hildebert, évêque du Mans l'un et l’autre savants et pieux; aussi leurs travaux sont-ils dans k 4 sens de l'Église. Mais au même temps se rencontraient des esprit 4 inquiets et téméraires, qui, avec une connaissance suprficielle, ir g le. complète du dogme et de la tradition, prétendaient bâtir une théologi féndait sain
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complète, non pas tant sur les autorités bien entendues de l’Écriture où il le priai des conciles et des Pères, que sur les arguties d'une philosophie plu Mis le plais païenne que chrétienne. Tel était Abailard. Meur pour
Une des causes est celle-ci. Émerveillés de la logique, de la div @il est le p
lectique, en un mot de la méthode d’Aristote, pour classer et fain d
teur. Il | valoir ce que l'on sait, certains esprits s’imaginaient que le fon #féurs année:
use encor.
4 Bossuet, Défense de la tradition et des saints Pères, 1, 8, c, 20. # ’an 1157