LEE
286 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv.LXIX. — De 1153
ces assurances donc, et sur la connaissance que le Pape avait d'ail. leurs des vertus du saint prélat, après avoir pris le conseil des card. nau”, il le canonisa solennellement dans l'église, le jour des Cendres, 24me de février 4173, en présence d’une grande multitude de clerg et de laïques. Il ordonna qu'il serait mis au nombre des Martyrs, el que sa fête serait célébrée tous les ans le jour de sa mort, 29% 4, décembre, comme elle l’est encore par toute l'Église catholique, C'est ce que l'on voit par deux bulles datées de Ségni, le 12m de mars, et adressées, l'une aux moines de l'église métropolitaine de Cantorbér, l'autre au clergé et au peuple de toute l'Angleterre t,
Tandis que le Tout-Puissant glorifiait son serviteur et son mar. tyr par de nombreux et éclatants miracles, il punissait ses meur. tiers d’une manière également surprenante. Il$ périrent tous lu quatre dans les trois ans qui suivirent le martyre du saint pontife, ct qui finissent cette année 1173. Dès qu'ils eurent commis le crime, n'osant plus retourner à la cour, ils se retirèrent à une terre de Hugues de Morville, l’un d’entre eux , dans là ‘vartie occidentale d'Angleterre. Ils y demeurèrent jusqu’à ce que l'horreur que les gens du pays avaient pour eux leur devint intolérable. Personne ne vou. lait manger avec eux, ni leur parler. Les resies de leursrepas étaient jetés aux chiens, qui même, à ce qu'on disait, n’y touchaient pas. Après bien du temps, ces quatre homicides, pressés du remords de leur conscience, allèrent trouver le pape Alexandre, qui leur impos pour pénitence le pèlerinage de Jérusalem. Guillaume de Traci, l'un d'entre eux, demeura en Italie, prétendant faire. sa pénitence deg la mer. Il tomba malade, à Cosence en Calabre, d'une maladie homi. blé, où les chairs, principalement des bras et des mains, tombaient par pièces et laissaient les os à découvert. Il témoignait un grand
regret de:son crime et invoquait incessamment le notiveau martyr, D
comme le rapporta depuis l’évêque de Cosence, qui avait été son
confesseur en cette maladie. Les trois autres allèrent jusqu’à Jérus-
lem, où, peu de tempsaprès, ils moururent pénitents, et furent en. terrés devant la porte du temple, avec cette épitaphe : Ci-gisent le malheureux qui ont martyrisé le bienheureux Thomas, archevèque de Cantorbéri 2.
Cependant le siége du saint archevêque était toujours vacant, quo que Odon, prieur du chapitre, eût fait dès l’année précédente tout son possible pour procurer une-élection canonique. Le roi craignal qu'on ne donnât pour successeur à saint Thomas quelque homme ferme et imitateur de sa conduite, et il voulait faire élire l'évêque de
1 L. 5, epist. 92 et 93, Baron. ‘an. 11173, — ? Roger, Annal., p. 522, Gels post mart., c. 9,
Bayeux sentime Enfin
Gervas., «
288 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX: — De 1153
Le roi Henri Il avait donné longtemps à sa famille l'exemple de l'insubordination envers l'Église, sa mère, et de ia persécution envers l'archevêque de Cantorbéri, son père spirituel. Dieu permit que ç» mauvais exemple portât des fruits qui en fussent la punition, Henri avait montré à ses enfants, dans leur plus jeune âge, une tendresse portée à l'excès ; mais comme ils grandissaient, le père indulgent s'était changé graduellement en souverain éespotique et SOUpÇonneux, La reine Éléonore lui avait donné quatre fils, à chacun des quels ses vastes domaines offraient un ample héritage. Henri, l'atné, D était déjà couronné roi d’Angleterre ; le duché d'Aquitaine était ag. suré à Richard, surnommé Cœur-de-lion ; le duché . de Bretagne, à Geoffroi ; et Jean, le plus jeune, quoique les courtisans lui don: nassent le surrom de Sans-ferre, était destiné par son père à être roi d'Irlande. Nous avons vu qu'après avoir fait couronner son fik aîné l’an 1170, le roi Henri le servit à table, déclarant qu'il n'étni | plus roi 1. Cette déclaration ne fut point oubliée par le fils. Une autre circonstance était venue s'y joindre. ‘En faisant couronner son fil à aîné, Henri n'avait pas fait couronner sa jeune femme Marguerite, fille du roi de France. Celui-ci s’en plaignit comme d’une impardon. | nable insulte: Pour l’apaiser, on recommença la cérémonie à Winchester, le 27.août 1472. Bientôt après, le jeune roi et la jeune reine ME allèrent voir leur. père, Louis le Jeune, à Paris. A leur retour, ik demandèrent l’immédiaie possession de l'Angleterre ou de la No. ; mandie.. Le vieux roi, qui ne se souvenait plus de sa déclaration, écouta la demande avec colère et la repouñsa avec mépris. Mai de,ais longtemps il avait profondément blessé la reine Éléonon. Cette princesse, qu’il avait épousée pour ses vastes domaines plus R que pour sa personne, lui avait été passionnément attachée autre. À fois ; mais, depuis quelques années, il l'avait délaissée pour une foule de maîtresses qui se succédaient. Pour se venger de cet affront, Éléonore fomenta le mécontentement de ses fils. A: son instigation, le jeune roi Henri, au mément où la cour revenait de Limoges, sé} Chappa, du palais de son beau-père, à Chartres. Avant que trois jour à se fussent écoulés, Richard e: Geoffroi suivirent les traces de leur frère ; et, peu do temps. après, il fut certain que la reine Éléonon elle-même, preier moteur de tout ce désordre; avait disparu. le vieux roi vit donc inopinément s’insurger contre lui toute <2 famille’. |
Il envoya l'archevêque de Rouen et l’évêque de Lisieux à Pari, pour demander le retour de ses fils et proposer au roi de France de
1 Vita S. Thom., c. 31, — 2 Guill. Neubr.
. n. 27, Radulph., Dicet., p. 5.8 ti. Roger, Hoved., p. 305.
aiigt d se faire tion d'u s'en ex] caractèt vent la
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[Liv. LXIX; — Dei
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fils, à chacun des.
1i8i de l'ère chr] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 289 « faire arbitre entre eux et lui. Louis le Jeune repoussa la proposi-
sen expriment dezs une lettre au roi d'Angleterre : Il parle de votre aractère avec franchise et sévérité. Il dit qu'il a déjà été trop souent la dupe de vos artifices et de votre bypocrisie ; que vous avez D souvent, et sous le prétexte le plus léger, violé vos plus sacrés enga- Rrements; et que, d’après l’expérience qu'il a de votre duplicité, il
est déterminé à ne plus ajouter foi désormais à vos promesses 1
ritage. Henri, l'atné M 11 y eut donc une guerre civile entre le roi Henri père et le roi d'Aquitaine était \ Henri fils. Ce dernier était soutenu par sa mère la reine Éléonore :
luché - de Bretagne, courtisans lui don par son père à être t couronner son fi larant. qu'il n'était | par le fils. Une autre couronner son fs femme Marguerite ne J’une impardon. | cérémonie à Winroi et la jeune reie . À leur retour, ik terre ou de la Nors de sa déclaration, avec mépris. Mas la reine Éléonor.
stes domaines plus ent attachée autre.
issée pour une foule ger de cet aflront À'son instigation, Cependant saint Pierre archevêque, de Tarentaise, que nous avons it de Limoges, éd vu se cacher au fond de l'Allemagne, et puis ramené malgré lui dans vant que trois jou «à ville épiscopale, continuait à pratiquer les plus hautes vertus et à les traces de lu opérer d’éclatants miracles. Plus il cherchait à fuir le monde, plus la reine Éléonon M le monde l’aimait et le vénérait. Cette affection universelle le remavait di<paru. LES plissait de crainte ; il se rappelait cette parole du Sauveur : Si vous ui toute ss famille à étiez du monde, le monde vous aimerait comme étant à lui. Il délile Lisieux à Pari, à u roi de France de
par ses deux frères, Richard et, Geoffroi ; par son beau-père, le roi Louis de France ; par Guillaume, roi d'Écosse ; Thibaut, comte de Champagne ; Philippe, comte de Flandre, et son frère Matthieu, comte de Boulogne. Cette guerre, commencée au mois de juin 1173, dura jusqu'à l'automne de l’année suivante. Le roi Henri IL, ainsi ifaqué par ses enfants, écrivit au Pape Alexandre une lettre mémo- D bb, où il dif : Puisque Dieu vous a élevé à l'éminence de l'office | pastoral pour donner la science du salut à son peuple, absent de Lorps, mais présent d'esprit, je me prosterne à vos genoux pour vous demander un salutaire conseil. Le royaume d'Angleterre est de votre jwidiction,; et, quant à l'obligation du droit féodal, je ne me reconmis sujet qu’à vous. Que l'Angleterre apprenne ce que peut le Ponliferomain'; et, puisqu'il n’use pas d'armes matérielles, qu’il défende D par le glaive spirituel le patrimoine de. Saint-Pierre 4,
Une chose surtout est ici à remarquer. Quand Henri IL dit dans sa lettre que le royaume d’Angleterre est de la juridiction du Pape, que ke roi d'Angleterre ne reconnaît de seigneur féodal que ie P4 1e, il 'en parle pas du tout comme de quelque chose de nouveau, mais
comme d’une dépendance ancienne, connue et avouée de part et E d'autre,
LA
1 Petr, Bles.,'epist. 153, 154. — 2 Vestræ jurisdictionis est regnum Angliæ ; et quantèm ad feudatarii juris obligationem, vobis duntaxat obnoxius teneor tt obstringor. Experiatur Anglia quid possit Romänus Pontifex : et quia matetialibus srmis non ütitur, patrimonium beati Petri spirituali gladio tueatur, Apud Baron, an, 1173, n. 10, et inter epist. Petr. Bles., 126,
xv1 19
lulph., Dicet., p. 55,8
ton d'une manière bien mortifiante. Voici comme les deux prélats
ee Re ed ne
290 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX. — De 113
bérait donc avec les hommes les plus parfaits, s’il ne vendräit pas le peu de chevaux qu’il avait; pour avoir de quoi mieux assister jé
pauvres. Henri, abbé de Haute-Combe, depuis de Clairvaux et erfn !
cardinal-évêque d’Albane, consulté à ce sujet, représentà aù saint archevêque qu’il pourrait bien faire ses visites à pied dans l'étendue desa province, mais qu'il lui serait impossible de faire ainsi le voyages plus longs, qu'il ne pourrait éviter. La délibération dura encore, lofsqué arriva un courrier du pape Alexandre, ‘avec des ordres pressants au saint archevêque d'aller ‘bien vite ‘en France travailler à réconcilier les deux rois de France et d'Angleterre, dont lä'divisiôn causait tant de maux, la mort des hommes, Ja désolatisn dès paÿ$, la ruine des églises. Pierre; dont'une des vertus était d'o. béir toujours ét en tout à l’autorité apostolique, partit aussitôt pour la France, accompagné dé l'abbé de Citeaux. |
“Arrivé à Prülly, dans le’ diocèse dé Sens, il y fut retenu malade près d'un mois, rendant toutéfois la santé à beaucoup d’autres ma. lades, Cornmé les peuples accoüraiént dé toutes parts, le saint avertit les religieux du monastère de ne pas s'inquiéter pour la distribution des vivres, atténdu que le Seigneur bénirait leurs greniers. Et de fait les religieux témoignèrent depuis, que, quoique lon cuistt moins de pain qu'à l'ordinaire, il suffisait néanmoins à toute la multitude. [n chevalier, ‘voyätit tout le monde courir'au saint pontifé, ‘y alla lui. même avec son fils devenu aveuglé. Mais ‘avant d'arriver à Prully, son fils voyait déjà. Is'avaient rencontré un homme qui remportait un pain que le Saint homme avait bénf. Le chévalier, plein de foi, en prit un peu de mie, et en fit un collyre qu'il plaça'sur les yeux de son fils, qui aussitôt récouvra la vue. Ils allérent néanmoins tous deux à Prully, non pour demander au Saint la guérison, mais pour l'en re. mercier. ch
A Corbeil, saint Pierre de Tarentaise fut logé dans le palais duroi,
d'après les ordres du prince. Le coinmandant du palais avait une
fillé de cinq ans, boiteuse de naissance, Le saïnt la guérit parka prière et l’imposition des mains. À Chaumont en Vexin il trouva le roi Louïs et le jeune roi d’Angleterré, Henri , Son gendre. Ce dernier
accourtt au-dévant du saint prélat; et; dès qu’il l’aperçut, il descer- à dit de cheval, courut luiembrasser les piëds, et, malgré sa résistance, À
lui ôta sa chape ou son manteau, dont plusieurs avaient déjà coupé des pièces. Et comme les moines qui accompagnaient l'archevêque demandaient au jeune prince ce qu'il voulait faire de ce vieil habi dans son trésor : Vous parleriez autrement, répliqua-t-il, si vous
saviez combien de malades ont été guéris par sa ceinture, que j'a
reçue ces années passées.
aveugk aveg bc je voie
ses doi, tête, et
demanc MenNÇA à et s'écri qu'il y a si c'eût YeUX. au cle,et, e en qui il
lui donn; A Le jou D les deux Clteaux,
Pape, par |
lActa SS.,
(Liv. LXIX, — De 115 I ne vendräit pas le mieux assister fé e Clairvaux et erfn À représentà au saint pied dans l'étendue de faire ainsi le délibération durait exandre, ‘avec des À en vite en Franc d’Angleterre, dont imes, la désolatin es vertus était d'o.
vartit aussitôt pour
sd Mite ie pauvre femme qui faisait effort pour:arriver Jusqu'à ‘lui, mais que. les officiers du roi
repoussaient. Il la fit approcher, avec:sonfils:de: douze - ans, mais aveugle depuis. sept: Prenant les clieveux-de l'enfant et: lé:caressant avec bonté, il lui demanda. ce qu'il voulait, Seigneur, lui dit-il, que je voie ! Le:saint Jui mit dansila main un denier;.et, äyant mouillé ses doigts de sa salive , lui fit le signe de la croix sut les yeux etsur la tête, et pria uñ peu: Les deux rois'et.les autres le regardaient, et se Hi demandaient .s’il. le faisait sérieusement;. Cependant l’enfant com- ni. mença à voir, à regarder le denier qu'il tenait, ainsi que les hommes | ets'écria.; Je, vois, ma mère, je vois ! je vois les hommes: et tout.ce quily a. parici. La pauvreimère se toürna vers l'archevêque, comme si c'eût été un autel, se mit.à genoux, étendit les mains et leva les eux au ciel, priant. ardemment, Le roi de-Franceexariina lé mirade,et, en ayant reconnu la vérité, se: mit à genoux devant l'enfant en qui il adorait la puissance de Dieu, lui baisa la tête et Jes yeux et li donna son offrande dans; la main. à sad us trio Le jour des Cendres, qui cette année 1174, fut Je Gme de février Ah) D les deux rois se rendirent au monastère de Mortemer, de l'ordre de | LL Citeaux, dans la forêt. de Lyons en Normandie. Le saint archevêque 1 | y oficia et donna les cendres äux deux rois, I] Y guérit un chevalier quidepuis longtemps avait perdu un œil paï une bleésure: Ï] fit éncore d'autres miracles à Gisors, dans l'abbaye de Lierreet à Hâute-Bru yère D Mis ce fut tout.le fruit de: son Voyage, :et il ne réussit Pas dans h négociation. dé: la paix Pour laquelle lé Pape avait ‘envoyé. À son retour, il tomba Malade, et fut obligé de s'arrêter au Monastère de Belleval, dans le diocèse de Besançon. Il ÿ Mmourut le jour de l'Exallion de la sainte croix > 14me de septembre de la même année 4174 et fut enterré le troisième jour. par Évrard » archévêque de Besançon. 4tompagné deplusieurs abbés. I] avait vécu Soixante-treize ans et tmpli pendant trentestrois ans le siége de Taréntaise: L'Église Né Sa vie fut écrite, d'après l’ | Pape, par l'abbé. Geoffroi de Baute-Combe, témoin nan be | | | Pendant ce ‘temps, Richard, élu arche e Bath, arrivèrent
fut retenu malade Coup d’autres mairts, le saint avertit our la distribution reniers. Et de fait, on cuisît moins de e la multitude. Un vontifé, y alla luiarriver à Prully, È me qui remportait er, plein‘de foi, en ur les yeux de son noins tous deux à mais pour l'en re-
ns le palais duroi, à palais avait une BR la guérit parh Vexin, il trouva le endre. Ce dernier à perçut, il descengré Sa résistance, | vaient déjà coupé ent l'archevêque > de ce vieil habit qua-t-il, si vous ceinture, que j'ai
et ceux du jeune roi d’An- +:
lAcla SS., 8 Mai,
e RER PRO De
gleterre, à la tête desquels était un docteur d'Orléans nommé Bertier, Le Pape se plaignit fortement de l'absence des autres évêques élus, particulièrement de Geoffroi Ridel, évêque d’Éli. Enfin, après plu. sieurs contestations, il confirma l'élection. de l'archevêque Richard, le-dimanche de Quasimodv, dernier jour de mars 4174 et, le diman. che suivant, il le sacra de ses mains; puis un autre jour il lui donne le pallium; et, quelque temps après, la primatie et la légation en An. gleterre, afin de pouvoir réprimer par les censures les rebelles contre le roi Henri père 1.
Mais la guerre ne laissait pas de continuer; et les Écossais et les Gallois, peuples féroces et anciens ennemis des Anglais , Ja faisaient avec la dernière cruauté, jusqu’à massacrer les prêtres sur les autels, ouvrir lés femmes enceintes et en tirer les enfants à la pointe de leurs lances. Le vieux roi se voyait abandonné de presque tous ses sujets, et n'avait plus guère à sa suite que des étrangers, qui ne le servaient que pour de l'argent. Ainsi pressé de tous côtés, et désespérant pres. que de conserver ses États de deçà la mer, il voulait sauver au moins l'Angleterre, et y passa au commencement de juillet. Ses affaires n'y étaient guère mieux que sur le continent. Il n’avait pour lui qu'une poignée de monde, tandis que le roi d'Écosse s’avançait avec une armée formidable, |
Dans cette extrémité, il eut recours à celui qu'il avait tant aimé, et puis tant persécuté pendant sa vie. Toutes les contrées de l'Europe retentissaient du bruit des. miracles qui s'opéraient par les reliques du saint archevêque Thomas. Henri, pour expier son offens, se détermina secrètement à faire un pèlerinage à la tombe du martyr, Ayant pris terre à Southampton, et.sans se reposer de ses fatigues, il se mit en route pour Cantorbéri. Il voyagea à cheval toute la nuit, sans prendre d'autre nourriture que du pain et de l’eau ;-et, au point du jour, il aperçut dans le lointain les tours de l'église. métropol. taine. Aussitôt il descendit de cheval, se revêtit sur la chair d'un habit de pénitent, une pauvre tunique de laine, et marcha pieds nus
vers la ville, sur un pavé rocailleux et plein de boue. Quand il passa sous les. portes, les spectateurs remarquèrent que les traces de ses MR pas étaient teintes de sang. Il entra dans la cathédrale, üescendi |
dans l’église souterraine et se jeta au pied de la tombe, tandis que l'évêque de Londres montait en chaire et s’adressait anx fidèles qui étaient présents. Le prélat les conjura de croire aux assertions d'un prince qui en appelait aussi solennellement au ciel pour prouver son innocence : Henri n'avait ni ordonné ni concerté la mort du prima;
i Roger, Huved., p. 538. Gervas, an, 1174,
[Liv. LXIX. — De 1153
son se assass il vene Haut.
où les réunis, confess expres:
cinq co tourna meura et la nu Après li corps Sa dans le demand mas ; pu rendit à Mais 1 corps, lu apparten bruit qu | d'arriver Clanville.
Glanville bien, rép votre enn un transp Glanville :
avait fait tres seign(
D du camp.
que ce glo après avoi les relique:
D'un au Angleterre demeura e ù de France.
beau de sai
! Neubr., ]
Av. LXIX. — De 1153
ns nommé Bertier, tres évêques élus, Enfin, après pluchevêque Richard, 174, et, le diman.
e jour il lui donne la légation en An.
les rebelles contre
les Écossais et le nglais , la faisaient tres sur les autel, \ la pointe de leurs ue tous ses sujets, qui ne le servaient : désespérant pres.
t sauver au moins et. Ses affaires n'y it pour lui qu'une avançait avec une
l'avait tant aimé, contrées de l'Euéraient par les rexpier son offense, tombe du martyr.
er de ses fatigues, eval toute la nuit l'eau ; -et, au point église. métropol.
ur la chair d'un marcha pieds nus À e. Quand il pass les traces de ses À édrale, üescendit ombe, tandis que it aux fidèles qui x assertions d'un
pour prouver son
mort du primat;
à 1181 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
son seul délit était une expression passionnée, qui avait suggéré aux assassins l’idée du meurtre ; et, pour ce délit, commis sans intention, il venait maintenant faire pénitence et implorer le pardon du Très- Haut. À la fin de ce discours, le roi se leva et se rendit au chapitre, où les moines du couvent et quelques évêques et abbés s'étaient réunis, au nombre de quatre-vingts. Le pénitent royal, à genoux, confessa devant eux son offense ; et chacun d’eux » Sur sa demande expresse, tenant une corde à nœuds à la main, enappliqua trois ou cinq coups: de discipline sur les épaules dû monarque. Ensuite il retourna dars l'église souterraine, devant le tombeau du saint, y demeura prosterné, sans tapis ni quoi que ce soit, pendant tout le jour et la nuit suivante, en prière, et sans prendre aucune nourriture.
Après les matines, il visita tous les autels de l’église haute et les
corps saints qui y étaient ; puis il revint au tombeau de saint Thomas
dans le souterrain. Le samedi 19m de juillet, au point du jour, il
demanda et entendit une messe: en l'honneur du même saint Thomas; puis, le cœur léger et plein de joie, il remonia à cheval et se rendit à Londres, où il arriva le dimanche 43me de juillet.
Mais le défaut de nourriture, joint à ses fatigues d'esprit et de corps, lui causèrent une fièvre qui le retint quelques jours dans son appartement. La cinquième nuit de sa maladie, il fut réveillé par le bruit que l’on faisait à la porte de sa chambre. Un courrier venait
| d'arriver avec des dépêches importantes dé la part de Ranulfe de
Glanville, commandant des troupes anglaises contre lés Écossais. Glanville se porte-t-il bien ? demanda le roi. Mon maître se porte bien, répondit le courrier, et il tient actuellement sous sa garde votre ennemi, le roi d'Écosse ! Répète ces mots, s’écria Henri dans un transport de joie. Le courrier les répéta et donna ses lettres, où Glanville mandait-que, le samedi 19me du mois, dans la matinée, il avait fait-prisonnier le roi d'Écosse, avec soixante de ses plus illustres seigneurs, avec lesquels il s’amusait à jouter à quelque distance
du camp. Henri rémarqua et fit remarquer avec une joie extrême
que ce glorieux événement avait eu lieu le matin même du jour où,
Deprès avoir entendu la messe, il avait quitté, repentant et réconcilié,
ls reliques de saint Thomas 1,
D'un autre côté, le jeune roi Henri, qui était prêt à passer en Avgleterre avec le comte de Flandre, apprenant que son père y était, demeura en Normandie, et s attacha au siége de Rouen avec le roi
ÿ de France. Ainsi,-trois seman es «près le pèlerinage du roi au tom-
beau de saint Thomas, la guerre cessa dans toute l'Angleterre, et les
! Neubr., 1.2, c. 36. Gervas., p. 1421. Hoved., p. 308.
et saint Thomas, et menant avec lui le roi d'Écosse ettrois comtes, ses prisonniers. on sb nf a
1 fut reçu par le nouvel archevêque de Cantorbéri, Richard, qui |
était venu .de Rome, et qui se trouva à son débarquement près de Caen; et, le jour même, il l'obligea de diheravec lui. Ce prélat, étant à Caen, exoommunia, par l'autorité du. Pape, tous les ennemi: dy roi, sans-en excepter personne, pas même le roi, son fils; qu'il en avait averti auparavant, L'archevêque: passa ensuite en Angleterre, et arriva le 5me d'octobre à Cantorbéri, où le lendemain:il'sacra les quatre:évêques de Winchester; d'Éli > d'Hereford-et de Chichester. ] sé contenta de:preñdre le serment de Renaud, évêque de Bath, qu avait été sacré à Saïnt-Jean-de-Maurienne, ‘en revenant-d'Italie. bh même temps; le roi d'Angleterre fit léver le siége de Rouen, et reçut eu ses bonnes grâces ses:enfants rebelles, dans une conférence tenue le lendemain de la: Saint-Michel, dernier jour de septembre, Ainsi la paix fut rétablie dans tous:ses États. Quant au roi d'Écosse, i n'obtint sa liberté qu’en se déclarant vassal du roi ‘d'Angleterre, Henr H se vit: ainsi bien récompensé de sa pénitence et! de son pèlerinage à Saint-Thomas de Cantorbéri. Le roi Louis le Jeune ft le mêmerpèlerinage en 1179. Voici à: quelle occasion! Ce prince, mariéren troisièmes noces à la: princesse Adèle 'ou Adélaïde, fille de Thibaut IV, comte de: Champagne; êt sœur de Guillaume, arche. vêque de Sens, n'avait point encore: de ‘fils vers l'an 1164, et en dé. sivait ardemment un. Il. demandait pour cet effet.les: prières de touts les persoñnes pieuses : et, au chapitre général de Citeaux, il vints présenter à l'assemblée, se prosterna les mains étendues, et ne voulit point se lever que tous les assistants ne se fussent mis en prières é ne l'eussent assuré, de la part de Dieui qu'il aurait bientôt un fils. | naquiten effet à Paris, la nuit du samedi au dimanche, 22me d'août 41165: 11 fut baptisé le jour même par Maurice de: Sulli, évêque de
Paris: Ses parrains furent Hugues, abbé de Saint-Germain-des-Prés:
Herwé; abbé de Saint-Victor, et Eudes, abbé de Sainte-Genevièe: ses marraines, Constance, sœur du roi, comtesse de Toulouse, à deux veuves'de Paris. 11 fut:nomé Philippe et surnommé Diudonné ; il est.plus connu dans l’histoire sous le nom de Philippe Auguste ?, Dares]
‘En 4479, le roi Louis, se sentant infirme et déjà avancé en âge,
1 Petr. Bles., pist. C9, 47. Gervas., Rymer., 1, 1, c. 87. Hoved, — Dicet. = 3 Contin. Aimoin., ce. ultim. Alber.; an. 1165.
[Liv LXIX. — De 1153
rebelles se-sourmirent. Henri IL repassa en Normandie, vers la Saint. Laurent, 40:août, pour venir au secours de Rouen; -bénissant Dien
a 1181 ar il et les : Lui-m sa prié Puis, :
commi lippe, vèrent jeune } et, s'ét donna féré.
Cepe d'aller.
tenir la lk perm tenues, de Phil duc de .
credi 22 qui le re el son a lendema jusqu’à | coupe d’ pétuité, | pour tou roi Louis manche :
Il trou
les seigne pour son niet disc sucCesseu même qu andre ven du Saint prince, qu Tours, de loyaume, mandie, p touronne
l'épée, et d’autres seigneurs marchaient devant et après, d’autres fonctions 1.
Le précédent'archevéque de Reims, Henri de France, fut toujours
pieux et exemplaire; mais il paraît qu'il n’eut pas toujours la pru. ‘dence et la modération qu'il lui aurait fallu dans son gouvernement, Il eut dé grandes difficultés avec les bourgeois de Reims, au sujet de
leur commune. Ces difficultés dégénérèrent une fois en guerre ou- Ë
‘verte. La paix se rétablit néanmoins assez tôt. Son successeur, Guil. laume de Champagne, pour affermir cette paix de plus en plus, a. -corda aux habitants de Reims une charte, dont voici le préambule : « De même que les seigneurs terriens, en respectant les droits et l liberté de leurs sujets, peuvent acquérir l'amour de Dieu et du pro. chain, de même aussi, en violant ou altérant les priviléges obtenus - depuis longues années, ils peuvent encourir l’indignation du Tré- Haut, perdre la faveur du peuple, ét charger leurs âmes d’un fr. deau éternel. Nous donc, déterminé par ces motifs, et considérant js soumission et le dévouement que vous, nos chers fils et nos fidélu bourgeois, vous nous avez témoignés jusqu’à ce jour, nous avons jugé à propos de restituer et de confirmer pour toujours, par la ga. rantie de notre autorité, à vous et à vos descendants, les coutumes octroyées il y a longtemps, mais mal gardées à cause des fréquents changements de seigneurs. Nous voulons que les échevins soient restitués à la ville ; qu’ils soient élus au nombre de douze, entre les habitants de notre ban, par votre eonsentement commun; qui nous soient ensuite présentés, et soient renouvelés chaque année, le vendredi saint ; enfin, qu'ils prêtent serment de vous juger selon là justice, et de garder fidèlement nos droits en tant qu’il leur appar. tiendra ?. » Cétte: charte, comprenant. un grand nombre d’artides relatifs à la police municipale, fut signée l’an 1182 par l'archevêque Guillaume, qui prononça l’anathème contre tout homme qui irait à l'encontre.
Toutefois, malgré ses intentions bienveillantes, il éprouva, sur k fin de sa vie, des dégoûts qui lui furent suscités par les querelles de
parti qu'aucune charte ne pouvait éteindre. C’est qu’outre la juri: B
diction de l’archévêque et celle de la commune, le chapitre de la ca thédrale avait encore la sienne. De là de fréquents conflits. L’arche. vêque Guillaume s’en plaignait vivement dans les lettres qu’il écrivait à ses amis. L'un d’entre eux, Étienne, évêque de Tournai, le cor solait par cette plaisanterie : « Il y a en ce monde trois troupe
1 Rigord, De Gestis Philipp. Roger, Hoved., p. 592. — ? Marloti, Metrop, Ren. Hist., p. 417.
HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX, — De 116
faisant
a til
criarde comm peau d de la s vrez-n L'en schismi les rois de son ces rois sur la t projets.
loyauté, éloigner nité cath Le ro de son 1 avances Wurtzbo pape Ale brables e défendre de ses r dre, et f Alpes.
Sept ar les monta son parti, personnag fêtes de N $à canonis Lse fit par l d'après un Alexandre
Rratilication
qu'on peu provoquée ltipape, c'e.
Aussi le cu particulière
! fist, de.
nt et après, (aisan
France, fut toujours pas toujours la pru.
SON gouvernement.
> Reims, au sujet de
fois en guerre ou. Ë
on successeur, Guil.
de plus en plus, ac. À oici.le préambule :
tant les droits et h de Dieu et du pro.
priviléges obtenw dignation du Très: urs âmes d’un fr.
fs; et considérant là rs fils et nos fidèles > jour, nous avons oujours, par la ga.
ants, les coutumes zause des fréquents es échevins soient de douze, entre les t commun; qui s chaque année, ke Jous juger selon k t qu’il leur appar.
nombre d'articles 2 par l'archevêque homme qui irait à
il éprouva, sur h ar les querelles de qu’outre la juri:
chapitre de la ca conflits. L’archetitres qu'il écrivait Tournai, le connde trois troupes
Marloti, Metrop, Ren,
à 1181 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
criardes et une quatrième qu'on ne fait pas taire aisément ; c’est une commune qui veut dominer, des femmes qui se querellent, un troupeau de porcs, et un chapitre divisé d'opinions. Nous nous moquons de la seconde, nous méprisons la troisième ; mais, Seigneur, délirez-nous de la première et de la dernière 11 »
L'empereur Frédéric s’était flatté de séduire et de gagner à son schisme et à son antipape les républiques italiennes de Lombardie, les rois de France, d'Angleterre et de Danemark ; puis, par le moyen de son schisme et de son-antipape, de s’assujettir ces républiques et ces rois de telle sorte qu'il füt, lui, le seul souverain ‘et la seule loi sur la terre. Malgré ses ruses et ses violences, il vit avorter tous ses projets. Les rois de Danemark et de France, avec leur confiante loyauté, n’approchèrent du piège qu'on leur tendait que pour s’en éloigner davantage et s'attacher plus étroitement au centre de l’unité catholique.
Le roi d'Angleterre, malgré toute son animosité contre le primat de son royaume et par suite contre le Pape légitime, malgré les avances schismatiques que font ses envoyés au conciliabule de Wurtzbourg, finit par se reconnaître vassal du Saint-Siége et du pipe Alexandre. Les républiques italiennes, malgré leurs innombrables et inconciliables rivalités, ne s’en unissent pas moins pour défendre leur liberté commune avec celle de l'Église, relever Milan de ses ruines, bâtir Alexandrie en l'honneur du pape Alexandre, et forcer Frédéric à s’enfuir honteusement par-dessus les Alpes.
Sept ans s’écoulent, de 1168 à 1175, avant qu'il songe à repasser ks montagnes. L'an 1165, peut-être pour donner quelque relief à son parti, qu'il voyait condamné et combattu par tous les saints
personnages, il convoqua une cour plénière à Aix-la-Chapelle, aux
fêtes de Noël, pour lever le corps de Charlemagne et faire prononcer & canonisation. D'après un diplôme de Frédéric, cette canonisation & fit par l'autorité de l’antipape Gui de Crème, soi-disant Pascal LIT j d'après une ancienne chronique, elle se fit par l'autorité du pape
Alexandre, ce qui ne peut être vrai, à moins qu’on ne l’entende d’une prtification subséquente, dont on ne voit point de traces. Tout ce qu'on peut alléguer de plus fort en faveur de cette canonisation provoquée par un empereur schismatique et prononcée par un anltipape, c’est que Îles Pontifes romains n’ont jamais réclamé contre. Aussi le culte de Charlemagne demeura-t-il douteux. Dans des églises particulières, comme celle de Cologne, on faisait sa fête comme d’un
‘ist, de Reims, par Anquetil, t. 1, p. 333.
208 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXIX, — pe (ay Mt
is
saint ; dans d’autres, comme celle de Metz, on continua de Prier sr
ur le repos de son âme 1. se y PS UEn Bavière, l'excellent archevêque de Salzbourg, Conrad, fils de be # saint Léopold, margrave d'Autriche, et frère d’'Otton de: Frisingue, publia mourut en l’année 4168, le 28me de séptembre, après avoir bem. h paix, coup souffert pour la défense de l'Église catholique, de la part des Quatn schismatiques, particulièrement de l'empereur Frédérie, son Cousin bonne germain ; car ce saint prélat avait toujours combattu le schisme x us reconnu le pape Alexandre. On élut, pour lui succéder, son nevey bourg Adalbert, fils de Ladislas, roi de Bohême, par un commun consen. adieu: à tement du clergé, des magistrats et du peuple. Adalbert n'était que mot dut diacre et encore jeune.'Il fut intronisé dans le siége de Salzbourg, l Ssbbour jour de la Toussaint ; et, l’année suivante 1169, il fut ordonné LU ee et ensuite archevêque, le 13° de mars, par Udalric, patriarche d'. islas, ro quilée. Peu de temps après, on lui apporta le pallium de la part à
Alexandre 2, its .
UE la même année 4469, l'empereur Frédéric tint à Bamberg une diète générale à la Pentecôte, le 8° de juin, On y vit les pré. dant sa de tendus cardinaux, iégats du prétendu pape Calixte I; Jean de prélats de Strume, qui venait d'être substitué au prétendu pape Pascal; Gui de En cett Crème, mort le 27 septembre 4168. Dans cette assemblée de Ban. bit Rich berg, du consentement de tous: les seigneurs présents, Frédéricit élire pour roi et éouronner comme tel, son fils Hénri Sixième du nom, âgé-seulement decinq-ans. sbi her nouvel ie de Salzbourg, ayant été appelé aupararu sr par l'empereur, vint à cette. diète avec le roi de Bohème, On plre Ubon élu et demanda audience ; mais elle lui fut refusée. C’est que l'emperei Uesgad, avait résolu de s'emparer de l’archevéché de Salzbourg. IL ÿ vinten Lvisluner effet au commencement du mois d'août. L'archevêque, à Ja persu. mage, à co sion des seigneurs’et principalement du duc’ d'Autriche, Son oncl, quelque pe voyant la ruine dont étaient menacées les églises /et les monastère, part à cëtt Céda au temps et se mit à'la discrétion dé l’empereur. Il Jui résign de Henri] l’archevéché et tous les droits régaliens; en présence des seigneur, nait ea Ainsi l'empereur disposa à son gré de tous les biens de cette église! ait été él
La même année et le 27"° de juin ; mourut Gerhoh, abbé de Rel que cès qu chersperg, dañs la même ‘province, après avoir gouverrié ce mb séculie nastère pendant près de trente-huit ans, et en avoir vécu soixant Das seize. Il était: fameux. par sa doctrine et sa vertu, et avait soutenn \exandre, avec un'grand courage la cause de’ l'Église contre les hérétiquesa Kicherspe
l Acta SS., 28 jan. Pagi, an 1165. — 2 Chron. Reichersp., an, 1168, Pag, LApud Tey An. 1167, — 3 Ibid. an. 1169.
(Live LXIX, — De jy MR 118! de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
Ms schismatiques, sous le pape Innocent Il et ses su ere sn #6 sr HIT 1, Il reste de lui quelques écrits. mi Conrad fils En 1170, Frédéric feignit de vouloir se réconcilier avec l’Église ; Otton de: Frisin © D uis co n'était. que pour séparer le pape Alexandre de la ligue des après avoir 4 républiques italiennes! Le Pape reçut avec plaisir lés oüvertures de
4 ë, de la parts Mu paix, maïs il-ne donna point dans le piége. x “or é 1w4 se ne Quatre ans ; après, en 1174, le 26m dé mai, Frédéric tint à Rabattu le hi ve isbonne la cour la plus célèbre que l'on se souvint d'avoir jaa mais vue en Bavière, Il s’agissait de fixer l'état de l’église de Salzuecéder, 80n ner bourg, dont: l'archevêque Adalbert, attaché au pape Alexandre et em or odieux à l'empereur, s'était inutilement présenté deux ans auparae de Salzbour : ant à une diète que l'empereur avait tenue dans la ‘ville même de . t:ordonnié vs Sikbourg: Il se présenta à celle-ci avec son oncle Henri, duc d'Awric, patriarche d'A triche. Ce prélat n'avait. plus de demeure fixe depuis là mot de La- | dtued de la part à dislas, roi de Bohême, son père, arrivée l’année 1173; car l'empeue sr: eur s'était emparé dé la Bohême. D'ailleurs, plusieurs prélats de Bavière s'étaient élevés contre leur métropolitain, et avaient envoyé srètement au pape Alexandre des accusations contre lui, demandant sa déposition. Mais le Pape, mieux instruit par la plupart des prélats de la province, soutenait l'archevêque Adalbert.
En cette diète de Ratisbonne, le plus gränd adversaire d'Adalbert ait Richer, évêque de Brixen. Ayant été élu sans son consentement, il fut aussi sacré malgré luï'en cette assemblée, par l’évêque de Gurck. Le lendemain, Richer engagea tous les prélats qui étaient présents à déposer Adalbert, : suivant l'intention dé l'empereur; et
ccesseurs, jusqu’à
ic tint à Bamberg 1. On y vit les pré. alixte 1IL; Jean de ape Pascal; Gui de assemblée de Ban.
'ésents, Frédéricft nri, sixième du nom,
appelé auparavant
Bohême, son pére Mu les seigneurs y consentirent, excepté le duc d'Autriche. Aussi- *det- que l bmpèr Ut on élut pour remplir le siége de Salzbourg, Henr' » prévôt de Ber-
bourg: Il ÿ vinter vêque, à la persustriche, $on oncle, et'les monastères, reur. Il lui résign ence des seigneur, ns de cette église!
rhoh, abbé de Ret ‘gouvertié ce mo ci) pa nee L'archevêque Adalbert, ainsi opprimé, porta ses plaintes au pape de les hérétiquesé Alexandre, et lui envoya Archembaud, son chapelain, chanoine de Rcichersperg, qui avait déjà été deux fois en cour de Rome pour la
thesgad. On l'intronisa ; l'empereur lui donna l'investiture, et tous ls seigneurs qui ténaient des fiefs de cêtte église lui en firent hommage, à commencer par le duc de Bavière ét le duc de Saxe. Il y eut quelque peu de prélats et d’ecclésiastiques ‘qui ne prirent point de part à cette élection, à cause .de son irrégularité ; ca la personne de Henri léur eût été agréable, si le siége eût été vacant. Il témoigrait beaucoup de piété;'il avait dé Ja prudence ét de l’éloquence, et ‘ait été élevé dès. l'enfance dans la discipline de l'Église : en sorte
que ces qualités lui’ attiraient l'estime, tant des ecclésiastiques que Les séculiers.
ersp., an. 1168, Pi Apud Teynagel
300 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv, LXIX, … Dei;
même affaire. Il rapporta trois lettres du Pape, datées d'Anagni, 1!" . 8" de septembre : la première à l’archevèque Adalbert, Ia sion voit conde à Conrad, archevêque de Mayence et son légat en Allemagne œ sexe, la troisième au prévôt et au chapitre de Salzbourg. Par ces lettres MR appliqu le souverain Pontife cassa la déposition d'Adalbert, comme faite Mrons ces contre tout droit divin et humain, et par attentat sur l'autorité dubeunages Saint-Siége. Il ordonne à son légat de prescrire à l'évêque de Guro fines l'aut et à celui de Brixen, ainsi qu’au prévôt Henri, un terme dans lequaM172, et | cet intrus soit obligé de retourner à son église sous l'obéissance tie, et son archevêque, à laquelle il ordonne, au chapitre de Salzbourg, M Ce qu'i revenir incessamment. L'opposition de l'empereur empêcha encyrédicatic quatre ans l'exécution de ces ordres; mais on voit toujours, part Mneurèren culièrement par ces lettres, que les évêques de Gurck et de Brixe 188, le c: se regardaient comme de l’obéissance du pape Alexandre 1, pris à con Un autre fait nous montre l'autorité du Pape légitime reconnrécha si ! sur les terres de l'empire. Raoul, évêque de Liége, était possédé d'une telle avarice, qu’il faisait vendre les prébendes en plein marMééfices, ché, et cela par la main d'un vieux boucher. Un saint prêtre nommeMpéchés, et Lambert et surnommé le Bègue, parce qu'il l'était en effet, ne pli Cepende souffrir ce scandale et commença à déclamer contre, ainsi que contre" de May les mœurs corrompues du clergé. Il avait peu de lettres, mais il ét animé d’un grand zèle : toute la ville fut émue de ses prédication on le suivait en foule et il convertit un grand nombre de pécheusMMénitiens a Les principaux du clergé en furent irrités, et, ayant délibéré eouse d'An semble, ils s’adressèrent à l'évêque, qui envoya l'arrêter prisonnier, poique su Comme on le menait par l’église de Notre-Dame, quelques prétrsM iq et quelques clercs le piquaient de leurs Stylets à écrire , et l'égrai Mt l'armée « gnaient avec les ongles. Il leva les yeux vers l'autel, et dit en soupnme, la v rant : Hélas ! le temps approche où les pourceaux fouilleront laterdettre le fe sous toi. Ce qui fut confirmé par l'événement. L'évêque le fit dons en cent enfermer dans le château de Rivogne, où il traduisit les Actes ds chevaux apôtres de latin en français. Ensuite, d'après le conseil du clergé MR L vue des l'évêque consentit que Lambert fût envoyé à Rome, pour faire punir à la na sa témérité-de s'être attribué l'autorité & prêcher. Mais le pal! s'appr Alexandre, connaissant ses bonnes intenticug.et qu’on ne le poursu-@rtle de trai vait que par envie, lui donna la permission de précher ct le rex usitôt en p voya honorablement chez lui. Hrtie de la Ce pieux prêtre avait assemblé des femmes et des tilles auxquelle@tiion hardi il avait persuadé de vivre en continence, et que, de son rom, l'ul appelle béguines. Cette institution continue dans la Belgique, oi Cependan:
1 Chron, Reichersp., an. 1172 et 1174.
datées d'Anagn: LA 1#! de l'ère cbr] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. se" Adélbert, à 4k l'on voit avec édification plusieurs comm légat en Allemagne “sexe, qui, sans engagement de v® urg. Par ces lettres sappliquant à la prière et au travail. albert, comme fayMrons ces paroles, 1849, il y a dans atat sur l'autorité 4uuinages ou communautés de bé à l'évêque de Gury@fres, l'autre de trois cents. Lamb n terme dans legueMi172, et fut enterré dans l'églis sous l'obéissance gbitie, et où il fonda sa première tre de Salzbourg, d Ce qu'il y a peut-être de plus eur empêcha encmirédications du $aint prêtre cont voit toujours, part Mneurèrent pas tout à fait sans fi Gurck'et de Brive 188, le cardinal Henri, évêque d
unautés de personnes de u perpétuel, vivent ensemble, Dans le moment où nous écrila seule ville de Gand deux béguines, l'un de onze cents personert le Bègue mourut à Liége,
e de Saint-Christophe, qu'il avait Communauté de béguines 1, merveilleux encore, c'est que les
Alexandre 1, pris à connaître comme abbé de , étan
3) légitime reconmprécha si fortement contre les mêmes désordres du
Liége était possé direment la simonie, que soixante-six chanoines r » © &
j néfices, et que l’évêque Raoul prit la croix pour
en st be Kchés, et partit pour la terre sainte en 1190 3, ait en effet, ne pu Gpendant l'empereur Frédéric avait laissé en Italie l'archevêque tre, ainsi que coniflu de Mayence, Christian, Pour soutenir son Parti. Ce prélat guerlettres, mais il élir, avec une armée d’Allemands et d'Italiens impérialistes, alla de ses prédication Mettre le siége devant Ancône, le 4 avril 174 : une flotte de ombre de pécheun M éitiens attaquait en même temps la ville par mer. Venise était ja-
ayant délibéré fous d'Ancône pour le commerce du Levant. Les Anconitains, l'arrêter prisonnieMuoique surpris et mal approvisionnés, se défendirent avec une vae, quelques prétrur héroïque. Dans un assaut général, ils repoussèrent tout à la fois écrire , et l'égrai-Mtl'armée de terre et l'armée de mer: Au milieu de Ja mêlée, une el, et dit en soupidiènne, la veuve Samura, une torche et une épée à la main, alla « fouilleront latem@tttre le feu aux machines des assiégeants, qui toutes furent rédui-
j'évêque le fit dons en cendre. Les assiégés ramassèrent comme un riche butin tous duisit les Actes def chevaux tués, et s’en nourrirent quelque temps. D'un autre côté, conseil du clergé h vue des habitants et des ennemis,
un prêtre nommé Jean se 1e, pour faire puit à la nage, au moment de la marée U
Montante et d’un vent trèsher. Mais le papit, s'approche du vaisseau amiral des Vén
itiens ; et, malgré une
u’on ne le pouruirtk de traits, ancre. L’équipage se vit
précher et le ré i à la mer une grande
itants, encouragés par cette
es filles auxqiell eten firent périr sept de son rom, l'ufilères.
is la Belgique, oil Cependant, comme la famine ‘était extrême dans leur ville, les
IRegid., ce. 52, M. Chron. Belg., P. 195.
cl, Leod., 1. 10, an. 1176. — 2 mis
Gallia Christ., t, 3, p. 875. Hist.
hrist,
.éccl. Leod., Ï, 10, an. 1176. Egid. et Gall.
302 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv, LXIX. — De 15, M! d°
Anconitains offrirent à Christian de:sé racheter par une grosse ran. çon, Christian. dit en, souriant :: Voici queles:Aneonitains nous of. frent. l'argent..que nous avons déjà ! En vérité, nous serions bien sois, dé ne demander qu’une partie, quand nous avons le tout, Écou. ; tez-moi, dit-il au député. Un chasseur poursuivait dans une grande quinze Jo forêt une lionne, qui paraissait dominer :sur un grand nombre d'a louillis, . nimaux, IL y avait déjà perdu beaucoup de chiens, et'même déehiré : us ses vêtements. Enfin il'enferma la lionne dans un antte; où (elle prends pouvait, plus échapper. Là, pressée dela faim, elle se mit à rugir al ltéte et : voulut composer. pour .un ongle de. son:pied. Conseillerais-t a, MP "20! chasseur de laisser aller la lionne, pour un de ses ongles ? Le député wrsqu'on après. y,avoir réfléchi un instant, répliqua : Si la liünne n'offre qu'n Port su de ses ongles, je ne conseillerais pas de la laisser aller. Mais.si, ave hésentère un de ses ongles, elle offrait encore le bout de ses oreilles, je Le con M" 2° C! seillerais; car, avec cela, le chasseur-:aurait bientôt tout lé corps, | M" ME27-U arrive.sguvent.que, voulant avoir le tout, on perd même la parie" QU qu'on tenait déjà. En effet, un certain soiseleur avait tendu son fe" 0" dans les champs pour, prendre des colombes; déjh:sept colombes y ‘Au milie mangeaient la graine qu’il y avait mise pour :appât ; il ne-voulut pale” san dar tirer son. filet pour si peu, mais: attendré que toutes les colombe axiliaire qui étaient;sur les-arbres eussent; rejoint les preniières. 11 attendait" Esquel: toujours, lorsque survint un faucon qui fit envoler: toutes les colon: ont pu ob bes; et l'oixeleur n’en eut pasunes 40 où à 00 sai plus Le député ayant ::endu compte.de sa mission, douze: magisink ml'enpem visitèrent: soigneusement toute la ville, pour savoir. de qu'il y ävailé les appro de vivres. Ils. neltrouvèrent.en tout que deux. muids de: froment Pur et u trois d’autres graines, et cela, pour. douze mille hâbitants. A ce ré" YParve sultat, tout le monde:se mit à pleurer : on patlait: de nouv. au de œeux-de rendre, lorsqu'un vieillard de près d’une centaine d'années leurre touren pela comment ils avaient repoussélles armées de l’empereur Loto" deux o: et de ses successeurs, et combien il leur serait honteux de.se rend l feux, les à un,clerc. Il leur rappela surtout, le Sort de Milan, et. leur conseils 2"ts déc d'employer leur argent à obtenir des secours de leurs alliés, ou biedl mbrable ; de le jeter à la mer.et de s’en aller tous au-devant.de l'ennemi po é8e est le trouver la mort dans les combats. Le conseil. du noble vieillardf Mais: à l'aut suivi. Trois bommes furent envoyés dans la Romagne pour procure" en Itali des secours à leur ville. : ii descente Cependant la famine y devenait de plus en plus intolérable. Blé out: à cor fut bientôt comme au siége de Jérusalem :; mais -2 vit des exemple tnment à bien différents. Lue veuve avait deux fils qui se battaient cout l'ennemi depuis toute la journée, sans avoir mangé quoi que cefSgistri Bon Leur mère, rentrée à la maison, se fait ouvrir une veine, en tire dif P- 226-946,
ELiv, LXIX. — De 115 11181 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
par une grosse ra. M8 d'elle fait frire avec quelques mauvaises neanitains nous of, MR 2nt8 Sur là mur ‘ille: Une autre dame, » nous serions bien qu'tenait un petit enfant dans les bras, avons le tout, co. suché par terre. Interrogé, il répond qu’i ait dans une grande Mt" J00FS; réprend la. noble dame, je grand nombre d', MRPulis.et le lait commence à manquer à et même déchire Pt; ét si mon sein en contient. enço n'antre, où elle nel one d0:lai free ivre défendre. ton qui lève lle. se mit, à rugir a MM €t reconpaltla nowle dame, reprend ses ar- Conseillerais-tu: ay My relounne à l'ennemi et en aba : ” ongles ? Le député, #07 était le plus.en peine et parce qu'on liünne n'offre qu'n avait aucune nouvelle des trois envoyés, les filles,et.les femmes se rialler, Mais si, ave iésentèrent devant l'assemblée des hommes et leur: di :
s oreilles, jé le con M? 225 chairs ne valent nes celles des
tôt tout lé corps, 1 "622-LOUs, ou bien jetez-:
rd même la partie avait tendu son. filet
herbes, de la premi
éjA:sept colombes y émissaires des {rois députés pétt; il ne voulut pas ureuse assurance: qu’une armée toutes les colombe ême. temps, mières. Il attendail déclarent, àJèu
er toutes les colon:
>; douze: magistk oir, de. qu’il y avais uids de froment häbitants. A ce ri$ t: de nou. au de : d'années leurrip l'empereur Lothairs nteux de.se rendi in; et. leur conseil leurs alliés, ou bi it. de l'ennemi po” 1 noble vieillard äkis à l'automne de la même agne pour procure pit en ltalie pour la cinquième fois, avec une armée formidable 0 à descente des Alpes, il livra aux flammes la : ville: de Suse; Ilavait 15 intolérable, Hat à cœur de prendre et de ruiner la ville d’Alexandrié, bâtie vit des exemplM""Ment à son déshonneur. Jl l’assiégea donc avec toute on are battaient conti jé quoi que ce a ist Boncom ne veine, en tire dif P- 926-046,
auteurs hefs, alede tant
ville :
année 1174, ‘l’empereur Frédéric
pagni de Obsidione Anconæ, Muratori, Script, rer, stat . tal.
304 HISTOIRE UNIVERSEILE (Liv. LXIX. — Dei DE on
mée. Comme les fortifications n'en étaient pas encore complètes, ÿ Les diff croyait s'én emparer facilement. Il y fut bien trompé. Outre le cou. rage des habitants, il trouva de grands obstacles dans les pluies, Je dose inondations, les froids de l'hiver. Il s’; opiniâtra néanmoins quatre + és mois. Toutes les ruses de guerre furent employées de part et d'a L'on él tre. U.. citoyen d'Alexandrie, par exemple, fit manger sa vache tant re qu’elle put, et puis la mit à la porte de la ville. Les impériaux s’en sai. direilec sirent, et la tuèrent pour la manger. Quand ils virent tout ce qu'elk Afin ( avait de grain et de foir dans le ventre, ils restèrent persuadés que la ville avait des provisions immenses, et qu'il n’y-avait pas moyen de la réduire. Dès lors, beaucoup commencèrent à déserter. Lepm. ln dent et généreux citoyen eut une statue en récompensé f, Die
L'empereur Frédéric n’employait pas toujours des moyens aus Le Pa licites; par exemple, il faisait crever les yeux aux prisonnier, fidélité e comme traîtres et rebelles. Un jour qu’il en avait pris trois, il en fi que de M d’abord aveugler deux, et puis demanda au troisième, qui était k hdio: il plus jeune, pourquoi il s'était révolté. Le jeune homme répondit: j ne me battais pas contre vous ni contre l'empire ; mais j'obéissaÿ aux ordres de mon maître dans la ville, comme je vous aurais.obé si j'avais été dans votre camp. Et lors même que j'aurai perdu k yeux, je lui obéirai encore. £ette naïve réponse était propre à fil sentir combien il était cruel à un empereur de se venger sur de sin ples particuliers. Frédéric fit grâce au jeune homme 2.
Cependant une armée de Lombards venait au secours d'Alex drie. C'était dans la semaine sainte. Frédéric offrit aux assiégés trêve pour célébrer le vendredi saint. C'était une trahison pour « prendre la ville avant que ses alliés ne fussent sur les lieux. Dans moment même que les citoyens se reposaient sur la foi des serment Frédéric fait donner un assaut général, pendant que de ses sold pénètrent dans la ville par une mine. Les Alexandrins sont surpri mais ne se déconcertent pas. Les uns repoussent les assaillants à haut des murs, les autres mettent en pièces ceux qui étaient ent dans la ville, et font ébouler de la terre sur ceux qui se trouventei core dans la mine, et sont étouffés. Frédéric non-seulementa repoussé honteusement, mais, pour n'être pas enfermé entre la vil et l’armée des Lombards, il se vit réduit à mettre lui-même Je fu son camp, la nuit suivante, et à se retirer. Les deux armées se tri vèrent bientôt en présence. Quelques personnes nobles s’entremirg pour rétablir la paix. L'empereur répondit aux propositions quil furent faites, que, sauf les droits de l'empire, il était prêt à soumelf
sis entr
l'empire D écrivit a
mier évêq pour pun Octavien
3 Ghilini, 4, 5. — 2? Alex. Vita, 466.
[Liv. EXIX. — Desis À, ,91 de l'ère hr] ‘DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
| | En 305
po Lys les, il À Ls différends qu'il avait avec ses sujets au jugement d’arbitres choi
ÿ p 5 16 C0u- is entre les deux partis. L'armée lombarde répondit, de son bts. ans les pluies, le que, sauf sa dévotion à l'Eglise romaine et à la
néanmoins quatre ées de part et d'au ranger sa vache tant impériaux s’en sai.
irent tout ce qu'elle ren persuadés que l'y avait pas moyen
elle combattait, elle était prêt
L'on élut en conséquence six Commissaires, entreles mains de lesdeux partis remirent ladécision de leu dans les temps de Pâques 1,
Afin que la même négociation qui de
| vait rétablir la conc l'empire et les Lombards rendit abesi corde entre
y #0 squels feu rs différends. C'était en 44 75,
e lui envoyer trois lé ats t à rad Lepn. traiter avec lui ; et il les lui désigna lui-même. Ce on sus ‘à npe . Moto, celui d'Ostie et le cardinal de Saint sspue
rs des moyens aus UX aux prisonnier, it pris trois, il en fi oisième, qui était l 1omme répondit : Je re ; mais j’obéissai > je vous aurais obé ue j'aurai perdu le était propre à fire > venger sur de sim nme ?.
u secours d’Alexan frit aux assiégés un e trahison pour a ar les lieux. Dans r la foi des serment t que de ses soldit ndrins sont surpri nt les assaillantsd x qui étaient ent qui se trouvent en __non-seulemente nfermé entre la nil re lui-même Je fu leux armées se tro
que de Milan, des évêq lardie, il érigea cette n
ls Alpes, il se mit à sa tête prendre. Les Milanais n’avaie wnfédérés, mais Cependant ils s'étaie
Le
Jeunes gens des premières familles, qui s'étaient
à À la défense de cet étendard de la divisé en six bataillons, suivait les étencombattre sous les officiers de quartier.
» les Milanais marchèrent contre Fré-
ad. Ceux-ci, Voyant la cavaleri is’ | | Î
nobles s’entremir@s. ieltent rie allemande qui S avance au galo propositions quil | À genoux, adressent à haute voix leur prière à Dieu, à QE
tait prêt à soul Vita Alez, 11, p. 464.
: F0 Sire Raul, p. 1192, Rom Salern., Chro ; hs on k 12, p.227, etc. — 2 Jtalia sacra, ., 4, p. 449. . . cu 8 — 5 Baron, et Mansi, an, 1176, dans une note sur le n. 4 de
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