‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 4)Chapitre 37 sur 63 · CSST AR OR LR PEU “TOME CR · texte numérisé non relu

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338 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX, = De1i5s

Sainte Hildegarde commence ordinairement ses révélations par quel. ques images sensibles, qu’elle dit avoir vues et dont elle donne des explications mystérieuses ; ensuite elle en tire une morale saine et solide, d'un style vif'et figuré, où elle combat fortement les vices qui régnaient ‘alors, et excite les pécheurs à pénitencé. Une idée qui re. vient plus d’une fois dans ses écrits, c’est que Dieu est la raison vi.

vante ét essentielle dont la participation rend l’homme raisonnable, &N appro:

Sainte Hildegarde fit une infinité de miracles, dont son biographe s'en a} contémporain rapporte en particulier jusqu'à vingt. Elle mourut le RE d'histo 47me de septembre 1179, dans la nuit du dimanche au lundi, âgée de On : quatre-vingts ans. Sa vie fut écrite par Théodorie, religieux béné- & sidéral dictin, quelque trente ans après sa mort, sur les mémoires d’un au- À déjà tre religieux nommé Godefroi, auxquels il ajouta les révélations et à mauva les miracles: L'Église honore la sainte le jour de sa mort 1, quelqu

Sainte Hildégarde était liée d'amitié avec une autre sainte d’Alle. 3 sure qu magne qui la visitait quelquefois et qui avait des révélations sem. l'ordre blables. C'est sainte Élisabeth , abbesse de Schœnaug, c’est-à-dire ces grâc Belle-Vue, dans le diocèse de Trèves, à seize milles de celui de sainte juin 14 Hildegarde: En l’année 4152, étant âgée de vingt-trois ans, Élisa-@ brmelle beth comménça d’avoir des extases et des visioris, ce qui lui arrivait romain ordinairement les dimanches et les fêtes, aux heures de L'office divin. au mon: Comme plusieurs personnes désiraient savoir ce que Dieu lui révé- par les : lait, elle le découvrit par ordre de l’abbé Hildelin, à un frère qu'elkM. Le 20 avait, nommé Ecbert, chanoine de l’église de Bonn, que déjà nous autre sai avons appris à connaître; mais elle eut bien de la peine à s'y ré-W de Reich soudre, craignant que les uns ne la prissent pour une sainte, le plus save autres pour une hypôcrite qui voulût imposer, ou pour une folle. fi pour Enfin, de peur de résister à la volonté de Dieu, elle racontait. à sonde «t le schi frère ce qu’elle voyait et entendait de jour en jour, et il l'écrivait d'un contre les style simple, où il ne paraît rien ajouter du sien. Pontifes :

Il'en composa quatre livres, dont le troisième ; intitulé Les voi l'honorèr du Seigneur, contient plusieurs exhortations utiles pour les difé Un aut rents états des Chrétiens : la vie contemplative, la vie active, le m4 nite en riage, la continence parfaite. Élisabeth y fait de terribles reprochel une révél aux prélats de son temps, qui vivaient la plupart dans le faste et I couronne pompe-séculière, dans les richesses et les délices, oubliant leurs disu d'une

voirs essentiels et ne songeant plus qu’ils étaient les successeurs dé Jésus-Christ et des apôtres; mais dans lé quatrième livrede ce recueil il se trouve, sur l’histoire de sainte Ursule, des erreurs historique qui viennent on ne sait d’où : si c'est de la sainte, qui n'aurait poil

1 Acta SS., 11 septembr. ldcta SS

(Liv. LXFX, = De 1159 41181 de l'ère chr.]

| 339 DE révélations par quel. M démélé:ses opinions Particulières des révélati |

ations s }iât ; dont'élle donne des MA c'est de son ‘frère, qui les aurait ajoutées au récit Nul k | une morale saine et bien d’une main étrangère, qui les aurait ins Hard

tement les vices qui cé. Une idée qui re.

Dieu est la raison vi.

1omme raisonnable,

dont son biographe

de quelque part que vi érées après COUP. Mais, est-il qu’elles nuisent b

‘en appuyer pour. établir soit des dogmes t

ngt: Elle mourut le D d'histoire, | Réologiques, soit des faits À he au lundi, âgée de DE On a de phfde sainte Élisabeth qui jl rie, religieux béni. Î idérable est à sainte Hil quinze lettres, dont la plus con- i]

is degarde, Elle l'écrivit ver ;, mémoires d'un au- ex

ta leS révélations et sa mort !,

autre sainte d’Alleles révélations sem- 1œnaug, c'est-à-dire les de celui de sainte ngt-trois ans, Élisais, cè qui lui arrivait ares de l'office divin, e que Dieu lui révéin, à un frère qu'elle Bonn, que déjà nous de la peine à s'yré- Jour une sainte, les

8 l'an 1160, étant | |

déjà supérieure des rel Elle s'y plaint q 4 7. es F

brmellement Ccanonisée,

romain l’an 1584, et, de

ai monastère d'homm D par les Suédois 1.

Martyrologe est honorée Comme sainte | Lt El | ‘hi ni Î | Î

> Car celui de filles a été ruiné

vu, mourut un

Gerhoé, prévét es hommes les

jus savants et les plus zélés de

Son temps, et eut beaucoun à > où pour une folle SE Fir pour la. cause de l'Église, durant les troubles du règne de H vis ll elle racontait. à son le schisme de Frédéric Ler, On a de lui une douzaine d'o up | r, et il l’écrivait d'un cntre les erreurs et les abus de son temps. Il fut toujours Adèle ane | ma à Pontifes lomains, depuis Caiixte II jusqu’à Alexan dre HE, mi ie j e, intitulé Les wi lhonorèrent de leur estime et de leur coûfiance 2 Aa | itiles pour les dif Un autre saint de la même é ii À

. Poque est le bienheure

Ja vie active, le me énie en Belgique. Sainte Hildegarde, ayant connu an | e terribles reproche une révélation, lui nteté dans

t dans le faste et L s, oubliant leurs de it les successeurs dé ne livre de cerecuel s erreurs historique e, qui n'aurait poin

aire, et ne révait que les armes. D'une haute st plexion Vigoureuse, il aimait à briller dans eers Dieu, la charité et même 4quoi il pensait le moins. U

La piété Prochain, c'est noï fameux, Ger-

Acta SS,, 18 junii, — 2 Godescard, 24 juin, édit, 1835,

340 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXIX, — De 159 MN à tie

lach, monté sur un coursier frémissant et revêtu d’armes éclatantes, mieux attendait le signal pour entrer dans la lice. Dans ce moment même, à mandi on vint lui annoncer la mort subite de sa femme, qu'il aimait tendre. M après, ment. Accablé par ce cruel événement, il jette aussitôt ses armes et prendr court s’enfermer dans sa maison, pour donner un libre cours à sa MW his l'é douleur et à ses larmes. Mais, en pleurant son épouse morte, ji] leur ha apprit à se pleurer lui-même vivant, vivant de la vie du corps, mais À les ver

mort à la vie de l’âme. Il frémit à la vue de l’abime éternei où une Les mort subite l’eût précipité. Il résolut enfin de renoncer à la vie mili. 4 de par taire et d’embrasser les rigueurs de la pénitence. Dafts ce dessein, i MW 1170, 1

mit ordre à ses affaires, et prit congé de sa famille, sous prétextede & constru voyager pour faire diversion à sa douleur; puis, couvert d'un rude @ Lomme cilice, qu'il cachait sous ses vêtements ordinaires, il partit pour aller && s mort visiter les tombeaux des saints apôtres. recourir Arrivé à Rome, il court se prosterner aux pieds du pape Eu. @ dans les gène IH, auquel il fit un aveu sincère de ses fautes, et qui lui imposa JR convois: l'obligation de visiter la terre sainte et dy servir les pauvres et les Au nc malades dans l'hôpital de Jérusalem. Gerlach obéit sans hésiter et A abbé de montra tant de zèle, de dévouement et de courage dans le sôin des M honnête malheureux, tant d’humilité et d’abnégation de lui-même, tant de Je d piété. ferveur et d’austérité, qu’il devint bientôt l’objet d'une vénération de plus universelle. Dieu se plut à le récompenser par des bénédictions éludes d abondantes ; et lorsque, après avoir achevé les sept années de sa péni D ner à Mu tence, il vint demander au pape Adrien IV de lui tracer le genre de à; ma vie qu’il devait suivre à l'avenir, il accueillit avec une joie sensible au-dessu le conseil qu’il lui donna de passer le reste de ses jours dans la ref ventes, se

traite. En conséquence, Gerlach, étant retourné dans sa patrie, dis-f « vigilar tribua ses biens aux pauvres, ne conservant pour lui-même que leR ue dévo plus strict nécessaire, fit vœu de s'abstenir de viande et de vin, etl géliste et se relira dans le creux d’un chêne situé dans une des terres qu'il ls jours avait naguère possédées. C’est dans certe solitude qu'il passa presque} du mond tout son temps, n’eu sortant que de nuit pour se rendre à Maestricht Devenu et assister à l'office que célébraient, dans l'église de Saint-Servais, à liés de sa les moines du couvent fondé sous l’invocation de ce saint. I allat@é ministère aussi Le dimanche faire ses dévotions à Aix-la-Chapelle. pour lui s

Une telie conduite de la part d’un homme autrefois si répandufe passa plu: dans le monc : et si avide de ses fausses joies causa un étonnementfé donnant à général, et quelques personnes crurent même qu'elle cachait un cou- il céda au pable mystère : les moines de l'abbaye de Mersan allèrent jusqu'éfi nstère da dénoncer Gerlach à l’évêque de Liége, et l’accusèrent de rendre nf qience au

culte au chêne qui lui servait de demeure. L'évêque fit abattre ce arbre : mais bientôt, détromné sur le compte du nieux solitaire, dB ‘Acta ss

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d'armes éclatantes, ce moment même, qu'il aimait tendre.

ussitôt ses armes et un libre cours à sa épouse morte, il | vie du corps, mais me éternei où une noncer à la vie mili.

Dés ce dessein, il le, sous prétexte de couvert d'un rude , il partit pour aller

11181 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, sut | |

mieux informé des particularités édifiantes de sa vie, il le rec ;

pra à la bienveillante sollicitude de l'abbé Closteret. Peu de ur H

Las “ni s Le de nouvelles persécutions par sou’ zèle it h

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