‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 4)Chapitre 5 sur 63 · XIX. — De 115 181 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE ut · texte numérisé non relu

XIX. — De 115 181 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE ut

es. En parlant ges servent les hommes, c’est-à-dire qu'ils sont quelquefois enent ni les Pères A1 yés pour le service de l’homme. Mais quand il est dit que l'homme tété soulevées été créé pour remplacer les anges apostats, il ne faut pas s'imas ariennes : les 4 her que l’homme n'aurait pas été créé si les anges ne fussent tomes siècles : une 88s; c’est une des causes de la création de l’homme, mais non la it que citer le ‘ile. Dieu a uni une âme au corps de l’homme, afin que, le servant , toutes les fois p s ces deux substances, il en reçût une couronne plus grande. critiques aient Mille est, en résumé, la doctrine contenue dans la première distincdin ou section du second livre, qui en a quarante-quatre. la Trinité : L AMDans les dix sections suivantes, Pierre Lombard traite ce qui re-

c'est pourquoi ide les anges. De la distinction 12 à 45, il parle de la création et is des deux. | Æirrête à l'ouvrage des six jours, sur lesquels il fait une espèce de s Pères, mêm @nmentaire, avec ceux de saint Ambroise, de saint, Augustin et

de l'autre, san res anciens. Dans le reste du livre, il traite de l’homme. Quant à n peut dire e es paroles de l'Écriture : Faisons l’homme à notre image et res- Père parce qu Mmélance, il y prouve que l’opération des trois personnes est une, ropre nature er substance ou nature une et égale ; que l'homme n'étant fait : Père a l'un d MPà l'image de la Trinité, il suit de là qu’il ne lui est point égal, convenant ave Mis seulement semblable en un certain sens, c’est-à-dire selon son uillent pas dir Be, qui est raisonnable et spirituelle. s, encore qu'il L'âme n’est pas une partie de ia substance de Dieu, autrement ele serait incapable de pécher et de souffrir ; c’est ce soufile par leloctrine de l'É L' el Dieu anima le corps d’Adam : l’âme est créée de rien, et dans s personnes, d'imoment même que Dieu l’unit au corps pour l’animer. Dieu forma dans le seconi Mfemme, non d’une partie de la tête ni des pieds d'Adam, mais de M côté, pour marquer qu’elle ne devrait être ni sa maîtresse ni sa ieurs principes! # ante, mais sa compagne. Pierre Lombard réfute ceux qui disent ère. L'Écritur @e l’âme, comme le corps, se communique par la propagation, et choses, qui es x qui enseignent que toutes les âmes ont été créées dès le comcomme les ter MiBncement.

sa félicité éter MDans le troisième livre, divisé en quarante sections, il traite de l’in- ; c'est pour cel 4 ation, des trois vertus théologales, des quatre vertus cardinales, it le souverai 8 dix commandements et de la différence des deux alliances. aimant. L'ang BI était plus convenable que le Fils de Dieu se fit chair que le Père é d’un corps « Me Saint-Esprit, parce que Dieu ayant tout créé par sa sagesse, il des pour louer « At encore, par sa sagesse, réparer la perte que l’homme avait faite mais afin qu'a Son innocence. Il convenait aussi que celui qui était le Fils de , c'est régner Au par nature füt encore Fils de l'homme, Dieu et homme tout à été fait pour L emble par l’union personnelle des deux natures; néanmoins, il criture, que l« @Mit au pouvoir du Père et du Saint-Esprit de s’isa. er, comme il h@si encore, Toute la nature humaine était corrompue par le péché, l’âme et le

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corps ; le Fils de Dieu s’est uni l’une et l’autre pour les guérir et les 4 sanctifier. Cette union s’est faite dès le moment même que la chaira 4 été conçue et l'âme unie au corps, l'union du Fils de Dieu à l'huma. 4 nité ne s'étant faite que par le moyen de l’âme. La chair que le Verbe % a prise de la Vierge était exempte de la corruption du péché ; la 4 Vierge en était exempte elle-même par une grâce singulière dont * elle avait été prévenue. Ce n’est pas la personne, mais la nature hu- ; maine que le Verbe s’est unie : tels sont la doctrine et le langage des 4 Pères et des conciles ; comme il n'y a point eu d'instant entre k 1 conception de l'humanité et son union avec le Verbe, on ne peut 4 point dire que le Verbe se soit uni la personne, puisqu'il n’y en avait 4 point. Lombard, examinant si l’on peut dire que Jésus-Christ, en # tant qu'homme, est une personne, répond négativement. Exami. 4 nant ensuite si l’on peut dire que Jésus-Christ, en tant qu'homme, *

est quelque chose, il apporte les raisons pour et contre, et semble pencher pour la négative, laquelle a été condamnée depuis {,

Le quatrième livre, divisé en cinquante distinctions, embrasse les

sacrements de l’ancienne et de la nouvelle loi, le jugement dernier,

la résurrection des morts, le bonheur des saints dans le ciel et les 4

peines des damnés en enfer.

Quant au sacrement de l'autel, Pierre Lombard dit entre autres : 1 La manne dont les Israélites furent nourris dans le dés +, le pain et le vin offerts par Melchisédech étaient la figure de l’eucharistie, 4 Jésus-Christ l'institua le jour de la dernière cène. Les paroles qu'il M prononça alors : Ceci est mon corps, ceci est mon sang, sont les mêmes par lesquelles se fait le changement du pain et du vin au « corps et au sang de Jésus-Christ par le ministère du prêtre : elles L

sont donc la forme de ce sacrement ; le pain et le vin en sont la ma. tière. Il combat fortement l'hérésie de ceux qui disent que le corps de Jésus-Christ n’est sur l'autel qu'en figure, puis il prouve qu’il y est réellement présent, et que le pain et le vin sont véritablement changés au corps et au sang de Jésus-Christ. Il rapporte sur cela les

autorités de saint Ambroise, de saint Augustin et d'Eusèbe d'Émèse, 4

qui dit : Le prêtre invisible change, par £a parole et sa puissance secrètes, les créatures visibles en la substance de son corps et de son sang. Il conclut de ces témoignages, et de plusieurs autres qu'il aurait pu citer, qu’il est constant que le vrai corps de Jésus-Christ et son vrai sang sont sur l'autel, et même que Jésus-Christ y est tout entier sous chacune des deux espèces ; que la substance du pain est changée au corps, et celle du vin au sang 2.

1 Distinct, 10, 1, 3. —3 L.4, Distinct, 19.

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