‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 4)Chapitre 22 sur 63 · LXIX. — De 11 1181 de l'ère chr] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

LXIX. — De 11 1181 de l'ère chr] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE

e le faire ; voy 1 ble et odieuse, c'était en provoquer l'abolition. C’est à quoi trarions-nous pyhiaillaient, sans s'en douter, les légistes de Bologne avec leur principe X par adoptio 'idolâtrie politique : L'empereur est l’unique souverain, l'unique tre Maître et Propriétaire, l’unique loi du monde. De là ce raisonnement de Fréiraire lui anjhéric : Les biens de l'Église romaine et des autres églises leur ont et pour Piér Pilité donnés par les princes ; donc j'ai droit de les reprendre, et de les ant : Apprenah eprendre sans aucun égard à l'intention des donateurs, aux modiu’ils nous hi@cations plus ou moins importantes qu’y ont apportées les temps et eur sont utilhMs circonstances. F4

jui est à CésrPM Les Bédouins et les Juifs font des raisonnements semblables pour ux, parce quparstifier leu’s pillages et leurs usures. Les Bédouins disent : Ismaël, set affeemir otre père, est le premier-né d'Abraham, à qui Dieu a promis l’unirec'üune avidiBoers : c’est injustement que notre père Ismaël a été privé de sôn héésire, nous nb Mtage par Isaac, son cadet. Il est donc juste qué nous réprénions blessezl’hunib otre bien et sur les Juifs et sur les autres. Les Juifs disent de leur ions peu u dté : C'est’ à nous, ‘enfants d'Abraham, qu’a été donnée la terre , en remual @romise, et qu’à été promise la possession du monde ; ce sont les ise ün scandiP@hrétiens surtout qui nous privent dé l’uniet de l’autre; il est donc

infäisante; ste que nôus'teprenions notre bieñ, (principälèment sur eux. Au qu’ôh nôus dPx-neuvième siècle, un ‘soldat heureux’ dira, comme Frédéric au le s’est gli ouzièrne : Je suis ‘le successeur de Charlemagne ; or, ‘Charlemagne ürs bien à IP donné à l'Église romaine et Rome-et le patrimoine de Saint-Pierre ; 4 1,4 onc'il est juste ‘que je réfirenne l'un et l’autré. C'ést toujours le ire les arnakf ème raisohnefnent, le droit du plus f6rt. Et les Papes, :eñ s’ÿ'opes propres PMosant avec un côurage invincible, ont bien mérité de l'humañité ;

appelle qu ils ont conservé sur la terre l'idée et le règhie de la justicé. en ést le pb Cependant, entre Frédéric’et Adrien, les esprits $’échauffaient de qu’il l'a eu @lus en’ plus, et l'on prétendait même avoir intercepté des lettres du eut remontwB ape, par lesquelles il excitait à l'insurrection ét Milan et quelques e. Si Fréd tres villes. Alors Henri, cardinal de Saint-Nérée, qui avait été à histoire, ik. ugsbourg un des médiateurs de la paix entre le Pape et l’empereur, nt par le Po :. rivit à son ami Éberard, évêque de Bamberg, qui avait travaillé à Romulus,(fgec lui à ce traité en cette même qualité de médiateur, pour chrétienne, exhorter à combattre, par ses conseils, pour l'honneur et la liberté éfenseur ar e l'Église. Car, ajoute-t-il, tant que les affaires seront gouvérnées nséquent, car des seigneurs laïques, qui ne savent ni les canons ni les règles fenseur parib e la religion, la paix ne pourra s’affermir. L’évêque de Bamberg compris que F3 tait un des conseillers intimes de l'empereur, mais on lui avait caioclétien ett 1 é toute cette affaire. IL répondit donc au cardinal qu'il était sensiile, mais nibi lement afiligé de ce commencement de division, dont il attribue la première origine, de la part des conseillers de l’empereur, à une D Æonnaissance mal digérée et mal comprise de l'antiquité, qu'ils vou-

l'empereur même, et pense que le plus grand mal vient. de ce ul personne ne veut faire les avances de la réconciliation. Il insim que c’est aux Romains, comme mieux instruits, à prévenir les authhi et à les instruire avec douceur. Il écrivit dans le même sens au Pan usant d’une liberté respectueuse, et lui dit :.Il est à craindre que à

paroles dures de part et d’autre, venant à se.choquer, ne produ

HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX. — De laient appliquer à tort et à travers. Toutefois, il cherche à exc

un feu qui s’étenkle bien loin dans le sacerdoce et l'empire ; de quk

Dieu nous préserve, Votre fils,

seigneur et notre maître. Personne d’entre nous n'ose dire ni ni de là : Pourquoi faites-vous ou dites-vous cela ? Seulement, noj faisons des vœux pour la paix. S'il m'était permis de dire ce que) pense : Il me semble qu'il ne serait pas expédient de -tant pese paroles et d'en tant denrander raison, parce qu'il vaut mieux étei le feu, au plus vite que de disputer de quel côté il est venu. Je

que je parle de choses qui sont au-dessus de moi, mais je pas dans la sincérité de mon cœur devant celui qui est. au-dessus be taus et qui connaît ce qu’il y a de plus caché ; et, puisque j'ai con

mencé, je continuerai de vous parler avec confiance, comme à md

comme vous le savez, est nob utes les rég:

seigneur; vous, de votre: côté, comme le Christ, vous êtes noi

père.et à mon seigneur. Laissant de côté les paroles qui peuvent the

prises diversement, selon la diversité des auditeurs et des interprètk . daigne votre Paternité. écrire de nouveau, avec douceur et. bonté fi votre fils, notre seigneur l’empereur, etle rappeler avec une affecthhe toute sorte de respect. (1 qu'il.ne-permette pas qu'il se séplil de peur que le manteau ne se déchire ; mais que Dieu 1

paternelle ; il est disposé à vous rendre Samuël embrasse son David, de lui,

honoré et que l'Église catholique jeuisse d’une tranquille dévotion

L'évêque de. Bamberg, qui écrivit ces lettres, était un prélati tingué par sa doctrine et la pureté de ses mœurs. Il avait unet affection pour l'étude de l’Écriture sainte, qu'il en méditaitcontinu lement les divers sens, même à la guerre, et en faisait sa conso tion au milieu des soins dont il était occupé pour les affaires putilh ques ; car l'empereur avait une confiance particulière en ses cons | et partageaitavec lui la conduite de ses États, ; aussi le prélat était singulièrement affectionné au bien et à l'honneur de l'empire ?,

Après les fêtes de Pâques, qui, l'an 1159, furent le 29 de ma l'empereur Frédérie tint une assemblée en son camp près de B logne,: pour juger les Milanais, qui avaient repris les armes pour raisons que nous avons vues, À cette assemblée se trouvèrent quil

? Radevic, 1, 2, c. 19, 20 et 21. — 2 Ibid., c. 29,

1181: de l'ère

ardinaux, L ctavien, du ardinaux-di:

ui de Crèm hains. Les c:

aité de paix ivantes : .L ape, puisqu

haines du Pa Italie ne lu onces de l’ei e plus, le P ibuts de Fe athilde, de.

ché de Spo À ces-propc as répondre eurs, je ne.

Mont d'homrr

er de mes ré and il leur u’avéz-vous ent pas étre Ur VU que € rle nôtre ; « les régales ( porlant, et

que je suis e

v'un vain tit On voit, da ‘un ernpereu

à l'institution |

w rôle provid t saint Henri, évots défense oit que Frédé ait sérieusem tles églises c

Radevic, 1, 2 lusieurs de ses

Ve LXX. — De 51 de l'ère chr] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 105

ardinaux, légats du pape Adrien, savoir : deux cardinaux-prêtres, ctavien, du titre de Sainte-Cécile, et Henri, de Saint-Nérée ; et deux ardinaux-diacres, Guillaume, ‘auparavant archidiacre de Pavie, et ui de Crème. Il y eut aussi des députés du.sénatet du peuple ropains. Les cardinaux dirent que le Pape dernandait l'exécution du aité de paix fait avec le pape Eugène, puis ils firent les propositions r,.ne produis uivantes : L'empereur n’enverra pas de nonce à Rome à l'insu du empire ; de qu ape, puisque toute la magistrature y appartient à Saint-Pierre avec avez; est ns les régales. Il ne lèvera point de droits de fourrages sur les dovous êtes nf es du Pape, sinon au temps de son couronnement. Les évêques a dire ni Italie ne lui feront que serment de fidélité, sans hommage. Les ’eulement, 18% ces de l'empereur ne logeront point dans les palais des évêques. le dire ce quel | le tant. peser li

ierche à exc vient. de ce qi ation. IL insim î.

évenir les aut#i ne sens au Pa craindre quel

e plus, le Pape demandait la restitution de plusieurs terres.;: et les ibuts de Ferrare, de Massa, de. toutes: les terres de la comtesse athilde, de fout le: pays depuis. Aquapendente jusqu'à Rome, du

ché de Spolète et des iles de Sardaigne et de Corse. je

À ces-propositions du Pape, l'empereur dit : Quoique je ne doive as répondre sur des articles si importants sans le conseil des seimeurs, je ne. laisse pas de vous dire à présent .que je ne demande vint d'hommage aux évêques d'Italie, s'ils ne veulent en rien posséer de mes régales. Mais s’ils écoutent volontiers le Pontife romain, and il leur dit : Qu’avez-vous à faire du roi ? je leur dirai aussi : w'avez-vous à faire de possession ? Il dit que nos nances ne doient pas étre reçus dans les palais des évêques ; j'en conviens, ourvu que ces palais soient bâtis. sur le fonds des évêques et non

, mais je pu st. au-dessus 8 isque j’ai con , Comme à mé qui peuvent été:

des interprètl eur et. bonté fi ec une affecth à de respect, (ii

qu'il se. sépa si rle nôtre ; car la superficie cède. au fonds...Il dit que la magistrature s que Dieu M les régales de Rome appartiennent à Saint-Pierre. Cet article est ile se pnporlant, et aurait besoin d’une.plus mûre délibération; car, puisun prélat di

que je suis: empereur romain par l'ordination divine; je ne porte w'un vain titre, si Rome n’est point en ma puissance.

On voit, dans tout ceci, que Frédéric, aheurté. à l'idée païenne ‘un empereur tel que César, Tibère ou Néron, ne comprenait rien l'institution chrétienne de la dignité impériale en Occident, ni rien

n ses COMME Eu rôle providentiel d’un empereur catholique, tel que Charlemagne e prélat étaif@t saint Henri, qui mettaientleur gloire et leur.prérogative à être les ’empire ?, évots défenseurs et les humbles auxiliaires de l’Église romaine ?, On le,29 de mnBoit que Frédéric, endoctriné par les Jégistes de Bologne, se regar- ) près de B ait sérieusement comune l'unique propriét:ire du sol, et les évêques armes pour ht les églises comme incapables de possét:1 2n propre une maison.

avait une te} ditait continue ait Sa conso} affaires pubidn

Radevic, 1. 2, €, 30, — 2 Voir les titres que prend Charlemagne à la tête 3e lusieurs de ses lois,

106 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX. — De M

Toutefois, selon Radevic de Frisingue, Frédéric offrait de ren: ; justice au Pape sur tous les chefs dont il se plaignait, pourvu que Pape la lui rendit aussi de son côté sur plusieurs griefs qu’il proph sait ; mais les légats ne voulaient point mettre les droits du Pape dt compromis, par la raison qu'il ne se pouvait soumettre au jugemal de personne. Les griefs de l’empereur étaient que le Pape avait mal qué au traité par lequel il avait promis de ne se réconcilier avec Hi Grecs, ie roi de Sicile et les Romains, que du consentement de l'el pereur ; que les cardinaux passaient librement sur.:son royaunk!

181 de l'ère €

marteau, C fils crimin étoute reco d'enatenu a rebelle env ation, Et nc iconque lui silence: Î née à un €

sans sa permission, qu'ils entraient-dans les palais des évêques di

appartenaient au roi, et qu'ils étaient. à charge aux églises. Enfh se plaignait des appellations injustes et de plusieurs autres désordr Les légats dirent qu'ils ne pouvaient rien faire sans savoir la volou

du Pape ; ainsi on résolut qu'il choisirait six cardinaux, et l’emp

reur six évêques, pour examiner et terminer cette affaire. On en

la proposition ; mais il la réjéta, disant toujours qu’il ne voulait pot d’aütre paix que célle qui avait-été faite avec le pape Eugène. Lab

pereur, dé son côté, refuse de s’en tenir à cetraité, et prit à témi tous lés évêques et les seigneurs allemands et lombards, qu’il of

de rendre ‘en tôut juéticeau Pape, à condition que le Papé aussil li rendrait. Protestations qui ne coûtaient guère : la difficulté 4 de conveïit d’un arbitré ou d’un juge. Les députés-‘du sénat et peuplé romäins, qui ne durent pasêtre fâchés de cette mésintelligens

se mMoïtrèrent étonnés et indignés de ce qu’ils entendaient 3 et l'a

pereur fésolut d’énvoyer à Rome pour faire la eux; si lé Pape persistait à la refuser 1.

coup moins. Le 19 mars de la même année 4159, il écrivait aux chevêques de Mayence, de'Trèves et de Cologne: Gloire à D

Mais, si Frédéric n’était point disposé à céder, Adrien l'était ben ;

paix, du moins and

au plus haut des cieux, si vous demeurez fidèles ; tandis que

moutherons de Pharaon, échappés à l’abime de l'enfer et emporté

par le tourbillon , sont changés en poussière, au lieu d’obscurcir

ciel, comme ils lé souhaitaient. Gloire à Dieu, qui sans doute vu fait comprendre qu'entre nous et le roi > dont la part est hors del'HÈ®æ

ritage du Seigneur, il ne peut pas y avoir de communion. Cette vision, qu’il a provoquée, retombera toutefois sur sa tête, et il

semblable au dragon, qui voulut voler à travers le ciel et entrain avec sa queue là troisième partie des étoiles, mais qui tomba dan l’abime, ne laissant à ses imitateurs que cet enseignement : Quico que s'élève sera humilié, C’est ainsi que ce renard, pour vous C4

! Radevie, 1, 2, c, 31.

Le C4

mi.

vaumes, just iques, avan pas phiioso sérables ! pc ais leur acc.

sidence à'Aix itant Rome us au-dessus 'il peut à pe seulement « pfiri la dignit ons droit de ant la reconr bon chemin us par VOUS ; l'ya division

Lorsque le p

aité de paix e cimenter la i de France , é du premie Hugues de C cement trava rre. Le pape .

bn. Par plusie ocurer et de | aris et d'Orléa i contérer les e autre lettre emier person:

tre, il ordon

? Hahn, Collecti

e LXIX. — De 81 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 107

ffrait de renil marteau, cherche à ravager la vigne du Seigneur ; c'est ainsi que l, pourvu que fils criminel, issu d’une race injuste et d’un tronc ‘inutile, a ouiefs qu’il prop; toute reconnaissance et toute crainte de Dieu: De ses promesses, oïls du Pape@h'enatenu aucune, partout il nous a trompés ; et pour cela, comme

tre au jugeme# rebelle envers Dieu, comme:un vrai païen, il mérite l’excommu- Pape avait mation. Et non-seulement lui , Mais encore, nous vous avertissons, mcilier avec BMiconque lui est emlaide, quiconque l’approuve par sa parole ou par tement de l'a silence, [1 égale/sa puissance à la'nôtre, 'commesi la nôtre était

r:S0N royairnée à un coin comme l'Allemagne; l'Allemagne, le dernier des es évêques gvaumes, jusqu'au moment où iles Papes l'ont élévé. Les rois teuéglises. Enff@hiques, avant que Zacharie' eût sacré Charles, ne se promenaientutres désordmf pas phiosophiquement sut ‘un chariot traînéi par des bœufs ? Les avoir la voln# sérables ! possédaieht-ils jautré chose que ce que le maire de leur aux, et l’emphlais leur accordait par grâce ? N'ont-ils pas encore maintenant leur ffaire. On en@@sidence à Aix-la-Chapelle, dans une forêt gauloise, et nousà Rome? ne’ voulait pofitant Rome est au-dessus d’Aix-l&Chapelle; autant le’ sornmes- Eugène. L'abus au-dessus d’un roi qui affiche la domination universelle, tandis % prit à tém@ "il peut à peine contenir dans l’ordre’un de ses: indocilés princes,

ds; ‘qu'il of seulement domptéer la tribu ‘sauvage jet insensée ‘dés Frisons! e Pape ausiBfin la dignité impériale ; c’est par:nôus qu'il la possède | et nous difficulté édons droit de reprendre ce que nougn'avons conféré qu’en présupdu sénat et sant la reconnaissance. Instruisez votre roi là-dessus, et 'ramenez

nésintelligen@Æ bon cheminet à se réconcilier avec nous, celui qui s'éloignait de laïent ; et l'abus pdr vous ; car, vous aussi, il vous précipitera dans la petdition, du moins ami y a division entre l'empire et l'Église 4, onto sllix Lorsque le pape Adrien tenait ce langage, il venait de conclure un en l’étaitben@ité de paix et d'alliance avéc le voi Guillaume de Sicile : il vénait

scrivait aux Be cimenter la paix et l'alliance entre Henri, roi d'Angleterre, et le Gloire à Dis: de France , Louis le Jeune, par le mariage conclu entre le fils tandis que hé du premier et une fille du second.

er et empot# 8 Hugues de Champ fleuri, chancelier du roi de France, avait effi- | d’obscurcirMcement trâvaillé à l'union du roi, son maitre, avec celui d’Anglens doute vulrre. Le pape Adrien lui écrivit, pour lui en témoigner sa satisfacst hors del'hMn. Par plusieurs autres lettres, on voit le soin qu'il prenait de lui nion. Cette &ESocurer et dé lui conserver des bénéfices. Hugues était chanoine de . tête, et il ris et d'Orléans, et le Pape ordonna à l'un et à l'autre chapitre de el et’entratei coniérer les revenus de sa prébende’en quelque lieu qu'il fût. Par ui tomba dub autre lettre, il prie Thibaut, évêque de Paris, de lui donner le rent : QuicnBBremier personnat ou dignité qui vaquera dans son église ; et, par une pur vous €! e, il ordonne aux chanoines de Paris d’accorder au chancelier

DL Hahn, Collectio monumentorum, t. 1,p, 122,

108 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv, LXIX. — pe, MS! de l'ère c

Hugues la première dignité dans leur église, et les premières mai, paume, que dans leur cloître qui viendront à vaquer, Le Pape lui contirma ant ; noûs l'e possession du grand archidiaconé d'Arras, dont il avait été pou neës et du ] par. l'évêque Godefroi; mais parce que l'évêque, en lui dons Y0US avc ce bénéfige, l'avait fait jurer de lui résigner la chancellerie, le pps recevons l'absout de ce serment comme illicite. Le Pape se plaint encore x[Mpt"e ceux qt vêque d'Arras de ce qu’en donnant à Hugues l'archidiaconé, il l'affection ( avait Ôté une église dont il était en possession. Il en ordonne Ja nous eussie titution, et prie l'archevêque de Reims. d’y tenir la main 1. Ilest }, ins à croire que le Pape se portait à tout eela non pas uniquemen @prreur et l'e lui-même, .et que lés sollicitations directes ou indirectes du chancalittte lettre, y entraient pour quelque chose. Ce sont les premiers ou des premh® Pour le’: exemples connus de dispense du Pape pour la résidence ou la pe, est datée ralité des bénéfices ; et dés recommandations ou mandats, pour Pape y low gager les ordinaires à promettre des bénéfices avant qu'ils vaquasalip "eux, et € La suite.en fera .voir l'importance. Hugues de: Champ fleuri Rrou était fil pourvu de l'évêché de Soissons, après la mort d'Ansculfe, arriva comte de Pc 19.de septembre-1159,. et demeura toutefois-chancelier de Frane M4" ité-sur-] Ïl y:a toute apparence que ce fut à l’occasion-de leur alliance Mt de la Porri famille et de leur entrevue à Paris, 1158, que les deux rois de Fran archevêque et d’Angleterre résolurent d’aller ensemble en Espagne fair Qi e"s 1 mêm guerre aux infidèles. Le roi Louis assemblait déjà ses troupes et fai eUrs POuVE les préparatifs de son voyage, quand, pour y mieux.réussir, i] Bille, surnôn voya demander au pape Adrien son conseil et sa faveur, c'est-à- 1" ville de Ca une bulle d’indulgence pour exciter lés Français à cette guerre, [BR CP TéRoU Pape. lui répondit, louant son zble, mais reprenant son empre ment, Îl ne paraît, ajoute-t-il,. ni prudent, ni sûr d’entrer dans inde cette pi Pays étranger sans avoir demandé l'avis des seigneurs et du pe" 2 défendre du pays.-Or, comme nous l'avons appris, vous vous disposez iBaprains du roi aller sans en avoir consulté ni l’église ni les princes, au lieu ds $ COur , q tendre qu'ils vous en eussent prié. eux-mêmes. C’est pourquoi nBi"d'e la défer vous conseillons de savoir auparavant leur volonté ; autrement i ele passerait rait à craindre que votre voyage ne fût même à charge, et qu'on M" formidabl nous accusât de légèreté; car vous devez vous souvenir que vof} nobles. À entreprites autrefois avec le roi Conrad le voyage de Jérusalem, se'eux de Por avoir consulté ceux qui étaient sur les lieux, ni pris assez de péiume de Na caution. Vous savez le mauvais succès de ce voyage, et les reproches auprès ( que s’attira l'Église romaine pour vous l'avoir conseillé. Toutes «Mbrasser l'éta considérations nous ont fait différer l’exhortation au peuple de vof

1 Adrian., epist. 20, 11, 14, 13, 24, 10, 12, 16, 17, 18, 19. — ? Gallia Chris '

tiana. drian., épist. 2

{ . DE L'ÉGLI ATHOLIQUE,.

Av. LXIX. — Dei 81 de l'ère chr.] E L'ÉGLISE CATHOLIQ 109

remières mai dRaume; que Rotrou, évêque d’Évreux, nous demandait de votre | contirma ant; noûs ] enverrons quand vous serez prêt à partir à la prière des avait été pouces et du peuple dé la contrée. Mais, suivant votré demande, , en lui dons VOUS avons accordé, dès à présent, les lettres par lesquelles ncellerie, le Pa s recevons votre royaume sous la protection de Saint-Pierre, laint encore Mpt'e ceux qui voudraient attaquer votre royaume en votre absence ;

hidiaconé, i l'affection que nous avons pour votre Majesté est si grande, que, ordonne + nous eussiez-vous rien .dit ni demandé , nous ferions toujours, nain . Ilest Û un empressement cordial, tout ce qui est en-nôtre pouvoir pour

s uniquemen Pre et l’exaltation de ‘votre personne et de votre royaume !, tes du chance lettre,’ où l'on respire avec délices l'affection paternelle du Lou. tes premil be pour le roi de France, et la confiance filiale du. roi pour le dence ou la pie est datée du 18me de février, apparemment de l’année 4159. indats, poure Pape y loue singulièrement la vertu et la prüdence de l'évêque ils vaquas Mrreux, ét engage le roi à l'écouter come si c'était lui-même, hamp fl pu: rou était fils de Henri, comtede Warwick, et de Marguerite, fille sculfe, arriva BR Comte de Perche. Ses parents le firent élever dans le prieuré de lier d ; Franx j harité-sur-Loire. Il en sortit pour étudier la théologie sous Gilleur alliance Mt de la Porrée, et devint ärchidiacre dé Rouen, dont il fut plus x rois de Fray doneréque: Le | Fe | é

spagne faire ers lé même temps, HAmEnCèrent en Espagne et en Portugal roupes et fi" eU"S nouveaux ordres militaires. L'an 1147, le roi Alphonse de

NE tille, surnommé le Batailleur, s'étant emparé, sur les Sarrasins, x.reéussir, Le E .

. BE: ville de Calatrava, la donna aux chevaliers du Temple, pour la ur, C est-à-( 5 ; » i s aus der et repousser de ce côté les irruptions des infidèles. Huit ans D ès, les Sarrasins'assemblèrent une armée formidable pour reson empre

entrer dins MR" cette place. Les templiers, ne se croyant point assez forts ‘s et du pli" Ia défendre contre des ennemis si puissants, la rernirent entre 18 disposez Brain du roi Sanche IE, successeur d Alphonse. Le roi fit publier s, au lieu dB 52 cour , que, s’il y avait quelque seïgneur qui voulût. entrepourquoi no ndre la défense de cette place, il la’ lui donnerait en propriété, et

utrement :! ee passerait à ses héritiers. Personne ne se présenta ; les armese, et, qu'on is formidables des Sarrasins faisaient peur à tous les guerriers enir que nn. à nobles. À la fin, il se présenta un moine, Diégo Velasquèz, érusalem, saeieux de l’ordre de Citeaux et: de l’abbaye dé Fitero, dans le

assez de pri ume de Navarre ; homme noble ; qui avait été élevé dans sa t les reproches auprès du roi, et avait longtemps porté les armes avant que Né, Larrtés 4 abrasser l'état monastique. Il accompagnait à la cour Raymond, euple de vont ‘bé, qui y venait pour quelques affaires. Ce moine donc,

ant le roi en peine du danger où se trouvait la ville de Calatrava,

? Gallia Chri M Adrian, épisé. 23.

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