A L’AVÉNEMENT DU
ts peuples de l’un.
cle.
nne pas d'y renconu contraire, s’il n'y icessaires pour faire que dans ses abimes her la corruption et} l'homme y apprend ence et de sa force, ut à reconnaître par me sont bien vite à n de Celui qui com-
-ombien le Seigneur #ements de la mer, iteurs et les profon-k ire monte jusqu'aux s nautoniers changesse est engloutie, de la tourmente, le ompté tous les che-£ a viendras jusqu'ici, ras l’orgueil de tes fait tranquillement s travaille, son âme mpête même qui l'as
mer orageuse de €
11198 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 377
monde, pour arriver au port de l'éternité bienheureuse, le Chrétien re s'étonne pas de rencontrer sur sa route des vents, des tempêtes, des monstres marins ; les vents déchainés des passions humaines, ls tempêtes suscitées par l'enfer ; des schismes, des hérésies, des sandales, des guerres, des révolutions qui agitent et brisent les naions comme les flots de la mer, et remuent le genre humain jusque dns ses abîmes, I] sait que tout cela est utile, nécessaire même pour iprouver les individus et les nations, comme les métaux dans la hurnaise. Il sait que tout cela est utile, nécessaire même pour gloifier Dieu et son Église.
Sans les siècles de persécution de l'empire des Romains et de l'empire des Perses contre l'Église naissante, le monde eût-il jamais u} cette multitude innombrable de martyrs, glorifiant Dieu et son Église par le témoignage de leur sang ? le monde eût-il jamais pu oire que l'Église naissante, l'Église dans sa faiblesse, était plus rte que les deux plus forts empires de la terre ? Sans les terribles ivasions des Barbares au nord et au midi, au midi et au nord, qui ont brisé, mis en pièces, et l'empire des Perses, et l'empire des Romains, le monde se füt-il imaginé jamais que l'Église non-seulement ie succomberait point à ce déluge de Barbares, mais qu'elle en ferait &s plus fidèles enfants, qu’elle en ferait un monde nouveau, plus lumain, plus éclairé, et en même temps plus durable que l'ancien ? Parmi les empereurs chrétiens, si tous avaient été des Théodose et ds Charlemagne, si l'Église n'avait pas été attaquée plus d’une fois dans sa liberté et son indépendance, et par les empereurs de Consantinople, et par les empereurs de Germanie, le monde n’eût-il pas a lieu de penser que l'Église ne se soutenait que par l'autorité des p'inces ? le monde aurait-il pu se convaincre par l'expérience, que lglise, plus puissante à elle seule que les peuples et les rois, était également la mère, la règle souveraine, la conseillère fidèle et le plus ferme appui des uns et des autres ? Si, dans le cours des siècles, dés hérésies de toute espèce n’étaient venues attaquer l'Église, et
jour l'ensemble des vérités qu’elle enseigne, et sur chacune de ces
térités, le monde n’eût-il pas dit que la doctrine chrétienne, reçue de tnfiance, ne pouvait soutenir l'examen de la raison humaine? eût-
i jamais SOupçonné que plus elle est attaquée et contredite, plus elle # montre brillante, comme l'or de la fournaise ? Si les schismes et ks divisions, fomentés bien souvent par la puissance séculière, n’a- Kient fait tant d'efforts pour déchirer l'unité de l'Église, principalement dans l’unité de son chef, le monde n’eût-il pas pu croire que l’uaité de l'Église n’est qu'une unité purement politique et humaine, et Ton pas une unité vivante et divine, de laquelle tout ce qui se détache
rte he ment 2 assises eae Fais
378 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXX, — Deis
languit et meurt? Si la corruption originelle de l'homme ne s'éty fait sentir bien des fois dans l'Église même, par le relâchement d/
Apr
mœurs, par des abus et des scandales, le monde eût-il pu soupçonne Fi
à l'Église la vertu surhumaine de se servir elle-même de remède age, |
de tirer de ses plaies mêmes une vie nouvelle? Voilà comme le Chré dans si ; tien envisage l'histoire de l’Église et l’histoire du monde. we que Vers ia fin du douzième siècle, il se commença parihi les peupid pit réi k du fond de l'Asie une grande révolution, dont les suites ont subsl than d $ jusqu'au dix-neuvième, révolution qui dès lors servit au catholicis qu'à l’4 pour pénétrer parmi les Tartares, les Mogols, les Chinois et les Hi grande
dous ; révolution qui, de nos:jours, vers le milieu du dix-neuviènd plus ta:
siècle, semble en appeler une autre pour faire entrer tous ces pe bille ex
ples dans l'orbite de la chrétienté européenne, et les amener ins on bea
siblement à l'unité de l'Église catholique. luna la
Les Tartares et les Mogols ou Mongols, suivant leur tradition, de queur,
cendent de Tatar et de Mogol, fils de Turk, fils de Japhet, fils proclan
Noé. Souvent ils donnent à Japhet le nom d’Aboul-Turk ou Pol, publi
de Turk, et à Turk le nom de Japhet Oglan ou Fils de Japhet. Au monte
les Mogols et les Tartares sont-ils souvent désignés par les historiet qu'un D
orientaux soûs le nom commun d’Atrak, pluriel de Turk. k mort,
C'est à Japhet que les Mogols et les Tartares rapportent leur légi hit, et
. lation primitive. Ces deux grandes nations sont divisées en plusieull svait alo
tribus. Leurs rois s’appellent ordinairement khan ou kakhan, [ dnce à
chef ou le suzerain de ces rois était le grand khan. Parmi les trib éllemen
de ces peuples, quelques-unes étaient nomades, les autres locales juste laq
: vers la fin du douzième siècle, il y avait des tribus chrétiennes! rté de
cette époque même, le grand khan des Tartares et des Mogols ét ertt qui
Avenk ou Ung-Khan, prince chrétien de la tribu de Kerit. Abulfaragl y famille
auteur chrétien de l’époque et qui mourut primat des Chrétiens ja La vie
bites d'Orient, l'appelle Malek Johanna, le roi Jean, dans son Histoi guerres, universelle. C'est celui que nos historiens et nos voyageurs ont 1h sssivemn
pelé le prêtre Jean, parce qu'il était en effet prêtre. Il eut pour gend@ res. En
le fameux Ginguiskhan, nommé d’abord Temoudjin. nommée Ginguiskhan naquit l’année 1163 de l'ère chrétienne. A l'âge prise d’as
treize ans, il perdit son père, qui était chef ou khan d’une ti atrendu
mogole. Temoudjin succédait à son père ; mais les chefs detribusE En 49,
de familles qui étaient dans la dépendance de ce jeune khan im ginèrent qu’il serait facile de l’écarter ou même de le supplanter. - n’hésita pas à conduire lui-même trente mille hommes contre | rebelles. L'avantage ayant été indécis dans une première actic
Kharismie ombre c Samarcan
!Biograp moderne,
4 Herbelot, Biblioth. orient., art. Turck.
(Liv. LXX, — De i1s
de l’homme ne s'éts ar le relâchement de 'eût-il pu soupçonne même de remède « Voilà comme le Chré lu monde.
1ça parihi les peuple les suites ont subsist
11198 de l'ère chr] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 379 DL.
rage, ne se réservant que les princ dans soixante-dix chaudières bouill
prince chr lhan des Tartares, dont il épousa une fille,
qu'à l’âge de vingt ans. Ce ne fut qu'après gande victoire et exerça cett Plus tard, le gendre et le beau
lieu du dix-neuvièn entrer tous ces pe , et les amener insef
nt leur tradition, de fils de Japhet, fils Aboul-Turk ou Ps
guiskhan ou roi des rois, 4 es, dont les Mogols font remonter l'origine à Japhet. Il y fut ordonné de croire qu'il n'y a qu'un Dieu, créateur du ciel et de la terre, qui seul donne la vie et ne k mort, les biens et la Pauvreté
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el de Turk.
Qui accorde et refuse tout ce qui lui | B rapportent leur légi plaît, et qui a sur toutes choses un pouvoir absolu. Ginguiskhan (1 divisées en plusieu@ sait alors une quarantaine d’années et faisait habituellement sa rési- 11 khan ou kakhan, [
dence à Caracoroum, Capitale de la tribu des Keraïtes. Il accueillait | |
kllement les hommes de toutes les religions, qu’on ne sait point au : [4 Î
:s, les autres locales ibus chrétiennes!, es et des Mogols ét:
de Kerit. Abulfarag at des Chrétiens jac an, dans son Histoi DS voyageurs ont à re. Il eut pour gend udjin.
hrétienne. A l'âge ou khan d’une tri les chefs de tribus ce jeune khan im e de le supplanter.
hommes contre me première actio
juste laquelle il professait lui-même; Il voulait que chacun eût la likrté de professer celle qu’il lui plairait davantage, pourvu qu’on œût qu’il n’y a qu’un seul Dieu. Parmi ses enfants et les princes de 4 “famille, il y en avait de chrétiens, de juifs et de mahométans 1. | La vie entière de Ginguiskhan fut une suite non interrompue de Ro: guerres, de batailles, de victoires et de conquêtes. II subjugua suc- h «ssivement les divers peuples et royaumes des Mogols et des Tarlares. En 1209, il franchit la grande muraille de la Chine ; la capitale, mmée alors Khan-Balec ou Yen-King, et aujourd’hui Péking, fut prise d'assaut en 1215, saccagée, et l'incendie dura un mois. La Corée fi &trendue tributaire.
En 1918, Ginguiskhan, à la tête d’une armée de sept cent mille lommes, marche contre le sultan de Kharisme : cent soixante mille | | lharismiens sont tués à la première bataille. Sans parler d’un grand 4 nombre d’autres villes qui éprouvèrent le même sort, la fameuse | 4 Simarcande, capitale de la grande Boukharie, est emportée d'assaut,
!Biograph. univ. D’Herbelot, Hist, univ., par des Anglais, t. 6 et 7 de l’Hist. moderne,
380 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv, LXX. — De T
livrée au pillage et aux flammes, ses habitants massacrés, et le res condamné à l'esclavage.
En 1234, les habitants de Balkh offrirent de se rendre; mais conquérant mogol voulut jouir du spectacle d'un assaut, la popul, tion fut exterminée et la ville rasée. La prise de Bomyan lui coûta vie d’un de ses petits-fils. Pour consoler la mère, il mit à sa disen tion les malheureux habitants. Elle les fit tous massacrer sans distin tion d'âge ni de sexe ; elle poussa même la cruauté jusqu’à voulo qu'on ouvrit le ventre des femmes enceintes ; enfin, les animaux f rent égorgés. C'est ainsi que Ginguiskhan, et par lui-même et par: fils, faisait la guerre, prenait les villes, subjuguait les royaum depuis l'extrémité de la Chine et de la Corée, à travers la Tartarie l'Inde, jusqu’à Tauris, dans la Perse, et Kiow, dans la Russie, Ca en 1223, le grand-duc de Kiow fut fait prisonnier. Enfin, l'an 199 Ginguiskhan, plus que sexagénaire, s'occupait à réduire la capita et le royaume de Hia, ou Tangout, au nord de la Chine. Le roi d Tangout étant sorti de sa capitale assiégée, pour implorer la clémen( du conquérant, fut pris par les assiégeants et mis à mort. La vil tomba en leur pouvoir et devint le théâtre de cruautés inouies q s’exercèrent énsuite dans toute l'étendue du royaume. On ne ret contrait partout que des ruines et des cadavres ; les bois, les mont gnes et les cavernes étaient remplis de malheureux qui cherchaient se soustraire à la fureur du vainqueur. Enfin, les quatre-vingt-di huit centièmes de la population périrent. Ginguiskhan voulait, p: cette exécution terrible, achever la soumission de la Chine entibré lorsqu'il tomba malade, et, après avoir réglé les affaires de s0 empire avec ses enfants et ses généraux, mourut le 24 août 19 après un règne de vingt-deux ans, âgé de soixante-six, maître absol . de Tauris jusqu’à Péking, c'est-à-dire d’un territoire de plus.d mille cinq cents lieues de long.
Le caractère froidement atroce de ces guerres interminables @ bien propre à nous faire sentir quel esprit de douceur et d’humanit le christianisme a introduit, jusque dans la guerre, entre peuplé chrétiens. Comparez aux guerres de Ginguiskhan celles des guerre de l’Europe chrétienne, qui sont les plus cruelles de leur nature, le guerres civiles, et encore les guerres civiles de siècles réputés les pl barbares, celle du. neuvième entre Louis le Débonnaire et ses fik celle du dixième entre la seconde et la troisième dynastie de France Dans l’une et dans l’autre guerre, il n'y eut qu’une bataille; et} . victoire, une fois décidée, bien loin de poursuivre les vaincus, le vainqueurs s'imposèrent à eux-mêmes une pénitence pour expier ‘ mort de leurs frères.
Lrope, €
frmés
bon ordre
tt-elle jan IFrance, le
188 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 381 (Liv, LXX, — De ji
les conquêtes de Ginguiskhan, continuées Par ses fils, tout en ruiit bien des villes, en ravageant bien des "Jyaumes, donnèrent tou- . is à l'esprit humain une impulsion nc. velle, et l’occasion de faire e se rendre; mais découvertes les plus étonnantes, Comme le conquérant mogol et an assaut, la popul descendants accordaient non-seulement une entière sûreté, mais Bomyan lui OUR un accueil favorable, aux marchands, aux voyageurs, aux amre, il mit à sa diser sadeurs de toutes les nations, la renommée en attirera de toutes assacrer 6an8 dti, à Jour cour. Nous Y verrons arriver des ieligieux envoyés par iauté jusqu'à voulo Pape et par le roi de France. Des négociants, des voyageurs chrénfin, les animaux f ns de l'Occident, y emploieront bien des années à visiter la Tartar lui-même et pars , l'Inde, la Chine ; en étudieront les Curiosités et les mœurs: ils guait les royaum mont le grand océan des Indes ; ils en examineront les côtes ; travers la Tartarie porteront en Europe des notions plus exactes sur l'Asie centrale dans la Russie, Ca wientale, sur ses peuples, ses montagnes, ses fleuves, ses mers : ier. Enfin, l'an 12% rope, étonnée, connaîtra comme un nouveau monde : les récits à réduire la capita
à . Ap'emiers voyageurs paraîtront presque des fables; ils seront » la Chine. Le roi « irmés par des récits subséquents ; on cherch
era à se frayer une par mer pour aller voir ces merveilleux
Pays : on inventera la nssole ; on fera le tour de l'Afrique, et on trouvera la route mari-
we de l’Inde, de la Chine, de la Corée et du Japon ; enfin, on déwrira tout un nouveau monde : l'Amérique. On fera par eau le r de toute la terre; on se convaincra par le fait qu’elle est ronde, mme l'avaient pensé des anciens, Ces grandes découvertes de Wraphie et de navigation en feront faire de non moins imporiles à l’astronomie.
Pendant que l'Asie du centre, du nord et de l'est servait ainsi de imp de bataille aux Mogols et aux Tartares, l'Asie occidentale, la ie et la Palestine servaient de champ de bataille à une autre lutte, Wins sanglante et moins cruelle, mais non moins importante, la kentre le mahométisme et la chrétienté. Ici, les forces étaiént à : ; a près égales de part et d'autre ; l'esprit était différent. Le mahoes interminables e ‘isme, religion de guerre, de pillage et de luxure, ne respire que uceur et d’humanif me, que pillage et que luxure ; pour le mahométisme, la paix, lerre, entre peuplé, ordre, des mœurs douces et honnêtes, c'est la mort : sa seule in celles des guerre, 1 guerre. Le christianisme, religion de paix, de pureté, 8 de leur nature, l ntelligence et d'amour, ne respire que paix, que pureté, qu'intelcles réputés les plie... à: amour, La paix, le bon ordre, les bonnes mœurs, les bonbonnaire et ses ik séludes, c’est son état naturel, c'est sa vie. Il ne fait : guerre et dynastie de Fran@ .; 1; faire que pour arriver à cette paix si désirable et si glou'une bataille ; M Ta Aussi, dans sa lutte contre le mahométisme, la chrétienté ivre les vaincus, là, 1 jamais fait que se défendre. Les combats de Charles-Martel ence pour expler IFrance, les combats des Chrétiens d'Italie et d'Espagne, les exploits
massacrés, et le res
ils
les bois, les mont ux qui cherchaient
rut le 24 août 192 te-six, maître absol rritoire de plus.c
Fe ro OR
M ed ae D aime sacs
CT ul erarmnerie ne — D om ntm 8 +
HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXX. — De 1181
de Godefroi de Bouillon n'étaient que pour repousser les invasions mahométanes, et mettre la chrétienté en assurance. Les Chrétiens songeaient si peu à faire des conquêtes sans terme, que, le péril
écarté par la victoire, ils remettaient l’épée dans le fourreau, et né. gligeaient de profiter de leurs avantages. L'approche du péril même {
11198 € | L'an A cie de amaitre.
qui en
son
ne suflisait pas toujours pour les faire courir au-devant. Chaque ls prince ne voyait souvent que l'intérêt particulier de son royaume. Un (hirkou seul homme avait l'œil toujours ouvert sur les intérêts communs de 8 wuper | la'chrétienté : c'était le père et le pasteur de la chrétienté entière, Mois ap le Pontife romain. Alexandre III, peu avant sa mort, avait donné ke nent d signal d'alarme. C’est que réellement il y avait péril non-seulement l'dolesc pour les Chrétiens de Syrie et de Palestine, mais pour la chrétienté À pe ce tout entière. q'alors
Des montagnes du Kurdistan, l’ancienne Chaldée, d’où étaient des- D large cendus autrefois ces cruels Chaldéens qui, sous la conduite de Na- ion. D' buchodonosor, servirent à Dieu de verge de fer pour châtier le peu- Rrda to ple d'Israël et tous les peuples d’alentour, et réduire Jérusalem en un ceci ur monceau de ruines, sous les yeux de Jérémie, qui l’avait prédit : de À jour pot ces mê. es montagnes était descendu naguère un Kurde ou Chaldéen onnai moderne, nommé Aïoub, autrement Job. Il s'était successivement at. alifat d
f taché à divers princes musulmans pour faire la guerre, et avait fil bouffée
par devenir gouverneur de Damas, sous le sultan Noureddin, fils de Zengui, dont il a déjà été question. Aïoub avait un fils né en 1137, qui, iusqu’à l'an 1164, ne s’occupa que des plaisirs du libertinage : Ms son nom était Saladin. Une circonstance vint le tirer, malgré lui, del cette vie ignoble, et lui faire changer la face de l'Orient. É Depuis plus de deux siècles, les Mahométans étaient divisés entre
deux califes ou vicaires de Mahomet, le calife abasside de Bagdadetl le calife fatimite du Caire en Égypte. L'un et l’autre, mais surtout ce dernier, n’avaient plus qu’un fantôme de pouvoir. Les émirs, mais surtout les grands vizirs ou premiers ministres, faisaient tout en leur nom. De là, dans l'Égypte, des désordres, des révolutions, des guerres civiles sans fin. L'an 1164, le vizir Chawer, pour se défendre contre la faction des émirs, implora le secours de Noureddin, sultr de Damas. Noureddin envoya le plus habile de ses généraux, Chir-& kouh, frère d'Aioub. Chawer triompha de ses adversaires. Mais bien tôt, brouillé avec son libérateur,lil appela contre lui les Chrétiens del Palestine. Chirkouh fut obligé d’évacuer l'Égypte. Il voulut y rentre un peu plus tard, mais son entreprise échoua par l’arrivée subité des Chrétiens. Dans cette dernière expédition il avait emmené ave Jui son neveu Saladin, qui avait alors trente ans, et qui montra dé l’habileté et de la bravoure.
Missocier.
Nuls, sous Le fit livi
L'Guill, T
(Liv. LXX. = De 1igi
Jousser les invasions ance. Les Chrétiens terme, que, le péril le fourreau, et né.
oche du péril même au-devant. Chaque de son royaume. Un ntérêts communs de a chrétienté entière, mort, avait donné Je péril non-seulement î s pour la chrétients |
11198 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
L'an 1168, Amauri, roi de Jérusalein, voulut profiter de } Die de l'Égypte, avec laquelle il était en paix, Lnaitre. Le vizir Chawer implora contre
qui envoya de nouveau Chirkouh, en
hison neveu Saladin, Ce dernier s’en fuivant son expression,
Girkouh mit Amauri en fuite ; mais, Rouper la tête à Chawer, et pr nois après, Saladin lui succé nent du calife, qui se nomm ldolescence.
De ce moment, Saladin devint tou galors. Il commença par s'attacher le lrgesses, et sut en imposer à la m
im, D'une vie licencieuse, il Passa au régime le plus austère, et Rurda toutes les abstinences prescrites par la loi musulmane. Il avait iæci un but : c'était de se concilier assez d'autorité parmi le peuple D Pouvoir supprimer le calife fatimite d’ gypte, et ne plus laisser wonnaître que le calife abasside de Bagdad. Il y réussit et abolit le difat d'Égypte. Il se préparait une insurrection, mais elle fut duflée par la mort du calife qui arriva si fort à propos, que Guil- Que de Tyr, auteur grave du temps et du pays, en accuse expres- Knent Saladin lui-même 1.
} Le sultan de Damas, Noureddin, qui avait envoyé Saladin en ypte pour la subjuguer comme son lieutenant, commençait à le Dnindre pour lui-même. Il l’appela plusieurs fois en Syrie, afin de Bsocier, disait-il, à ses entreprises couire les Chrétiens. Saladin, ce Hris de son père, redoubla extérieurement de soumission, et offrit &se faire traîner aux pieds de Noureddin, la corde au cou, comme mil criminel; mais, au fond il se préparait à repousser la force par krce, résolu à mourir plutôt que de céder seulement une canne er. D'un côté, il ménagea les Chrétiens; il reçut même, soit DU, soit plus tard, l’ordre de la chevalerie chrétienne; de l'autre, tonquit, par un de ses frères, la Nubie et l'Arabie Heureuse, Noureddin, qui n’était pas dupe de ses protestations d'obéissince, Adisposait à marcher en Égypte à la tête d'une puissante armée, “qu'il muurut tout à coup, l'an 1173, ne laissant qu'un fils âgé de “ans. Saladin protesta de son dévouement pour le jeune prince ; mis, sous prétexte de rétablir la tranquillité troublée par les émirs, Le fit livrer Damas, prit Hamsah, Émèse, et enfin alla assiéger le
anarpour s'en rendre lui le secours de Noureddin, exigeant qu’il emmenât avec aila bien à contre-cœur, et,
de concert avec Saladin, fit it sa place ; et comme il mourut deux da. Tout cela se faisait du consenteait Aded, et qui était à peine sorti de
t différent de ce qu'il était jusles troupes, en les comblant ultitude par une grande dévo-
lée, d’où étaient desla conduite de Na.
pour châtier le peuaire Jérusalem en un qui l’avait prédit : de | Kurde ou Chaldéen it successivement atguerre, et avait fini!
n Noureddin, fils de Un fils né en 4197, sirs du libertinage : À tirer, malgré lui, del Orient.
étaient divisés entre Jasside de Bagdad etl itre, mais surtout c oir. Les émirs, mais faisaient tout en leur volutions, des guerr, pour se défendrel le Noureddin, sultan ses généraux, Chir-& versaires. Mais bien > lui les Chrétiens de e. Il voulut y rentre par l’arrivée subi à avait emmené aves is, et qui montre de
D! Guill, Tyr.
comme un homme qu’on mène à Ja mort. :
rt mr on te ne ÉRp