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182 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX. — Deiiy
ne vous laisserai point orphelins ; je m’en vais, et je viens à vous | pour demeurer avec vous jusqu’à la consommation des siècles. Arnoul encourage les évêques par l’exemple de Jésus-Christ, de
apôtres et des martyrs, qui ont tant souffert pour l’Église de Die R
Qu'est-ce, en comparaison , demande-t-il, que les épreuves où l' nous met? On nous souffre encore la somptuosité du train et dek table, on nous laisse encore abonder en richesses ; nous préchons de paroles la pauvreté de Jésus-Christ, mais nous n’en donnons px l'exemple, à moins qu'un renoncement spirituel et l'humilité inte. rieure ne suppléent à la pauvrete réeile qui nous manque. Ile
vrai que ce n’est point le retranchement entier, c’est le mépris da R
biens d’ici-bas que l’on exige de nous. Nous pouvons donc licitemer les posséder, pourvu que notre cœur n’y soit pas; pourvu que, sim
ples dispensäteurs, nous comprenions qu'ils appartiennent à l’Église
et aux pauvres; et pourvu que l’Église et les pauvres , dans les nécessités, en retrouvent dans nos mains une fidèle distribution.
Ces nécessités, par rapport à l’Église, s’énonçaient d’elles-même | ;
à la vue des cardinaux, des évêques et des autres ecclésiastiques ré
fugiés en France avec Alexandre. Arnoul exkortait pathétiquemat
à fixer sur eux des libéralités dont on ne pouvait faire un emphi plusæhrétien; et, dans tout ce qu’il dit, il fut très-favorablema écouté 2,
Le concile de Tours fit dix canons, la plupart répétés des concils précédents ; en voici les dispositions les plus notables. Défense del
diviser les prébendes et les dignités ecclésiastiques, particulièreme les moindres bénéfices. Défense aux évêques et aux autres prélt, sous peine de déposition, de donner à aucun laïque, ni église, dîme, ni oblation. Défense de donner à ferme, pour un prix annu, le gouvernement des églises, comme la mauvaise coutume s’en ét
introduite en plusieurs lieux. On défend aussi de vendre les prieurél
ou les chapelles des moines et des clercs; de rien demander por l'entrée en religion ; de rien exiger pour la sépulture, l’onction ds malades ou le saint chrême, sous prétexte même d’ancienne cor
tume , puisque la longueur de l’abus ne le rend que plus criminÆ
On défend aux clercs et aux religieux toute espèce d’usure ; mêmek contrat pignoratif, par lequel on reçoit en gage un fonds de tem pour profiter des revenus, sans les imputer sur le sort principal à l'argent prêté. En quelques diocèses, les évêques et les archidiacrs mettaient à leur place des doyens ou des archiprêtres pour juger
causes ecclésiastiques, moyennant un certain prix annuel. Le cord
1 Joan., 14. — ? Baron., an. 1163.
à 1181 de l’èr
Le promotio
Le concile
Bront connai:
d'observer ce et des bourg
ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. ua LXIX, — Dei à 1181 de l’ère chr.] Q :
> viens à vous! cie condamne cct abus, comme tendant à la charge des curés et au des siècles, | renversement des jugements LE | ésus-Christ, du Quelques religieux sortaient de leurs cloîtres sous prétexte de cha- "Église de Die rit, pour exercer la médecine, étudier les lois civiles et poursuivre preuves où lu des affaires, prétendant s’en acquitter plus fidèlement que les séculu train et de, Mlisrs. Le concile défend absolument à aucun religieux profès de sortir ous préchons 4 MPou" Ce sujet, et ordonne que, s’il ne rentre dans ae mois, il soit en donnons pu M évité de tout le monde comme excommunié 3 et que, s il se présente l'humilité inte. MRpour faire fonction d avocat, toute audience lui soit déniée. Étant manque. Île Lrentré dans son cloitre, il aura le dernier rang et ne pourra espérer st, le mépris da de promotion *. " donc licitemen MR Le concile ordonne aux chapelains des châteaux , sitôt qu’ils auront connaissance que l'on y aura apporté quelque chose de pillé nent à l'Égis Dour l'Église, d'en avertir le seigneur ou celui qui cominande dans le dans les Michâteau ; et, s’il ne donne ordre à la restitution du butin, on cessera SET n dans le château tout office divin, excepté le baptême, la confession d’elles-même, À Bet le viatique. Que si les gens du château demeurent Incorrigibles lésiastiques ne quarante jours après l’excommunication portée contre eux, les chapathétiquemen pelains s'en retireront ; et, sous la même loi, sont compris les écrifaire un empli Bvains, qui étaient tous clercs. Les clercs des Chéteaux ne pourront -favorableme Mt! changés qu’en faisant serment, à la diligence de l'archidiacre, d'observer ce canon. Les marchands et les autres habitants des villes tés des concile des bourgs ne logeront aucun excommunié, et n'auront aucun les. Défense &tonmerce avec lui. Dans les lieux du domaine du roi, si le conné- “ts èremel tbe, c'est-à-dire le gouverneur, est excommunié, l'office divin cesautres prélats Mst'a quand il sera présent dans ce lieu à. ta dl Les ordinations faites par Octavien et par les autres schismatiques ba a ont déclarées nulles. Il est ordonné aux évêques et aux prêtres de PÉREE ang leiller sur les hérétiques qui, s'étant depuis longtemps élevés à Tousr Le D ouse et aux environs, se sont té en hr et ve Lt demander por MP: C'étaient les manichéens, depuis nommés a Le a e, l’onction deMrtndu à ceux qui les connaitront de leur donner retraite ans leurs le ienne cotes, ni protection ; d’avoir aucun commerce avec eux, soit pour . mind endre ou acheter, soit autrement; le tout sous peine d’excommunifLibesiee pution. Lorsqu'ils seront découverts, les seigneurs catholiques les pd bee eront emprisonner, avec confiscation de leurs biens, et on fera toutes iouds M ls diligences possibles pour empêcher leurs conventicules *. Tels es Le: sont les dix canons du concile de Tours. Les AAEURES } Quand ce concile fut terminé, les deux rois de France et d’Angles pour juger BE ;
nnuel. Le co
4 1 Can, 1, 8, 5, 6, 2, 7. Les 3 Id. 8. 5 Id, 10. — k Id, 9, 4, t. 10 de Labbe, 21 de Mansi,
184 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX. — De 11
terre prièrent le pape Alexandre que, s’il voulait séjourner day l’un de leurs royaumes, il eût à choisir la ville qui lui plairait davar tage, pour y faire sa résidence. Il choisit la ville de Sens, métropoi, taine, et située dans un pays fertile et agréable, et il y demeura db.
puis le 1er d'octobre 4163 jusqu'à Pâques de 1165, y expédiant le A
affaires de toute l'Église, ce nme s’il eût été à Rome 1,
Saint Thomas, archevêque de Cantorbéri, partit exprès d’Angk terre avec ses suffragants pour venir au concile de Tours; et, comm il était dans sa plus grande faveur, il fut reçu en Normandie, et par tout où il passa , comme si c’eût été le roi lui-même. Quand il ape procha de Tours, les prélats, qui y étaient déjà pour la plupar, vinrent au-devant de lui; de plus, contre la coutume de l'Église
maine, tous les cardinaux s’avancèrent, pour le recevoir, .assez ln
hors de la ville : il n’y en eut que deux qui demeurèrent auprès & Pape. Alexandre, qui, sur sa réputation, désirait de le voir depui longtemps, le reçut avec beaucoup d'amitié. Dans le concile, sain
Thomas, avec ses suffragants, éiait assis à la droite du souver Pontife, et Roger, archevêque d'York, à la gauche. Le concile te.
miné, Thomas resta encore quelques jours, fit renouveler quelqus priviléges de son église, et se retira avec la bénédiction et les bonne
grâces du Pape. Il repassa en Angleterre, où il fut reçu par le nil
comme un père par son fils. C'était la seconde année de son épiscor à pat, c’est-à-dire 1163.
Il y avait alors deux évéchés vacants, Worchester et Hereford ; M une coutume profane s'était déjà établie dans plusieurs royaumes, R
que les rois retenaient à leur volonté les évêchés et les monastère vacants. pendant des années entières, et appliquaient au fisc le patr. moine de Jésus-Christ et les biens des pauvres, C’est ainsi qu’en park Hébert, biographe et ami du saint archevêque. Ce prélat crut qui était de son devoir de ne pas souffrir un {el abus; et il fit tant, pa ses prières et ses exhortations, qu'il persuada au roi de remplir ca deux siéges, lui représentant les mauvais effets de la longue vacane, tant pour le temporel que pour le spirituel. L'évêque de Worcheste fut Roger, fils du comte de Glavor, jeune homme, mais d’un mérit singulier par la pureté de ses mœurs, sa fermeté pour la justice d son attachement au saint archevêque. L'évêché d'Hereford vaqual par'la translation de Gilbert Foïiot à l'évêché de Londres. On miti sa place Robert de Melun, docteur fameux, mais plus recommandsble encore par sa vertu que par sa doctrine. Ce furent les premien
que sacra l'archevêque Thomas, suivant la résolution qu'il avai
1 Acta, apud Baron., an, 1163.
1181 de l’èr
eur, et vint vec beauco:
t le fit cardi Une circor
ns et plus p A la confé Danemark. C
L 1 Vita quadrip 2 Romuald. Saler
iv. LXIX, — Detiy 1181 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 185
t séjourner duyMibrise de n’imposer les mains qu’à de dignes sujets, principalement lui plairait davan Mbour l'épiscopat 1.
Sens, métropoi. Pendank, avant et après le concile de Tours, beaucoup d'évêques il y demeura de llemands écrivirent secrètement au pape Alexandre, et lui rendirent » Y expédiant y umblement l'obéissance et le respect suivant les temps et les lieux 2. 4, Di y eut quelque chose de plus remarquable encore. Conrad de Witexprès d’Ange Belkbach, cousin de l’empereur, frère du comte palatin et archevéours; et, comme tue élu de Mayence, ne voulant plus communiquer avec l’antipape rmandie, et par MEBt un empereur schismatique, quitta son église à l'insu de l'empene. Quand il ap eur, et vint en France auprès du pape Ale-andre. Le Pape le reçut pour la plupart Bec beaucoup de bienveillance » l'emmena depuis avec lui à Rome, re de l'Église v ét le fit cardinal-évêque de Sabine 3, voir, assez ln Une circonstance est encore à remarquer. Au concile de Tours, il èrent auprès du he fut pas question d’excommunier de nouveau l’empereur Frédéric. le. le voir depui Bu contraire, dans son discours d'ouverture, l’évêque de Lisieux le concile, sain Marie de ses bonnes qualités, prédit sa future conversion, et fait des te du souveni eux pour qu’elle arrive bientôt. Comme cet évêque parlait au nom Le concile te Bu Pape plutôt qu’au sien propre, on voit quels étaient les espéranuveler quelque Mes et les sentin:ents généreux d'Alexandre. Il faudra encore douze on et les bonne is et plus pour que Frédéric se réconcilie sincèrement à l’Église. reçu par le 2 À la conférence de Saint-Jean-de-Lône, it avait amené le roi de e de son épisce ESPanemark. C'était Waïdemar, fils du roi saint Canut, le martyr. Mn légat de l’antipape, étant venu dans son royaume , cherchait à Dagner les évêques : il y réussit peu. Pour réparer cet échec, il inliqua un concile ; mais il y vint si peu de monde, qu'il en retira plus e mépris que de considération. Cependant le roi Waldemar, pour avoir que penser de la cause de l’antipape, envoya son secrétaire à fempereur Frédéric. Le secrétaire se laissa circonvenir par l’empeeur et l’antipape. Sur son rapport, Waldemar eut envie d'aller lui- & il fit tant, pa Shéme trouver l’empereur , moins pour l'intérêt de la religion que | de remplir ca Sur la curiosité de voir du pays. Il s'en ouvrit à Absalom, évêque de ongue vacance ERotschild, son frère de lait, qu’ii avait fait élire pour remplir ce siége de Worcheste Eh 1158. Ce prélat n’était pas moins recommandable par sa pruais d’un mérié Eence et sa valeur que par ses vertus chrétiennes, et avait étendu la ui la justice d ESeligion chez les Rugiens et les autres Slaves, autant par les armes reford vaqual ESnue par la prédication. il fit ce qu’il put pour détourner le roi Waldres, On mità emar du voyage d'Allemagne ; et, n’ayant pu le persuader, il ne recommandt Mhissa pas de l’y suivre. Mais -quand ils furent arrivés à la cour de
nt les premier empereur, qui était à Metz, le roi s’aperçut bien qu'il s'était engagé ion qu’il avai à
et Hereford ; c eurs royaumes, les monastère au fisc le patre insi qu’en park prélat crut qu'l
À! Vita quadripartita, — ? Hist. Vizel., 1. 4, apud Baron., Labbe et Mansi. — P Romuald. Salernit., apud Baron., Labbe et Mansi.
186 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXIX, — De ty
témérairement ; car 1'empereur lui fit des reproches qu'il était vom uve. Ay: bien tard, et prétendit qu’il devait lui faire hommage du royaume, Heat Danemark ; et le reconnaitre pour son souverain : ce que le roi te put éviter de faire à certaines conditions.
Si quelque chose pouvait consoler Waldemar, c'était la y tion que les populations allemandes témoignèrent pour sa Vert, un leurre Comme il était accompagné d’une suite nombreuse, les bonnes gen en eurent peur d'abord, et se réfugiaient dans les églises à son A ntife rom proche ; mais quand ils virent sa bonté et sa justice, leur vénératin ne connut plus de bornes. Les mères de famille lui apportaient leu ant var le petits enfants, afin que son attouchement leur portât bonheur, 1: has paysans lui présentaient leur blé de semence, afin que; touché et x pandu de sa main, il fructifiât mieux. Bientôt les princes pensère use ét cri comme les peuples, et jugèrent heureux les sujets d’un pareil roi, :
Cependant l’antipape Octavien tint un conciliabule où il s’eftory de montrer par de grands discours la validité de son éleciion ; 4 pour se rendre les évêques favorables, il ordonna que l'on n’appek lerait.au Saint-Siége que dans le cas que l'affaire ne pôt être décidy à leur tribunal. Après qu'il eut parlé, l’empereur dit Qu'il avait ir vité les rois des provinces à la conférence, pour finir la question
schisme, étant résolu de s'en tenir à leur avis; mais que ces rois n#. taient pas venus, parce qu'ils prétendaient, au mépris de l'empereur romain, créer un Pontife romain, quoiqu’ils n’eussent aucun drii bn schiiemat sur Rome. | De retour (
Ensuite Rainald, archevêque élu de Cologne, s’efforça de monte mbassadeur aussi l'injustice de ces rois de provinces, ainsi qualifiait-on les roi de France et d’Angleterre; car, disait-il, si l’empereur voulait juge un différend touchant l’évêché de quelque ville de leur obéissanc ils le trouveraient très-mauvais; et cependant ils veulent faireh même chose à Rome. L'archevéquecrut cette preuve si convaincant, qu'il la proposa en latin , en français et er llemand. Maïs autant elk fut applaudie des Allemands, autant dép.ut-elle aux Danois!,
Ces derniers entrevoyaient sans doute à quoi tendaient toutes ca manœuvres : à soumettre tous les rois à l'empereur teuton, et tout l'Église à l'empire teutonique. Ils avaient sans doute rernarqué cell: dénomination significative de rois de provinces, appliquée par l'en. Pereur et son chancelier aux rois de France et d'Angleterre. L'Argleterre et la France n'étaient plus, aux yeux des Allemands , que des provinces de leur empire ; les souverains de ces deux royaums que les vassaux de leur empereur. Le roi Waldemar en était un
1181 de l’èr
Énéra.
ile, à la libe es rois.
A la find ambeaux pt re, le bon r
hais aux œur tous les ma pt la décorati Baints, comm etour, elle fi
mestiques à c acles l’innoc4 'an 41164. Sa 'Église honor Quant à la
! Saxo grammat., |. 14, apud Baron., an. 1162. À 1 Saxo Gramr
iv. LXIX, — De 1j}
es qu'il était vom ge du royaume : ce que le roiy
c'était la vénén, nt pour sa Vert , les bonnes gen “églises à son 4p e, leur vénératiy apportaient Jen
rtât bonheur, L4Ë
que, touché et ri princes pensère d’un pareil roi,
ule où il: s’eftors son éleciion ; 4 que l'on n’appe.
pût être déciiél
dit qu’il avaiti
ir la question di
que ces rois n.
ris de l'emperer sent aucun dr
força de montw lifiait-on les roi eur voulait jugx leur obéissano, veulent faireh si convaincant, Mais autantdk Danois!.
daient toutes ca teuton, et tout
> rernarqué celte BR
liquée par l'en.
igleterre. L'An- \Ilemands , que deux royaumes, ar en était un
reuve. Ayant eu l’imprudence de venir à la cour de Frédéric, il y
tréduit à lui faire une espèce d'hommage pour le royaume de Daemark. Le même piége était tendu aux rois de France et d'Angleere, dans la conférence de Saint-Jean-de-Lône. Frédéric protestait ouloir s’en rapporter à eux touchant l'élection du Pape. Ce n'était u'un leurre pour les attirer dans le piége; car nous l’avons vu déjarer bientôt nettement , que lui seul avait le droit de désigner le ontife romain, et qu'eux n'avaient d'autre privilége que d’acquieser à son impériale décision. C'était toujours le principe mis en vant par les légistes de Bologne : L'empereur est le seul propriéire du monde ; l'empereur est la loi vivante d’où dérivent les droits les rois et des peuples. Tel était le vrai fond de la politique astuieuse et cruelle de Frédéric ; telle était la cause principale de Ia juerre qu'il faisait à la liberté et à l'indépendance de l'Église, et, en lle, à la liberté et à l'indépendance de tous les peuples et de tous es rois.
A la fin du conciliabule de l’antipape, quand on eut allumé les ambeaux pour prononcér l'excommunication contre le pape Alexanre, le bon roi Waldemar, suivant le conseil de l’évêque Absalom, ortit de l'assemblée. Absalom le suivit ; et comme l’antipape Octaien le priait de demeurer, il dit qu'il ne pouvait quitter le roi, à la uite duquel il était venu. Ainsi ne prirent-ils aucune part à cette acion schismatique 1.
De retour en Danemark , le roi Waldemar envoya, l’an 1164, des mbassadeurs au pape Alexandre, pour lui demander la canonisaion de son père, saint Canut, le martyr. La même année, le même "ape prononça la canonisation de sainte Hélène, martyre en Suède. lle était d’une illustre famille du Gothland. Devenue veuve, après voir saintement vécu dans le mariage, elle s’appliqua plus que jahais aux œuvres de piété et de miséricorde. Sa maison était ouverte tous les malheureux ; elle avait un grand zèle pour la construction la décoration des églises. Elle eut la dévotion de visiter les lieux
Baints, comme la mère de Constantin dont elle portait le nom, A son
etour, elle fut mise à mort par quelques méchants , comme si élle lait été coupable du meurtre de son gendre, tué par ses propres doestiques à causc de sa brutalité. Dieu ayant manifesté par des miacles l'innocence de sainte Hélène, le pape Alexandre la canonisa an 1164. Sa vie fut écrite par saint Brynolphe, évêque de Scare, et 'Église honore sa mémoire le 31me de juin 2,
Quant à la canonisation du saint roi Canut, surnommé le Jeune,
1181 de l’ère chr.]
! ! Saxo Grammat. L. 14, apud Baron., an, 4162. — ? Acta SS., 31 junii.
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HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX, — De
pour le distinguer de saint Canut, son oncle, elle fut prononcéen tard. Son fils Waldemar, en ayant reçu la nouvelle en 4168 ou Il
mit tout en œuvre pour la célébrer avec la pompe la plus solennely
On y vit le vénérable Eskil, archevêque de Lunden, légat du Sa Siége pour le nord de l’Europe ; Absalom, évêque de Rotechi avec sept autres. Il y avait de plus un nonce du pape Alexand Pour promulguer la bulle de canonisation. Ce qui doubla la joiey blique de tous les Danois, c'est que le roi Waldemer Célébra, même jour, et la canonisation du roi saint Canut son père, «ll sacre du jeune roi Canut son fils. Pour y mettre ie comble, blia, le même jour, la paix entre le Danemark et ja Norwége 1,
Vers le même temps, le pape Alexandre soumit à l’évêque 4h
Rotschild l'ile de Rugen, nouvellement convertie ; car le roi W demar leva des troupes et arma des vaisseaux pour subjuguer jy Slaves rugiens, habitants de cette île. Il assiégea leur capity nommée Arcon, mais inconnue aujourd’hui, et la prit à compo tion. Les premiers articles de la capitulation furent qu'ils livreraie au roi leur. idole nommée Santovit, avec tout son trésor; qu'ils dé livreraient sans rançon les Chrétiens captifs, et embrasseraient en mêmes la religion chrétienne ; qu’ils donneraient aux églises la terres consacrées à leurs faux dieux.
Santovit ou Sant-Vit, que ces Barbares tenaient pour la premink de leurs divinités, était originairement le martyr saint Vit, quel glise honore le 15me de juin. Les premiers qui portèrent la foi ché tienne dans l'ile de Rugen étaient des moines de Corbie en Saxe où les reliques de ce martyr avaient été transférées. Ces moines, | ayant fait quelques conversions du temps de Louis de Germanie]
fondèrent une église sous l’invocation de leur saint patron ; mais al
peuples, manquant plus tard de pasteurs pour continuer à les in struire,, retombèrent dans l'idolâtrie, oublièrent le vrai Dieu et mi rent à sa place ce martyr, dont ils firent une idole sous le nom al lemand de Sant-Vit, c’est-à-dire saint Vit ou Vitus.
Sant-Vit avait un temple, magnifique pour le pays, au milieu & la ville d'Arcon ; son idole était de taille gigantesque et avait quatre têtes, dont deux regardaient devant et deux derrière. A sa ma droite il tenait une corne ornée de différentes sortes de métaux :k pontife l’emplissait de vin tous les ans ; et, selon que le vin diminua Ou non, il prédisait la stérilité ou la fertilité de l’année. On sacrifii à cette idole des animaux dont on faisait ensuite de grands festins; on lui immolait même des hommes, mais seulement des Chrétiens
1 Saxo Gramm. et ali, apud Baron., Pagi et Mansi, an. 1164,
1181 de l'ère
il'accompa, rg. Le pri
version de ;
e pape Ale; EUreUX SUCCI ivit une lettr
que de Lunde
Eseigneurs du
bi nous vous ette île. La le
Vers l’an 447
xandre, alors
$ son ministé
à Helmold et Sax
Liv. LXIX, — pe, Mist de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
fut prononcée put le pays lui apportait des offrandes et des tributs : son en 4168 ou 11 hit beaucoup plus considéré que le roi. la plus solenne Mi Le lendemain que la ville d'Arcon eut capitulé, Waldemar en, légat du Sux officiers pour la démolition de ce colosse; et ils recommanque de Rotschiy rent bien à leurs gens d’user'de précaution pour n'être pas accau pape Alexandy és de sa chute : ce que les Barbares n'auraient pas manqué d'atdoubla la joiepMbuer à la puissance de leur dieu et à la punition du sacrilége. demar célébm, ptole, étant tombée avec un grand fracas, fut tirée hors de la ville at son père, « pitrainée dans le camp des Danois, où elle fut le spectacle de toute ie comble, on pe mée ; le soir, on la mit en pièces, et le bois dont elle était comà Norwége 1, pce servit au feu des cuisines. Ensuite on brûla le temple, qui était nit à l’évêque gssi de bois. Quant au bois des machines qui avaient servi au 3 Car le roi Walce, il fut employé à bâtir une église, On en fonda jusqu’à douze ur subjuguer ans le pays, et on y établit des prêtres. : À ea leur capitk Le roi Waldemar fut secondé en cette occasion par deux évêques à prit à comp li l'accompagnaient, Absalom de Rotschild et Bernon de Mecklenqu'ils Livrera Murg. Le prince des Rugiens, nommé Jaremar, aida beaucoup à la trésor; qu'ils diversion de ses sujets ; car, dès qu’il fut instruit de la religion, il brasseraient exMurut avec ardeur au baptême, et ordonna à tous les siens de le aux églises Wevoir avec lui; ensuite il prêchait lui-même ce peuple farouche, r l'amener, soit par raisons, soit par menaces, à la douceur du pour la preminMristianisme ; cér, de toute la nation des Scandinaves, les Rugiens int Vit, que l'AS étaient demeurés jusqu'alors dans les ténèbres de l'idolâtrie, rent la foi chéMiBr habitation dans une île étant d’un difficile accès. Leur conver- Corbie en Suen eut lieu l’an 1468, et c'est le dernier événement considérable de + Ces moines jichronique des Slaves, composée par le prêtre Helmold, et comde Germanie, nçant à Charlemagne 1.
)atron ; mais «Le pape Alexandre, ayant appris par les lettres du roi Waldemar ntinuer à les n.Meureux succès de son entreprise et la conversion des Rugiens, rai Dieu et m.Mivit une lettre à Absalom, évêque de Rotschild, où il dit : Comme sous le nom i- Bt ile est trop petite pour avoir un évêque particulier, le roi, à la tre de ce peuple, nous a prié de vous en donner la conduite ys, au milieu tr le spirituel; nous en avons aussi été prié par Eskil, archeet avait quateBue de Lunden et légat du Siége apostolique, par les évêques et re. À sa mi seigneurs du royaume, et par l’archevêque d’Upsal ; c'est pourde métaux : koi nous vous commettons à perpétuité le gouvernement spirituel le vin diminuat@eette ile. La lettre est datée de Bénévent, le 4me de novembre 1 1682. ée. On sacrifai Ners l'an 1474, Foulque, évêque d’Esthonie, alla trouver le pape grands festin; Bxandre, alors en Italie, afin d'obtenir des lettres qui l’autorisassent . des Chrétiens Ex son ministère. Foulque avait été moine à Moutier-la-Celle, au
pontife
envoya
164, Helmold et Saxo, apud Baron. et Pagi. —% Apud Pagi, 1164, n. 18.
190 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv, LXIX. — De,
diocèse de Troyes, sous la conduite du fameux abbé Pierre de (: qu'il suivit à Saint-Remi de Reims; car Pierre y passa en 1169, suite Eskil, archevêque de Lunden en Danemark et primat 4 Suède, par le privilége d'Adrien IV, fit le moine Foulque évk d'Esthonie, province située au fond de la mer Baltique, et qu'un de Danemark avait autrefois cédée à la Suède, Foulque allant dy à Rome, l'abbé Pierre lui donna une lettre de recommandation w le pape Alexandre, où il reconnaît ce prélat pour son élève, marque les périls où il s'expose en ce voyage, tant à cause del 0 leur de l’été que de la puissance de l’empereur schismatique !,
Foulque obtint du Pape plusieurs lettres, toutes datées de çulum, depuis le 7me de septembre jusqu'au 48me : ce qui sen montrer qu'elles sont de l'année 11471. Car on voit d’ailleurs w celte année, le Pape était à Tuscalum à la fin de mars et à d'octobre ?, Dans une de ces lettres, adressée à tous les fidèles Danemark, le Pape leur recommande de soulager la pauvrel l'évêque Foulque, afin qu’il puisse s'acquitter plus facilement de ministère 3. Dans une autre, il excite les rois et les seigneurs de) nemark, de Norwége et de Gothie à réprimer par les armes li rocité du peuple d’Esthonie et des autres païens de ces quart leur accordant, pour cet effet, l’indulgence d’une année, sembhk à celle des pèlerins qui visitent le saint sépulcre.t. Par une ut lettre, le Pape prie l'archevêque de Drontheim en Norwége, et! cien évêque de Staffenger, d'accorder à Foulque le moine Nix originaire d’Esthonie, pour travailler avec lui à la conversion de province 5.
Il y a deux grandes lettres à l'archevêque d’Upsal, métropoltà de. Suède, et à ses suffragants, pour réprimer plusieurs abus. laïques donnaient les églises à qui ils voulaient, sans consulte! évêques, et les donnaient pour de l'argent ou par faveur. De | arrivait que toutes sortes de prêtres, de quelque part qu'ils vi sent, étaient admis sans examen à faire leurs fonctions, par la s autorité des laïques, et qu'on les laissait exercer quelquefois park moines fugitifs chargés de crimes ou qui n'étaient pas prêtres. ll arrivait encore que ceux qui n'avaient point de bénéfice ou en 1 laient un meilleur dépossédaient aisément les titulaires, -en gagu les puissances par argent. On:obligeait les clercs, même pour k différends qu'ils avaient entre eux, à plaider devant les jugesli ques; en demandant et en défendant ; on les jugeait suivant les
1 Petr. Cellens., 1.6, episé. 15 ; 1. 5, epist. 19. — 2 Epist. S. Thom. 1.5, 838, 85. — 3 Appendix prima, epist. 20. — * Ibid., epist. 21, —5 Ibid, epit
1181 de l'ère
culières, e!
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Av, LXIX. — Dei bé Pierre de(s )assa en 1169,
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julque allant dy mmandation »
ur son élève, à cause de la « ismatiquet, 8 datées de ne : Ce qui sen!
oit d'ailleurs q mars et à li ous les fidèle:
er la pauvreté, facilement des seigneurs de] les armes hf de ces quarts année, sembhk
4, Par une ut Norwége, etl'u
le moine Nix conversion de
sal, métropolità
usieurs abus, L
ans consulterl faveur. De À part qu'ils vi ions, par la sa
lelquefois par
pas prêtres. Île
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aires, ‘en gag , même pour k
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S, Thom. 1, 5, qi —5 Jbid., epist
ni8 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
Séculières, et on les soumettait à l'épreuve du fer chaud et du duel,
ns en excepter les évêques; enfin on les frappait et on les tuait mpunément.
D'un autre côté, les femmes Corrompues faisaient périr les enfants ji étaient le fruit de leur débauche, d’autres commettaient des instes ou des bestialités. Il y avait des prêtres qui employaient à la iesse de la lie de vin ou des miettes de pain trempées dans du vin. uelques laïques, quoique Chrétiens, se mariaient sans cesse et sans inédiction du prêtre : ce qui produisait souvent des divorces et mariages illicites. Le Pape exhorte les évêques de Suède à corger tous ces abus, et remarque que l'ignorance en était la principale use; car elle est ordinairement plus grande dans les pays plus signés de la source de la religion et des études. C'est pourquoi il jsère dans ces deux lettres les autorités de l'Écriture, des décrétales des Pères de l'Église les plus précis sur chaque matière, Il oronne aux mères qui auront fait périr leurs enfants baptisés, trois ps de péniténce, et cinq ans, s’ils n'étaient pas baptisés, et veut e l'on envoie à Rome ceux qui seront coupables de ce crime ou ss autres abominations qu'il a marquées, afin que la fatigue du oyage fasse partie de la pénitence. C’est un nouvel exemple des ré. rves au Pape de certains cas plus atroces 1, Par une autre lettre adressée à l'archevêque d'Upsal, à ses suffraits et au duc Gutherme, il dit avoir appris que, quand les Finlanis se trouvent pressés par les armées de leurs ennemis, ils prometnt d'embrasser la foi chrétienne et demandent avec empressement s missionnaires pour les instruire ; mais sitôt que l’armée est ree, ils renoncent à la foi-et maltraitent les missionnaires. C'est ourquoi le Pape exhorte ce duc et ces évêques à ne plus exposer le hristianisme à une telle dérision, à se faire livrer les places des Findais, ou à prendre si bien d’ailleurs leurs sûretés, que ces peues ne puissent plus les tromper et soient contraints de garder la foi irétienne, quand ils l’auront une fois embrassée 2, ILest encore deux lettres du pape Alexandre, touchant l'évêché * Lincop en Suède. Stenar, évêque de cette ville, aspirant au repos e la vie monastique, résigna la dignité épiscopale entre les mains Eskil, archevêque de Lunden, légat du Saint-Siége. Un autre fut uà sa place par le clergé et le peuple, de l’assentiment de l’arche ‘que et du roi, ainsi que du duc de la province. Le Pape lui écrivit our l’assurer de son affection paternelle. Quoique son prédécesseur eût pas dû se démettre sans l'autorité du Pontife romain, néan-
L'Appendix prima, epist, 19 ct 22, — ? Appendix prima, epist.95.
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102 HISTOIRE, UNIVERSELLE [Liv. LXIX, — De 11 1184 de l'èt moins, pour le bien de cette église et en considération des ha uisque l'oc personnages qui s’y intéressaient, le Pape confirme lé tout par l'aMpouronne in torité apostolique. Il écrivit en même temps au clergé et au peuok Enand Fréde de Lincop, pour les exhorter à obéir au nouvel évêque avec la mé onmes d'a docilité qu'ils avaient fait à son prédécesseur ?, firaient }
A son retour de la cour de Rome, l’évêque Foulque dem Italie tout « quelque temps à Reims avec l'abbé Pierre, que l'archevêque Ten précution, t allant à Rome, avait laissé son vicaire général. Il retint donc Fou M'envoyer à
que pour exercer dans le diocèse de Reims les fonctions épiscopakk et pour profiter plus longtemps lui-même d'une occasion de k voir, qu'il n'espérait plus de retrouver, C'est ainsi qu’il en écrit roi de Suède et à l'archevêque d'Upsal ; et, en le renvoyant, il4 recommande à Eskil, archevêque de Lunden, qui l'avait ordom
Saint-Jean e On voit ic ereur Manu que c'était It
Doser AUX en
évêque et assisté de ses libéralités, principalement dans ses voyagell La même : On le voit, les ruses et les violences de l’empereur Frédéenir à Const envers le roi Waldemar n’eurent aucun succès. Le Danemark, bommé Dém
Norwége et la Suède demeurèrent dans l'unité de l'Église et dMonnaissance l'obéissance du Pape légitime. Ils firent plus: sous son auto Mreligion et apostolique, ils travaillèrent efficacement à la propagation del'Év Occident, gile chez les nations infidèles. Puissent les peuples actuels de H'entretenant Suède, de la Norwége et du Danemark, se rappeler et repren sent dire qu l'antique foi deleurs pères ! Père et égal a Les ruses de Frédéric ne réussirent pas davantage auprès dons pas qu’ l'empereur des Grecs. Dès l'année 1162, lorsque le pape Alexantonme hom: arriva en France, il y vint deux ‘envoyés de Manuel, empereurdlBauveur a dit Constantinople, avec des lettres et des ordres secrets, tant pour MBurde de lent que pour le roi Louis de France. Manuel écrivit que, sur son témélkens-là ont ra gnage, il reconnaissait Alexandre pour Pape légitime, lui rendatlllemands er respect qui lui était dù et désirait participer à ses prières ?. Par dempereur ur l'on voit que l'empereur grec se tenait dans la communion 4 conseilla d l'Église romaine. En 1166, le pape Alexandre étant à Rome, Male plusieurs p y envoya Jourdain, fils de Robert, prince de Capoue, auquel ilanilS Mais Démét donné le titre de Sébaste. IL se présénta avec grand respect deurticulier et € le pape Alexandre, et mit à ses pieds de grands présents, lui oftaBitirait plusieu le secours de l'empereur grec contre la persécution injuste de Fi disaient q déric. Il assura le Pape que Manuel voulait réunir l’église grecqulBrande disput. avec l'Église romaine, autant qu'elle l’avait été dans la meilleure, Le patri antiquité, en sorte que les Latins et les Grecs ne fissent plus qu'uBBuoiqu'il cond seul peuple chrétien sous un seul chef. Mais il demandait qulispute dura si 1 Appendix prima., epist. 23 et 27. — ? Petr. Cellens., 1. 6, epist, 8 et15.-
* Labbe, t. 10, p. 1333, epist. 65, 69, 14, 81, 93. Duchesne, t, 4, p. 612, it 126, 129, 142, 160; 'p. 579, epist. 148.
‘Acta, apud Be ). 33, —3 Joan.,
Av. LXIX, — De 1 1181 de l'ère chr] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
ration des hayMipuisque l'occasion se présentait si favorable, e lé tout par l'yliouronne impériale, qui lui appartenait de dro rgé et au peuynand Frédéric. Il promott:.: au Pape, que avec la méyMommes d'argent et des troupes si bonn uliraient pour soumettre à l'Église non-seulement Rome, mais 'oulque demewBS'Italie tout entière. Or, quoique ces promesses parussent de difficile rchevêque Hem Brécition, toutefois le Pape, de l'avis des cardinaux, jugea à propos retint donc fol'envoyer à l'empereur Manuel l’évêque d'Ostie et le cardinal de tions épiscopal Saint-Jean et de Saint-Paul » avec le sébaste Jourdain 1, » occasion def On voit ici la continuation de la bonne intelligence entre l’emqu'il en écrit abereur Manuel et le pape Alexandre, et les Grecs mêmes disaient
le Pape lui rendit la it, et non pas à l'Allepour cet eflet, de si grandes es et si nombreuses, qu’elles
renvoyant, il ue c'était lui qui avait rétabli ce Pape sur le Saint-Siége pour s'op- | l'avait ordonboser aux entreprises de Frédéric 2, ans ses voyage! La même année 1166, vingt-troisième de son règne, Manuel fit
ipereur Frédé@enir à Constantinople un grand concile, æ Danemark, {ommé Démétrius, natif de Lampé, l'Église et dmMonnaissance des sciences humaines, ous son au religion et en discourait sans fin : ayant été envoyé plusieurs fois igation de l'Fv n Occident, il revint d'Italie encore plus présomptueux. Un jour, es actuels delEentretenant avec l'empereur Manuel, il lui dit : Les Allemands ler et reprenBsent dire que le Fils de Dieu est tout ensemble et moindre que le
Père et égal au Père. Mais, répondit l'empereur, ne reconnaissonsntage auprès dEBous pas qu'il est Dieu et homme, et par conséquent moindre pape AlexandBomme homme et égal comme Dieu ? et c'est en ce sens que le el, empereur dBuuveur a dit: Le Père est plus grand que moi ? ; Car il serait abs, tant pour MEurde de l'entendre de la nature divine. Ainsi il me parait que ces >, sur son ténoibens-là ont raison. Démé trius, demeurant dans son Opinion que les ne, lui rendatiRllemands erraient dans la foi, apporta, peu de temps après, à empereur un livre où il l’avait mise par écrit, et que l'empereur communion WE conseilla de cacher sous terre, pour n'être pas cause de la perte à Rome, Marie plusieurs personnes.
e, auquel il ail Mais Démétrius, encore plus insolent, débitait son erreur et en d respect devBBurticulier et en public, même avec des évêques et des diacres, et y sents, lui ofaBittirait plusieurs Personnes, déclamant ouvertement contre ceux injuste de Féfui disaient que le Fils était moindre ; en sorte qu'il s’éleva une l’église grecqéBBrande dispute à ce sujet, et que personne n'osait plus le contrens la meilltBBire. Le patriarche même de Constantinople, Luc Chrysoberge, sent plus qu'tfBuoiqu'il condamnât cette erreur, n'osait -n parler ouvertement, La demandait quBBispute dura six ans. Enfin l'empereur, ayant ramené en particulier
dont voici l'occasion. Un bourgade d'Asie, avait peu de mais étudiait continuellement
1.4, p. 612, mi ‘Acta, apud Baron., 1166, — ? Allat, Consens., 11,n. 3, — Cinnam, 1.5, D. 33, — 3 Joan., 14, 28, XVI,
| + BISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXX. = De 10 1181 de l'è plusieurs évêques aux sentiments catholiques, fit tenir uit concile a ue le Père présida le patriarche Luc, assisté d'Athanase; patriarche d’Antioce Nicéphore de Jérusalem, Étienne, métropolitain de Césarée bn Col pädoce, Nicolas d'Éphèse et plusieurs autres évêques, aù nonnd que. 6 de cinquante-sixe; tout. Ceux qui avaient soutenu l'erreur de Ds Métrius, sachant que le patriarche Luc leur était cohtraire, prog ‘saient contre lui des accusations, .et disaient qu'il fallait le dépose comme incapable du gouvernement ; mais l'empereur, dit qu'il 4, chair.de. lait commencer par décider sur I: doctrine, et qu’en viendrait 4 Motte sépars suite aux acwusations personnelles. ‘ AIT # SE dans la chai
Le concile fit neuf canons rédigés en cette forme: : | Anathèm
‘Arathème à ceux qui ne prennent pas bien les paroles des sh Bulgarie, qu docteurs de l'Église, et qui détovrnent par de fausses interpt point enten: tions ce qu'ils ont nettement expliqué par la grâce du Saint-Espri Snais par ra
Éternelle mémoire à ceux qui reçoivent cette parole de No pensées et s Seigneur Jésus-Carist : « Le Père est plus grand que moi, ».+ il Damascène les intérprétations des Pères, selon son humanité, par laquelki, dela servitu souffert ! SH :4 D
Anathème à ceux qui pensent et qui disent qu’en prenant ni ine du : qu ture humaine il l’a changée en la divinité, et qui ne croient yiverses:hér que, par cette union » ‘le corps du Séigneur participe à la dipl Anathème divine, en sorte qu’il est l’objet d’une seule adoration aver lé Ve onstantin qui l'a pris, et par conséquent honoré et glorifié avec le Père Anathème Saint-Esprit, quoiqu'il ne soit pas consubstantiel à Dieu, et necécrits contra pas d’être créé et circonserit, suivant ses propriétés naturelles; md st qui' disent qui disent qu’il est changé en la substance ‘de la divinité : d'il and que m
‘s'ensuit vu que l'incarnation n’a été qu'imaginaire, où que la à hypostatique nité a souffert! 1 ATATTA ur 1:“Éternelle mémoire à ceux qui disent que la chair du Seigul Cascanons ‘élevée par l'union hypostatique à la souverairie dignité, sans déuue l'on mit. ration n: confusion, est honorée avec le Veybe ‘par une : seule durent aussi : ration,'et assise avec lui sur le trône, à la droite de Dieu le Pt l'orihodos enrichie des avantages de la divinité, sans préjudice dec propridé libre le prèm de‘chaque nature ! ninutsal 000 nonmé 7riso Anethème à ceux qui rejettent ïes expressions par lesquelles kikee concile de Pères établissent la doctrine de l'Église: Athanase, Cyrille, An plusieurs eccl broisé; Amphiloque, Léon, :très-saint archevêque de: l'ancie" rue sans les : Romeet lus autres, et qui ne reçoivent pas les ‘actes du quetr1 es con et du sixième concile œcuménique ! “à Anathème à ceux qui ne reçoivent pas cette parole de Notre-$: gneur: Mon Pèreest plus grand que moi, comme les saints lue, Mansi, Conci expliquée en différentes manières : les uns selon la divinité, pal innam., 1, 6, n.
Liv. LXIX, — Beta 1181 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
tenir uñt concile gone le-Père est le principe de sa génération ; les autres selon les arche d'Antioei propriétés naturelles dela chair qu'il a prise, comme d'être créée, le Césarée ên Ca bornée et mortelle; mais qui disent que celte expression ne $’enques,’ aù nom tend que.de la :chairséparée de: ia: divinité par la simple pensée, lu l'erreur de omme si elle ne li était pas unie,:et qui ne prennent pas cette “contraire, prop féparation par: la: simple pensée comme les Pères l'ont prise en fallait le dép parlant de la servitude ou de l'ignorance, et non pour fairé injure à eur dit’ qu'il HN chair.de Jésus-Chriét ::au dieu: que : ceux-ci. comprennent dans d'en viendrait 4 tte séparation /les, propriétés naturelles ‘qui sont ‘véritablement ans a chaïr unie àila divinité... ibeé eg" PS e:. Apathème au prétendu métropolitäin' de ‘Corfou, . paroles des si puigarie,-qui dit ‘que cette parole de Notre-Seignèur né 58 doit usses interpr point entendre, par rapport à l'union hypostatique des deux natures, du Soint-EspiSnais par rapport-à laichair: séparée de ‘la divinité par la simple parole de Non pensée; et semblable à celle des autres hommes, quoique saint Jean ue moi, » 5: inf! HDamascène ne parle de cette: séparation par Ia ‘penséé qu'au sujet » par laquelk ie servitude et de l'ignorance, ‘et non des prapriétés naturelles Mel chair de Jésus-Christ: Constantin n’a pas voulu suivre la dôcen prenant le nBtrine ‘du quatrième et du sixième concile, ‘et est ainsi ‘tombé en ui ne croient miverses: hérésies pihtian 4 eue de LEE icipe à la din Anathème à-toue ceux qui sont dans les s ion avec le Veh Constantin: déposés et odieux: comme lui ! vec le Père Anathème: au très-ignorant et faux moiné Jean lrénique, à ses Dieu, et nec rit contraires: à la sainte. déctrine, ‘et à ceux qui les embrassént s naturelles; mile: qui disent que; quant -Notre-Seigneur a dit : : Le Père est plus divinité : d'oùffgrand que moi > il ne l’a pas dit en tant que son humanité est’ unie , où que là drébypostatiquement à:la di iaité ; Mais én tant qu’elle en est ‘séparée ia A la pensée, comme si jamais ellé n’y avait été unie. air du Seigul Cscanons faent souserits par l’empereur et'gravés sur des piérrés gnité, sans due l'on mit dans l'église de Sainte-Sophié, à gauche en entrant: Ils ‘une : seule rent aussi. insérés dans lo Syhodique que les Grecs lisent à la fête de Dieu le Pl l'orthodoxie: oui du: rétablissement des saintes images, qui sé tée dec proprité bre le premier dimanche de carème, comme ün voit dans leur livre nommé Zrisodion. Théodore Balsa
Constantin de
eutiments: du ‘même
ar: lesquelles kg e, Cyrille, An.
e de l’anciet
que sans les avoir cuvertement condamnés. Quant aux ‘accusations es du quete
proposées contre le patriarche Luc, élles furent trouvées si peu con- Sidérables, :qu'il demeura sur son: siége 1, le de Notre-Sei les saints LD à ana, Concil., t. 22, p, 1. Allat, Consens., 11 | divinité, parole:
» C..12,'n. 4, Nicet., 1, 17, 0. 6.
Mnam., 1, 6,n. 2, Mai, Scriptoru
m velerum nova follectio, t, 4, p. 1.
1181 de l’à
Nelui de Ni jus fut déf
196 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv, LXIX, — he tlg
L'empereur Manuel et le patriarche Luc Chrysoberge firent enc
quelques autres constitutions pour réprimer certains abus. Verk
même temps, en Égypte, dans la ville d'Alexandrie, un prêtre nomn: M its et la Marc, fils d'Elcambar, par son zèle et ses prédications, rameng N1 à Théologi doctrine et à la communion catholiques plusieurs jacobites ou sen. Mean Chrysc eutychiens : ce qui le fit excommunier par les Patriarches hérétin, MBe plusieurs d'Alexandrie et d’Antioche 1, ettre, et en Quelque temps après, il y eut sur ces matières une conférence si onforme à lèbre en Arménie : voici à quelle occasion. Les Arméniens avi 0n vint à pour catholique, c'est-à-dire patriarche ou primat, un res ature en jé
iminution €
personnage appelé Nersès ou Norsésis. Il écrivit à l’empereur M: rille d’Ale
une lettre où il traitait quelques points de foiet de discipiine,
IDC
lesquels les Arméniens n'étaient pas d'accord avec %es Grecs, témo.Ru n'y a q gnant désirer s’en éclaircir. L'empereur lui envoya un philosophe, Mile n'a pas plutôt un théologien habile, nommé Théorien, avec une lettre ous, mais disait que, si les Arméniens voulaient quitter leurs erreurs, il aÿMunteté dit : prêt, avecl’Église catholique, à les recevoircomme ses frères. L'on mRersès. Non pereur joignit à Théorien l'abbé d'un monastère arménien de pr; Aprent l'un ct lippopolis, nommé Atman. Ils arrivèrent près du catholique Ne pus disons : le 45me de mai 1170. Théorien salua le catholique de la part de l'uMair. Aussi a pereur, lui marquant le désir qu'avait ce prince de la réunion jMthanase a d Arméniens ; à quoi Nersès répondit par des remerciments. nature divil Le lendemain, il manda Théorien, et lui dit : J'ai lu la Lettre dans la secon
très-pieux empereur, et j'ai vu le désir qu'il a, lui, et la sainte ÉgieMncarnation. des Romains, pour notre réunion. Apprenez-nous donc quelles sy pressémenit
nos erreurs ; et, si on nous les montre, nous nous en corrigerons wionmés. Ner lontiers. Théorien répondit : Je prie votre grande Sainteté de m'éus le disent couter avec sa douceur naturelle, et.de ne pas se choquer de malt le même.
questions. Convenons ensemble que, si nous entendons quelque pr Mais avant c position qui ne nous paraisse pas bonne > NOUS ne nous pressentessaire de pas de la qualifier d’hérétique, mais nous nous informerons soigne Mostase et per sement du sens des paroles, de l'intention de celui qui les emploi Rte selon les t Nous devons aussi nous défier de la grossièreté de l'interprète BR usage de ce qui non-seuiement ignore la grammaire, mais ne sait pas bialnes d’Aristot même le grec le plus commun, afin qu'on ne nous imputé pas saines par l'au
fautes. Le catholique ou patriarche convint de ces règles pour larWif très-philoso conférence. x Pères qui Théorien lui demanda ensuite si la lettre qu'il avait écrite à l'n@on : il comm pereur contenait ses véritables sentiments ; et, après qu'il eut dit que la lettre à É oui, Théorien ajouta : Quels conciles recevez-vous ? Nersès répondit Mist était co: ml: Sübstan:
3 Alex, Soller., Hist. patriarch. Acta SS., t. 5, junit. pion la doctrin
‘ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
Liv, LXIX, — De | 1181 de l'ère chr.] Q
berge firent en elui de Nicée, celui de Constantinople et celui d ains abus. VesuMius fut déposé. Théorien: De quels docteurs uñ prêtre no 4 iorits et la doctrine ? Nersès : De saint Athana F de e Théologien, de saint Basile, de sai tions, ramena àl ; : ‘ à dt 0 ‘a jacobites ou en Chrysostôme, de saint Éphrem, de saint Cyrille d'Alexandrie et ï “ee Je plusieurs autres. Théorien : Commençons maintenant à lire votre iarches hérétiqs Mie P ; PUR ettre, et en examinons le sens fraternellement, Pour voir si elle est ne conférence onforme à ces . et ; or étre " , \rméniens avai " On vint à l'endroit où il était écrit : ous disons qu’il n y a qu'une
t, un respect Mature en Jésus-Christ, non Par confusion comme Eutychès, ou par lenipaitil M: Mininution comme Apollinaire,
mais dans le sens orthodoxe de saint de discipäine Ÿ srille d'Alexandrie, comme il a dit dans son livre contre Nestorius, es Grces, té: il n'y a qu’une ñature du Verbe incarné, Théorien dit : Saint Cy- ‘un philosophe Mile n'a pas dit : Une nalure en Jésus-Christ, ni une nature de Jésus- 2e une lettre oi l'ist; mais une nature du Verbe, et a ajouté : Incarné ; et votre rs erreurs, il yMunteté dit : Une nature en Jésus-Christ. C’est la même chose, dit ses frères. L'on Mersès. Non pas, reprit Théorien, Le nom de Christ signifie proprearménien de pjppent l'un ct l'autre, Dieu et homme tout ensemble. C'est pourquoi atholique Nerx BBous disons : Le Verbe s’est fait chair, et non pas : Le Christ s’est fait le la part de l'air. Aussi aucun des Pères n'à dit : Une nature du Christ; mais saint de la réunion Mthanase a dit avant saint Cyrille : Une nature du Verbe, c'est-à-dire ciments. nature divine du Fils ; et en ajoutant : Incarnée, comme saint Cyrille ‘ai lu la lettre ans la seconde lettre à Successus, on exprime tout le mystère. de et la sainte ÉgiyMEincarnation. Nersès : Et qui d'entre les Pères en a ainsi parlé donc quellessyMpressément après l’union ? Théorien : Tous ceux que vous avez n corrigerons wonmés. Nersès : Un] seul me suffit; car ce que dit un des Pères, Sainteté de me MBus le disent, comme étant tous inspirés par l'Esprit de Dieu, qui choquer de net le mêrne. : :
lons quelquepr M Mais avant que de rapporter les passages des Pères, nous pressernMcessaire de définir les quatre termes de substanc "merons soigre-Mostase et personne : ce qu’il fi qui les emploi Re selon les théologiens chrétiens, dont il montra la ditférence quant de l'interprète Ml usage de ces termes. Or, dans la philosophie, il suivait les prine sait pas binfBpes d'Aristote. Il établit les définitions théologiques de ces quatre s impute pas sal'nes par l'autorité des Pères, savoir : de saint Basile, qu'il qualifie règles pour len@ tès-philosophe, et de saint Grégoire de Nazianze. Ensuite, il vient x Pères qui ont reconnu deux natures en Jésus-Christ après l’uait écrite à l'en Mon ; il commence par saint Athanase, dont il rapporte un passage qu’il eut dit qui a lettre à Épictète contre ceux qui disaient que le corps de Jésus- \ersès répondit Mist était consübstantiel au Verbe. Sur quoi Théorien raisonne D: Substance et nature sont le même chez les théologiens, Or, Plon la doctrine de saint Athanase, le corps de Jésus-Christ n’est
’Éphèse, où Nestoembrassez-vous les se, de saint Grégoire nt Grégoire de Nysse, de saint
Théorien jugea e, nature , hyt tant selon les philosophes païens
198 HISTOIRE UNIVERSELLE: [Liv. LXIX. — De ji
pas de même substance que le Verbe : donc il ‘n'est pas de: nature, donc il y a deux natures en Jésus-Christ; Théorien cité ens suite saint Cyrille même, sur lequel les Arméniens s’appuyaiert plus ; saint Grégoire de Nazianze, saint Grégoire de Nysse, say Basile, saint Ambroise, le seul des. Pères latins qu’il cite; et ent saint Chrysostôme ; il montre que l’Église tiert le milieu entre l'es reur de Nestorins et celle d'Eutychès. Alors, .un évêque ‘arménié, nommé Grégoire, qui était présent à la dispute, s'écria.: Je suisho. main ! Anathème à qui ne reconnaît pas deux natures en 3ésus-Chr Le lendemain, arriva Pierre, évêque, de Sappirion, à qui leg. triarche' Nersès communiqua ce que Théorien lui. avait dit, et li montra combien il y avait de passages des Pères qui reconnaissiiey deux natures.en Jésus-Christ. Mais l'évêque, qui était instruit, lg
détournait à son sens. Le patriarche, voyant donc'qu'il résistai li
vément, fit venir Théorien, et.lui dit : Cet évêque désire de confér avec nous sur notre question. Mais Théorien lui ferma bien Mitel bouche, et l’évêque Grégoire déclara une seconde fois qu'il'était y sentiment des Romains. ; cuil TA
: Deux jours après, le patriarche Nersès eut encore.une conférer avec Théorien, où il lui dit : I n’y;a point de difficulté d'adme deux natures en Jésus-Christ, pourvu qu'on les reconnaisse, insépa: räblerent unies en une seule hypostase, et ce. ne serait: pas agir Chrétien de combattre une vérité manifeste. Mais qui empêche à reconnaître en Jésus-Christ une nature composée de: deux; comm là nature de l’homme est composée de l'âme-et du COF PE, qui so deux natures différentes ? et c'est la comparaison. qu’apporte sain Cyrille. Pour répondre à cette objection, Théorien cita premiw ment un passage de saint Grégoire de Nazianze ; mais Nersès:dit qui ne se. trouvait point dans la traduction arménienne. Elle est;dor fautive, dit Théorien, et il lui donna le même passage en syriaqu Nersès appela un de ceux qui savaient lire en cette langue, eti
trouva le passage tel quu l'avait cité Théorien. Il y avait longtenx Dion.
que les Pères grecs étaient traduits en syriaque et en arménien,
. Théorien continua : Saint Cyrille n’emploie l'exemple de 18 com position qui est en nous que pour montrer qu'il est possible.que deux natures différentes il se fasse un suppôt ou individu, comm Pierre où Paul, d’une âme et d’un Corps ; car c’est ce que niait Na torius. Mais il y aurait contradiction à dire en même temps qu'a Jésus-Christ il y a deux natures et une seule nâture : ce qu'il montra géométriquement, Et comme Nersès. en revenait toujours cette expression de saint Cyrille : Une nature du Verbe incarné] Théorien dit qu’elle est de saint Athanase même, contre l’erreur d'A
1181 de l'è
lui dit: Q1 sentiment à me serais
en a qui dis brist, nous :
b je m'étonn
av, LXIX. De jy Must de l'ère Shr] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 199 l'est. pas: Ale mé Bus, quiadmettait deux Verbes de natures différentes , l'une incréée,
Théorieni cité en Mai avait toujours été en Dieu ; l’autre créée dans le temps, laquelle : s'appuyaiert y était incarnée, C'est donc de là, dit-il, que saint Cyrille a tiré:cette e de Nysse, sy pression.. Or, encore qu’elle soit. vraie » Nous / nié devons :pas qu'il cité; et ent Mous en servir, à cause du mauvais. sens qu'on lui donne ; comme milieu ‘entre l'a. Mous n'appelons pas. Marie mère du Christ, quoiqu’ellelesoit eneflet, vêque: arménié gree que Nestorius abusait de cette expression. A la fin de-cette écria: Je suishyMbniérence, Nersès demanda à Théorien la définition de foi du éonsen Sésus-Chri Mile de Chalcédoine, qu'il lui donna. al | œuny rion, à qui le. Le lendemain, arriva Jean, Syrien, évêque de Cessounion...Il apavait dit, et y rit que le patriarche des Arméniens avait eu plusieurs conférences ui reconnaissäien Mec des Grecs, et était entré dans leurs sentiments; car, disait le était instrüit, y Matriarche, ils prouvent ce qu'ils disent par l’Écriture et par les Pères, qu'il résistäit rue nous honorons comme eux. L’évêque Jean alla donc le trouver, désire. de confére M lui dit: Qu'est-ce que j'apprends, seigneur ? on dit que vous suivez ferma bien vite sentiment des Romains, qui sont nestoriens. Nersès répondit : Je fois qu’il'était die me serais rendu ni à l’autorité du patriarche de Constantinople, ts vil | à celle de l'empereur, si je n’avais reconnu la vérité par moire-une conférer Bène ; mais. je ne puis la désavouer ni résister aux Pères. L'évêque iculté d’admet Man reprit : J'ai oui dire que vous avez confessé deux natures en Jéconnaisse, insénMbs-Christ. Or, vous savez que, si nous confessons deux natures, serait: pas agir aMous serons nestoriens et nous admettrons une quaternité, au:lieu de qui empêche 48 Trinité. Nersès répondit : Hier.et avant-hier, et presque toute la de deux; çomwmaine, nous ayons beaucoup travaillé en conférant tous les jours, Lu, corps, qui sd nous:voulons nous reposer aujourd’hui et demain. Après-demain, -qu'apporte:sif vous voulez, yous assisterez àinotre conférence, où vous direz ce 0 Cita premiw'il vous plaira, et nous vous écouterons volontiers. 1HDBHNQXS is Nersès.dit quil Le soir, un docteur nommé Bartan vint trouver Théorien à. insu ne. Elle est:doMu patriarche, et lui. dit: L’évêque syrien et notre catholique :ont sage en syrisqubuñéré font, aujourd'hui sur l’une et les deux natures.. Je voudrais cette langue, tiroir, dit Théorien, quelles preuves l’évêque apporte de.son:.opiy avait longtenaion. Bartan répondit : 11 n’emploie ni passages ni raisonnements, et en arménien. Se fait.que crier sans ordre et sans rien écouter, pour fairé paraître mple de la,con ses prêtres qu'il dit'quelque chose. Quelques jours après, Théorien, t possible.que dant appelé, monta à:la chambre où ils avaient déjà conféré précéindividu, conmbBemment. Il y trouva l’évêque syrien assis à la droite du pätriarche, ce que niait NB à la gauche les évêques arméniens, au-dessus desquels il fit mettre ème temps qu'aMhéorien ; car ils lui cédaient la place la plus honorable. Après que re: ce qu'ildfon eut gardé longtemps le silence, Théorien dit : J'ai appris qu’il venait toujoursifé en a qui disent que, si nous rec. ‘aissons deux natures. en Jésus- L Verbe incamélBirist, nous serons nestoriens et noue admettrons une quaternité. nire l'erreur dt je m'étonne qu'ils n’aient pas compris que Nestorius r’a point
200 RISTOIRS UNIVERSELLE [Liv. LXIX. — De 11
été condamné parce qu'il soutenait deux natures, puisque les Puy l’enseignent nettement, mais parce qu’il les soutenait séparées, 4 par conséquent deux Fils et deux Christs, l’un Fils de Dieu, l'aute de ia Vierge. 11 vint ensuite à la prétendue quaternité, et réfuta cet objection par les paroles de saint Athanase dans sa lettre à Épictèe et par la raison, montrant que le Verbe n’a pas pris une nouv hypostase, mais qu'il a uni l'humanité à la sienne.
Alors Nersès regarda l'évêque syrien ; et, voyant qu’il tenait y yeux baissés vers la terre, sans les relever, il fit signe à Théorie, qui en sourit et continua de parler, Enfin le Syrien, se sentant pres se leva sans rien dire, et descendit de la chambre avec ses prétres et, comme ils lui demandèrent pourquoi il n’avait point parlé à y
philosophe, il répondit : I ne m'est pas permis de parler de ces mi
tières dans un concile étranger sans mon patriarche. Alors le docter
tienne, ayant obtenu la parole : Un certain maître d'école, ditj commençant d’instruire un jeune enfant, lui dit d’abord : Dis « L'enfant ne voulut pas le dire. Le maître répéta : Dis donc a. L'enfu garda le même silence. Le maître lui dit en.colère : Pourquoi dy ne parles-tu pas? L'enfant répondit : Je crains de dire a, que Vous ne me forciez à dire les autres lettres. nous confessons deux natures en Jésus-Christ, deux opérations et deux volontés : et le même
Je dis de même :f
il nous faudra in Jésus-Christ voudn et il y aura'en lui un combt Théorien fit voir qu'il y:
et ne voudra point la même chose, qui ne convient pas même à un homme.
deux volontés en Jésus-Christ, mais qu’elles ne sont pas ‘contraire
Toute l'essemblée, y compris le docteur, parut satisfaite de y explication. pie
Puis, continuant de lire la lettre de Nersès à l’empereur, on vinti l'endroit. où il disait que Jésus-Christ avait été dans le sein deh Vierge neuf mois et cinq jours, et Théorien lui montrà que cetteat dition des cinq jours était sans fondement. Il lui fit voir de mtm qu’ils n'avaient aucune raison solide de la nativité de Jésus-Christ et de son baptême, et Nersès convit que ces questions touchant les divers usages dés églises sont pa importantes, pourvu qu’on s'accorde ur la foi. Théorien vint æ suite au Trisagion, et montra que l'addition: crucifié pour nous, ir troduite par Pierre le Foulon, a été justement rejetée par l'Égiv|
catholique et n’a aucun fondement dans les Pères. “
Continuant la lecture de la lettre, on trouva que les Arménien prétendaient que, pour les onctions sacrées, ils pouvaient user d’hukR de sésame ou blé d’Inde, à cause de la rareté des oliviers en Arménie Mais Théorien soutint qu'on ne devait user, pour les sacrements
de per
pour ne faire qu’une seuleftB
‘1181 de l'à:
nue d'huile que du vin os: Nersès ét: jent là, hors de l'égl
M raison,
jivin avaier pendant laq Glemeurant € tien dont kra, par le c hne peine i ersès se re On lut en:
vncile de C onforme au sions qui lui inition de CI Birée des. ex] int Cyrille ncêtres ont ui fit encore lamnées. Al ne chose qu gn catholiqu n doctrine € l'eùt aucune jophie. Il éte ombattre, p
Mificat. Nous
ers moi un ( de l'Écriture
Loire, qui a r rois ainsi, el joulez, je vou oui cette lectr l'emporta à
Nersès dit
res, et, dè ous les évêqu poserai les pa:
Nous m'avez c
Liv. LXIX. — Dety@S 1181 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 201
puisque les PM je d'huile d'olives ; Comme; pour le saint sacrifice, on n'emploie nait séparées, 4 du vin de vigne, non du cidre ou d’autres liqueurs approchans de Dieu, l'antMs, Nersès passa encore condamnätion sur cet article, Comme ils en ité, et réfuta cet Msiont là, les prêtres arméniens commencèrent à chanter vépres à lettre à Épictèe Lors de l'église, suivant leur coutume ; et Théorien en ayant demandé ris une nouvel, raison, Nersès dit que ceux qui avaient réglé chez eux l'office , jivin avaient ordonné qu’on ne ferait dans l'église que la liturgie, nt qu’il tenait y endant laquelle même les prêtres seuls seraient dedans, le peuple signe à Théoriy Memeurant dehors ; mais qu'on célébrerait dehors les autres offices ; se sentant press DB il en donna quelques raisons de convenance. Mais Théorien monavec ses prêtre; Era, par le concile de Nicée, que, de demeurer hors de l'église, était point parlé à Mine peine imposée aux pénitents pour les plus grands crimes, et parler de ces m BNersès se rendit aussi sur ce point. ? . Alors le docti On lut ensuite, comme ils étaient convenus, la définition de foi du re d'école, ditj Encile de Chalcédoine. On trouva que l’exemplaire arménien était d’abord : Dis « Monforme au grec, et Théorien satisfit Nersès sur quelques express donc a. L’enfuMkions qui lui paraissaient obscures. Alors Théorien, reprenant la dé- : Pourquoi dm nition de Chalcédoine, article par aïticle, lui fit voir qu’elle est toute dire a, de perMirée des. expréssions des Pères plus anciens, particulièrement de lis de même : {int Cyrille. Après quoi Nersès dit: Je m'étonne comment nos nous faudra dnBncëtres ont si imprudemment calomnié cette définition. Théorien us-Christ vouda hi fit encore voir, dans le détail, toutes les hérésies qui y sont conà lui un combi Eimnées. Alors Nersès ajouta : Je veux maintenant vous découvrir fit voir qu'il y:lne chose qui a été cachée jusqu'ici. Il y a deux cents ans que vivait pas Contrairs Sn catholique ou patriarche d'Arménie, nommé Jean, comparable satisfaite de san doctrine et en vertu aux plus grands d’entre les Pères, quoiqu'il l'eût aucune connaissance des sciences profanes, même de la philo-
pereur, on vintiophie. Il était fort zélé contre les monophysites, et ne cessa de les ins le sein dehombattre, par ses écrits et par ses discours, pendant tout son pontra que cetteat BBiicat. Nous en célébrons la fête comme d'un saint. Or, j'ai par deit voir de mém er moi un écrit de lui contre les monophysites, plein de passages qu’une seule fk Bi: l'Écriture et de raisonnements très-puissants, approuvé par Grét Nersès conti Boire, qui a rempli ce siége peu avant moi ; car il a écrit à la fin : Je églises sont puMrois ainsi, et j’anathématise ceux qui croient le contraire. Si vous héorien vint e-oulez, je vous lirai le commencement de cet écrit. Théorien, ayant > pour nous, it- oui cette lecture, pria Nersès de lui donner une copie de l'écrit entier tée par l'Égiv| it l'emporta à Constantinople.
. 4 Nersès dit ensuite : Je veux faire mon possible pour sauver mes > les Arméniendhières, et, dès aujourd’hui, je commencerai à écrire des lettres à ient user d'hüik ous les évêques d'Arménie Pour convoquer un concile. Je leur proiers en Arménie Eposerai les passages qu'ils croient leur être fayorables, puis ceux que les sacrement Sons m'avez cités ; et d’abord je prendrai le parti des Arméniens,
202 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv, LXIX. —Detiy
puis je leur découvrirai leur erreur petit à petit et avec'beaticotip & ménagement ; et j'emploieraï, pour des convaincre, l'écrit du Cétho: lique ou patriarche Jean, dont je vous ai donné copie: J'espère fermement que mes ouailles écouteront ma voix ; maisisi je nepui
les ramener tontes, je ferai, avec celles qui me suivront, ‘un déc À que j'enverrai à l’empereur et. au patriarche par les plus /considén. Ë
bles de mes évêques, souscrit de ma main et de tous: les évêque orthodoxes de. ma dépendance ; et ce décret portera, entre aitre
choses, que nous recevons le concile de Chalcédoine’ ét les Père D
qu'il reçoit, et que nous anathématisons ceux qu’il condamne, savoir Eutychès et Dioscore; de plus, Sévère, Timothée Élure-et tous œeur qui ont attaqué ce concile. Après: que ce décret aura été approu synodalement à Constantinople et que mes prélats seront revenu, l'irei moi-même, si l'empereur l'ordonne, lui rendre mes r'especlk, à lui et au patriarche. , [+ ob 08 Ayant ainsi parlé, Nersès fit sortir tous ceux qui étaient dans h chambre ; et, ayant le cœur serré et les yeux baignés de: lärmesi
dit à Théorien : Je conjure notre pieux empereur que, quand ie M
évêques, seront à Constantinople et auront obtenu la confirmation que j’ai dite, il fasse en sorte que le patriarche, étant assis surin chaire pendant.la liturgie, revêtu de ses ornements et tenant à sa:man la vraie croix, donne.sa bénédiction à la nation arménienne enr. sence de tout le clergé et de tout le peuple, et prie’ pour: les Armée niens défunts, qui n’ont péché que par ignotance. Thécrien, attend du sentiment que témoignait Nersès; ne put retenir ses larmess.d, après qu’ils se furent un peu remis, il lui promit de rapporter.çet prière à l’empereur, pour lequel Nersès lui donna ‘une lettre: conte.
nant qu'il recevait le concile de Chalcédoine s puis il: donna sa bé.
nédiction à Théorien en lui touchant la tête, et le renyoya:en pan. Ainsi Théorien, rendant grâces à Dieu:de l'heurenx succès ‘de son voyage, revint à Constantinople avecl'abbé Atman 4. PTE Il retourna auprès de Nersès en 1172, avec deux lettres du pe triarche Michel de Constantinople, l’une au nom de l'empereur..lly avait en outre des lettres confidentielles. I yeut une seconde cn. férence sur les deux natures en Jésus-Christ, et sur d’autres artide, mais moins importante. Nersès se montra toujours disposé à l'union, mais il ne pouvait la conclure définitivement sans. l'assemblée à tous les évêques de sa nation. Nous la verrons plus tard 3, . Théorien quitta Nersès pour se rendre auprès du catholique où
1 Mansi, Cor:il.. t. 22, îp, 35.120. — ? Ange Maï, Scriplorum veterum not D collectio, t. 6, Theoriani disputatio secunda.
1181 de l'è 19 che.
en blable.
Ait pour k illage. nor sulmans ‘été e patriarch
torisa. le :
jium MÊME es deux na dit-il, que 1 pe disORS p:
divinité ; M:
hair. Les n:
ous CrOYO ouva. d'ine ature, Ce fi
Le moine er la questi était philoso
Sisur tout a uges du del ne voulez pe héologiens:c
int Athan ne daignerai ji vous avez,
d'abord ces c
l'après les.
propositions,
gismes suiva que les défin se faire d’apr répliqua: Thé
des nôtres ; x
pas agir dé n
chassé de l'É
cause, se son
disant : O Tin de paroles, et
Bduelques-uns
:es paroles, 1 Le lendem:
1v, LXIX, — De ti vec beatico
J'écrit du edtho: B
; copie. J'espère mais:si je nepiÿ
ivront; ‘uni déc | plus considén. Ë
tous: les évêque era, entre atitre ine' ét les: Père ondamne, savoir lure:et tous ceux ira été approu s seront revenu, re mes respedk, | étaient dans h nés de: larmes, j
que, quand ns À
la confirmatis tant assis Sur:y tenant à sa man iénienne enipré pour: les Armé:
héorien, attend ses larmes; 4, > rapporter,cetl ane lettre: conte.
il'donna sa bé à
enyoya:en paix.
x succès ‘de sn x lettres du: pe l'empereur..lly re seconde con l’autres articles, isposé à l'union, l'assemblée de lard 3, lu catholique oi
um velerum not à
1181. de l'ère chr.] iarche des, Syriens, jacobites at avoir ave lui! une conférence emblable. À Cessounium, il trouva le,moine Théodore qui l'atténait pour le conduire au. patriarche Michel, ‘qui demeurait dans/ün
sulmans était eniembuscade sur la route pour le prendre. Il informa + patriarche des jacobites, qui lui envoya sa profession de foi, et torisa le moine Théodore à conférer là-dessus avec lui à Cessot-
Biun mème. Il repousse l'erreur d'Eutychès, que pat Y'incätriation
Ds deux natures se sont confondues en:.une.: Car mous confessons, lit-il, que la différence des natures subsiste en Jésus-Christ ymous x disons pas que la divinité a été changée en:chair, ni la:chaîr'en jivinité ; mais la divinité est réstée divinité, et la chair est deméttée hair. Les natures paraissént donc permanentes ; mais enmémetémps ous C'OYONS une nafure. à cause de leur indivisibilité, :Théotien !ne
ouva d’inexact dans la profession de foi qué-cette expression: üne
ature. Ce fut le.sujet principal de la.conférence: … : ENTRE Le moine Théodore, qui se piquait de philosophie, ne:voulutitrhi: er la question que d’après les doctrines d’Aristote: Théorien aussi fait philosophe, mais il avait du‘bon sens. H répondit au moine : Sisur tout autre: sujet vous. :voulez discuter avec nous d'après les ages du dehors, je suis prêt; mais quant à:la foi chrétienne, si vous ie voulez pas que la discussion ait-lieu d’après les définitions dés héologienside l'Église, les Saints apôtres, saint: Denis l'Aréüpagite, Mint Athanase, les saints Grégoire, le grand Basile; et les'autres, je ne daignerai pas, suivant votre: expression, vous: dire un mot:iQue di ousiavez. tant de confiance dans votre philosuphie, détinissons l'abord ces quatre choses : substance, nature, hypostase et personne, l'après les. saints. Pères ;. posons ces définitions comme’ règles des propositions à discuter : puis nous engagerons un combat de syllojisnes suivant les formes dès: sages du: dehors. Lé môiné prétendit que les définitions, aussi bien que le combat de syllogismes, dévaient ke füire d'après. les philosophes du paganisme.: Vous auriez :raisén, répliqua Théorien, si les théologiens du dehors ne différaient pas des nôtres; mais, comme la différence est très-grande, vous nedevez pas agir dé même, Jean Philopon, én suivant les profanes, ‘a été chassé de l'Église comme trithéite. Beaucoup d’autres, pourla même ause, se sont écartés de la foi. Le grand Paul l'écrit à:son disciple, disant : O Timothée! gardez le dépôt, évitant les profanes nouveautés de paroles, et les antithèses d'une prétendue science ou gnose, que
Duelques-uns ayant promise, ils ont fait naufrage dans la foi. Après
“es paroles, le moine Théodore se retira.
Le lendemain, Elie, évêque de Cessounium, vint au logis de Théo-
ilage nommé Saint-Balsamon. Théorien sut qu'un-émir dés Mn.
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ET EN RESTES VUE Dir pt a . LR ss RS PP nes
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204 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX. Dei
rien, .et il dit : J'admire pourquoi vous n'avez pas voulu dispute avec notre philosophe, mais que vous ayez eu peur, tandis que voy n'avez pas eu peur d'un si grand nombre de personnes au concik d'Arménie. Sachez que nulle part il ne se irouve de nos jours ue sagesse pareille à celle des Syriens. Nous ne souffrirons donc qu'on discute d'une autre manière. Sachez, de plus, que Théodore mon disciple, etqu’étant encore jeune il a grande envie de discuter avec vous, — Seigneur, répondit Théorien, sachez que les Rom autant ils sont audacieux pour tout le reste, autant ils sont métien. leux quand il s’agit de transgresser les bornes des saints Pères, Pi il montra, par les paroles de saint Grégoire de Nazianze, que jy Chrétiens ne doivent point apprécier les dogmes de leur foi d'apry les idées de la philosophie païenne. Toutefois, par complaisance, j voulut bien argumenter à la manière d’Aristote, pour savoir au just Sur quoi les Syriens s’appuyaient. Il leur demanda donc : Dites-vo que Jésus-Christ soit une seule substance ou deux ? — Une seuka indivisible, répondit l'évêque. — Mais, reprit Théorien, ‘Aristote di. il qu’une seule et même substance peut recevoir tout ensemble ls contraires, être créée et incréée ? Nullement, dit l'évêque. — Don, conclut Théorien, d’après Aristote lui-même, Jésus-Christ, qui et à la fois créé tet incréé, mortel et immortel, visible et invisible, n'e Pas qu’une seule substance, mais deux.
À la fin de sa conférence, le moine Théodore dit : J'espère de Dieu que le scandale d’une nature sera Ôté du milieu de nous, « que nous recevrons le quatrième concile, ainsi que le pape Léon, Pourvu que les Romains ne nous obligent point d’anathématier Sévère, attendu que c’est de lui que nous tenons toute: notre lit gie. Je dis cependant : Aussitôt que le catholique des Arméniens aura envoyé dans la capitale pour faire confirmer -synodalement « qui.est de la foi, le nôtre y enverra également pour achever ce qui plait à Dieu 1, # she.
Théorien était, au reste, un excellent catholique et très-ami des La tins. On le voit par une de ses lettres à des prêtres montagnards. «ke vous conseille avant tout, leur dit-il, de ne point accueillir les contentions;' car nous n'avons point cette coutume, ni l'Égliséde Dieu. Mai cherchez la paix, conservant la paix de Jésus-Christ, qui a fait une les deux choses. Aimez les Latins, vos frères en Jésus-Christ : ex ils sont orthodoxes, et enfants de l'Église catholique et apostolique coïmme nous. S'il s'élève des questions, comme il ést d'ordinaire,
1 Ange Mai, Scriptorum veterum nova collectio, t, 6, Theoriani disput, cum ci
Syris Jacobitis.
Ma 1181 de l'è
e l'Église, de » concile de:
Quant à l’ét olutions. Pen ande Armén euplaient d’A
ve LXIX. — Des Ma 1181 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
s voulu dispute MM elles ne blessent pas la foi; car tout est bon si nous le faisons pour , tandis que voy h gloire de Dieu. Dans la coutume des ecclésiastiques latins, non onnes au concis BRplus que dans la nôtre, il n'ya rien qui s’écarte de l’honnéteté et de de nos jours un Ma convenance ; mais tout a un but excellent et une intantion sainte, ffrirons donc A ceux donc qui ont l'intelligence, tout est bien ; aux autres, tout que Théodore sg Best scandale et achoppement 1,
envie de discute Il y.eut un concile à Tarse en 1477, dans le même but: de la réuque les Romaïy, Enion. Il fut présidé par le patriarche Grégoire, neveu de saint Ner- ‘ils sont métiee Bsès. ILexhorta fortement ses compatriotes à se réunir avec l'Église aints Pères. Puy Mctholique, attendu que ce n’était pas elle q
azianze, que lx > leur foi d'aprés complaisance, j
ui s'était séparée d'eux, pi | | ils ont été sans roi, sans li.
Et même, quand ils ont eu
mais eux d'elle, Depuis cette séparation, prince, la proie des nations étrangères.
les princes ou des rois, ce n’était le plu
S Souveni que pour augmenar savoir au jus Mer la confusion de l'Église et du royaume. onc : Dites-vuy MR Le fond des actes est le même que dans la conférence avec Théo- — Une seule Bien. Quant à l'usage de célébrer l en, Aristote dit.
ut ensemble le vêque. — Don, Christ, qui et t invisible, n'et
que les Arméniens célébrassent u pain fermenté, le concile ré-
it: J'espère d
&eons votre Révérence, ce qui fl eu de nous, MM'ailleurs est très-juste, à vous accorder avec le Siége apostolique (4 > le pape Léo, Re Pierre et avec notre humilité, et à rétablir ainsi par votre soud'anathémetier Ehission la loi de la charité ; car, non moins que vous, ils sont les Fi ute: notre litur Eisciples de cette tradition apostolique, ceux avec qui nous consades Arméniens Brons le pain azyme dans le sacrifice de Jésus-Christ, Que si Dieu vous ynodalement « Bonne assez d'humilité pour vous
accorder en ceci avec nous, notre ] evoir à nous sera, pour qu’il n’y ait plus aucun obstacle à l’unité e l'Église, de mêler de l’eau au vin pur, à la gloire de Dieu. Enfin
» concile demande formellement aux Grecs d'offrir le très-saint icrifice avec du pain 8zÿme, suivant la vraie tradition de la grande slise de Rome et de la nôtre ?, Quant à l’état politique des Arméniens, il avait subi bien des réolutions. Pendant que les sultans seldjoukides dominaient sur la ande Arménie, les montagnes de la Cilicie et de la Comagène se kuplaient d'Arméniens qui abandonnaient leur patrie pour se sousaire au joug des infidèles. En 1072, un certain Abelkarib était
achever ce qui rès-ami des Lantagnards. «k illir les contense de Dieu. Mai , qui a fait une us-Christ : car et apostolique st d'ordinaire,
à ‘Ange Mai, Sériptorum veterum nova collectio,
Du Suris Jacobitis, — 2 Mansi, Concit,,
ant disput, cum
î. 6, p. 414, Theorian: disput.
t, 22, col, 197-206,
prince de Tarse; et Oschin, qui avait abandonné la province d'A
possédait le fort de Lampron, auprès de Tarse : ils étaient sujets y rménien nommé Vasil, fonda une petite souveraineté à Kesoun, et fit be coup de mal aux Musulmans.des environs par ses fréquéntes inom, sions. Il soutint, dans toutes leurs guerres, les autres seigneurs w
vassaux de l'empereur de Constantinople. Un autre A
méniens, qui possédaient des fortéresses dans les môntagnes de
Cilicie et de la Mésopotamie, fit alliance avec les princes francs d'An. tioche'et fonda une souveraineté considérable, 11 mourut en 1 sans laisser d'enfants, et fut remplacé par un certain Vasil Deghia, qu
fut dépouillé en 1116 par Baudouin, comte d'Édésse: Vasil se roi alors à Constantinople, où il fut fort bien traité par l'empereur, |
Vers l’an 4080, peu après le meurtre de Kakig IT, dernier roi ) la race des Pagratides d'Arménie, un certain Roupen, qui était ni. rent de ce malheureux prince, rassembla quelques-uns de ses cop,
patriotes et vengea sur les Grécs l'assassinat du roi d'Arménie, & tenu par les chefs arméniens de ces contrées, il se rendit indépendy et fixa sa résidence dans la forteresse de Pardserpert, située dansk gorges du mont Taurus, où il fonda une petite souveraineté qui transmit à ses descendants.
Son fils,’ Constantin ler, lui succéda l'an 1095, fit de nou conquêtes sur les Grecs et s'empara du fort de Vahga, près de Tin où il transporta son séjour. Quand les croisés traversèrent la Ci pour.entrer en Syrie, Constantin fit alliance avec eux et leur fou de grands secours de vivres pendant qu'ils étaient occupés au siéf d'Antioche. Il mourut après un règne dé cinq ans. Son fils, Thon ou Théodore Ier, lui succéda l'an 4100 ; il suivit constamment même politique que son père et fut toujours l’allié des princes ci tiens de Syrie, qui lui fournirent souvent des secours dans k guerres qu'il entreprit contre les Grecs et les sultäns séldjoukides l'Asie Minéure. Cette dynastie des Roupéniens, s’alliant aux Lu gnans de Chypre, régnera jusqu’à l'extinction de l'Arménie politique et son dernier voi, Léon ou Livon. If, viendra mourir à P l'an 1393 1, SiH03
Ainsi, pour en revenir à la conférence de l'héorien et an concilel Tarse, dans la seconde moitié du dome siècle, les Arménie s’unissaient dans la foi orthodoxe aux Grecs de Constantinople, qu
“par l’organe de leur empereur, demandaient à se réunir plus étroi tement à l'Église romaine. Car, vers ce même temps, l’empereurt Constantinople envoya une troisième ambassade au pape Alexand
? Saint Martin, Mémoires sur l'Arménie, t. 1, p. 887 etseaq
HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv, LXIX, De tiy
tiat de l'è
Un des gran à Pape à B es termes :
demment wersoune. M vocat, qui, es autres, & ervic et sec nos jours ce qu'un paster même Église DOUrVU que :
‘adversaire « raison du :
on et la just ous jugerez e fournir sar Le Pape, F ondit : Nou:
n très-cher à fréquente olonté enver laisir ses affe iternelle ses ais ce qu'il « k si dangereu ‘y consentir, e les auteu:
ambassadeur ar deux card L'empereur ait des vues lle, père et itière, il y voi i Frédéric, le Église, tourn es peuples est faute, Pour ] rières, les con
s menaces et |
lActe, apud Bai
dv, LXIX, = De y tint de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
provinee d'Art MRUn des grands de l'empire grec,
en qualité d'apocrisiaire, vint trouver » étaient sujets le Pape à Bénévent, lui offrit des sommes immenses, et lui parlu en
aûtre Arménie Bces termes : L'empereur, mon maître, désire depuis longtemps et
soun, ét fit béy Mardemment d'éxalter et d'honorer l'Église romaine, sa mère, et votre fréquentes persoune. Mais. maintenant, voyant que l'empereur Frédéric, son tres seigneurs # Marocat, qui, par son oflice, devrait la protéger et la défendre contre moôntagnes: de MBes autres, s’en fait l’adversairo et le
persécuteur, il veut d'autant
nes francs d'Anikervi: et secourir cette même Église, Et pour que s'accomplisse de
mourut en 4119 os jours cette parole de l'Évangile : I n'y aura qu'un bercail et Vasil Degha, ofiqu'un pasteur, il désire unir et soumettre son église grecque à la se. Vasil se ren nème Église romaine, comme on sait que cela était anciennement, r l'empereur. :bourvu que vous vouliez lui rendre ses droits, Ii vous prie donc que, II, dernier rot ff idversaire de ladite Église étant déjà privé de la couronne impériale pen, qui était MB rrison du schisme, vous la lui rendiez à lui-même, comme la rai. -uns de ses conbon et la justice le demandent. Pour l'accomplissement, tout ce que d'Arménie, Sadous jugerez nécessaire, soit en argent, soit en troupes, il est prêt à
endit indépenda@e fournir sans délai, suivant votre bon plaisir. | rt, située dansk Le Pape, par le conseil des cardinaux et des nobles romains, résouveraineté quilondit : Nous rendons grâces à l’empereur, votre maître, comme à n très-cher prince. et à l’heureux fils du bie
nheureux Pierre, pour ; fit de nouvel fréquente et affectuense visite, et les témoignages de sa bonne a, près de TawBolonté envers l'Église romaine. C'est pourquoi nous recevons avec ersèrent la CiliBlisir ses affectueuses paroles, et voulons admettre avec une bonté ux et leur féuniuternelle ses demandes, dans tout ce que nous pouvons selon Dieu. Occupés au sésBuis ce qu'il démande touchant l'empire est si important, si difcile . Son fils, Thot si dangereux, que les décrets des
Pères ne nous permettent pas
: constamment "y consentir, puisque, pàr le devoir de nôtre charge, nous devons des princes ch e les auteurs et les consérvateuré de la paix. 1I congédia ainsi secours dans ambassadeur avec tout l'argent qu'il avait apporté, et le fit suivre s seldjoukides ur deux cardinaux qu’il envoya à l'empereur Manuel 1.
alliant aux LS L'empereur des Grecs ne voyait que soi et les rménie politiqéävait des vues plus hautes et plus grandes. mourir à Pile, père et pasteur de l'humanité chréti LESTE itière, il y voit surtout l'ensemble des rois n et au concile Frédéric, le plus puissant de ces rois, e, les Arménlglise, tourne son épée contre elle, itantinople, ques seuples espère toujours que ce fils e éunir plus ét faute, Pour hâter cette conversion, il Ds, l'empereur MSnières, les conseils, les remontrances, pape Alexand'Æ@s menaces et les châtiments. La Provi
Grecs. Mais le Pape Chef de l'Église univerenne, il voit l’humanité et des peuples chrétiens.
le défenseur titulaire de le Père commun des rois et mporté finira par reconnaître emploie tous les moyens : les
les bons procédés ; mais aussi
dence y travaille de son côté.
L D dcte, apud Raron., an, ii:0, n, 54,
208 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX. — De ty À
Le principal auteur du schisme, l’antipape Octavien » tomb My remiren malade à Lucques, vers la fête de Pâques 1164, et y mourut impé Be comté d nitent et excommunié, le mercredi d’après l'octave, 22me d'amj On disait cependant qu’il avait demandé un prêtre catholique mais que les sehismatiques l'empêchèrent d'approcher. Les cu noines de ia cathédrale et ceux de saint Frigidien refusèrent 4 l'enterrer chez eux, déclarant qu’ils abandonneraient leurs égliss plutôt que d'y mettre le corps d’un schismatique qu'ils croyaieni M. cardinat seveli dans les enfers. 11 fut donc enterré dans un monastère hors à la ville. Il avait usurpé le nom de pape quatre ans et demi. On pot à l'empereur sa chapelle et on lui mena ses chevaux ;:car c'était tou, le bien qui lui restait. Quelques-uns disaient que l’empereur penui if de sor revenir à l’unité de l'Église ; mais il n’en fut rien. Des quatre ca dinaux qui avaient formé le schisme, le cardinal Imar, évéqueé Tusculum, était mort; l’antipape Octavien venait de mourir: il wÈ restait plus que Jean de Saint-Martin, et Gui de Crème. Ils craigi re t, s'ils reconnaissaient le pape Alexandre, qu'il ne voulût pas a Des événe recevoir, où que, s’il les recevait, il ne les traitât comme Innocent] avait traité les cardinaux de Pierre de Léon. C’est pourquoi, ay appelé les schismatiques d'Italie et d'Allemagne qui étâient vay aux funérailles d'Octavien, ils élurent pour antipape le cardinal (ÿ de Crème, l’un des deux, sous le nom de Pascal IL, et envoyèra aussitôt à l'empereur, qui était en Allemagne, pour faire confirme me, Vicenc l'élection. L'empereur le fit; et, ajoutant au schisme un nouva rment à se crime, jura sur {es Évangiles qu'il reconna’trait toujours pour Pay empire, et « légitimes Pascal et ses successeurs, Alexandre et les siens pour cc hodoxes, | matiques ; et il fit faire le même serment: sacrilége à tous les ec: ient égaleme siastiques qu'il put y obliger. Pascal fut ordonné par Henri, évéqu connaître 1 de Liége, le dimanche 26me d'avril, et usurpa le nom de pape tri ans. Le pape Aïexandre pleura ia mort d'Octavien, considérant ker forte pot perte irréparable de. son âme, et reprit sévèrement les cardinaux ak mit en fuite s'en réjouissaient !, Mussitôt Fréde
A Rome, Jules, cardinal-évêque de Préneste. ou Palestrine, 14 plus de con! caire du pape Alexandre, mourut, et on mit à sa place Jean, cad S;ter. La ligu nal-prêtre du titre de Saint-Jean et de Saint-Paul. Il fit tant, pars
exhortations, qu'il ramena à l'obéissance d'Alexandre la plus grandBentot que les partie du peuple romain, moyennant des sommes d'argent consid: gré. Effra rables que donnèrent ceux qui étaient demeurés fidèles au Pal p avec pr Les Romains donc promirent avec serment de reconnaitre le Pie époque, Alexaudre ; ils établirent un nouveau sénat qui était à sa dévotion mme les mar
1181 de l’è
xs villes de 1
énitiens s’en
1 Acta, apud Baron., an. 1164. Acta, apud Ba
XVI
Av. LXIX, = De ny 151 de l'èré chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 209
Octavien, tonb Bi: remirent entre les. mains de son vicaire l’église de Saint-Pierre et L y mourut imp DS, comté de Sabine, que les s. hismatiques ‘occupaient par les forces lave, 22me d'avi je l'empereur. Ainsi la ville de‘Rome étant presqué' tout entière reprêtre catholique BSnue à l'obéissance d'Alexandre, le cardinal-vicaire assembla à procher. Les du Kint-Jean-de-Latran les plus affectionnés , tant clercs ‘que laïques, dien refusèrent 4 ee lesquels il résolut de le rappeler, et il lui envoya en France une aient leurs égliy léputation pour cet effet. Le Pape en délibéra avec les évêques et
i lens cardinaux qui étaient auprès de lui à Sens ; et quoiqu'il y vit de monastère hors &Re ;ndes difficultés, toutefois, de l'avis du roi de France et du roi et demi. On pot l'Angleterre et des évêques du peys, il rendit au cardinal-vicaire ux ;:Car C'était tulle réponse certaine dé son retour, et se pressa dé faire les prépal'empereur pei,ifs de son voyage. On rapporte à cette occasion la lettre de lar-
hevêque de Rouen aux évêques et aux abbés de sa province, par kque ile il les exhorte à donner au Pape un subside pour l'entretien de mourir: il fe, sa maison, dans l'espérance prochaine de son rétablissément à rème. Ils craigi me et de la fin du schisme i, ) FOIE Des événements politiques survenus en Italie facilitèrent le retour omme Tnnocert1lS; pape Alexandre à Rome. Les Lombard t pourquoi, avan pour l'empereur Frédéric, qui étaient vesMhlus par les magistrats et les co pe le cardinal GS; ui en demandèrent justice lors de son voyage, en 1164; Dès lors
II, et envoytalR: villes de Lombardie commencèrent à se réunir en congrès. Vé-
me, Vicence, Padoue et Trévise s'engagèrent réciproquement par ment à se soutenir dans l'entreprise de restreindre les droits de empire, et de les réduire à ceux qu’avaient exercés les empereurs s siens pour :chisiS hodoxes, prédécesseurs de Frédéric. Les confédérés se promete à tous les ent écalement et de résister à toute usurpation du monarqué, ét de ar Henri, évéqu connaître les prérogatives qui lui appartenaient de droit 2, Les énitiens s’engagèrent aussi dans cette ligue. Dès lors elle se crut Kez forte pour faire cesser les vexations des gouverneurs allemands, les cardinaux GS mit en fuite les officiers de empereur les plus odieux au peuple. Musitt Frédéric, rassemblant ceux des Lombards en qui il mettait ou Palestrine, 4e us de confiance, s’avança sur le territoire de Vérone pour le dé-
S, même ceux qui avaient se voyaient tyrannisés de plus en mmandants impériaux. Väinément
place Jean, citer. La ligue véronaise mit, de son côté, son armée en campagne, IL fit tant, pars l'envoya coürageusement au-devant de lui. Frédéric s’aperçüt ire la plus gran
entôt que les Lombards qu'il conduisait ne le s l'gré. Effrayé de se trouver entre leurs mains, il abandonna son PP avec précipitation, et s’enfuit devant les Véronais. Depuis lle époque, toutes les cités lui furent également suspectes ; et Pnme les marquis, les comtes et les capitaines étaient les ennemis
uivaient que contre’ d'argent consid
fidèles au Pape connaître le payé
it à sa dévotion
Acta, apud Baron,, an, 1164, n, 48. — 2 1b., Vita Alex, IIT à card. Aragon, XVI,
910 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX, — De ti naturels des villes libres, il fit alliance avec eux, st il logea dans ler
1181 de l’à
forteresses ses meilleurs soldats allemands 1. Ce fut après cet y. ÎE
miliant échec que Frédéric vint à la conférence de Saint-Jeande. Lône, où ses ruses politiques ne réussirent nas mieux.
Quant au pape Alexandre, après la fête de Pâques 1165, quifu le 4me d'avril, il quitta Sens, et vint à Paris, puis à Bourges, où qi Thomas de Cantorbéri, qui l'avait accompayné jusque-là, lui fit su derniers adieux, De Bourges, le Pape vint à Clermont, au Puy y Velai, et enfin à Montpellier, où il, demeura jusqu’à la Notre-Dans d'août. Il en partit dans l'octave de la fête, et, après une Davigatin assez dangereuse, il arriva à Messine. Guillaume, roi de Sicil l'ayant appris à Palerme, oùil. était, donna ordre. que le Pape, qi reconnaissait pour son père et, son seigneur, füt traité avec l’honnen convenable, et lui envoya. de magnifiques présents. Il fit armer galère rouge pour la personne du, Pape, et quatre autres pour la évêques et les cardinaux , et envoya un archevêque set d’autres si gneurs pour conduire le Pape, jusqu’à. Rome. Alexandre partit Messine au mois de novembre; passa par Salerne et Gaëte; puis, pr l'embouchure du Tibre, arriva à -Ostie, où il passa la nuit, Le la demain matin, les sénateurs avec.les, nobles, et une grande mul. tude de clergé et de peuple, sortirent de Rome, vinrent. le recevoir, et, portant des branches, d’obivier, le conduisirent avec joie jusqu la porte de, Latran, où tout. le reste du clergé J’attendait, revétug. lennellement. Les Juifs s'y trouvèrent aussi, portant leur loi sur le bras, suivant la coutume, les, gonfaloriers.avec.leurs enseignes, la écuyers, les secrétaires, les juges et lesiavocats. Ainsi, marchanta procession.et chantant à deux chœurs, ils le conduisirent au palais patriarcal. de Latran, C'était le 21me de novembre 1165. Trois jon après, le Pape écrivit au frère. du roi de France, Henri, archevèqu de Reims, et à ses suffragants, pour leur faire part de son arrivé Rome, marquant qu'il avait évité dans son voyage de grands péri
de la part de ses ennemis, C'étaient l’empereur.et les schismatique |
qu'il protégeait ©. ; 1, ,, 8) HOUSE Cependant les villes libres de Lombardie continuaient leurs pr paratifs pour défendre leur liberté et celle de l'Église. Les Véroni et les Padouans se rendirent maîtres des passages des montage par lesquels ils s’attendaient à voir descendre l’empereur. ('étl en 1166. À la fin de l’automne, Frédéric, avec une armée consité rable, pénétra en Italie par des passages où on ne l’attendait pa
1 Acerbus Morena, apud Muratori. Acta, apud Baron. Vita Aiex, Ill Æ ? Acta, apud Baron., 1165, — Vita, apud Muratori. — Pagt,
rsque, le ma game, de |
rovise ; ces b:
Îles, et des’ n ilanais, Tous
iv. LXIX, — Dei
ii logea dans leu fut. après cet u.}
1181 de l’èré chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
| outefois il n’osa combattre les Lombards : au con
traire, dans les £ omices qu'il fit assembler à Lodi, au mois de novembre, il promit de Saint-Jean. je redresser les injustices dofit les c
ommunes sé plaignaient : et, après eux, ig roir accueilli leurs députés d'une manière favorable et les avoir conmes 1465, qui nn Le des témoignages de bienveillance, il s’avança vers Far. Bourges, nu 07 Bologñe; sans livrer dé combat. II voulait auparavant diviser sque-là, lui fit ss » cités les unés contre les autres. Le contraire arriva 4, mont, au Puy a Les Véronais, toujours plus vexés par les ministres impériavx, 4:18 Natres Dux voyèrent des députés à toutes les villes qui partageaient leuts soufès mes ces. Onis’assembla, le 7 avril 1167, dans un monastère, A/cétte re, roi de Sid iète assistèrent des députés de Crémone, de Bergame, de Brescia, que le Pape, RL, Mantoue et de Ferrare, Depuis la destruction de leur ville , les té avec lhonnen ilanaïs: étaient dispersés dans quatre bourgades, où les ministres sl fit armer we ipériaux les traitaient à peuprès comme des ilotes. Les députés de putes les villes, se souvenant de la valeureuse: résistance ‘des Milaais, promirent d'engager leurs ‘concitoyens à relever les muraïlles +Milan et à protéger ce peuple jusqu’à ce qu’il se füt mis en état de défendre luismême. Par un: serment de confédération, les villes ontractèrent uné alliance de vingt ans ; elles s’engagèrent à s'assister quiconque voudrait attaquer les priviléges
Gaëte; puis, pr a la, nuit. Le le
Kiproquement contre :
.. + vont elles étaient en possession dépuis le règne de Hénri I jusqu'à AVEC EE ont de Frédéric, 'et elles promirent, de plus, de contribuer endait,, revêtu là compensation deé domriages que les membres de leur loi sur le 5 01
la ligue pourint éprouver en défendant leur liberté 2. | Cependant, à ‘cause mémede la proposition qu'on avait faite de bâtir leur: ville, les pauvres Milanais, dispersés dans leurs quatre M UrBades; étaient dans des transes continuellés, Leurs ennernis, les 1165. Trois jon avésans, par exemple, dans iine demi-journée dé marche, pouvaient lenri, archeriqu surprendre et les exterminer. Chaque nuit pouvait être marquée : de son aréll massacre et l'incendie. La Consternation était à son comble, que, le matin du 27 avril 4167, ils virent arriver les bannières de "E rgame, de Brescia, de Crémone, de Mantoue, de Vérone et de ui Pise ; ces bannières étaient Suivies des milices de chacune de ces ruaient leurs pr les, et des! milices apportaient des armes pour les distribuer aux ise. Les Vén Tous les habitants des quatre bourgades, hommes, femmes, s des RON IAA lfnts, s'assemblent aussitôt et s’avancent vers la ville détruite ; les PDPRTANT: cé unes pleuraient de joie, les femmes et les enfants poussaient des e armée consis. d'allégresse; on assigne à chaque troupe une portion des remattendait pa is, on déblaye les fossés, on relève les murailles avant de songer
urs enseignes, la
Vita Alex, Il +
! Vita Alex, III à card, Arag. Acerb, Morena, Otton de $, Blas, — 2 Mura- H, Antig, tal, t, 4,2. 261,
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212 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX, — De 115
à vebâtir les maisons. Les troupes de la ligue lombarde ne se rétirent
que quand les Milanais sont en état de repousser les insultes de jeu ennemis, et de résister à un coup de main 1,
Ce qui détermina puissamment les Italiens à cette entreprise, h
rent; l’excommunication et la déposition de l’empereur Frédéri, prononcées par le pape Alexandre. Nous le voyons par deux lettres de Jean de Salisburi. Dans l’une, il représente Frédéric, pour avo persécuté l'Église, déchu de sa dignité d'auguste et réduit à souhal ter de n'avoir jamais possédé l'Italie, qu'il ne pouvait plus retenir Dans l'autre, il dit : Le Pontife romain ayant attendu longtemps patience le tyran teutonique, pour l’exciter à pénitence, et ce schi. matique continuant d'ajouter péchés à péchés, le vicaire de Pie
établi de Dieu sur les nations et les royaumes, a délié les Italiens a tous les autres du serment de fidélité par lequel ils lui étaient cngae
gés à cause de l'empire ou du royaume, et lui a ainsi enlevé presque M
toute l'Italie. Il lui a ôté également la dignité royale, l'a frappé d'a nathème, et a défendu, par l'autorité de Dieu, qu'il ait à l’avenira. cune force dans les combats, qu’il remporte la victoiré sur aucun Chrétien, ou qu’il ait nulle part ni paix ni repos, jusqu’à ce qui fasse de dignes fruits de pénitence. En quoi il a suivi l'exemple &e Grégoire VII, son prédécesseur, qui, de notre temps, a déposé de même l'empereur Henri dans un concile romain. Et cette sentencs a sorii son effet : le Seigneur paraît l'avoir confirmée, portée qu'ek est par le privilège de saint Pierre ; car, à cette nouvelle, les Italiens se détachant de lui, ont rebâti Milan, expulsé les schismatiques, nmené les évêques catholiques et adhéré unanimementau Saint-Siége! Ainsi parle Jean de Salisburi. On voit que la déposition de Frédé n’était point définitive, mais plutôt suspensive jusqu’à résipiscene.
Lorsque la ville de Milan fnt ruinée, en 4162, l'archevêque Hrbert de Pirovane se retira auprès du pape Alexandre, le suivit a France, revint avec lui en Italie, et mourut à Bénévent, le 28u 4 mars 1166, après avoir été vingt ans archevêque de Milan. Il eutw saint pour successeur, le cardinal Galdin , né à Milan, de la noble mille des Vavasseurs de Sale, Ayant été instruit des saintes lets et élevé dans le clergé de la grande église, il en fut archidiacre son l'archevêque Ribalde et sous Hubert, son successeur. Il fut toujour attaché à ce dernier et le suivit dans sor exil : ce qui donna lieu a
pape Alexandre de connaître son mérite : en sorte que, quand ils fi-@s rent de retour en Italie, il appela Galdin à Rome, du consentemat
1 Acta S, Gaidini, i8 april, — ? Joan. Sarisb., ]. 2, epist. 89 et 210. Labbe,
t. 10, p. 1450. Mansi, t. 22, p. 33.
L'année 41
int Ubald, é
‘Acta SS., 14
à 1181 de l'êre chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. PT. Av. LXIX, — De 1153
de l'archevêque qui était à Bénévent, et, au mois de décembre 1165, qe un il l'ordonna prêtre-cardinal de Sainte-Sabine. Tous lés jours saint donnee Drae. Galdin demandait à Dieu, avec beaucoup de larmes, le rétablisse-
, ice +, ment de sa patrie. Après la mort de Hubert, le clergé de Milan, qui és entreprise ; fr était dispersé, ne pouvant procéder à l'élection d’un archevêque, le pereur Frédér, Pape appela le trésorier Algise, de la famille des Pirovans, le cardis'en pause let nal Galdin et les autres de ce clergé qu’il put trouver. A leur prière, sdéric, POUF avoir Bi sacra saint Geldin archevêque de Milan, le Sme de mai 1166. Il tint t réduit à soubu: e siége dix ans, jour pour jour. Quand il eut appris que Dieu avait Ava plus ren sxaucé ses pr ?res, et que la ville de ses pères était rebâtie, il se mit 1du longtemp A chemin Pour ÿ retourner avec la qualité de légat du Pape, et, ren ve . ne pour éviter les partisans de l'empereur, il s’embarqua en habit de het œ Pers pèlerin et vint par mer à Venise; puis, entré en Lombardie, il reprit jen mn Htaliensa costume et les marques d’évêque. Quand il fut près de Milan, lui étaient cg ous les citoyens et le clergé vinrent au-devant de lui, le reçurent “ rt PS vec une joie extrême, et le conduisirent, au milieu de la jubilation > 10 pé à niverselle, jusqu’à la basilique de Saint-Ambroise, C'était le ÿme de Lait à l’avenira. optembre 1467. |
1 Les difficultés étaient grandes : saint Galdin se montra plus grand pme à ce qui que les difficultés. Les biens de son église étaient devenus la proie 2 Mass : à Fusurpateurs puissants : il sut leur arracher cette proie. Les enneaps, à déposé is avaient ruiné le palais épiscopal : il le rebâtit plus magnifique ë ru ar qu'il n'avait jamais été. Affigé d’infir mités fréquentes ét pour ‘ainsi PR RITES qe ire continuelles, il surpassait néanmoins tous ses: clercs par son rl 1 {bas ractitude à la psalmodie, aux veilles et aux oraisons. Sachant qu’il chismat Ne l'est rien de durable en ce monde, toujoursil pensait à la mort, suires ant celte parole du Sage : Souvenez-vous de vos fins dernières, et rie “e FIAT ous ne pécherez point à jamais. Il avait reçu de Dieu-un tel don de que résipiscen parole, que quand il parlait au peuple du culte divin, ce n'était arehevéque u ! un homme, mais l'esprit de Dieu qui semblait parler en lui. Il aidre, le suivit a ait tellement les pauvres, qu'il paraissait ne vivre que pour eux. évent, le 23" à d'une humilité si profonde, que quelques-uns le méprisaient, il était e Milan. Il eut ‘une fermeté invincible contre les superbes. Il répara les maux du n,:d6 ; ançuee hisme dans sa province, et sacra presque tous ses suffragants. Il es some s etre la consolation, entre autres, de ramener à l’obéissance du Pape
archidiacre sn itime la ville de Lodi, d’en chasser l'évêque schismatique, et d'y ir. Îl fut toujour
: icrer saint Albert, que les Lodesans honorent le 4 juillet. Saint jui ben aldin est honoré lui-même le 4 avril 1. que, quand ils
D L'année 1160, l'Italie envo lu consentemeit
ya au ciel un autre saint évêque :
int Ubald, évêque de Gubbio,
ville de l'État ecclésiastique, non loin
L'Acta SS., 18 april, et 4 junii,
914 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX. — De ty
181 de l'é d’Ancône. Il était issu d’une famille noble, à Gubbio même. Devey ua le orphelinde père, toutjeuneencore, il futélevédans l'école dela calé à Mis L. é drale, et y fit de grands progrès dans la littérature sacrée.et proïans R DE nié L'étude des divines Écritures eut toujours pour lui beaucoup de chy pe Fa mes. Lorsqu'il fut en âge de penser à un établissement, on Jui De A: nr fit posa des partis considérables ; mais il. les refusa tous, résolu de par # dt ser sa vie dans un pieux célibat. Dieu le préserva de la contagiond mt " pv vice; et le fortifia contre les mauvais exemples de plusieurs de compagnons d'études. Ne pouvant, à la fin, supporter certains by éiéeé set qu'il. voyait tolérer, il quitta l’école de la cathédrale, et entra UM dé celle d’une autre église de la ville, où.il acheva ses études. pure Le. L’évêque de Gubbio, qui eut bientôt connu son mérite, lé non"? fé dù prieur du chapitre de sa cathédrale, afin qu'il.pût réformer plusieus pi rtait 1 désordres qui régnaient parmi les chanoines. Saint, Ubald se prépar ge nént: à cet important ouvrage par le jeûne, la prière et d’autres exercic Éd En de piété, Il gagna d’abord trois des chanoines qui paraissaient mien tro toi disposés que les autres, et leur persuada de vivre avec: lui en « "" munauté. Leur exemple ne tarda pas à faire impression suru.. é chapitres biofail Saint Ubald alla, quelque temps après, visiter des chanoines rép Id 3 liers renonimés pour leur sainteté, Ils étaient dans le territoreé ou à Rayenne, et avaient pour instituteur Pierre de Honestis; homme: Li Giésaril grande vertu. Le, saint passa trois mois avéc.eux pour bien con la discipline qu’ils observaient, Il prit leur règle, qui lui parut sage, l'apporta à Gubbio, et vint à bout de la faire suivre par to son chapitre. : Gold 8h La maison sanoniale et le cloître ayant été consumés par wi cendie, il regarda cet événement comme une occasion que Dieuki présentait pour se décharge” de son prieuré et se retirer dans qué que’solitude. Il prit sa route vers le désert de Font-Avellane. trouva Pierre de Rimini, auquel il communiqua le dessein qu'ila de quitter le monde. Mais ce grand serviteur de Dieu lui dit que n dessein. était une tentation, et l’exhorta fortement à retourner is église parmi ses frères, pour continuer d'y faire du: bien en suir sa première vocation. Ubald revint à: Gubbio, où il rétablit les bit ments de son chapitre, qui devint plus florissant que jamais. ::L’évêque de Pérouse étant morten 1426, notre saint fut élu d'un voix unanime pour remplir son siége. Il n’en eut pas plus tôt app la nouvelle, qu’il alla se cacher. dans run lieu : fort retiré, en so qu'il. fut impossible de le découvrir. Après le départ des députési Pérouse, il se rendit à Rome. Il s’y jeta aux pieds du pape Hon rius Ïi, ie conjura avec larmes de le dispenser de l’épiscopat, 4
ance de cet:
EMiemande s’il
Qu'il s'était é krmes avec f pandu, il cou eux et tomba Muittent ause Farrachent Ie
M EUX = Det à do l'ère chr] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 215 bio même. Devey
à mploya les raisons les plus pressantes pour obtenir cette grâce. se del eu ovins se laissa fléchir, et lui accorde ce qu'il demandait Mais il sacrée et, proius È e nomma lui-même évêque de Gubbio en 1198, et donna ordre au beaucoup de cha lrgé de la ville de procéder à son élection suivant la formé ordi: ement, on lui pr
aire. Il fit la cérémonie de son sacré au commencement de l’année
us, résolu de pu tvstiié: |
de la contagiont Le nouvel évêque parut, animé d'un esprit vraiment apostolique. e plusieurs deu: monde ct à-lui-même, il vivait dans une mortification dé orter certains aby
ous ses sens. Îl était infatigable dans les travaux de la pénitence et
ale, et entra dy jaus ceux du ministère épiscopal, sobre, humble, sincère, plein de études omipassion pour tout lé monde. Mais entre: les vertus qui le caractéspa a TA distinguait principalement la patience avec laquelle il réformer Pluie upportait les injures et les affronts/En voici un trait. Lu taldse PUR péndant qu'on réparait les murailles de Gubbio, il arriva que les d autre AE riens empiétèrent sur la vigne du saint. Il leur représenta doucepabegs bio MR ent le tort qu'ils lui faisaient, et les priä de cesser. L'inspecteur aveo: lui en x né Jui répondit que par dès insultes; puis, le poussant UE nd ivec brutalité, il le fit tomber dans un täs de mortier. Le bon évêque
anain. … Me releva en silence, ét se retira sané faire la moindre plainte. Mais es chanoines rép e peuple, indigné de l’outragé fait à son pasteur, demanda qu’on lai ins le territonéà justice en bannissant le coupable, en confisquant ses biens ét en oneséis, homme: lémolissant sa maison.
L'évêque apaisa doucement lé türnulte, en réclamant la connais: br pance de cette affaire, comme pour punir plus sévèrement lé coupare SUIS par Le malheureux inspecteur est arnené devant l’évêque, qui ‘lui ee , Miemande s’il est prêt à se soumettre à ses ordres. Le coupable, tou- : hé de repentir, répond qu’il subira tout, même la peine de mort. asion que Dieuk ‘évêque témoigne de la défiancé et renouvelle sa question, attendu retirer dans qu; 1: sentence serait bien dure. Le coupable, prosterné à ses pieds, 'ont-Avellane. M roteste avec les plus horriblès serments qu'il est prêt à tout faire dessein qu'il, } tout souffrir, Tout le monde était dans l’étonnernent et dans ieu lui dit que got. Alors, le saint évêque, se levant de son siége, s’approcha à retourner à homme prosterné à terre, et lui dit : Embrassez-moi, mon fils, Lie ire que le Seigneur vous pärdonné ce péché, ainsi que tous les autres! il rétablit les Le bon pasteur oubliait le soin desa propre vie dès que quelques- [ue Jamais, Ans de ses diocésains se trouvaient en dânger. Ayant appris un jour saint fut éludu ot élevé une sédition dans la ville, que l’on avait pris les mes avec fureur, ét que déjà il y avait eu beaucoup de sang rért retiré, en VRundu, il courut à l'éndroit où étaient les combattants ; il se jeta entre art des députée, à tomba au milieu des épées nues, Les mutins, le croyant mort, ds du Pape Ho nittent aussitét les armes, s’abandonnent à ia plus vive douleur, de l'épiscopat 4 Farrachent les Cheveux, et s’accusent (tous d'être les meurtriers® de
216 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv, LXIX. — De 115 A 1181 de l'à leur évêque et de leur père. Le saint, après avoir remercié Dieu due -Tébalc
la cessation du tumulte, calma les frayeurs du peuple en l'assury Tandis 0 qu'il était non-seulement plein de vie, mais qu'il n’avait pas mére ses ruines, reçu de blessure. de Constan En, 1455, l'empereur Frédéric, venait. de prendre et de sa d'argent qu Spolète. II menaçait Gubbio d’un traitement semblable. Le Saint, qu M nande, con avait une tendresse de père pour son troupeau, alla au-devant ologne et: vainqueur, désarma sa colère, et obtint la grâce de son peuple, Fi ipape Pasc: déric lui fit même de riches présents, se recommanda à ses prière Rrande dan:
et lui demunda humblement sa bénédiction.
Les deux dernières années de sa vie ne furent qu'un tissu de ma. ladies cruelles, qu'il supporta avec une patience héroïque. Le joy
es de tout force, ils es:
d'entre le p
de Pâques de l'année 4160, il fit un effort pour se lever et direk ape Pascal messe. Il prononça même un discours sur la vie éternelle. Au sotr ER Le pape : de sa cathédrale, on le transporta dans un appartement qu'il ai urer tidèl auprès de l'église de Saint-Laurent. Il y resta jusqu’à la fête de l'A argent pou cension, pour se préparer à la mort. Il se fit ensuite reporter à l'éionant de
vêché, où il continua d’instruireson clergé et son peuple, qui venaiu M: Alexandr
le visiter et lui demander sa bénédiction. Enfin , ayant reçu les sy le roi G ments de l'Église, il mourut le 16 mei 1460, jour auquel l'ÉgleMrme, sa c: honore sa mémoire. : Jouze ans, e Les habitants des provinces voisines assistèrent en foule à sesfuné ommé AUSE railles, et furent témoins d’un grand nombre de prodiges qui s'opénourant, lai rèrent à son tombeau. Ce spectacle remplit tous les cœurs d'u envoya en tendre dévotion, et y ranima les plus vifs sentiments de christianisme ileterre, dès L'esprit, de charité étouffa les divisions et les animosités ; on oubli ereur Manu les injures reçues, et l’union fut rétablie entre les villes, que de lp ijà vue. différends avaient aigries les unes contre les autres. À Gubbio même En 1167, 1 ce fut toute l'année un jubilé continuel : tous les jours, les habitant BB? de mai, hommes et femmes, venaient en procession à son :ombeau avec d4 ulum, qui t cierges allumés ; ceux qui ne pouvaient y venir eux-mêmes Sy hide Mayen saient porter. Les rues, illuminées, retentissaient partout de cant-les. troupes, « ques d’allégresse ; on ne s’entretenait que de saint Ubald. I y cu Staient prêtes surtout comme une effusion de charité envers les pauvres et les m hevêque é lades. Ce n'étaient plus les pauvres qui demandaient l'aumône, mai DB sorte que,
on les priait de vouloir bien accepter quelque chose. On vit bien dé uatre mille € fois jusqu’à deux cents et même trois et quatre cents pauvres à Qu Sueurs rappo on servait à manger dans l’église, Pour l’amour de leur saint, là kaucoup plu habitants de Gubbio étaient prêts à tout donner. Leur charité PAS ue quinze ce
en proverbe. 2 ts Allemand La vie de saint Ubald, avec les nombreux miracles qu'il avant et après sa mort, fut écrite avec beaucoup de fidélié 1 Acta Ss., 16
Av XX, — De y 1191 de l'ère chr.]. DE:L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 217
remercié Dieu 4h. Tébald, son successeur, et dédiée à l'empereur Frédéric 1. uple en l'asury Tandis que Milan, sous son archevêque, saint Galdin, sortait de n'avait pas mén/Ms ruines, l'empereur Frédéric assiégeait Ancône,-dont l'empereur de Constantinople s'était emparé moyennant de grandes sommes d'argent qu’il avait données aux citoyens. Une autre armée allemande, commandée par Rainald et Christian, archevêques élus de ologne et de Mayence, marchait sur Rome pour y introduire l’an- > son peuple, Fré jpape Pascal et en chasser le. pape Alexandre. Bientôt l'âlarme fut nda à ses prières, rande dans Rome, parce que les Allemands s'étaient rendus mates de toutes les villes d’alentour ; et, ne pouvant prendre Rome par force, ils essayèrent de la gagner par argent, en sorte que plusieurs éroïque. Le ju M}entre le peuple, cédant à leurs largesses, jurèrent fidélité à l’antie lever et direh ape Pascal et à l’empereur Frédéric. ernelle. Au sr Le pape Alexandre, de son côté, exhortait les Romains à lui deement qu'il ai neurer fidèles et à ramener les villes voisines. Il leur offrit même de argent pour cet effet ; mais il ne put rien gagner sur ce peuple, qui, te reporter à lé imant de vouloir plaire aux deux partis, n’était fidèle à aucun. uple, qui venaiu M: Alexandre. avait reçu de Sicile un secours d'argent considérable ; ant reçu les sw le roi Guillaume ler, surnommé le Mauvais, était mort à Par auquel l'ÉgivBrme, sa capitale, le dernier jour d’avril 4166, après avoir régné louze ans, et avait laissé pour successeur son fils, âgé de douze ans, n foule à ses fé ommé aussi Guillaume, et depuis surnommé le Bon. Le père, en odiges qui s'opé mourant, laissa au Pape quarante mille livres sterling, et le fils lui les cœurs d'un envoya encore autant l’année suivante. C'était une monnaie d’Anjkterre, dès lors très-connue. Ce fut vers le même temps que l’emosités ; on oui ereur Manuel envoya au Pape la seeonde ambassade que nous avons Iles, que de log kijà vue. ; Ea 1167, les Romains sortirent au nombre de quarante mille, le rs, les habitant En de mai, qui était la veille de la Pentecôte, et attaquèrent Tusombeau avec daBulum, qui tenait pour l’empereur Frédéric. Christian, archevêque x-mêmes s'y f-h de Mayence, l'ayant appris, vint camper auprès des Romains avec artout de cant-ls. troupes, composées de Flamands et de Brabançons ; mais elles t Ubald. Il ÿ etaient prêtes à fuir, quand Rainald, chancelier de l'empereur et auvres et les nm Brchevéque élu de Cologne, vint au secours et battit les Romains ; à l'aumône, mai sorte que, suivant une chronique, il y en eut huit mille de tués, quatre mille de pris, et le reste fut mis en fuite. D’autres chronijueurs rapportent que le nombre des morts et des prisonniers fut kaucoup plus grand ou beaucoup plus petit. Il en est tel qui ne met que quinze cents morts et dix-sept cents prisonniers ?, Cette victoire les Allemands arriva le lundi de la Pentecôte. A cette nouvelle, l'em-
re et de sa able. Le saint, qu alla au-devant à
l’un tissu de nu.
ur charité pas
niracles qu'il fi
oup de MERE : Acta 55. 16 maiï, — 2 Voir dans Muratori, Annali d'Italia, an. 1167.
218 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXIX. — ps 11] 1184 de l'a pereur leva le siége d’Ancône, après s'être fait payer une certan Mpent des à somme par les habitants, pour couvrir son honneur, et march uires, entr Rome, où il arriva le 16m de juillet. Le lendemain , il attaqua Me la cour i
château Saint-Ange, et ensuite l'église de Saint-Pièrre, où il fitme Mur son fils
tré le fou, ce qui obligea de la rendre. Alors le pape Alexand, M L'empere quitta le palais de Latran, et se retira avec les cardinaux et leurs f, tel; mais milles dans les forteresses des Frangipanes. Le jeune roi de Sicile y Meuxième j envoya déux galères avec de l'argent, pour le tirer des mains 4 Mboleil qui cs l’emperéur, Elles arrivèrent à Rome par le Tibre ; mais le Pape la peine pouva renvoyas et prit seulement l'argent, qu’ distribua dans Rome piton voyait encourager le peuple à déf-ndre la ville. ans les rue
L'empereur, voyantqu'il ne pouvait la prendre de force, s'adragMenpire fur aux évêques et aux cardinaux qui étaient venus le trouve; detre cousin, pari du Pape, et leur fit dire : Si vous pouvez persuader à Alexa) elfe, duc de renoncer au pontificat, sans préjudice de son ordinatiou, je fryMologne ; le: que Pascal y" renonce aussi} .et on élira pour Pape un troisième Mes comtes « Alors je donnérai à l'Église :une paix solide et je ne me mélérai puBigue ; plu
dé l'élection du Pape ; je rendrai aux Romains tous leurs prisonnie et'toutice qui:se trouverä dé butin: fait sur eux. Cette propositin parut très-favorable äu peuple de Rome, fatigué de la guerre: ÿ dirent:tout d'uné voix qu'il fallait l’accepter, et qu’Alexandre, po
0 portionn f auprès de mais le fléar Saint The
racheter ses eitoyens; ‘aurait dû -faird encore plus que de renongMttaite hont au pontificat; mais-les évêques et les cardinaux, après en avoir 4 Baiit an pe libéré, répondirent urianimement à Frédéric : Il ne nous appartieMiié et pour pas de juger le souverain Pontife que Dieu a résérvé à son D 1 ib,, et 1 ment; car, comme l’atteste l'Écriture, le disciple n’est pas au-desu or ut ainsi du maître. Après quoi, de concert avec eux, le Pape sortit de Ron "ist, se 50 en habit de pèlerin. Il passa successivement à Terracine, à Gaëté 1MN'Église, en : Bénévent, où ik était dès le 29m d'août, et où les cardinaux le rejo} Me sera pas : gnirent.. #1 imulant la j » Cependant Fantipape Pascal, qui était à Viterbe, attendant l'a. Cependan vée de l’empereur, s'approcha de Rome, et célébra la messe solen- Po yant les nellement à Saint-Pierre; le dimanche 30we de juillet, Le mardi aient se tire
vant; jour de”Saint-Pierre-aux-Liens, il couronna dans la méntartreux qu église l'empereur Frédéric et l'impératrice Béatrix, son épousé, art cause du : des couronnes d’or, ornées de pierreries. Alors, les Romains, voyat mure Jami qu'ils ne pouvaient plus tenir contre l'empereut, en sorte qu'ils feu! qu'il pe n'oscient même passer le Tibre, résolurent de traiter avec lui, etk/Reaux, et, l'é prétèrent serment de fidélité, promettant de reconnaître Pascal pour Men tout dest pape. Toutefois, les Frangipanes ét quelques autres nobles qui avaient @nent qu'il a1 dans Rome des tours et des maisons fortes, difficiles à prendre à Promptement, n'entrèrent point dans ce traité. Pour recevoir le sa-W ‘ L. 2, epist
Liv, LXIX, — Dei
"est pas au-des pe sortit de Ron racine, à Gaëte ardinaux le réjoi
, attendant l'ami
son épouse, avt Romaîïns, voyant , en sorte qu'il er avec lui, ethi aître Pascal pour 1obles qui avaient iles à prendres r recevoir le ser-
y8i de l'ère cbr) DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 219
jent des autres, l'empereur envoya au delà du Tibre des commisres, entre lesquels était Acerbo Morena, citoyen de Lodi et juge je la cour impériale, qui a écrit l’histoire de son temps, continuée ur son fils Otton. 6i ol ‘ri L'empereur Frédéric semblait triompher de l'Église et de son ef; mais le fléau de Dieu était proche. Le lendemain même, mxième jour d'août, après un peu de pluie, survint un eoup de leil qui causa dans l'armée impériale une mortalité effroyable. A ine pouvait-on suflire à enterrer ceux qui mouraient chaque jour, on voyait tomber morts ceux qu'on avait vus: marcher le matin jus les rues. Les personnages les plus distingués-de l'armée et de empire furent victimes de ce. fléau : l'empereur vit périr son pro w.cousin; Frédéric, due de Rothenbourg, fils:.du roi Conrad ; uelfe, duc de Bavière ; Rainald,'archichancelier, archevêque élu de ologne ; les évêques de Liége, de Spiré, de Ratisbonne:; de Werden; scomtes de Nassau, d’Altemont, de Lippe, de Sultzbach, de Tuingue ; plus de deux tiille gentilshorimes, etun ornbre de soldats oportionné à celui de ces victimes illustres. L'empereur sé retira l'après de! Rome, avec ses troupes imourantes let ‘découragées ; mis le fléau de Dieule suivit le long de la-route; : 1: ist] Saint Thomas. de Cantorbéri, ayant appris la nouvelle de: cette Btite honteuse de Frédéric par le:br uit qui en:couraiten France, mivit au pape 'Alexandré, pour le-prier de-lui ien appréndre Ja véiéet pour l'en féliciter. compare cétté défaite à :celle-dé Sennaérib,, :et ‘semble ne plus regarder Frédérie éommie prince 1; Il pnclut ainsi : Qui osera désormais, tenant:en terre la place de Jésusbrist,, se Soumettre à la volonté des princes, pour l& confusion de Église, en ne: punissant pas les coupables ?: L’ose qui: voudra : ce 1e sera pas moi, pour ne pas m’attirer la peine du' coupable, en disimulant la juste-punition. t zHS na À Cependant l’empereur Frédéric , ayant perdu ses troupes et oyant les \villes :de Lombardie liguées contre: lui, ne savait comiment se tirer d'Italie, En. cette extrérhité, il écouta le conseil d’un Martreux qui avait été très-familier auprès de lui, mais l’avait quitté cause du schisme. Ce religieux lui représenta avec larmes: qu’il l'aurait jamais de’ paix s’il né se réconciliait: à l'Église, et obtint de ui qu’il manderait. le prieur de la grande chartreuse, l'abbé de: Cieaux, et l'évêque de Pavie qu'il: avait chassé, et qu’il promettrait
gen tout de suivre leur’conseil, pourvu qu'ils prissent sur eux le ser-
guent qu'il avait fait de ne jamais reconnaitre le pape Alexandre.
E !L, 2, episé, 22,
‘420 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv: LXIX. = Detty
Cette proposition donna bien de la joie à tous ceux qui l'appriren et les Lombards commencèrent à s’adoucir, espérant la COnvèriy de Frédéric.
Le prieur de la chartreuse se mit donc en chemin avec l'évéqu de Pavie, et Geoffroi, évêque d'Auxerre, qui avait été abbé de Ch vaux, et que l'abbé de Citeaux envoyait à sa place, parce qu'il ét grièvement melade ; et ils envoyèrent devant un religieux, pourw voir de l'empereur le lieu et le temps de la conférence. Mais Cépa. dant le marquis de Montferrat avait traité avec le comte. de My rienne, son parent, et avait obtenu de lui qu'il donnerait passage l'empereur. Alors ce prince, se trouvant en sûreté, répondit qui était inutile que les prélats vinssent, à moins qu’ils n'amenasey avec-eux visiblement un ange du ciel, ou qu'ils n’eussent le pouvo de faire des miracles, comme de guérir des lépreux ou de ressuscis des morts. Ainsi, ils s'en retournèrent. L'empereur se retira dy au mois de mars 1168, mais de nuit et déguisé en valet ; et, pass par le comté de Bourgogne, il revint en Allemagne 1,
Cette retraite ou cette fuite de l'empereur encouragea Puissan. ment les villes de Lombardie Fe ans contre lui pour défendre ky liberté commune et celle de l glise. Non contentes d’avoir re Milan, elles résolurent de fonder une nouvelle ville à l'entrée du pays
-Pour: s'opposer aux premiers efforts des Allemands. Ce dessein fu exécuté le 4er mai 1168. Les. Lombards fondèrent la nouvelle vile au confluent du Tanaro et de la Bormida, deux des :plus grands rivières qui découlent des montagnes à la drc:‘e du PÔ. En lhoneur du Pape, chef de leur ligue et père des fidèles, ils la nommèri Alexandrie. Ses remparts, formés de boue et liés avec de la paille lui firent donner le surnom, qu’elle garde encore, d'Alexandrie deh Paille, Ses fondateurs l’entourèrent d'un large fossé, dans lequ ils firent entrer l’eau des deux rivières voisines ; et, pour la rend tout d'un coup peuplée et puissante, ils y transportèrent tous ls habitants des villages environnants, entre autres de Marengo; ik leur bâtirent des maisons ; ils les autorisèrent à se constituer 8&ouvernement libre et républicain ; ils leur assurèrent tous les pri viléges pour lesquels ils combattaient eux-mêmes, et ils engagèren le souverain Pontife à fonder en leur faveur un nouvel évêché. Dès la première année, Alexandrie put mettre en campagne un armée de quinze mille combattants de toutes armes. L'année si vante, ses consuls allèrent trouver le pape Alexandre à Bénévet,
! Joan. Sarisb., 1. 2, epist. 66, et Morena, apud Baron., 1168, — % Romualll Salernitani Chron…, p.215,
D 1181 de l'ère
ace, Jean, ixte II.
à SOUVETAIN ( Nous avons intorbéri soi
Eglise : mall Dès l'an 416
es-uns de s
rbéri, et qui Henri exiges
l4cla, apud Ba
Live LA. Deal 184 de l'ère chr) DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
IX. qui l'appriten M offrant leur ville en propriété, à lui et à l'Église romaine, à qui rant la convrs DS, 1 rendirent tributaire 1, C'est sans doute un spectacle curieux de vir, d'un côté, l'empereur des Allemands Pillant, brûlant, détrui: min avec l'év ntles villes, pour opprimer et anéantir les peuples ; et, d’un autre été abbé de Chyté, ces mêmes peuples, ayant à leur tête Je chef de l'Église satho= >, parce qu'il élue, rebâtir les villes détruites, fonder une nouvelle ville et un eligieux, pourwMouveau peuple, et lui donner un nom qui éternise à jamais leur once. Mais cepx Mnour pour l'Église et la liberté. e comte. de My.B L'antipape Gui de Crème était toujours à Saintnnerait passage ais il mourut cette année 1168, le 20me de septembre, après avoir Lé, répondit qiliorté le nom de Pascal quatre ans et cinq mois. Son parti élut à sa ils n’amenaswy ace, Jean, abbé de Strum, élu évêque d’Albane, et le nomra ussent le pouneMeuixte III. ou de ressuscie M La mort de l'antipape Gui de Crème était pour l'empereur Fréur se retira dxekric une occasion naturelle de se réconcilier à l’Église. Mais, outre valet ; et, pas difficulté pour un esprit superbe d’avouer ses torts, Frédéric avait 4, Lors quelque espérance de voir un souverain puissant se détachér uragea puissn- Mu pape légitime, Alexandre, pour reconnaître l'antipape impérial, ur défendre lMe souverain était le roi normand d'Angleterre, Henri II. tes d’avoir rebiS Nous avons vu avec quelle ardeur ce roi fit placer sur le siége de’ l'entrée du pay intorbéri son chancelier Thomas Becket ; nous avons vu quelle s. Ce dessein inte vie Thomas de Cantorbéri mena dès lors. La bonne intelligence la nouvelle vire le roi et le saint archevêque était fort utile au royaume et à des ‘plus grands glise : malheureusement elle ne dura guère. u PÔ. En lhofS Dés l'an 1163, l'archevêque se démit de la dignité de chancelier, ils la nommèrl;i n'avait gardée jusque-là que par complaisance ; cette démission vec de la paile éplut au roi, et il en témoigna son mécontentement. En second Alexandrie deh Su, Henri s'appropriait les revenus des évêchés et des autres bénéssé, dans lequees lorsqu'ils étaient vacants, et il différait longtemps d'y nommer, ; pour la rend de garder le temporel dans ses mains : en quoi il imitait quelortèrent tous laes-uns de ses prédécesseurs. C'était un abus que toutes les lois de Marengo; koscrivaient, et contre lequel l'archevêque Thomas s’éleva avec e constituer mr, En troisième lieu, l'archevêque s'opposait aux entreprises des nt tous les pres laïques, qui, au mépris des immunités de l’église anglicane, et ils engagèrelSaient les personnes ecclésiastiques à leur tribunal. Enfin, l’archeel évêché. que montra un zèle intrépide contre les officiers ou seigneurs qui | Campagne We Ebprimaient l'Église et usurpaient ses biens. Telles furent les sources es. L'année aix brouilleries qui s’élevèrent entre le roi et l’archevêque de Canlee à Bénévent Erbéri, et qui finirent par le martyre du second.
Henri exigea que les évêques fissent serment de maintenir toutes
Pierre de Rome ;
68, — 1 Romualil
D ‘Acta, apud Baron, — Vita Alex, III, = Otton de S, Blasio, etc.
nn ee ererr VAR LE CR el es
222 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXIX, — Detty
les coutumes du. royaume. Thomas vit bien que; sous le’ no ÿ coutumes , qui d’ailleurs n'étaient ni énumérées, ni’ définies, 4 prince entendait des abus notoires'et dés injustices criahtes, À
dans l'assemblée générale des évêques qui se tint à, Westminite déclarat-il. qu'il ne ferait le serment qu'avec la clause : Saufno ordre, c’est-à-dive sauf les droits de l’épiscopat ; clause qui se trop: vait d’ailleurs dans le serment de fidélité, C'était donc une ch toute simple et toute naturelle ; néanmoins le roi s’en Montra'telh. ment icrité, qu’il quitta brusquement l'assemblée, sans saluer à prélats. Un seul'évêque, plus :courtisan que.les autres, 'avait ditÿ son chef qu’il observerait les, coutumes royales, de banne foi, l; saint archevêque lui fit de grands reproches d’avoir changé des
propre mouvement la clause dont ils étaient tous convètus. UE
autre évêque, pour se réconcilier avec le roi, dont il avait perduks bonnes grâces, lui conseilla de diviser les, prélats pour affaiblir l chevêque : ce:qui eut lieu. Plusieurs évêques se laissèrent gagné y
intimider l’un après l’autre, et promirent individuellement d'obéril
la volonté du roi, L'archevêque, à l'insu duquelils faisaient ces pro
messes si peu, épiscopales, resta avec un petit nombre; que la craink]
obligeait encore à se cacher, Le-roi, de son, côté, s'efforçait dep.
gner l'archévêque par promesses. et pat caresses, : plusieurs dB
grands s’entremettaient pour les réconcilier, et représeñtaient prélat les obligations qu'il avaitau roi,:les maux que produirait ler division, et l’imprudence qu'il ty avait de tout perdre pour un pel mof; Car il ne s'agissait que;de.cette clause : Sauf notre ordre,lh abbé cistercien, entre autres, le pressait, disant qu’ilavait chatgéd Pape de le faire consentir au désir du roi, et que:ce prince avaits suré avec serment; qu'il ne voulait que sauver. son honneur. dèvut
les grands, par quelque apparence de consentement, de Ja part du]
prélat. Enfin, Thomas alla trouver le roi à Oxford, et lui -promit & changer ce mot qui. le choquait. Le roi parut fort radoubi ;:maisi voulait qu’on lui promiît l'observation des coutumes; publiquement dans l'assemblée des évêques et des seigneurs,
Sur la fin de janvier 1164 de l'année suivante, il se tint à cetef une assemblée à Clarendon. Le roi y pressa l'archevêque d'éxécutr la promesse qu'il avait faite à Oxford, d'approuver les coutums royales, sans y ajouter la restriction : Sauf notre ordre, Mais l'a chevêque, craignant, et non sans raison, que; si ôn accordait au ni ce qu’il désirait, il ne gardât pas de mesure dans l'exécution 4 l'extension des prétendues coutumes, ne pouvait se résoudre à ls
accorder. Cependant les évêques de Salisburi et de Norwich, cra a
gnant les effets de l'ancienne indignation du roi, priaient l'arche.
1181 de lé
êque avec la prison encore pre disaient qu ontraindr nfamie éte DOM; vint e prendre ous voir le omme un olère. L’'a prières, et onne Jos, St parole de ve hême form h Chose étc banda au r mmission lle présent.
icles dont « Vâcance u domaine VENUS, CON glise, le roi tra en‘ Sa ch onnes ‘qu’il
Dommage lig
rire; de lui el est l’artic e cet article ume le Ro près sa mor , dernièrerr accorde un e né la vend véque ou ab jommesi1, É V'au décès jain ?, Henr lenri Frs: €
1 Ric, Hagul.,
Liv. LXIX, = Der MS 1181 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 223
3 sous le’ noï 4 Méque avec larmes d'avoir pitié de son-clergé et de ne Pas s’exposer 8, ni définies, AR le prison, son clergé à être détruit, et eux à perdre la vie. Jl était es criahtes Auu Mercore pressé par deux comtes très-puissants dans le royaume, qui nt à Wes{minite jsaient que, si lui N'acquiesçait à la: volonté du. roi, celui-ci: les clause à: Sauf nt, pontraindrait d’user de violence, cé qui attirerait.au roi.et à eux une lause qui'se try Mnfmie éternelle. Richard, maître des templiers, homme d'un:grand t. done une ch, Mpon, vint à la charge pour la troisième fois, et avertit l'archevêque s’en inontra:taj, Me prendre garde à lui et d'avoir pitié duclergé, 11 leur semblait. à 8, sans , saluer |: MRous voir les épées déjà levées sur sa tête. C'est que le. roi, doux ütres, "avait di pomme un agnéau quand il était calme, était pire.qu’un lion dans:sa de bonne foi. y/Mitoltre. L'archevêque se rendit enfin à leurs conseils et à :Jeurs voir changé desipritres, et s'obligea le premier à observer les coutumes royales de us convèïus, (Berre /0, sans autre addition. 11 y joignit le serment, promettant en til avait perdu, parole de vérité de faire ainsi ; ét tous les évêques le jurèrent en la pour affaiblir j'y Mnème forme. | Spin a huh issèrent gagnæ M Chose étonnante ! ce fut: seulement alors que d’archevêque deellement d'obérBanda au roi de l’informer en quoi consistaient ces coutumes. Une faisaient cespoMonmission fut nommée pour {es rédiger par. écrit. : Le lendemain, bre; que la crie Blé présenta ‘uhe espèce de constitution civile du clergé,.en seize , s’efforçait de icles dont voici les plus importants : Sfito s. + plusieurs dt « Vâcänce 'avenant d’un archevêché, évêché, abbaye ou, prieuré représentaient Wu domaine du roi, il sera: en sa main, et il!en, recevra. tous, les ue produirait Lyerenus, comme domaniaux. Et quand, il faudra pourvoi: à ,cette dre: pour un pélelisé; le roi en'mandera :les principales personnes, et Pélection.se üf; notre ordre," én ba chapelle, de son consentement et par. le conseil des per- ’iavait chargegMonnes qu’il y'äura ‘appelées de!sa part: Et, là même, l'élu fera e prince avait #Bonmage lige au roi; avant que d'être sacré, promettant, sauf son honneur: dévatWrdre; de lui conserver la vie, les membres et sà dignité teraporelie, » ant: de Ja part a Mel est l'article onze. La.coutume mentionnée dans la première partie , et lui-promit él cet article ne pouvait remonter plus haut qu’au: règne de, Guilradouéi :. mai ume le Roux , qui l'avait introduite. Elle avait,.6té abandonnée, s; publiquement près sa mort, par tous ses successeurs, par Henrik, par Étienne, , dernièrement, par le voi lui-même. Henri.L° dit, dans sa; charte : se tint à cetef4lP accorde une entière liberté à la sainte Église de Dieu ; en sorte que vêque d'exécuter M 0€ la vendrai pas) ni ne da donnerai à ferme ; età Ja. mort d'un ver les coutumeM'èque ou abbé, je ne récevrai rien: du domairie de l'Église ni de ses ordre. Mais l'x-Mommesit. Étienne confirma toutes les libertés de l'Église, et promit accordait au niiu'au décès des évêques il ne retiendrait point les églises en sa ns l'exécution train ?. Henri II confirma les priviléges et les libertés accordés par se résoudre à lsMRenri Ier 3; et, pour plus de solennité, il signa lui-même sa charte & Norwich, crai js priaient l'arche ‘ Ric. Hagul., 310, — 2 Hunt., 221, — 5 Spelm., 2, 51.