LXIX. — De
| Bossuet se vit e la scolastique \ cause du siècle e ce qu'il y ai is est ou le fond dogmes et les : le pur esprit de dans cette ma.
stions, aura son Ja science, mais encent : ce qui encement de si sa méthode. On mmencé par là,
sujets à s'égare @ iques. Érasme / tre, en sont ur 4 d’avoir mépris ‘à andrie, un saint À rité à M. Simor 4 oint parler d'u 4 s, se sont servi.
ns, de ses syllo: 4 , qui n'est aut @ e taise donc ct # ü jamais il n’er-0à
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sont-ils dans k 4 ient des esprit 4 superficielle, in: ÿ
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que, de la dit, Q'il est le premier qui ait reçu, à l’université de Paris, classer et fai
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Même de la science ne consistait que dans la méthode. Autant vau- @ait conclure que l'arithmétique, parce qu’elle sert à compter les us, fait les écus mêmes. Quelques-uns, éblouis de la renommée @ Platon ou d’Aristote, s’imaginaient qu’on ne pouvait rien savoir de us ni mieux, semblables à des écoliers qui, pour savoir les premiers éléments de la grammaire, s'imaginent tout savoir. Les vrais doc- Æurs de l’école n’ont jamais donné dans ces hallucinations puériles. À Ils estimaient la méthode dialectique comme méthode de la mience, non pas comme le fond. Ils aimaient, ils admiraient Platon Aristote, comme les représentants les plus honorables de l’intel- Mence humaine, abandonnée plus ou moins à elle-même; mais Müimiration pour ce qui est bien ne les empêéchait pas de voir ce qui Pt mal ou défectueux ; car, bien au-dessus de Platon et d’Aristote,
avaient l'enseignement direct et toujours vivant de Dieu, de son
M1151 de l’ère chr.]
rist, de son Église : les paroles dés patriarches, des prophètes, des bôtres, des martyrs, dés saints Pères et docteurs ;s les définitions ®s Pontifes et des conciles, dictées par l'Esprit de Dieu, qui est ujours avec l’Église de Dieu.
1 Le porte-enseigne, le porte-croix de cette nouvelle série, de cette
Buvelle procession de docteurs continuant la succession des Pères, ès apôtres, des prophètes, des patriarches, est un enfant pauvre entre les Lombards, cette nation farouche que le pape saint Gré- Dire le Grand et ses successeurs ont eu tant de peine à apprivoiser. rte, surnommé Lombard, du nom de sa patrie, naquit en Lomrdie, près de Novare. Sa famille était pauvre et obscure. Ses heuuses dispositions lui méritèrent un protecteur, et on l'envoya faire s premières études à Bologne. De là, po : les perfectionner, il se dit en France, avec une lettre de recommandation de l’évêque de Acques à saint Bernard. Celui-ci l’envoya dans l'école de Reims, pour lors enseignait vraisemblablement Lotulfe, qui, étant Noais lui-même, dut prendre un soin particulier de son compabte. La :enommée des professeurs de Paris l’attira depuis en cette le. Son dessein n'était pas d'y faire une longue résidence. Ainsi le Bndait saint Bernard à Gilduin, abbé de Saïnt-Victor, par une lettre M il le priait de pourvoir pendant quelques mois à son entretien. is le plaisir qu’il goûtait avec des condisciples animés de la même @ieur pour l’etude ne lui permit plus de quitter ce séjour. On croit le grade de teur. Il fut pourvu d'une chaire de théologie, qu’il remplit plu- Murs années avec beaucoup de succès. Une distinction plus glouse encore était réservée à son mérite.
| Ta 1157, Thibaut, évêque de Paris, étant mort, ce siége fut
8 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXIX. — De 115 Me de l' offert unanimement à Philippe, frère du roi Louis le Jeune. L E Dans la prince Philippe était archidiacre de l’église de Paris. Vertueux à Serre Lor modeste, il trouva la charge de premier pasteur au-dessus de s Æ l'Ancier
forces, et fit tomber les suffrages sur Pierre Lombard, qui avait éé nes. Les
son maître. Devenu évêque de Paris en 1157, Pierre Lombard, d'& ant le so: près son épitaphe en l’église de Saint-Marcel, mourut le 20 juillet 4164 ia premi. Mais il paraît qu’il avait abdiqué l'épiscopat dès l'an 1460; car, dx Æ y a de cette année-là, on trouve un acte de son successeur, Maurice à Somme :
Sulli. Quoi qu’il en soit de la durée de son épiscopat, Pierre Lom # bard s'y montra un digne évêque. Un ancien auteur raconte de li le trait suivant.
it, comt Malement
Mer ce qu
Pierre Lombard étant évêque de Paris, quelques nobles du lis Æ& es. l de sa naissance se rendirent en cette ville pour le saluer, amenan 2% quatre | avec eux sa mère; et, comme elle était pauvre, ils la revêtirei ÆSLa prem d'habits tels qu’ils crurent convenir à la mère d’un si grand prélat Æitions. L La bonne femme, en les laissant faire, leur dit : Je connais. ma dent he: fils, cette parure .ne lui plaira pas. Étant donc arrivés à Paris, il jouit, ct présentent à l’évêque sa mère. Celui-ci, l'ayant envisagée : Ce n'« ÆSPère, le | point là ma mère, dit-il; car je suis le fils d’une pauvre femme ; int déjà d il détourna les yeux de dessus elle. Hélas ! dit-elle à ceux qui l'a désir d’e:
compagnaient, je vous l’avais bien dit, que je connaissais mon filsé: sa façon de penser! Qu’on me rende mes habits ordinaires, et il n# reconnaîtra. Ayant repris ses habits de paysanne, elle revint trouve! son fils, qui dit alors en la voyant : Ah ! pour le coup, voilà ma mèr: voilà cette pauvre mère qui m'a enfanté, qui m'a allaité, entreten À Et, s'étant levé de son siége, il l’embrassa tendrement et la fit asseol à côté de luijt, 4
Mais ce qui surtout a rendu célèbre Pierre Lombard, c'est 1% Corps de théologie. Il est divisé en quatre livres, chaque livre «A plusieurs distinctions, chaque distinction en plusieurs question Dans le premier livre, il traite de Dieu ; dans le deuxième, de la Cré 4 tion; dans le troisième, de l’Incarnation; dans le quatrième, di 4 Sacrements. L'auteur résout chaque question par l'autorité de l'E 4 criture et des Pères, notamment saint Augustin; il ne cite poiM Aristote, ne s’abandonne point au raisonnement humain ; il s’:p plique à rapporter les sentiments des Pères, renfermant dans u@Bune seule petit volume leurs témoignages, pour. épargner au lecteur la pe; ni plus de feuilleter un grand nombre de volumes. C’est ainsi qu'il see chose qr explique lui-même dans sa préface; il y dit que son but a été i ÆSsouvienne combattre ceux qui s’attachent à soutenir leurs pensées propres, 4 Mme ; c’est préjudice de la vérité. Pur la gér
1 Gallia Christiana, t. 7, p. 68. ur qu
me en ette Tri sence, le :
des. Les ( hntielle, p e le Fils, bstantielle es grand hité nous
ouvrages kcellence nité saint age, et 1 ns l’âme 1 tinguées,
.LXIX. — De 115 181 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 9
is le Jeune. L pans la distinction ou section première, divisée en neuf questions, is. Vertueux 4 Serre Lombard observe avec saint Augustin que toute la doctrine u-dessus de ss: l'Ancien et du Nouveau Testament a pour objet les choses et les rd, qui avait ét nes. Les choses se divisent en celles dont on doit jouir, comme > Lombard, d'& MMant le souverain bonheur, et celles dont il faut user pour parvenir e 20 juillet 1164 Ma première : cette première est Dieu, les autres sont les créatures. à 1460 ; car, dùà Æ y a des choses qui jouissent et qui usent, ce sont l’ange el eur, Maurice d Somme : parmi celles dont on peut user, il y en a par lesquelles on at, Pierre Lon. huit, comme les vertus et les puissances de l'âme. Les signes sont r raconte de li "Æalement de deux sortes : les uns se bornent à signifier, sans con- Mer ce qu'ils signifient, tels sont les sacrements de l’ancienne loi ; aires le donnent, <e sont les sacrements de la loi nouvelle. Voilà saluer, amenai 4 quatre parties principales de la théologie de Pierre Lombard. ils la revêtirei ÆSLa première partie ou le premier livre est divisé en quarante-huit si grand prékit Æiptions. Les choses dont nous devons jouir sont celles qui nous le connais . ma: @ihdent heureux. Jouir, c’est s'attacher par amour à la chose dont ivés à Paris, 4% jouit, et l'aimer pour elle-même. Il n’y en a pas d'autre que Dieu isagée : Ce n’« Père, le Fils et le Saint-Esprit; d’où vient que les anges qui jouisauvre femme ; Ant déjà de Dieu sont bienheureux : en cette vie, nous n’avons que à ceux qui l'a désir d’en jouir ; ou, si nous en jouissons, ce n’est qu’en le voyant issais mon fils# mine en un miroir ou en des énigmes. linaires, et il n MCette Trinité est un et seul vrai Dieu, d’une et même substance ou le revint trouw Rene, le souverain bien, qui n’est vu que par les âmes très-puri- , Voilà ma mères. Les Grecs donnent à cette unité d'essence le nom de consublaité, entretenMBntielle, parce que, encore que, personnellement, le Père soit autre nt et la fit asseo @e le Fils, le Fils autre que le Saint-Esprit, ces trois personnes sont Mstantiellement la même chose et la même nature. bard, c'est «Les grandeurs invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa dichaque livre hité nous deviennent comme sensibles, en se faisant connaître par ieurs question ouvrages depuis la création du monde. On voit dans ses œuvres ième, de la Cré Æékcellence de l’ouvrier ; nous y voyons même des images de la quatrième, de ÆBnité sainte. Quoique j’âme ne soit pas Dieu, elle en est toutefois l'autorité de l'E nage, et l'on peut trouver en elle une image de la Trinité. Il ya il ne cite poir ns l'âme la mémoire, l'intelligence, l'amour : ces trois choses sont umain ; il s’ap L Btinguées, et néanmoins ne sont qu’une même chose avec l’âme, rmant dans 1Rune seule âme ; mais il ne faut pas trop presser cette comparailecteur la pen Æh, ni plusieurs autres qu'on tire des créatures. Ce n’est qu’en quel- L ainsi qu'il st Me chose que l’âme est semblable à la sainte Trinité ; quoique l’âme on but a été ÜSsouvienne, qu'elle connaisse, qu’elle aime, la mémoire n’est pas sées propres, à Mme ; c'est une de ses facultés, comme l'intelligence et l'amour. Pur la génération éternelle du Verbe, Pierre Lombard examine sieurs questions que des critiques modernes ont qualifiées de fri-
s nobles du lia À
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voles, et soulevées mal à propos par les scolastiques. En parlant È ges Serve ainsi, ces critiques font voir qu'ils n’ont lu attentivement ni les Père Byés pour del Église ni Pierre Lombard. Ces questions avaient été soulevé 0iété créé | bien des siècles auparavant par les différentes sectes ariennes ; le her que l Pères de l'Église y avaient répondu depuis bien des siècles : une #88s; c'est 1 preuve bien buis, c’est que Pierre Lombard ne fait que citer la ile. Dieu réponses et les solutions des Pères. Il semblerait que, toutes les foi ‘ns ces de qu’il est question des scolastiques du moyen âge, les critiques aïen) Mille est, er le privilége de parler à tort et à travers. in ou sect Pierre Lombard dit de la troisième pérsonne de la Trinité : Le AMDans les Saint-Esprit est l'amour mutuel du Père et du Fils ; c’est pourquoi ide les an il procède, non pas du Père seul ni du Fils seul, mais des deux. || Æirête à 1 prouve par l'autorité de l'Écriture, des conciles et des Pères, même @inmentair des Grecs, que le Saint-Esprit procède de l’un et de l'autre, san res ancie aucune priorité de temps. Il convient toutefois qu’on peut dire « Mes parole un sens que le Saint-Esprit procède proprement du Père parce qu Mmblance, il le Fils, dont il procède aussi, reçoit du Père ét sa propre nature 4 br substar d’être le principe de l’'Esprit-Saint, au lieu que le Père a l’un « @Fà l’image l’autre de lui-même. 11 observe que les Grecs, en convenant ave Mis seulem nous que le Saiht-Esprit est du Fils, quoiqu'ils ne veuillent pas dir Be, qui est qu'il en procède, s'accordent avec nous pour le sens, encore qu'il 4 âme n diffèrent pour les mots 1. elle Après avoir, dans son premier livre, résumé la doctrine de l'ÉA criture et des Pères sur Dieu, et quant à la trinité des personnes, d'imoment n quant à l’unité de nature, Pierre Lombard examine dans le seconi femme, n ce que Dieu a fait par la création. Mn côté, po Quelques-uns ont supposé que le monde avait plusieurs principes vante, m: Platon lui en supposait trois : Dieu, l'idée et la matière. L'Écritur le l'âme, c nous apprend qu’il n’y a qu’un principe de toutes choses, qui ed Mix qui ens Dieu ; qu’il a créé tout de rien, les choses célestes comme les ter MiBncement. restres. Souverainement bon, il a voulu faire part de sa félicité éte. ADans le tre nelle à deux de ses créatures, à l'ange et à l’homme ; c’est pour ceh Mpnation, d qu’il les a créés raisonnables, afin qu'ils connussent le souveraï 1 dix com: bien, qu’ils l’aimassent et qu’ils le possédassent en l’aimant. L’ang 4 l'était plu est d’une substance incorporelle ; l’homme, composé d'un corps « Me Saint-E: d’une âme raisonnable. Ils sont l’un et l’autre créés pour louer d AR encore, servir Dieu, non que Dieu ait besoin de leur service, mais afin qu'a ## SOn inno le servant ils jouissent de lui, parce que le servir, c'est régner AU par na Comme l’homme a été fait pour Dieu, le monde a été fait pou ## emble pa l’homme. Il est même dit en quelques endroits de l’Écriture, que l8 M ni au pou! : est encore, Moutlan
1 Distinct. 11.