‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 4)Chapitre 36 sur 63 · Marc-Paul, Li · texte numérisé non relu

Marc-Paul, Li

Apud Baron., an, 1169, n.

10et 41, Pagi an 1179 50, n, 13 ec 14.

+ —$ Longiu, apui Baron,

334 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXIX, = Det; ais

l'en détourner, et lui représenta qu'il ne le pouvait sans l’autorit à comm du Pape ; mais le pieux archevêque répondit qu'il avait obtenu dl ce c Pape non-seulement la permission de renoncer à j'archevêché, mai Mais encore le pouvoir de le transférer à qui il voudrait, outre l'autorité pour Î qu'il en avait comme légat. Pour rendre sa renonciation plus solen. église, nelle, il pria le roi d’assembler les évêques dans un mois, mais de pauvre tenir la chose secrète, de peur quequelqu'un ne s’absentât, craignant J'électi d’être élu archevêque. prirent Cependant, en un jour de fête, il fit un sermon à son peuple; il clerg représenta combien il les avait aimés et combien il en avait 4 hnce d aimé ; il déclara que son grand âge lui avait fait prendre la résou oux qu tion de se retirer ; qu’il les recommandait à la. Providence, et dé querelle chargeait tous ses vassaux de leur serment ; enfin il leur demand, Nicolas. leurs prières. Ce discours fit répandre des larmes à! tous les assis qu'on fa tants. Absalom, évêque de Rotschild, qui vint alors loger chez lil tetion, lui ayant demandé la raison de sa retraite, il allégua, outre sa vi home. : lesse, un vœu qu'il avait fait entre les mains de saint Bernard, diction ; lendemain, les évêques, étant arrivés, s’assemblèrent dès le mail jus vass: dans l’église de Saint-Laurent. L’archevêque y fit tirer les orneme@ dre cons des armoires de la sacristie, pour montrer combien la splendeur On en l'office divin avait augmenté par ses libéralités. Il ajouta combi à 1a par avait travaillé pour la paix de son troupeau, combien de peines @ à Ja par de périls il avait essuyés pendant tout son pontiticat; et que, ne@ L pape sentant plus capable d’en remplir les fonctions, il avait résolu dl ordon quitter. : permissic Le roi Waldemar, qui craignait que la renonciation de l'arche putés ra que ne füt attribuée à quelque mécontentement et quelque res ;uvelle ment contre lui, ordonna de déclarer s’il renonçait de son prop lation di mouvement. Alors Eskil, étendant les mains vers l'autel, jura qi Aexandr ne le faisait par aucun chagrin contre le roi, mais par le dégoit appelé à honneurs périssables et le désir de la gloire éternelle, On lut ensi à Absalor la bulle pontificale, où le pape Alexandre disait qu'après avoir 1 rer, si) temps refusé d'admettre la renonciation de l’archevêque il lac clergé ; er dait enfin à sa persévérance, en considération de son grand ip ait app de ses infirmités. Le roi déclara qu’on ne pouvait résister à l'auto hêque de du Pape; et l'archevêque, se levant de son siége, mit sa, CON d'intégrit son anneau sur l'autel. Alors toute l’église retentit de gémissenoR home, nt et le roi Waldemar pria Eskil de choisir son successeur, commet labhave naissant mieu : mue personne le clergé du royaume. Le prélatft ment ses j une autre bulle, qui lui laissait le choix, en qualité de légat ; mi Quelque déclara qu'il cédait son pouvoir à ceux qui avaient droit de faire& élection. Ceux-ci priérent le roi de dire son sentiment. ILnontes 4.

(Liv. LXIX, — Desiss Juvait sans l'autorité

onciation plus solen.

ans un MOIS, mais de s’absentât, craignan

on à son peuple; ily ibien il en avait 4ti ait prendre la résolu à. Providence, et dé

alors loger chez li llégua, outre sa vieil de saint Bernard, nblèrent dès le mat fit tirer les ornement ubien la splendeur:

. Il ajouta combiu combien de peines ntificat ; et que, nes s, iL avait résolu de

vers l'autel, jura qu nais par le dégoùt ( ernelle, On lutensi it qu'après avoir lon archevêque il l'acei \ de son grand âge ait résister à l'auto iége, mit sa, cro ntit de gémissemen iccesseur, COMMEU aume. Le prélatfl salité de légat ; ml ient droit de faire t sentiment. Il none

D des vassaux de l'archevêché >nider

&êque de Ripen. Galand s’ac intégrité ; et, ayant passé l'hiver en Danemark, il s’en revint à Rome, Quant au vénérable i l'abbaye de Clairvaux, où il prit l’habit monastique et finit saintement ses jours trois ans après, en 4181 1,

41181 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 335

comme parlant au nom du peuple, Absalom, évêque de Rotschild : etce cuoix fut approuvé Par une acclamation publique. Mais Absalom se leva, protestant

pour lui, et que, d’ailleurs, église, après l'avoir amenée, par un grand travail, d’ pauvreté à l’état florissant où elle se trouvait. Ceux qui d'élection, excités. par Eskil, élurent Absalom tout d’ prirent pour le mettre de force sur le trône pontifical. E k clergé commença à chanter et Je peuple le suivait ; mais la résisnce d'Absalom fut telle, qu'il fit tomber par terre quelques-uns de œux qui le traînaient ; et cette pieuse violence se tourna presque en querelle. Enfin, ayani obtenu liberté de parler, il appela au Pape. Nicolas, doyen du chapitre de Rotschild, appela aussi de la violence qu'on faisait à son évêque ; mais Eskil protesta qu’il soutiendrait l'ékction, et qu’Absalom verrait qui d’eux deux serait plus écouté à Rome. Après la messe, il voulut obliger Absalom à donner la bénédiction ; mais il s’en défendit, aussi bien que de recevoir l'hommage

ien faire qui.pût marquer le moin-

une voix, et le n même temps,

dre consentement à son élection.

On envoya donc de part et d'autre des députés en cour de Rome, de la part du roi et de l’égtise de Lunden, pour appuyer l'élection ; de la part d’Absalom et de l'église de Rotschild, Pour la combattre. Le pape Alexandre trouva moyen de contenter les uns et les autres en ordonnant à Absalom d'accepter l’archevêché de Lunden, avec la permission de garder l'évêché de Rotschild. C'était en 1177, Les députés rapportèrent cette heureuse nouvelle en Danemark, avec la souvelle non moins heureuse de la fin du schisme et de la réconcilation de l'empereur avec le Pape. Pour exécuter sa décision, Alexandre envoya en Danemark un légat nommé Galand, qui, ayant æpelé à Rotschild le clergé de Lunden » fit lire la bulle qui ordonnait à Absalom de se soumettre à l’élection, et le menaça de l’excommunier, s’il résistait encore. Il lui fit prêter serment par son nouveau dergé ; ensuite il lui donna, dans l’église de Lunden, le pallium qu'il ait apporté ; et le lendemain, il assista au sacre qu'il fit d'Homère,

quitta de cette légation avec beaucoup

Eskil, il se retira, l’année suivante 41 78,

Quelques années auparavant, Absalom avait fait venir en Dane-

1 Saxo Grammat., 1, 14.

‘ no $ | à :] | $ À |

PE ee RS ein

336 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX. — De 1153 mark saint Guillaume, chanoine régulier de Sainte-Geneviève de Pa

ris, pour y établir l’observance de cette communauté. Guillaume naquit vers l'an 1105, et fut mis dès l'enfance à Saint-Germain-des. Prés, pour y être élevé sous la conduite de l’abbé Hugues, son oncle, qui lui procura une prébende dans l’église de Sainte-Genevière occupée alors par des chanoines séculiers. Guillaume fut un des plus zélés à embrasser la réforme qui fut établie dans ce monastère par l'autorité du pape Eugène, l’an 1147 ; et Absalom, étant ven étudier à Paris, lia une étroite amitié avec lui. Devenu évêque de Rotschild, il trouva, dans une île de son diocèse, un monastère de chanoines qui n'avaient de régulier que le nom et menaient une vis scandaleuse. Il conçut le dessein d’y rétablir l'observance, en y met. tant pour abbé Guillaume de Sainte-Geneviève.

Pour cet effet, il envoya en France, Saxon, prévôt de son église, surnommé le Grammairién, qui a écrit l’histoire de Danemark d'un très-bon style et d’un latin très-élégant. Arrivé à Paris, il rendit à l’abbé de Sainte-Geneviève les lettres de l'évêque Absalom, où ilke priait instamment de lui envoyer Guillaume, avec trois autres de ses religieux. Ce que l’abbé lui accorda, du consentement du chapitre, Ils furent reçus à bras ouverts par le roi Waldemar et par l'évêque Absalom, qui, peu de jours après, fit élire Guillaume, abué de l'ik en question, qui se nommait Eskil. Mais il trouva d’extrêmes difi. cultés en ce nouvel établissement, en sorte que ses trois compagnons revinrent en France, ne pouvant s’accommoder de la pauvreté du lieu, ni de la rigueur du froid. Saint Guillaume voulait également revenir, si l'évêque ne l’eût retenu. Enfin, par sa patience et sa per. sévérance, il établit la discipline régulière dans ce monastère et dans un autre dédié à saint Thomas, qu'il fonda dans le voisinage. II por. tait continuellement le cilice, couchäit sur la paille et jeûnait tous les jours. Pénétré d’un respect profond pour la grandeur et la sainteté de nos mystères, il versait des larmes abondantes toutes les fois qu'il s’approchait de l’autel. Après avoir eu la consolation, pendant le trente ans qu’il gouverna son abbaye, de voir plusieurs de ses frères marcher avec ferveur dans les voies de la perfection, il mourut le 6 avril 1203, jour auquel l'Église honore sa mémoire 1.

L’Allemagne, au milieu même des troubles du schisme, continuait d'admirer en sainte Hildegarde le don de prophétie et de miracles, reconnu déjà par saint Bernard, ainsi que par les papes Eugène Il]

Anastase IV et Adrien IV. Au plus fort du schisme de l'empereur 4

Frédéric, la sainte abbesse resta inviolablement attachée au pape it-

? Âcia SS., 6 april.

gitime laire p Dan montre revienc son en:

toute c et doct pour se intérieu points « Un de ment de la divini une visi L'arien e Saint-Di saint, let truite d Disibode Elle cc lnom d et de l’Ir autant qu comparai précis de ques trait Outre un volum par ces m écrire en :

le Siége a de révélat personnes est égalerr et contient

Bauvres de

l'Antechris trouvé et F

tAclass.

3 Voirla T, 2, P. 366

(Liv. LXIX. — De 1154

Geneviève de Pa.

inauté. Guillaume aint-Germain-des.

Hugues, son Oncle, Sainte-Geneviève, Ilaume fut un des dans ce monastère salom, étant venu Devenu évêque de , un monastère de t menaient une vie ervance, en y met-

évôt de son église, de Danemark d'un Paris, il rendit à > Absalom, où il le trois autres de ses ment du chapitre, ar et par l’évêque aume, abué de l'ile a d’extrêmes difi- > trois compagnons de la pauvreté du voulait également patience et sa per:

monastère et dans e voisinage. Il por.

et jeünait tous les ideur et la sainteté toutes les fois qu'il lation, pendant les sieurs de ses frères ion, il mourut le 6 re !.

chisme, continuait

tie et de miracles, BR

papes Eugène II]

me de l’empereur 4

tachée au pape it-

D urien en Dieu qui ne soit Dieu 2?

à 1181 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 337

gtime Alexandre III, et, vers l’an 1168, recourut à son autorité tutéhire pour maintenir la liberté des élections dans son Monastère.

Dans sa lettre au Pape, elle le suppliait, comme son père, de se montrer un père plein de miséricorde envers les schismatiques qui rviendraient, et de les recevoir comme ce père de l'Évangile reçut son enfant prodigue 1, Sans cesse, de tous côtés, des Personnes de bute condition, Papes et empereurs, archevêques et évêques, abbés docteurs, des communautés entières, écrivaient à la sainte, soit pour se recommander à ses prières, soit pour la consulter sur leur intérieur, sur leur avenir, sur des passages de l'Écriture, sur des points difficiles de théologie.

Un docteur de l’université de Paris l'ayant consultée sur le sentiment de Gilbert de la Porrée, qui soutenait qu'en Dieu la paternité et h divinité n’étaient pas Dieu, elle répondit qu’elle avait appris dans ue vision, que la paternité et Ja divinité sont Dieu, parce qu'il n'y

+ L'abbé et les moines du mont de Xint-Disibode la prièrent avec instance de composer la Vie de ce int, leur patron, et qui était aussi le sien, puisqu'elle avait été in= suite dès son enfance dans le monastère sous l’invocation de saint Disibode ; elle fit ce qu'ils demandaient 3, wc

Elle composa pour ses sœurs une.explication du symbole qui porte knom de saint Athanase. Sa doctrine sur les mystères de la Trinité e de l’Incarnation est très-pure ; et, pour en donner l'intelligence autant que l’homme en est capable, elle-propose divers exemples ou tmparaisons que l’on ne trouve Pas ailleurs. Elle donne à la fin un précis de la vie de saint Robert, patron de son monastère, et quel. ques traits de l’histoire de la famille de ce saint #,

Outre un très-grand nombre de lettres, on a de sainte Hildegarde in volume considérable de ses premières révélations, commençant

Da ces mots: Sci vias ou Sciens vias. À peine avait-elle fini de les

vire en 41163, pendant que l'empereur Frédéric persécutait encore k Siége apostolique, quand, cette même année, elle eut un ensemble de révélations nouvelles, qu’elle écrivit d’après le conseil de deux personnes et malgré ses grandes infirmités. Ce nouveau recueil, qui st également considérable, a pour titre : Livres des œuvres divines, contient, en trois parties, des visions et des explications sur les œuvres de Dieu, depuis la création du monde jusqu’à la défaite de l'Antechrist. C’est le docte Mansi, archevêque de Lucques, qui a retouvé et publié ce livre dans son édition des Mélanges de Baluze 5.

lAclasSS ,,17 sept. Vit. S. Hildeg. Dissertat. Prœvia,n. 151-1

Page 1