‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 4)Chapitre 39 sur 63 · AVI · texte numérisé non relu

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354 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv, LXIX. — De 1152 à 1181

et dans les environs. On le voit par une lettre du comte Raymond V @ docter à l’abbé et au chapitre général de Citeaux, où il dit : Cette hérésie a QE chait, gägné jusqu'aux prêtres, les églises sont abandonnées et ruinées, quepe l'on refuse le baptême, l'eucharistie est en abomination, la pénitence WE que, «

méprisée ; on rejette la création de l'homme, la résurrection de \@ quaien chair, et tons les mystères; enfin on introduit deux principes, Per.@ etles a sonne ne songe à s'opposer à ces méchants. Pour moi, je suis prêt if quelqu employer contre eux le glaive que Dieu m'a mis en main; mais je à vant le reconnais que mes forces ne sont pas suflisantes, parce que les plus soluren nobles de mes États sont infectés de cette erreur, et entraînent un kindra: très-grande multitude. J'ai donc recours à vous et vous demande v. Ensu tre conseil, votre secours et vos prières. Le glaive spirituel ne sut du clers fira pas, il faut y joindre le matériel ; et, pour cet effet, je voudra @ par écri que le roi de France vint ici, espérant que sa présence mettrait fin 1 celte hé ces maux. Je lui ouvrirai les villes, je mettrai en son pouvoir ls tous les bourgs et les châteaux, je lui montrerai les hérétiques, et je l’aide@ saires re rai jusqu’à répandre mon sang pour écraser les ennemis du Christ de Toul ” Sur cet avis, le roi de France et le roi d'Angleterre, qui venaient@@ citation ; de se réconcilier par la médiation du cardinal-légat Pierre de Saint-@ en sorte Chrysogône, résolurent, en 1178, d'aller en personne pour chasser concitoy ces hérétiques de la province de Toulouse; mais, quelque temp pusieurs après, ils jugèrent plus à propos de ne pas commettre leur autorité Pierre M et d'envoyer des hommes savants et capables de les convertir. Ils 1 et, com envoyèrent le cardinal-légat Pierre ; Guérin, archevêque de Bourges @ homme « Pons, archevêque de Narbonne ; Renaud, évêque de Bath, en An Toutefois

gleterre ; Jean, évêque de Poitiers, et Henri, abbé de Clairvaux, avedl refus mér plusieurs autres ecclésiastiques, pour ramener ces hérétiques ou dif qui conda moins les convaincre et les condamner. Et pour prêter main-fortééf rande so aux prélats et exécuter leurs jugements, les deux rois choisiren@é Pierre pâ

Raymond, cemte de Toulouse ; le vicomte de Turenne ; Raymond! jura ; de Castelnau, et d’autres seigneurs ?. Æ bidontor

Le légat et les autres prélats, arrivés à Toulouse, y trouvèrent qu ment, ce ( le chef des hérétiques était un nommé Pierre Moran, homme avancé que le pai en âge, qui avait deux châteaux, un dans la ville et l’autre dehors Christ. [1 £ de grandes richesses, beaucoup de parents et d'amis, et était distin@é hi catholic gué entre les plus considérables de la ville. Il se disait saint Jean l'E et déclarèr vangéliste, et séparait le Verbe qui était avec Dieu au commence aussitôt :] ment d'avec un autre principe, comme d'avec un autre dieu, Quoi rents, Le } qu'il fût laïque et ignorant, les sectaires le regardaient comme lee gés et rep

voyant la n

1 Gervas. apud Pagi, an 1177. —? Roger Hoveden, p.573. Rob. de Monte Ît venir ; il an 1178, = apué& Baron,, an 1178, ment ei si

Liv LATEX, — Dettis D à 1181 de l'ère chr.| DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, comte Raymond V @ docteur, ils s'assemblaient dans sa maison les nuits, et iles pré.

lit : Cette hérésiea D chat, revêtu d’une espèce de dalmatique. Ii était tellement craint données et ruinées, D que personne n’osait lui résiste , nation, la pénitence que, quand es prélats catholi résurrection de ff quaient d'eux publiquement ux principes, Per- M etles appelaient hautern r moi, je suis prét ff quelques jours après, en main; mais jeR vant le peuple, parce que les plus vwlurent entre eux que ”, et entraînent un@ hindraient de croire tou vous demande vo. Ensuite, par ordre du légat, l'évêque ve spirituel ne sut du clergé

t eflet, je voudra M par écrit aux commissaires to sence mettrait {in

de Toulouse, quelques-uns

rent de dénoncer us ceux qu'ils connaîtraient infectés de

Pargner personne ; et, comme la liste Brossissait n son pouvoir ls tous les jours, Pierre Moran s'y trouva entre les autres. Les commistiques, et je l'aide.@ aires résolurent de Commencer leurs procédures par lui, et le comte unemis du Christ!

de Toulouse envoya des appariteurs l’ap tation; mais le comte, en sorte de |

terre, qui venaient at Pierre de Saintsonne pour chasse is, quelque temps retire leur autorité, les convertir. Ilsy vêque de Bourges: Y j le de Bath, en A Toutefois on le pressa tant, qu’il promit de ; cr pen : de Clairvaux, ave refus même qu'il en ferait ne fût une conviction de cette hérésie 8 hérétiques ou diff qui condamnait !» serment. Aussit r prêter main-fortéfé srande solennité, et, comme on ch ux rois Choisiren®S Pierre pâlit et demeura tout interdit, urenne ; Raymond Il jura publiquement qu’il dirait la vérité sur tous les antinles de bidont on l’interrogerait. On lui demanda donc en vertu de son serment, ce qu’il croyait touchant le sacrement de l'autel ; et il soutint que le pain consacré par le prêtre n'était point le corps de Jésusist. Il fut pareillement trouvé contraire à tous les articles de la {bi catholique Alors les commissaires se levèrent fondant en Jarmes, el déclarèrent au Corte qu'ils le condamnaient comme hérétique, et aussi{Ot il fut mis dans Ja prison publique, sous la caution de.ses parents. Le bruit s’en étant répandu, les catholiques furent encourass ct reprirent le dessus dans la ville. Cependant Pierre Moran Voyant la mort prés: nte, revint à lui et promit de se convertir. On le Ît venir ; il se reconnut publiquement hérétique.et promit, par ser. Rent ci sous caution, au comte, à la noblesse et aux principaux

e, y trouvèrent qu ran, homme avancé le et l’autre dehors nis, et était distin disait saint Jean l'E Jieu au commente à autre dieu, Quoi Pdaient comme leu

1573, Rob, de Mont

356 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv, LXIX, — De 1153 a ti8l

bourgeois, de se soumettre à tous les ordres du légat. On avertit Je @ Rhaym

peuple de se trouver le lendemain à Saint-Saturnin pour voir la pé. M des hé

nitence de Pierre, RE mond,

Le concours y fat tel, qu’à peine y avait-il de l’espace autour ge 4 comte

l’autel pour donner au légat la liberté de dire la messe. Pierre entra MR p'ésen

par la grande porte de l’église, au milieu de cette foule : il marchait M donnai

en simple tunique et pieds nus, frappé d’une discipline, d’un coté M Lleur

par l'évêque de Toulouse, de l’autre par l'abbé de Saint-Saturnin, d'enten

jusqu'à ce qu’il vint aux pieds du légat sur les degrés de l'autel, La BW Le card

il fit son abjuration et fut réconcilié à l'église. Tous ses biens furent M ‘} 2556

confisqués, et on lui donna pour pénitence de quitter le pays dans MR te <

quaränte jours, pour aller servir les pauvres à Jérusalem pendant MR Liques.

trois ans, au bout desquels, s’il revenait, on lui rendrait ses biens, Les ll

Cependant il devait, tous les dimanches, parcourir les églises de créance

Toulouse, nu-pieds et en simple tunique, recevant la discipline; res. M Pierre }

tituer les biens de l'Église qu’il avait pris et les usures, réparer les nita à

torts qu'il avait faits aux pauvres, et abattre de fond en comble son M dire deu

château, où se tenaient les assemblées des hérétiques. Pierre promitii out doc

le tout avec sérment. Après quoi beaucoup d’hérétiques, craignant ifallut +

le même sort, vinrent trouver le cardinal ét les autres commissaires, bien imy

leur confessèrent secrètement leur erreur, en demandèrent pardon Raym

et obtinrent miséricorde 1. pes, et là Henri, abbé de Clairvaux, obtint la permission de s’en retourner de toutes à cause du chapitre général de son ordre qui approchait ; mais af ment. Ils condition de passer dans le diocèse d’Albi, avec Renaud, évêque def tonsacre

Bath, et d'admonester Roger de Béders, seigneur du pays, de met dangés

tre en liberté l’évêque d'Albi, qu'il tenait prisonnier sous la gardel @ux qui

des hérétiques, et de chasser ceux-ci de tout. l’Albigeois. L'abbé de uvés, e

Clairvaux et l’évêque de Bath étant donc entrés dans cetté province, qui était le principal refuge de l’hérésie, Roger se retira dans de lieux inaccessibles ; mais l’évêque et l'abbé vinrent à un château très fort, où sa femme demeurait avec un grand nombre de domestiques et de gens de guerre, et dont tous les habitants étaient partisans 0 fauteurs de l’hérésie. Les deux prélats leur prêchèrent la foi, sans qu'ils osassent rien répondre, et déclarèrent Roger traître, hérétique et parjure, pour avoir violé la sûreté promise à l’évêque. Enfin ik l'excommunièrent publiquement et lui déclarèrent la guerre dela part du Pape et des deux rois de France ét d'Angleterre, en’ présencé de sa femme et de ses chevaliers.

L'évêque dé Bath, accompagné du vicomte de Turenne et tk

gints, d’I «es, et de

sait sincèr

1 Voir la lettre de l'abbé de Clairvaux etantres monuments, en Baronius, an

(Liv, LXIX, — De 1159

légat. On avertit le in pour voir la pé.

11181 de l'ère cbr] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.

Raymond de Castelnau, trouva dans l’Albigeois. de des hérétiques, nommés Raymond de Baimiac et B

mond, qui'se plaignaient d'avoir été proscrits injustement par le comte de Toulouse et les autres seigneurs, et ils offraient de venir en

présence du cardinal-légat et d'y soutenir leur créance, si'on leur donnait sûreté pour aller et revenir. L'évêque et les deux seigneurs kleur promirent, Pour ne pas scandal

iser les faibles, si on refusait d'entendre ces deux prétendus docteurs. Ils vinrent doncà Toulouse. Le cardinal. Pierre etl'évêque de Poitiers, tous deux légats du Pape, sy assemblèrent dans l'église cathé

drale de Saint-Étienne, avec le «mte de Toulouse et environ trois cents Personnes, tant clercs que hiques.

ux autres chefs ernard de Ray-

l'espace autour de messe. Pierre entra e foule : il marchait liscipline, d’un côté de Saint-Saturnin, legrés de l'autel, Là ous ses biens furent quitter le pays dans Jérusalem pendant rendrait ses biens, urir les églises de nt la discipline; res.

usures, réparer les fond en comble son ques. Pierre promit srétiques, craignant atres commissaires, emandèrent pardon

Les légats ayant ordonné aux deux héréti

aéance, ils lurent un Papier où elle était écrite au long. Le légat Pierre y ayant remarqué

n de s’en retourner approchait ; mais à Renaud, évêque de M du pays, de met.

nier sous la garde \bigeois. L'abbé de dans cetté province, se retira dans dapEtnurent encore que l'usage du nt à un château très bre de domestiques taient partisans 0 chèrent la foi, sans er traître, hérétique à Pévêque. Enfin ils ent la guerre delà leterre, en’ présence

du sang de Jésus-Christ ;. que soit: enfants, soit adultes, sont e sauvé sans l'avoir reçu, hiant Où imposition des mains. Ils remariage ne nuit point au salut ; les chanoines, les ermites, sauver; qu’il est juste de ées en l'honneur de Dieu et des ‘de leur donner les dimes et les prémiutres devoirs de paroissien ; enfin, qu'il mônes aux églises.et aux pauvres, C’est

éghse de Saint-Jacques, où, en able de. peuple, . on lut dans le

tnme elle paraissait Catholique, o ‘lait sincère, et ils répondirent qu'ils

de Turenne et dk

HT (= s, en Baronius, an!

croyaient ainsi et qu’ils n'avaient

358 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX. — De 1153

jamais rien enseigné de contraire. Alors le comte de Toulouse et plusieurs autres, tant clercs que laïques, s’élevèrent contre eux avec zèle, les accusant de mensonge. Les uns déclarèrent leur avoir oui dire qu’il y avait deux dieux, un bon et un mauvais : un bon, qui avait fait seulement les choses invisibles , immuables et incorrupti. bles ; un mauvais, qui avait fait le ciel, la terre, l’homme et les autres choses visibles. D'autres soutinrent leur avoir oui prêcher que le corps de Jésus-Christ n’est point consacré par le ministè.e d’un prêtre indigne ou criminel. Plusieurs attestèrent qu'ils leur avaient ouï dire que l’homme et la femme, se rendant le devoir conjugal, ne pouvaient êtresauvés. D'autres leur soutenaienten face qu'ils avaient dit que le baptême ne sert de rien aux enfants, et plusieurs autres blasphèmes abominables.

Comme Raymond et Bernard disaient que c’étaient de faux té. | moins, on les pressa de confirmer par serment leur confession de |

foi. Mais ils le refusèrent, disant que Notre-Seigneur, dans l'Évangile, défend z2bsolument de jurer. On leur représenta que saint Paul dit que le.serment est la fin de toute dispute, et qu’il relève le serment de Bieu, touchant le sacerdoce de son Fils 1, On allégua plusieurs autres passages de l’Écriture, pour montrer qu'il est permis de j jurer,

à cause de la faiblesse de ceux que nous voulons persuader, Enfin, | ces ignorants hérétiques ne s’apercevaient pas qu’ils avaient eux. à

mêmes apposé un serment à leur confession de foi écrite, en disant: Por la vérité, qui est Dieu, nous croyons ainsi. Et ils ne savaient pas que: c'est jurer que d'appeler en témoignage de nos discours la vérité et la parole de Dieu, comme fait l'Apôtre quand il dit : Nous vous disons dans la parole de Dieu ? ; et ailleurs : Dieu m’est témoin ?, (e sont Les réflexions du légat Pierre.

‘Raymond et Bernard parurent suffisamment convaincus par tant de témoins, et plusieurs autres se préparaient encore à déposer con tre eux. Toutefois, pour user de miséricorde, suivant l'esprit del'É. glise, le légat les exhorta à abjurer leur hérésie et à se faire absoudre:de l’excommunication prononcée contre eux par le Pape, pa les archevêques de Bourges et de Narbonne, l’évêque de Toulouse Jelégat lui-même. Mais ils le refusèrent, et demeurèrent dans le endurcissement. C'est pourquoi les deux légats les excommunièrenl de nouveau avec les cierges allumés, en présence de tout le peuple qui était furieusement animé contre ces hérétiques, comme il l marquait par ses acclamations continuelles. C’est ce que témoignek légat Pierre dans sa lettre adressée à tous les fidèles, où il leur en

3 Hebr , 6, 16. — 2 1. Thessal., 4, 14. — 3 Rom., 1, 9,

11181 de jintd’é munies de Toule devant t

Dans «

Toulouse implorer n'avaient ks fonde:

formes 2.

ippi; Nangiu:

v. LXIX. — De 1153

> de Toulouse et it contre eux avec ent leur avoir oui vais : un bon, qui les et incorruptimme et les autres ii prêcher que le e ministë.e d'un qu'ils leur avaient evoir conjugal, ne face qu'ils avaient t plusieurs autres

aient de faux té. À eur confession de !

r, dans l'Évangile, que saint Paul dit | relève le serment allégua plusieurs t permis de jurer,

persuader. Enfin, } qu’ils avaient eux. à

i écrite, en disant:

ils ne savaient pas s discours la vérité il dit : Nous vous m'est témoin 5, Ce

onvaincus par tant ore à déposer coiant l'esprit del'É.

t à se faire absoupar le Pape, par que de Toulouse et eurèrent dans le

S excommunièrenf de tout le peuple ques, comme il lé ce que témoignele èles, où il leur en

ippi; Nangius, elc., epud Pagi, an, 1183, n. 7 et 8. - Raron

11181 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE,

jintd’éviter Raymond et Bernard et]

muniés et livrés à Satan, et de les chasser de leurs terres. Le comte de Toulouse et les autres seigneurs du pays promirent par serment, devant tout le peuple, de ne point favoriser ies hérétiques 1, Dans cette affaire, qui aura des suites considérables, il y a surtout Que chose à remarquer. Ce sont les princes séculiers , le comte de Toulouse, le roi de France et le roi d'Angieterre, qui commencent par implorer le secours de l'Église contre ces hérétiques. Et ces princes avaient pas tort de prendre l'alarme, Ces hérétiques ruinaient tous ksfondements de la société humaine.

Ils ruinaient la société domes- D ique ou la famille, en condamnant le mariage. Ils rujnaient la con-

face et la société publique, en proscrivant le serment eten se pernettant toute espèce de meñsonge. Ils ruinaient toute religion et hute morale, en faisant un dieu auteur du mal et en détruisant la iberté humaine. Ils ruinaient par là même tout droit. de propriété. Et de fait, il y avait dès lors parmi eux des bandes armées, sous Je Riom de cotereaux, de Brabançons, qui, de leurs châteaux forts, wmme d'autant de repaires, couraient dévaster les églises et les umpagnes, et contre lesquels il fallut faire la guerre dans toutes les imes ?, Céci est un point capital de l’histoire de cette époque. Les pinces, qui imploraient le secours de l'Église et qui lui offraient cehi de leurs armes , combattaient réellement pour l'existence e la “nservation de la société humaine. Bien des auteurs modernes 4e lont pas vu. C’est qu’il y a des hommes qui ont des yeux pour ne pas voir. 1e Tel n'était point le pape Alexandre. Pour remédier à ces désordres di d'autres abus qu'avait pu introduire le schisme d'Allemagne, et que d'ailleurs l'ennemi de tout bien ne cesse de renouveler dans l’Éaise, ce grand Pontife Convoqua un concile général , autrement les das généraux de la chrétienté. Ce concile, onzième œcuménique, se it à Rome, dans l’église de Latran, au mois de mars 4179. II s’y Houva trois cent deux évêques, avec un nombre proportionné d’abls et d’autres prélats. Il y avait dans ce nombre dix-neuf évêques Espagne, six d'Irlande, un d'Écosse, sept d'Angleterre, cinquanteheuf de France , dix-sept d'Allemagne , dont trois de la province de Bagdebourg et un de celle de Brême ; un évêque de Danemark, un k Hongrie et huit des diocèses latins d'Orient, parmi lesquels le plus lustre était Guillaume, archevêque de Tyr. Les évêques d'Irlande

eurs complices, comme excom-

Noir le récit de Roger Hoveden, la lettre du légat Pierre et autres documents, 1 Baronius, sur l'an 1178. — 2 Gesta Lemovic. episcoporum, apud Labbe, bliotheca nova, 1. 2, p. 269. Pagi, an. 1177, n. 16. Rigord, De Gestis Phi

an. 11899, n,7.

HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv.LXIX.— Dei M ; 1181 à

avaient à leur tête saint Laurent archevêque de Dublin. Dans Je Reno concile même, le Pape sacra deux évêques anglais et deux écossais, M mémoir dont l’un était venu à Rome avec un seul cheval, l'autre à pied avec M ps hé: un sepl compagnon. Il s’y trouva aussi un évèque irlandais, qui n’a. À qui les vait d'autre revenu que le lait de trois vaches; et quand elles man- M d'eux de quaient de lait, ses diocésains lui en fournissaient trois autres. Parmi M Nous ca les .prélats de France, on distinguait Guillaume, archevêque de 4 vclésias Reims, beau-frère du roi, et Henri, abbé : le Pape les fit tous deux M soumis : cardinaux , Guillaume, ds Sainte- Sabine, et Henri, cardinal ‘évêque M hit sernr d’Albane. : : M des sac Le concile eut trois séssions : la première le cinquième jour de Persor mars, la seconde lé 14, et la troisième le 19 du même mois. Le M we soit n souverain Pontife était assis sur nn siégeélevé, avecles cardinaux, les MW a doctri prélats, les sénateurs et les consuls de Rome. ladminis L'Église éternelle de Dieu, les sociétés temporelles de l’homme, 4 mnt être c'est sur queile concile ou conseil général de la chrétienté avait M aux digni à porter'ses regards. L'Église immortelle, : dans son chef mortel et M charge d’ dans ses principaux membres : dans son chef, dont il fallait assurer M l'âge de v l'élection contre les dangers du schisme ; dans ses principaux niem- par les ca bres, dont il fallait garantir la sainteté contre les séductions de là MR ke diacone chair, du monde et de l'enfer, afin de sanctifier par eux tout le peu- M dercs qui ple fidèle. Les sociétés temporelles de l'homme, dont il fallait raffer. Mi du droit mir les Bases contre les efforts de l’hérésie ou de l'anarchie ; «car, ai l'évêque c fond, ces deux choses'sont la même. — Pour le moment, le troisième Puisque concile général de Latran y pourvut par les vingt-sept canons oui ans, pe règles qui suivent. charge au:

Pour prévenir les schismes, si die l'élection du souverain Pon-@uos frères tife les cardinaux'.ne s'accordent pas assez pour la faire unanime tes visites ment, celui-là serà reconnu Pontifé romain qui aura les deux tiers moment c: des voix, Et celui qui, n’ayant que le tiers, en prendra le nom, sera pourquoi : privé, tant lui que ceux qui l’auront reconnu, de tout ordre sacré ef auront tou:

excommunié, en’ sôrte qu'on ne leur accordera que le viatique dingt-cinq, l'extrémité de la vie, et que; s’ils ne viennent à résipiscence, la tem doyens et | les engloutira vivants, avec Dathan et Abiron. Que si quelqu'un ed oiseaux I élu à l'office de l'apostolat par moins des deux tiers, à moins qu'iliservis suffi n’intervienne un plus grand accord, il ne sera point reçu, mais souduilles ni ex mis à la même peine, s’il ne s’abstient humblement. Le tout sante besoin, |

préjudice des canons et des autres églises, où la plus grande ét ISdinombre plus saine partie doit l'emporter; attendu que, s’il s’y élève quelques lieux où difficulté, elle peut être terminée par Le jugement du supérieur. Mai ubles : ma dans l'Église romaine quelque chose de spécial est établi, parce qu'ilfune mesure n'y a point de supérieur auquel on puisse avoir recours. lue des sup

Liv. LXIX.— De152

Dublin. Dans Je et deux écossais,

autre à pied avec À

irlandais, qui n’a quand elles man-

rois autres. Parmi !

e, archevêque de À

e les fit tous deux i, cardinal -évêque

inquième jour de même mois. Le cles cardinaux, les

elles de l’homme, à chrétienté avait son chef mortel et nt il fallait assurer principaux mem-

séductions de Ja

ar eux tout le peu-

ont il fallait rafter.

‘aharchie ; car, au oment, le troisième jt-sept canons ou

lu souverain Pônla faire unanime.

tura les deux tier ndra le nom, sera tout ordre sacré e que le viatique à sipiscence, la tent te si quelqu'un est iers, à moins qu'il nt reçu, mais sou nent. Le tout sans : plus grande et 14 s’y élève quelque du supérieur, Mai établi, parce quil cours.

à carge d'âmes, personne ne po A lige de vingt-cinq ans, et il en sera privé, si

“vis suflisamment et m filles ni exactions sur leur clergé de besoin, Jui dernander un secours nombre de chevaux toléré pour 1 ks lieux où les facultés et les r nbles : mais dans les lieux plu ie mesure telle, que les infé ie des supérieurs, de pe

à 1181 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.

Renouvelant ce qui a été fait par mémoire, Innocent, nous déelarons ks hé:isiarques Octavien et Gui de qui les a suivis, et nous oz d'eux des dignités ecclésiastiques on des bén Nous cassons les aliénation

que ceux qui ont reçu éfices en £oient privés.

$ OU usurpations par eux faites des biens ecclésiastiques. Si quelqu'un ose y Contrevenir, qu’il sache qu'il est

soumis à l'excommunication. Quant à-ceux qui, Spontanément, ont hit serment de tenir le schisme, nous les déclarons Suspens des ortres sacrés et des dignités.

Personne ne sera élu évêque qu'il n'ait trente ans accomplis, qu’il æ soit né en légitime mariage et recommandable Par ses mœurs et x doctrine. Sitôt que son élection aura été confirmée et qu'il aura l'administration des biens de l'Église, les bénéfices qu'il avait pournt être conférés librement par celui auquel il appartiendra. Quant ax dignités, ccmme doyennés,

par les canons, il n’est point promu aux ordr. | le diaconat pour les archidiacres, et la prétri

it, lui et les siens, du travail de ses mains, pour ôter tout prétexte aux faux apôtres et n'être point à charge aux fidèles, nous ne Pouvons. souffr

us frères les. évêques obligent leu

des visites, à véndre les ornements des églises et à consumer en un moment ce: qui aurait sufti pour les faire subsister longtemps. C’est pourquoi nous. ordonnons que les archevèques, dans leurs visites, auront tout au plus quarante ou cinquante chevaux, les cardinaux ngt-cinq, les évêques vingt. ou trente, les archidiacres sept, les doyens et les inférieurs deux. Ils ne mèneront point de chiens ou doiseaux pour la chasse, et se Contenteront, pour leur table, d’être

odestement, Les évêques n'inposeront ni ; Hs pourront seulement, en cas charitable, Quant à ce qui est dit es visites, on peut l’observer dans evenus de l’Église sont plus: considé- $ Pauvres, nous voulons qu'on tienne rieurs ne soient pas grevés par la ve-

ur que, sous jrétexte de cette tolérance,

pores ee A

362 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX. — De 1153

quelques-uns qui, jusqu'à présent, avaient coutume d'employer moins de chevaux, ne se croient permis d'en avoir un plus grand nombre.

Si un évêque ordonne un prêtre ou diacre, sans lui assigner un titre certain dont il puisse subsister, il lui donnera de quoi vivre, jusqu'à ce qu’il lui assigne un revenu ecclésiastique, à moins que le clerc ne puisse subsister de son patrimoine.

Il est introduit en quelques quartiers une coutume bien répréhen. sible : c'est que des évêques et même des archidiacres prononcent

sentence de suspense ou d'excommunication, sans monjtions précé- |

dentes, contre ceux qu’ils pensent qui appelleront dans leurs causés.

D'autres, craignant la sentence du supérieur et la discipline canon.

que, opposent l'appel sans aucun grief et usurpent pour la défensede l'iniquité ce que l’on sait avoir été établi pour le refuge des innocents.

C'est pourquoi, afin que les prélats ne puissent grever leurs sujets | sans cause, ni les sujets éluder à leur gré la correction des prélats |

sous prétexte d'appellation, nous ordonnons, par le présent décret, que les prélats ne prononceront point de sentence de suspense ou

d'excommunication sans monition préalable, à moins que la faute

ne soit telle qu’'elie emporte la peine de sa nature ; d’un autre côté, 'es inférieurs ne parleront point d’appel contre la discipline ecclésiastique, avant l’entrée de la cause.

Si quelqu'un se croit obligé d'appeler, on lui fixera un terme convenable pour poursuivre son appel. Si, dans ce terme, il en néglige la poursuite, l’évêque usera librement alors de son autorité. Si l'appelant ne vient point poursuivre son appel, il sera condamné aux dépens envers l'intimé qui se sera présenté; afin que cette crainte du moins empêche d’appeler facilement au préjudice d'autrui. Le concile défend en particulier aux religieux d'appeler des corrections de discipline imposées par leurs supérieurs et leurs chapitres 1,

Il défend, comme des abus horribles, de rien exiger pour l’intronisation des évêques ou des abbés, pour l'installation des autres ecclésiastiques, ou la prise de possession des curés ; pour les sépultures, les mariages et lesautres sacrements ; en sorte qu’on les refuse à ceux qui n'ont pas de quoi donner. Et il ne faut point, dit le eoncile, alléuer la longue coutume qui nerend l'abus que plus criminel. Il défend aussi aux évêques et aux abbés d'imposer aux églises de nouveaux cens, ou de s'approprier une partie de leurs revenus. |! leur défend d'établir à certain prix des doyens pour exercer leur juridiction. Défense de conférer ou de promettre les bénéfices avant

3 Can. 6.

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Av. LXIX. — De 1153

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iacres prononcent | monjtions précé. |

dans leurs causés, discipline canoni.

pour la défense de ige des innocents.

rever leurs sujets { ection des prélats |

le présent décret, e de suspense ou

noins que la faute | ; d’un autre côté,

à discipline ecclé-

era un terme conrme, il en néglige : autorité. Si l'apra condamné aux le cette crainte du d'autrui. Le condes corrections de hapitres !,

iger pour l'introon des autres ec- ; pour les sépulte qu’on les refuse point, dit le eanque plus criminel.

ser aux églises de > leurs revenus. |!

r exercer leur ju»

s bénéfices avant

Un défend ja plur Aucès, que quelques-uns en av

Birs fonctions. et

Hinstituer ou de cest

!Can. 7,15, 8. = 2 Can. 9,5 Can., 10,

à1181 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 363

qu'ils vaquent, pour ne pas donner lieu de souhaiter la mort du tituhire. Les bénéfices vacants seront conférés dans six mois ; autrenent le chapitre suppléera à la négligence de l'évêque, l’évêque à elle du chapitre, et le métropolitain à celle de l’un et l'autre 1,

Il y avait de grandes plaintes des évêques contre les nouveaux ortres militaires des templiers et des hospitaliers. Ils recevaient des igises de la main des laïques, et dans les leurs is instituaientet des-

iluaient des prêtres à l'insu des évêques ; ils recevaient aux sacre-

ments les exCommuniés, les interdits, et leur donnaient la sépulture.

Is abusaient de la permission donnée à leurs frères quêteurs de

ire ouvrir une fois l’an les églises interdites et d'y faire célébrer

lollice divin; car, sous ce prétexte, plusieurs de ces quéteurs veaient exprès aux lieux interdits. Ils s’associaient des confrères en pusieurs lieux, auxquels ils communiquaient leurs priviléges. Ces dus venaient moins de l'ordre des supérieurs que de l'indiscrétion

is particuliers ; et le concile les condamna tous non-seulement à

légard des ordres militaires, mais de tous les autres religieux 2,

Les religieux, de quelque institut qu’ils soient, ne seront point eus pour de l’argent, sous peine au supérieur de. privation de sa darge, et au particulier de n'être jamais élevé aux ordres sacrés. ln ne permettra point à un religieux d’avoir de péculé, si ce n’est pur l'exercice de son obédience. Celui qui sera trouvé avoir un péule sera excommunié et privé de la sépulture commune et on ne ra point d’oblation pour lui. L'abbé, trouvé négligent sur cet artide, sera déposé. On ne donnera point, pour de l'argent, les prieurés où les obédiences, et on ne changera point les prieurs conventuels non pour des causes graves, ou pour les élever à un plus haut rang Ÿ,

On renouvelle les règlements pour ] ls défenses à ceux qui sont dan d'ffaires temporelles, comme d'i ions séculières, ou de la fon

a Continence des clercs, et s les ordres sacrés de se charger ntendance des terres, de juridicction d'avocat devant les juges laïques.

alité des bénéfices, qui dès lors était venue à tel aient jusqu’à six et possédaient pluvait qu’ils ne pouvaient ni résider ni faire que plusieurs dignes ministres de l'Église manquüaient de subsistazc. On défend aux laïques, sous peine d’anathème,

“er des clercs dans les églises, sans l'autorité l’évêque, ou d'ohiiger les ecclésiastiques à comparaître en jugement devant eux. On règle le droit des Patrons, en sorte que, s'ils

\enrs cures ; d’où il avri

364 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX.—De 1153 sont plusieurs, ils s'accordent à nommer un seul prêtre pour des. servir l'église, ou que celui-là soit préféré qui aura la pluralité des suffrages. Autrement l'évêque y pourvoira; comme aussi en ca de question-pour le droit de patronage, qui ne soit pas terminé dans trois mois. Défense aux laïques de transférer à d’autres laïques les dîmes qu’ils possèdent au péril de leurs âmes. C’est sur ce fondement que l'on conéerve aux laïques les dîmes dont on juge qu'ils étaient M en possession dès le temps de ce ssl et que l’on nomme dimes @ inféodées 1.

Les biens que les elercs ont acquis par le service de l’Église lui de. meureront après leur mort, soit qu’ils en aient disposé par testament ou non, Dans la disposition des affaires communes, on suivra conclusion de la grande et & la plus saine partie du chapitre, non. obstant tout serment ou coutume contraire. Afin de pourvoir à l'instruction des pauvres clercs en- chaque église cathédrale, il y aura un maître, à qui on assignera un bénéfice suflisant et qui en. seignera gratuitement : ce que l’on rétablira dans les autres églises et dans les monastères où il y a eu autrefois.quelque fonds destiné 1 ceteffet. On n’exigera rien pour la permission d'enseigner, et on

1e la refusera point à celui qui en sera capable : ce serait empêcher V utilité de l’Église. Les contrevenants mont pie de bénéfice ec clésiastique 2.

On défend, sous peine d’ mate, aux magistrats des villes d'im poser aux églises aucune charge, soit pour fournir aux fortifications ou expéditions de guerre, soit autrement ; ni de diminuer la juri diction (temporelle) des évêques et des autres prélats sur leurs sujets On pérmet toutefois au clergé d'accorder quelque. subside volontaird Pour subvenir aux nécessités publiques, quand les facultés dej laïques n’y suflisent pas ?.

On renouvelle la défense des tournois, et l'injonction d'observet la trêve de Dieu, telle que nous l'avons expliquée en son temps. 0 défend d'établir de nouveaux péages ou d’autres exactions, san l’autorité des souverains. C’est que chaque petit seigneur s’en don nait l'autorité. On renouvelle l'excommunication contre les usuriers avec défense de recevoir leurs offrandes, ni de leur donner la sépul ture chrétienne. On condamne la dureté de quelques ecclésiästiques qui ne permettaient pas aux lépreux d’avoir des églises particulières quoiqu'ils ne fussent pas reçus aux églises publiques. Le concile ot donne donc que partout où les lépréux seront en assez grand non bre, vivant en commun pour avoir une église, un cimetièreget

1 Ean, 11, 12,13, 14, 17. —°? Can., 15, 16,18. — 3 Can., 19

prêtre E et il les bestiaux marque On d porter a ton des bâtiment les église sont exhi wclaves :

prennent merce ou

fit naufr aclaves c Buront rec BhsChrétic lest défer pagistrats

Le dern

L'Église, snglantes iens : et a rmède s] harins ou lAlbigeois, kcachent urquoi r potection « fous de fair atre les Ch Quant a aux et trie ns, et n° hilent et dé ment que € lnoncés ex:

lne soient

té, Or, to lient savoi

‘Can, 20, 2

Liv. LXIX,— De 1159

al prêtre pour des.

ira la pluralité des mme aussi en cas t pas terminé dans l'autres laïques les st sur ce fondement juge qu'ils étaient M l'on nomme dimes

e de l’Église lui de.

posé par testament ines; On suivra la du chapitre, non- \fin de pourvoir à ise cathédrale, il y.

suffisant et qui en.

s les autres église elque fonds destiné d'enseigner, et on ce serait empêcher vés de bénéfice ec

rats des villes d'im ir aux fortifications > diminuer la juri lats sur leurs sujets . subside volontair4 d les facultés de

onction d'observel > en son temps. O1 es exactions, san seigneur s’en don contre les usuriers r donner la sépulié ues ecclésiastiques slises particulières ues. Le concile 0!

assez grand non un cimetière;et

«caves chrétiens, sous quelque prétexte que ce s sont reçus en témoignage contre les Juifs, BsChrétiens. Les biens des Juifs convertis le lest défendu, sous peine d'excommunicatio mgistrats, de leur en rien ôter 2.

Léglise, comme dit saint Léo wglantes, ne laisse pas d’être ins; et la crainte du su rmède spirituel. Or,

Marins ou publicains, se sont tellement fortitiés dans la lAbigeois, le territoire de Toulouse et en d'autres lieux sachent plus, mais enseignent publiquement leurs erre Rurquoi nous les anathématiso potection ou retraite ; los de faire d’oblations Pour eux, ni de tre les Chrétiens. + Quant aux Brabançons, Aragonais, aux'et triaverdins, qui ne respectent ni rs, et n'épargnent ni veuves ni orph ilent ct désolent tout comme des païen:

ment que ceux qui les auront soudoyés, lnoncés excommuniés dans les églises he soient absous qu'après avoir té, Or, tous ceux qui se kivent savoir qu'ils sont qui

l(an. 20, 21, 29, 25, 28, — ? Con. 21 et 26

à1181 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE,

prêtre particulier, on ne fasse poins de difficulté de le «til les exempte de donner la dime des fruits de le bstiaux qu'ils nourrissent. C'est la marque touchant les léproseries 1,

On défend aux Chrétiens, sous peine d'excommunication, de porter aux Sarrasins des armes, du fer ou du bois pour la construc-

ton des galères ; comme aussi d’être patrons où pilotes de leurs bitiments. Cette excommunicatio i

ls églises des villes maritimes.

snt exhortés à confisquer les b claves de ceux qui les prendr

Les seigneurs et les consuls des villes iens des coupables, et on les déclare

ont. On excommunie aussi ceux qui prennent ou dépouillent les Chrétiens allant sur mer pour le com-

nerce ou pour d’autres causes légitimes, ou qui pillent ceux qui ont hit naufrage. Défense aux Juifs et aux Sarrasins d’avoir chez eux des

oit, Les Chrétiens conîme les Juifs contre ur seront conservés ; et n, aux seigneurs et aux

Le dernier canon du concile de Latran est Conçu en ces termes :

n, bien qu’elle rejette les exécutions aidée par les lois des princes chrépplice corporel fait quelquefois recourir au les hérétiques que l’on nomme cathares, Gascogne, > qu’ils ne urs. C'est ns; eux et ceux qui leur donnent ; et, s'ils meurent dans ce péché, nous défenleur donner la sépulture

Navarrais, Basques, coteles égiises ni:los monaselins, ni âge ni sexe, Mais S, NOUS ordonnons pareilretenus ou } otégés, soient les dimanches et les fêtes, renoncé à cette pernicieuse s0sont engagés à eux par quelque traité itec de tout hommage ou serment qu'ils

pourraient leur avoir fait. Au contraire, nous leur enjoignons, à eux et à tous les fidèles, pour la rémission de leurs péchés, de s'opposer courageusement à ces ravages et de défendre les Chrétiens contre ces malheureux dont nous désirons que les biens soient confisqués, et

(Liv. LXIX. — De 1159

qu'il soit libre aux seigneurs de réduire les personnes en servitude.f

Quant à ceux qui mourront vraiment pénitents en leur faisant là guerre, ils ne doivent douter qu'ils ne reçoivent le pardon de leurs péchés et la récompense éternelle. Nous remettons aussi à tous ceu qui prendront les armes contre eux, deux années de leur pénitence laissant à la discrétion des évêques de leur accorder, selon leur tra vail, une plus grande indulgence ; et, en attendant, nous les prenons sous la protection de l'Église, comme ceux qui visitent le saint sé pulcre. Mais ceux qui mépriseront les exhortations des évêques pou prendre les armes contre ces méchants seront excommuniés f, Dans ce canon, le concile de Latran joint ensemble les patarins et les cotereaux : c'étaiten effet comme deux branches du mêmetrone Les uns propageaient parmi le peupleles principes d’anarchie et d'm piété ; les autres les mettaient en pratique par le fer et le feu. C'étai vraiment le mystère d’iniquité auquel l'enfer ne cesse de travailler et auquel setréunissaient naturellement les bandits de toute nation Au concile de Latran, vinrent plusieurs ecclésiastiques d'Alle magne, ordonnés par les schismatiques, espérant obtenir grâce d Pape. Il y vint principalement des clercs et des moines de l'égls d'Halberstadt, que l'évêque avait déchirée. Le Pape usa d’indulgenc à leur égard, parce que Géron n’avait pas été ordonné par un schi matique, mais par Hartwic, archevèque catholique de Brême, fut donc permis à ceux qu’il avait ordonnés non-seulement d'exe cer leurs fonctions, mais de monter aux ordres supérieurs, Géro lui-même obtint la liberté d'exercer partout les fonctions épiscopale Christian, archevêque de Mayence, et Philippe de Cologne, ayai abjuré le schisme et quitté les palliums qu'ils avaient reçus des à tipapes, en reçurent de nouveaux du cardinal Hyacinthe. A la mo de l'archevêque Baudouin de Brême, arrivée l’année précédente LA on avait élu pour lui succéder le docteur Bertold, qui se présenta Pape durant le concile. Mais son élection, ayant été examinée, Î trouvée irrégulière et cassée. Sifrid, évêque de Brandebourg, etil du marquis Albert, fut élu ensuice archevêque de Brême ?. Dans le même concile, le pape Alexandre II nomma son légat e Irlande, saint Laurent, archevêque de Dublin. Ce bon archevè avait failli être tué, quelques années auparavant, d’une manière as

1 Can, 27 — ? Arnold, Chron. Slaw., 1. 2,c. 28. Alb, Stad., an. 1179. ;

étrange pour de litaine, la messe il passa lendeme foule, et terrible, entendar que ce 5 gant The à mort, évêque, kver la p bien guér leur qui qu'on ren Le roi vo pour lui, Arrivé « au Pape l’ qui y rég sant sa sail des règler pour les e> apostolique sgnala sur et bien pu même, afir Cependa:

lères. La c mine. Tous compter tre rture et le :

leurs enfant dans les lie:

dresse mate venant de ci petits en mo hourricier. ] hevéché, sa NI propre p

1 de l'ère chr. , ; Liv. LXIX. — De 115; 1181 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE

* enjoignons, à éwx étrange. Il était venu trouver à Cantorbéri le roi chés, de s'opposer Pour des affaires de son diocèse. Les moines de hrétiens contre cÎ llaine, qui le vénéraient sonne un saint, le prièrent de leur chanter jient confisqués, e la messe solennelle le jour suivant. Ayant acquiescé à leur demande, nnes en servitude À il passa la nuit en prières devant les reliques de saint Thomas. Le

en leur faisant h lendemain, comme il allait à l'autel, voilà qu'un homme perce la le pardon de leur foule, et, armé d'un énorme bâton, lui assène sur la tête un coup si 1s aussi à tous cu terrible, qu il le renverse par terre. Le meurtrier était un fou qui, de leur pénitence M tendant dire à tout le monde que c était un Saint, alla s’imaginer der, selon leur td 11e ce serait une œuvre méritoire d'en faire un martyr et un autre

t, nous les prenondii int Thomas, Les moines et les autres assistarts, le croyant blessé isitent le saint si à mort, se prosternèrent sur le visage,

s des évêques poudi ‘êque, revenu à lui-même, demanda communiés 1, hver la plaie, Le sang s’arrêta aussitôt, emble les patarnd lien guéri, qu'il commença et acheva tranqui hes du mêmetronc@ Eur qui rapporte ce miracle et qui e s d’anarchie et d'in qu'on remarqua, à la mort du saint, qu’ fer et le feu. C'étal Le roi voulut faire mettre à mort l’assa cesse de travailler pour lui, et obtint sa grâce.

its de toute nation Arrivé donc à Rome pour le lésiastiques d'Al u Pape l’état de l’é,lise d’Irla t obtenir grâce d moines de l'égli pe usa d’'indulgenc lonné par un schis ique de Brême, -seulement d'exe supérieurs. Géro ictions épiscopale de Cologne, ayal aient reçus des à acinthe. A la mo ée précédente LA

Henri d'Angleterre l'église métropo-

il avait une fracturs au crâne.

ssin ; mais Laurent intercéda

concile général de Latran, il exposa

nde, le priant de remédier aux abus qui y régnaient ét d’en maintenir les libertés. Alexandre, connais-

ant sa sainteté, sa prudence et Son Courage, non-seulement lui donna ds règlements Convenables, mais le nomma lui-même son légat pour les exécuter. De retour en Irlande, avec l'autorité de légat postolique, il s’en servit eflicacement pour retrancher les abus. I] sgnala surtout son zèle contre l'incontinence des clercs. Quoiqu'il alt bien pu absoudre les coupables, il les renvoyait à Rome, au Pape même, afin qu’ils sentissent plus vivement leur faute. Cependant une grande famine affligea l'Irlande, trois années enlès. La charité du bon Pasteur fut encore plus grande que la fanine. Tous les jours, il nourrissait cinq cents pauvres du dehors, sans tmpter trois cents de son diocèse, auxquels il procurait la nourqui se présenta diture et le vêtement. Bien des mères qui ne pouvaient plus nourrir L été examinée, fleurs enfants les exposaient à la porte du palais de l'archevêque, ou randebourg, et fins les lieux où il devait passer. Elles savaient qu'il avait une ten- Biéme:s. dresse maternelle, et qu'il ne leur Manquerait pas. En effet, se souomma son légat dreuant de cette parole du Seigneur : Si quelqu'un reçoit un de ces Ce bon archevéq Wii en mon nom, il les recueillait tous, et leur servix à tous de père l'une manière as@rricier. Il en plaça environ deux cents chez les vassaux de l’ar-

hevêché, sans Compter ceux qu’il nourrissait dans la ville et dans son propre palais.

ad., an. 1179, :

HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXIX, — De {153 MN 1181 de A la famine vint se joindre un autre fléau , la multitude des bri. @ peevoir

gands. Commé le saint archevêque allait de Dublin à Waterford, un We snction chevalier, et puis un écrivain avec sa femme et son petit enfant, ie @ pstomer joignivent à sa compagnie, persuadés qu’il y aurait moins à craindre \vo s'ils venaient à tomber entre les mains des malfaiteurs. En effet @ pourut | comme ils traversaient une forêt, une troupe de brigands vinrent tou Mure. Th à coup les assaillir, en disant à l’archevêque qu'il n'avait tien )M int, pa

craindre, pourvu qu'il leur livrât le soldai du roi. Il répondit qui sr plusi aimait mieux mourir que de ne pas le défendre, ct il lui fit un rem. y Dubih part de son corps. Le soldat eut la vie sauve, mais l'écrivain fut tué, @ pnisa le et tous les ecclésiastiques dépouillés. Arrivé dans la ville la plus pro.@ onts res che, l'archevêque fit. avertir les larrons qu'ils eussent: à cesser leur eligieux « brigandage et à,en faire pénitence, sans quoi il les excommunien@é } sur ce

avec tous les prêtres. Comme ils s’y refusèrent, il lés excommuna ft Un aut effectivement. Eux, ayant appris comment la chose s'était faite, nt, sain dirent les uns aux autres : Excommunions nous-mêmes l'archevêque hrtreuse Ils prirent les boyaux d'un bœuf qu'ils avaient volé ét s'en firent ds srporelle étoles, des tisons enflammés en guise de ciérges; hurlèrent dans iiupelle, 1 livre pour se moquer des anathèmes de l’Église, et’ puis éteignirent quitter ave leurs tisons dans l'eau. Mais, dès le lendemain, l'un d'eux mour@rgé; et. de froid, quoiqu'il eût quatre vêtements sur le corps et que le froi@yttres cor fût très-supportable. Le chef de la bande pétit le troisième jour, un peuple successivement tous les autres dans l’année. Quant à la femme et M faiteurs l'enfant de l'écrivain qui avait été tué, le saint archévêque fournit is dans ] la veuve de quoi subsister, et adopta son enfant. tuves, les Il s'était élevé un grand différend entre Henri IF, roi d'Angleteririmer le et Déronog, le plus puissant roi d'Irlande. Laurent fit un voyage e@iues. 11 Angleterre, dans l'espérance de parvenir à les réconcilier. MaSS:commur Henri ne voulut point y entendre, défendit même de laisser retourne; demand: le saint prélat en Irlande, et s’embarqua pour la Normandie. Laétient ré rent se retira dans le monastère d’Abingdon, où il passa trois s8%; à faire p maines. Ensuite, pressé par le désir de procurer. la paix , il pare Savoie. pour la France, afin de faire de nouvelles tentatives auprès du ( prince d'Angleterre. Henri persistait toujours dans son refus. Il se as, 4 pol. cependant , et le saint archevêque obtint tout ce.qu'il demanda ommunia Le roi s’en rapporta même à lui sur les conditions. rtre de pri Au milieu de ces négociations charitables pour la paix publiqi@ne, Les g

le saint tomba malade, et la fièvre l’obligea de s'arrêter en route. Bit d'ailleu se retira dans le monastère des chanoines réguliers de laville d'ERS droits de qui est à l'entrée de la Normandie. Le bon archevêque dit en y el

trant : C’est ici le lieu de mon repos pour toujours, jy demeurer uso parce que je lai choisi. Il se confessa à l'abbé, qu’il pria même del, , 96.

XVI

Ave LXUR — De liég DD 8t de le chr] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE

M bri- M revoir au 1ombre de : religieux, qui lui ad ù à aterford, Un NE onction et le saint viatique, Quelqu'un lui son petit enfant, se M bstament, il répondit : De quoi me par (4 moins à craindre voir pas un sou dans le hante à me 4 En ” mourut le 44 novembre 1181, et fut enterré dans l’église de ] igands vinr 4 Thi dé se ’ab.

st de A ye. Thibaud, are hevêque de Rouen » Et trois autres partir - . Il répondit 4 EMtent, par ordre du pape Honorius Ill, une information : idique til Il At: QUI sr plusieurs miracles intercession du saint ue ds A * F- : , , voyei U r'ocCé -verbal à R .

di ‘ ome,

Fu re tué, ronisa le serviteur de Dieu en 19 26, et il parle dans s ue A a ville la plus pro. ne A à dans sa bu , ssent à d s L ni ressuscités, La vie du saint fut écrite en très-bon st ke “a

sser leur rigieux du 1 nastère d'Eu, sur les mémoires des témoir pes 5 se mio dsur ce qu'il avait vu lui-même 1 SRE EURE il lés excommu M Un autre sai a.

nt ni F ose s'était faite, int, saint re du fa AA ta ete sh , Fe véque de Bellai, autrefois pri êmes l'archevêque! Re ai, autrefois prieur de 1 ps mr dartreuse, Depuis son épiscopat, il ajouta id ap He hurlè Surporelles qu'il n’en dim Il faisait l'office divin Nes urlèrent dans miupelle, mais dans la cathédrale. avec lac non dans sa et puis éteigniren nt cathédrale, avec les chanoines, pour s’en dde Ma quier avec plus de dignité. 11 eut un grand s in de purifi X Mo Eurgé; et, après les exhortations Charitables, il dé FA rps et que le froidyttres concubinai Fes D POSa Six ou sept à dore +! ? Cubinaires. Il n’avait pas moins de zèle pour le bien d nt Al . ss Won peuple. Par la négligence du comte Humbert de Salé! « us à malfaiteurs se multipliaient non-seulement dans le diocèse de B 1l Fe 'chéveque lournit ris dans la Savoie entière. Ils vexaient sans crainte les pes ke 4 ; s, les

ruves, les orphelins et les pauvres. Seul, Anthelme entreprit fprimer leurs brigandages, ce que n'avait osé tenter ré ï des “ques. Il Mmenaça d’abord les coupables, et puis les ee ri #ommunication. Ils avaient beau le menacer à leur tour nie ï demandait pas mieux que d’endurer le martyre pour la j ti U 4 réduits finalement à se soumettre malgré qu’ils a bat ee pénitence. On en vit une Preuve dans le comte même Ce prince ayant fait emprisonner injustement un prêtre du di We de Bellai, le saint évêque le redemanda, et, sur son f il rommunia le prévôt qui l'avait fait arrêter. Il fit ensuite x tie à ire de prison , par le moyen de l’évêque de Saint-Jean bare | Le gens du prévôt tuèrent ce prêtre; et saint Anthelme, ui eurs quelque différend avec le comte Humbert ftouchant roits de son église , le menaça de l’excommunier » S'il ne se dé-

ninistra l'extrême ayant proposé de faire son lez-vous ? je remercie Dieu dont je puisse disposer, 1]

I, roi d'Angleterre nt fit un voyage er s réconcilier, Mai de laisser retourne à Normandie, La ù il passa trois se er: la paix, il par tives auprès dur n refus. Il se la e. qu’il demandii as.

ir la paix publiqué arrêter en route.

ers de la:ville d'E evêque dit en yel

rs, j'y demeurer, tele À apud Surium, 14 nov ! FT u’il pria même de 1 p. 6. » T4 novembr., et la bulle de sa canonisation : Bullarium Rom.,

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