‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 4)Chapitre 40 sur 63 · VER · texte numérisé non relu

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sistait de ses injustes entreprises, et s’il ne faisait faire satisfaction A devant pour le meurtre du prêtre. Le comte, en colère, le menaça de son côté, 1 Vous n L'évêque réitéra ses admonitions ; le comte s'en moqua, disant qu'il ff rant le avait un privilége du Pape pour ne pouvoir être excommunié. L'é Dieu ! vêque excommunia le prince, en sa présence même. Le prince, fu- Anti rieux, le menace de tous les maux ; les courtisans sjoutent qu'il mé- Tout le rite d'être puni sur-le-champ. L'évêque, plus intrépide que jamais, Mu, et ! excommunie une seconde fois le prince, le livre à Satan et le frappe avec ur d’anathème, Tous les assistants tremblaient pour l’évêque, quine Mis tro tremblait pas. Le comte se plaignit au pape Alexandre de l'infraction A (upon deson privilége. Le Pape manda au bienheureux Anthelme, par saint l fit, qui Pierre, archevêque de Tarentaise, et un autre évêque, de lever cette Mc" aig excommunication comme ayant été faite légèrement. Il leur donna à préhens en même temps commission d’absoudre le comte, si le saint, dontil à principe connaissait la fermeté, refusait de le faire. Les évêques pressèrent tx péc Anthelme d'obéir au souverain Pontife et d’apaiser le prince. Mais il MR mélai répondit : Celui qui a été lié justement ne doit pas être délié qu'il 1 pOUX n'ait satisfait par la pénitence à celui qu’il a offensé. Saint Pierre lui- Rp van même n’a pas reçu le pouvoir de lier cu de délier ce qui ne doit pas tout le l'être. Soyez donc assurés que je ne me relâcherai point de la sen- JEIVTES tence que jai prononcée justement, à moins qu’il ne satisfasse pour RU. L son offense. Les deux prélats se retirèrent sans oser passer outre, bonne hi Mais le Pape, l'ayant appris, donna lui-même l’absolution au comte, Ain de et le fit savoir à Anthelme. - [üI Il en fut touché au point qu'il quitta son évêché et se retira dans D” Dans s sa cellule de la chartreuse, pour ne plus penser qu’à servir Dieu be “a æ désiste

das le silénce. Tout le pays fut alarmé de sa retraite, et on députa aufPapé, qui le contraignit de revenir à son église. Cependant ke comte, quoique absous par le Pape , n’osait se croire véritablement absous ni se présenter jusqu’à ce que, s'étant humilié devant le saint évêque et ayant promis de satisfaire à Ta pénitence qu'il lui ordonna, il eût reçu de lui l’absolution. Anthelme, qui l’avait toujours beaucoup aimé, même dans le moment qu'il le séparait de l’Église, l’exhortafdepuis avec plus d'affection et de familiarité à faire le bien. Mais le voyant retomber dans sa négligence, manquer à ses promesses, et, au lieu de réprimer les désordres , en laisser commettre de plus grands encore, il lui fit de sévères reproches. Le comte le pri en haine, et disait souvent que nul homme sous le ciel ne lui étai aussi odieux. Il lui faisait de grandes menaces, mais le respectait malgré lui, à cause de sa sainteté. Si un autre lui avait fait du mal, il en eût été bien aise. Un jour que l’évêque le sommait d’accompli ses promesses et de réparer ses torts : Je suis prêt à vous répondre

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it faire satisfaction 1enaça de son côté, noqua, disant qu'il excommunié. L’éme. Le prince, fuäjoutent qu'il mérépide que jamais, à Satan et le frappe ir l'évêque, qui ne ndre de l'infraction \inthelme, par saint que, de lever cette ent. Il leur donna , Si le saint, dontil évêques pressèrent er le prince. Mais il pas être délié qu'il sé. Saint Pierre luice qui ne doit pas rai point de la sen- | ne satisfasse pour oser passer outre, solution au comte,

DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 371 devant un tribunal séculier , répondit le co Yous me citez devant un tribunal de la ter ant le tribunal Ga ciel, au dernier jour, Dieu !

Anthelme s'était acquis par sa vertu une autorité merveilleuse Tout l’ordre des chartreux le regardait comme son supérieur généul, et tous les prieurs étaient sous sa dépendance : aussi veillait-il ec un grand zèle pour y prévenir le moindre relâchement, Quand ise trouvait dans des eonciles ou dans des assemblées pour affaires tmporelles, il n'y avait ni évêque ni autre, de quelque rang qu'il

à lit, qui ne lui cédât : la cour de Rome elle-même le respectait, Aussi re craignait-il point de reprendre, en qui que ce fût, ce qui était ré-

. préhensible ; et, comme on voyait que ses corrections n'avaient pour

Roncipe que la charité, la plupart les recevaient de bon cœur. Quant aux pécheurs qui venaient à pénitence, il était plein de miséricorde

Dimélait ses larmes avec les leurs. Sa compassion pour les pauvres 1 pouvait être plus grande. H n'avait rien qui ne füt à eux; ne se

Duservant que ce qu'il fallait pour sa subsistance , il leur distribuait but le reste, Sa prédilection était pour deux communautés très-

puvres de son diocèse, l’une de veuves et de vierges, l’autre de lé-

eux. L'année de sa mort fut une année de famine, où il régla de lne heure tout ce qu'il ferait d’auinônes chaque jour, jusqu’au

“ie de juin, qui fut celui-là même où il passa de la terre au - (OR

mte. L'évêque répliqua :

re, et moi je vous cite dedevant le juste juge, qui est

D: Dans sa dernière maladie » Comme on l'exhortait à pardonner au comte de Savoie, il répondit : Je n’en ferai rien, à moins qu'il ne désiste de son injuste prétention, qu'il ne promette de ne jamais | fn demander à cette église, et ne se reconnaisse coupable de la

mort de ce prêtre, Personne n’osait rapporter ce discours au comte Qui était dans le même lieu. Il n'y eut que deux chartreux autrefois : fands seigneurs dans le monde, qui s’en chargèrent. Le comte lumbert, touché de Dieu, fondit en larmes, vint trouver le saint lomme, reconnut sa faute, renonça à sa prétention et demanda pardon. L'homme de Dieu lui imposa les mains, et, le bénissant, il dit : due le Dieu tout-puissant, Père, Fils et Saint-Esprit, vous accorde libondance de sa bénédiction et de sa grâce, qu’il vous fasse croître ‘multiplier, vous et votre fils. Comme le comte n'avait qu’une fille, # assistants crurent que le saint vieillard se méprenait, et voulurent li faire dire votre fille. Mais il répéta jusqu'à trois fois avec insis- “ice, vous et votre fils. L'événement justifia la prophétie du pontife tourant, Le comte eut dans l’année un fils, de qui descend la maison

k Savoie. Saint Anthelme mourut le 26me de juin 1178, âgé de plus

hé et se retira dans er qu’à servir Dieu traite, et on députa | lise. Cependant k roire véritablement nilié devant le saint e qu'il lui ordonna, vait toujours beauparait de l'Église, arité à faire le bien.

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372 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX. — De1153

de soixante-dix ans, et dans la quinzième année de son épiscopat, L'Église honore sa mémoire le jour de sa mort 1.

Le roi de France, Louis le Jeune, devenu paralytique à son retour d'Angleterre, mourut à Paris, le 48me de septembre 1180, âgé de soixante ans, dont il avait régné quarunte-trois depuis la mort de son père. Il mourut, méritant l'éloge qui lui est donné par un de ses contemporains, Guillaume de Neubrige, d’avoir été un homme d’une dévotion fervente envers Dieu, et d’une extrême douceur pour ses sujets, plein de vénération pour les ordres sacrés, «mais plus simple qu'il n’aurait convenu à un prince ; cer, se fiant plus qu'il n’aurait dû aux conseils des grands seigneurs; qui ne se souciaient point de ce qui est honnête ou équitable, il imprima plus d’une tache grave à son caractère louable 2.

Cet éloge peint assez bien Louis VIT, autrement Louis le Jeune, Ce prince avait peu de ce que l’on admire, mais beaucoup de ce que l'on aime. Sa pieté était celle d’un religieux. Il observait trois ca. rêmes : celui de Saint-Martin, celui de l’avent et le grand carême devant Pâques ; il faisait de plus une abstinence particulière tous les vendredis. C’est ce qu’on voit par une lettre que lui écrivit, en 1164, le pape Alexandre #. Louis VII fut enterré dans le monastère cistercien de Barbeaux, près Melun, qu’il avait fondé en 1147. Son fils unique, Philippe-Auguste, âgé de quinze ans, régna à sa place.

La même année 1180, 25e d'octobre, mourut le docte Jean de Salisburi, évêque de Chartres, ami, disciple et confident de saint Thomas de Cantorbéri, dont il a écrit entre autres la vie. Jean eut

pour successeur dans le siége de Chartres son ami particulier, Pierre |

de Celle, qui n’était ni moins pieux ni moins savant #.

La même année vit encore mourir l’empereur Manuel de Constantinople. Quelque temps auparavant, il avait eu une contestation avec le patriarche Théodose et d’autres évêques, au sujet d'un anathème contre le dieu de Mahomet, qui se trouvait dans le catéchisme des Grecs. L'empereur désapprouvait cet anathème, et apportait des raisons pour l’abolir. Le patriarche et les évêques furent d'un avis différent. L'empereur, déjà malade, se plaignit de leur résistance et les menaça d’assembler un plus grand concile, et même de faire examiner cette question par le Paps. Enfin, après trois mois de contestations, on convint, de part et d’autre, que l'on effacerait des catéchismes l’anathème au dieu de Mahomet, et que l'on mettrait seulement : Anathème à Mahomet et à toute sa doctrine et à & sectes.

1 Acta SS., 26 junii. — ? Guill. Neubrig., 1. 8, — 3 Alex., epist, 53, Labbe, t. 10,p. 1326, — * Gallia christiana. — 5 Nicetas, 1. 7, p. 142.

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à 1181 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 373

Le patriarche Théodose voyant l'empereur dangereusement malade, lui conseillait, pendant qu'il était encore temps et qu’il avait l'esprit sain, de donner ordre aux affaires de l'empire, et de chercher un homme capable de conduire son fils Alexis, qu'il laissait en bas âge. Mais l’empereur lui répondit qu'il était assuré de ne pas mourir de cette maladie, et de vivre encore quatorze ans. C’est qu'il croyait à des astrologues, qui lui promettaient une prompte guérison et de grandes conquêtes. Toutefois la maladie augmentant to:jours, il vit enfin s’évanouir ses espérances, et alors, par le conseil du patriarche, il signa un écrit contre l'astrologie. Ensuite, s'étant li-mêine tâté le pouls, il se frappa la cuisse, en jetant un grand soupir, et demanda subitement l'habit monastique. Dans cette surprise, on en prit un, tel qu'on put le trouver, et on l'en revêtit pardessus ses habits ordinaires, quoiqu'il se trouvât trop court et indécent.

L'empereur Manuel mourut ainsi le 24me de septembre 1180, après tente-sept ans et demi de règne. Son fils, Alexis Comnène , qu'il avait fiancé avec Agnès de France, fille du roi Louis le Jeune, lui succéda, âgé d'environ treize ans, sous la conduite de 51 mère Marie, île de Raymond, prince d’Antioche, laquelle était gouvernée ellemême par Alexis Comnène, protovestiaire ou grand maître de la garde-robe, cousin du défunt empereur 1,

Guillaume, archevêque de Tyr, revenant du concile de Latran, passa l'hiver à Constantinople, et n’en partit que le mercredi de Pâques, 23m d'avril de cette année 1180. Il loue extrémement la magnificence de l'empereur Manuel, particulièrement ses aumônes, et dit que son âme est allée au ciel et que sa mémoire est en bénédic-

jion?. Ce qui montre que ce prélat, tout latin qu'il était, le tenait

pour catholique. Aussi avons-nous vu que l'empereur Manuel entrelenait commerce avec le pape Alexandre, comme un fils avec son père ; et on ne peut dire que, de son temps, le schisme des Grecs lt encore formé.

Encore la même année 1180, mourut Amauri, patriarche latin de Jérusalem, qui, à cause de sa simplicité, avait été peu utile à son &lise. Son successeur fut Héraclius, auparavant archevêque de Cé-

à crée, homme de si mauvais exemple, qu’il entretenait publiquement pure femme que le peuple nommait la patriarchesse, lorsqu'il la

Yoyait passer dans les rues magnifiquement parée. A l'élection de “indigne prélat, on disait tout haut : La croix sera perdue sousle Mriarche Héraclius, comme elle a été recouvrée sous l’empereur

Nicetas, 1.7, — ? Guill. Tyr., 1. 29, n. 4 et 5.

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374 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX. — De 115)

Héraclius ; ce qui fut confirmé par l'événement. Il tint le siége de Jérusalem onze ans.

Les affaires de ce royaume dépérissaient à vue d'œil, par l’accrois sement de la puissance de Saladin, fils d’Aïoub, qui, après s'être rendu maître de l'Égypte, s’étendait dans la Syrie, avait pris Damas,

et menaçait tout le reste de la succession de Noureddin, fils def Zengui. Ainsi les forces des infidèles étaient réunies, au lieu quel

quatre-vingts ans auparavant, quand les Francs entrèrent dans le pays, elles étaient divisées entre un grand nombre de seigneurs. Le Francs étaient d’ailleurs affaiblis en eux-mêmes par l'extrême cor. ruption de leurs mœurs et de leur incapacité dans la guerre et le exercices militaires. C’est ainsi qu’en parle Guillaume de Tyr, qui prévoyait avec douleur la ruine prochaine de cet Étatt. One donna la régence, pendant le bas âge du roi Baudouin IV, à Raymond III, comte de Tripoli, descendu de Raymond, comte de Ton

louse, et parent du jeune roi ; et on résolut de s’opposer avec toutes | les forces du royaume aux progrès de Saladin. En effet, ce princdf

étant venu attaquer Ascalon, en 1177, le roi Baudouin marcha contra lui, et il y eut une grande bataille où Saladin fut entièrement défait mais, peu de temps après, le comte de Tripoli, qui assiégeait Harenc c'est-à-dire Harem, château dépendant d’Alep, leva le siége lorsque la place était prête à se rendre ; et il le fit pour de l'argent, qu reçut du jeune sultan Saleh Ismaël : ce qui confirma l'opinion que l’on avait que le comte s’entendait avec les Sarrasins, chez lesquek il avait été longtemps captif, et même avec Saladin ?.

L'année suivante 4178, le roi Baudouin entreprit de bâtir un chà teau sur le bord du Jourdain, au lieu nommé le Gué de Jacob, pouf s'opposer aux courses des voleurs arabes et des garnisons des placeg voisines. Ce lieu était ainsi nommé, parce que l’on crovait que c'étal l'endroit où Jacob, revenant de Mésopotamie, ava’’ assé le Jour dain ; et on lenommait aussi la maison de Jacob. La forteresse étan bâtie, le roi en donna la garde aux templiers ; mais, comme ce princi croyait surprendre les ennemis, ils le surprirent lui-même dans de rochers ; le combat fut rude, plusieurs hommes de marque y furen tués, et on eut bien de la peine à sauver le roï. Cependant Saladit assiégea la nouvelle forteresse ; et, durant le siége, il vint avec un partie de son armée vers Sidon, où il y eut encore un rude combat’ Les croisés y furent battus et plusieurs pris, entre autres Odon Saint-Aman, maitre des templiers, homme méchant, superbe €

1Guill. Tyr., 1. 21,n. 6, 7,5. — ? Ibid. — 5 Ibid., n, 20, 23, 25. Vie manui@

crite de Saladin,

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(Liv. LXIX. — De 1159 nt. Il tint le siége del

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arrogant, qui n’avait ni crainte de Dieu, ni égard pour les hommes, ant cet ordre avait déjà dégénéré. Cette perte arriva le 40me d'avril 1179. Ensuite Saladin prit la forteresse du Gué de Jacob, et la démolit 1,

Le pape Alexandre, ayant appris ces tristes nouvelles, écrivit, le 16 janvier 1184, deux lettres, l’une à tous les princes et à tous les fidèles, l’autre à tous les prélats. 11 y représente, avec une profonde douleur, l'extrême danger où se trouve le royaume de Jérusalem, dont le roi Baudouin, affligé d’une lèpre toujours croissante, est peu en état d'agir, et où l’on manque à la fois et d'hommes braves et d'hommes de bon conseil, Il exhorte donc à marcher au secours ; disant que ce n’est pas être Chrétien, que de n'être pas touché des malheurs de la terre sainte. Il adresse, entre autres, ces paroles aux rois et aux peuples de l'Europe : Pourvoyez de tous vos efforts à ce que la chrétienté ne succombe point devant la gentilité 3 Car il

D vaut mieux prévenir à temps un malheur à venir, que d’y porter re

mède quand il est venu. Ces paroles du chef de l'Église sont remarquabies. On y voit la lutte dans toute sa grandeur : la chrétienté d’un

n coté, la gentilité de l’autre, et le champ de bataille dans la Palestine.

Le Pape promet à ceux qui feront le voyage l’indulgence accordée par Urbain IT et Eugène III, et met sous la protection de l'Église leurs femmes, leurs enfants et leurs biens. Il leur permet, pour emprunter l’argent nécessaire à ce voyage, d'engager leurs héritages aux ecclésiastiques ou à d’autres, au refus des parents et des seigneurs féodaux. La lettre aux prélats est pour leur enjoindre de prêcher la croisade et de faire tenir partout la lettre précédente 2. Les porteurs de ces lettres étaient des templiers et des hospitaliers, qui les présentèrent aux deux rois Philippe de France et Henri d'Angleterre, dans une conférence qu’ils eurent en Normandie le27"%e d'avril 1481. Les deux rois furent extrêmement touchés de la désolation de la terre sainte; et promirent d'y envoyer un prompt secours Ÿ, Î

Le pape Alexandre III ne vit pas les résultats de ses efforts. Il mourut le 30 août de cette même année 1181, après avoir tenu le Saint-Siége près de vingt-deux ans : Pontife si accompli, que Voltaire lui-même n’a pu s'empêcher d'écrire à la tête d’un chapitre de son histoire : Belle conduite du pape Alexandre III, vainqueur de l'empereur par la politique, et bienfaiteur du genre humain 4;

? Guill, Tyr., 1, 21, n. 26-29. — 2 Alex. IT, epist. 59 et 60. — 5 Roger Hoved. ; P.6U, — + Essai sur l’hist. générale, c. 44.

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