PARIS
> saladine, ou pludu voyage de Jé-E aient être ses en-B lamnable collecte, & ipalement à hâter P& Le voyage des deux rois de France et d
i différaient pour Pde fut retardé par la guerre qui survint entre eux. Depuis le meur- |
te de saint Thomas de Cantorbéri, son père spirituel, le roi Henri Ii { M'prouva que des chagrins et des révoltes de la part de ses enfants. us d'une fois ses trois fils, Henri, Richard et Geoffroi, se faisaient
Angleterre pour la croi-
t son parlement à
26, — 4 Bibl PP. D 7-26 L: 'Mansi, t, 22, p. 540-542.
448 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXX. — De 1198; 1198 à
la guerre entre eux ou la faisaient à lui-même. En 1173, ils la lu quèrent firent, d'accord avec leur mère Éléonore. En 1183, son fils Henri À l'octave déjà roi, la lui faisait en Limousin, et plusieurs fois avait cherché pronon le surprendre par de faux serments et des promesses trompeuses
Enfin le chagrin de ne pouvoir réussir dans ses mauvais desseins lé
fit tomber grièvement malade. Se voyant près de sa fin, il envoya au roi, son père, qui refusa (le l'aller trouver, ne s’y fiant pas. Mais
Ôtant une bague de son doigt, il ordonna à l'archevêque de Bordeaux de la porter au prince, comme un témoignage de sa tendresse et dé £ son pydon. Le malade la pressa sur ses lèvres, appela les évêques dix ou les autres ecclésiastiques qui se trouvèrent auprès de lui, leur con“ ommnag fessa ses péchés, premièrementen secret, puis publiquement. Aprèdl l'Anglet avoir reçu l’absolution, il donna à Guillaume Maréchal, son ami, I#
mettrai seules p Le jo près de quatre a france «
ais Jean croix qu’il avait prise pour aller à Jérusalem, le chargeant d'accomi implots plir son vœu. Puis, ayant Ôté ses habits, il se revêtit d’un cilice, s@ brder, €
mit une corde au cou, et dit aux évêques et aux autres ecclésiasti ques : Je me livre, indigne pécheur que je suis, à vous, qui êtes led ministres de Dieu, priant Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui pardonngi bint sa : au larron sur la croix, d’avoir pitié de ma malheureuse âme, par vol Le: Ca: prières et par soniineffable miséricorde. Tous répondirent : Amen et il ajouta : Tirez-moi de mon lit avec cette corde, et mettez-mdii. sur ce lit de cendre. Ils le firent, et mirent deux grosses pierres cash sées, l’une à sa tête, l’autre à ses pieds. Alors il reçut le viatique, @ mourut âgé de vingt-huit ans, le jour de Saint-Barnabé, 11me d8 juin 4183. Il fut enterré à Notre-Dame de Rouen, comme il l'aval. ordonné. Son frère Geoffroi mourut quelque temps après.
Henri, leur père, eut de temps en temps la guerre avec Philippe Auguste. Voici à quel sujet. Le roi d'Angleterre avait reçu la pri cesse Adèle, sœur du roi de France, pour la marier à son fils R chard Cœur-de-lion ; mais il différai: toujours d'exécuter la promesse ce qui fit soupçonner qu'il avait lui-même pour elle une passi coupable. Le roi de France lui déclarait donc la guerre, et voya presque toujours de son côté le nrince Richard, qui, lan 1189, « mit sous sa protection contre son père. Pour les accorder, le papl dan Clément III envoya le cardinal-légat Henri, évêque d’Albane, quig lrouñt ex travaillait quand il mourut à Arras, le premier jour de l'an 1189. Si + corps fut porté à Clairvaux, dont il avait été abbé, et il y futentergs entre saint Malachie et saint Bernard. Le Pape, ayant appris sa DO it se re envoya pour la même négociation le cardinal jean d’Anagni, qui fes Hngleterr si bien, tant par la douceur que par la furce de ses discours, qu'il 2 promettre aux deux rois de s’en rapporter au jugement des archevéss ques de Reims, de Bourges, de Rouen et de Cantorbéri : et iis mate
k conve lt sur to
(Liv. LXX, = De 118 11198 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. En 1173, ils la lu quèrent le lieu de la € 183, son fils Henri MM }octave de ?a Pentecôte, fois avait cherché à prononcèrent sentence nesses trompeuses M pettraient obstacle à la mauvais desseins lé xules personnes des rois.
de sa fin, il envoy#{ Le jour de la conférence étant venu, les deux rois se trouvèrent > s’y fiant pas. Mais près de la Ferté-Bernard, avec le comte Richard, le cardinal et les evêque de Bordeaut quatre archevêques et les seigneurs des deux royaumes. Le roi de e sa lendresse et d@}rance demanda qu'on accomplit le mariage promis entre sa sœur \ppela les évêques e Aix ou Adèle, et Richard, comte de Poitiers, que ce prince lui fit ès de lui, leur con lommage de ses terres, et que Jean, son frère, prit la croix. Le roi ubliquement. Apr Angleterre refusa, offrant seulement de faire épouser Alix à son
aréchal, son ami, [8 Jean, qu'il ne craignait pas comme Richard , et qui cependant nsi on ne put s’ac-
chargeant d'accom ï wmplotait contre lui dans ce temps-là même, Ai vêtit d’un cilice, protesta que, sile roi de France d’Angleterre, il mettrait l'inter-
order, et le cardinal Jean d'Agnani
‘ autres ecclésiasti®é, convenait entièrement avec le roi à vous, qui êtes ll}; sur toutes ses terres. Le roi de France répondit qu’il ne craignait ihrist, qui pardonngs pint sa sentence, et ne l’observe: Pas parce qu'elle n’était pas ureuse âme, par vol as à l'Église romaine de porle royaume de France, quand le roi se met
iste. Car, ajouta-t-il, il n’appartient p ‘épondirent : Amer aucune censure contre
rde, et mettez-md, devoir de réprimer des vassaux rebelles, et de venger ses injures grosses pierres cash l, mépris de sa couronne. Il dit encore que le cardinal avait déjà reçut le viatique, dé les sterlings d'Angleterre. Ce sont les paroles de Roger de Ho- -Barnabé, 11m En, auteur anglais. Richard, dont l'intérêt se trouvait bien plus n, comme il l'ava{ement compromis dans cette affaire, ne s’en tint pas à des railleps après. Rs contre l’envoyé pontifical ; il tira son épée, et se serait porté à erre avec Philippa welque violence, si les assistants ne l’eussent retenu 4,
avait reçu la prié Le vieux roi, forcé de combattre, rassembla son armée : mais ses rier à son fils RÉ teurs soldats l'avaient abandonné pour aller se joindre à son fils. écuter la promesse dit en peu de mois les villes du Mans et de Tours avec tout leur r elle une passoire, Sans moyens de défense et sans autorité, il prit le parti de a guerre, el voyait ja paix, en offrant de se résigner à tout. La conférence entre qui, l'an 1189, SK oux rois eut lieu dans une plaine près de Tours.
> accorder, le papig : demandes de Philippe-August: furent que le roi d'Angleterre que d'Albane, quifé, at expressément son homme |.4e, et se remit entre ses mains, rr de l'an 1189. So merci et à miséricorde ; qu’Alix fût donnée en garde à cinq per- ,etil y fut choix de Richard, jusqu’à son retour de la croisade, où ant appris sa MOTS, rendre avec le roi de France, à la mi-carême ; que le roi in d'Anagni, qui + Angleterre renonçât à tout droit de Suzeraineté sur les villes du s discours, qu'il Bi, qui anciennement relevaient des ducs d'Aquitaine, et qu’il ement des archev®
torbéri : et ils mate
onférence à la Ferté-Bernard , €t le jour de Aussitôt le cardinal et les quatre archevêques d'excommunication contre ‘ous ceux qui paix, tant clercs que laïques, excepté les
‘Roger Hoveden, — Matth. Paris.
XVI
#50 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXX, — De 1191
payât au roi de France vingt mille marcs d’argent pour la restitution Bi PPare: de ses conquêtes ; que tous ceux qui s'étaient attachés au parti ul?" M fils contre le père demeurassent vassaux du fils et non du père, jf de ne | moins que , de leur propre mouvement, ils ne voulussent revenir x 84 t2n1P f ce dernier ; qu’enfin le roi reçût son fils Richard en grâce par le baise tt à ses de paix, et abjurât sincèrement et de bon cœur toute rancune et toutb santère animosité contre lui. te il:
Il n’y avait pour le vieux roi ni moyen ni espoir d'obtenir des con-BM Le ro ditions moins dures ; il s'arma donc de patience autant qu'il put, et Chino conversa avec le roi Philippe, écoutant ses paroles d’un air docile, @mort. O comme un homme qui reçoit la loi d'un autre, Tous deux étaient illusion cheval en plein champ; et, tandis qu’ils s’entretenaient bouche til, hon bouche, dit un contemporain, il tonna subitement, quoique le ciebiits soie fût sans nuage, et la foudre tomba entre eux sans leur faire aucun #nnes | mal. Ils se séparèrent aussitôt, extrêmement effrayés l’un et l’autreBhire r'ét et, après un petit intervalle, ils revinrent de nouveau ; mais un semi l'extré cond coup de tonnerre, aussi fort que le premier, se fit entendré péchés a presque au même moment. Le roi d'Angleterre fut tellement troublé B@'0temen qu’il abandonna les rênes de son cheval et chancela sur la selle, a@" de ir
manière qu'il serait tombé à terre si ceux qui l’entouraient ne l'eusdM Quanc sent soutenu, La conférence fut suspendue; et comme Henri 11 @livait ét trouva trop malade pour assister à une seconde entrevue, on lufgtonnèrer
enlevé c
porta à son quartier les conditions de la paix rédigées par écrit, pouf qu’il y donnât son consentement formel. raison. Ceux qui vinrent de la part du roi de France le trouvèrent cou@ielques ché sur un lit, et lui lurent le traité de paix, article par articleBlenvelop Quand ils en vinrent à celui qui regardait les personnes engagée@davre s secrètement ou ostensiblement dans le parti de Richard, le roi dditendant manda leurs noms, pou savoir combien il y avait d'hommes à 18m le br foi desquels on l’obligeait de renoncer. Le premier qu'on lui nomme! roi gis fut Jean, son plus jeune fils, connu de tout le monde sous le none, par de Jean Sans-terre. En entendant prononcer ce nom, le vieux roi F ile. Cette saisi d’un mouvement presque convulsif, se leva sur son séant; etuire. Il s promenant autour de lui ses yeux pénétrants et hagards : Est-ce biefuelques vrai, dit-il, que Jean, mon cœur, mon fils de prédilection, et po leu la cé l'amour duquel je me suis attiré tous mes malheurs, s'était aussi séuelquesparé de moi? On lui répondit qu’il en était ainsi, qu’il n’y avait rie@h ke Chinoi de plus vrai. Eh bien, dit-il, en retombant sur son lit et en tourna ë avoyèrer son visage contre le mur, que tout aille dorénavant comme il pourræqtleur. F je n’ai plus de souci ni de moi ni du monde, Quelques momen . après, Richard s’approcha du lit, et demanda à son père le baiser d paix en exécution du traité. Le roi le lui donna avec un air de calm
iltivail biz nandie, d
(Liv. LXX, — De 119,4 1198 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 451
pour la restitution BR iPParent; mais au moment où Richard s’éloignait, il entendit son tachés au parti du?" murmurer À voix basse : «Si seulement Dieu me faisait la grâce et non du père, il de ne point mourir avant de m être vengé de toi! » A son arrivée au oulussent revenir EM (MP français, le comte de Poitiers redit ces paroles au roi Philippe n grâce par le baise ét à Ses courtisans, qui tous firent de grands éclats de rire, et plai- 1te rancune et toute M sur la bonne paix qui venait de se conclure entre le père cat le HIS, * d'obtenir des con Le roi d'Angleterre, sentant son mal s'aggraver, se fit transporter autant qu'il put, eh à Chinon, où, en peu de jours, il tomba dans un état voisin de la s d'un air docile, edmort. On l’entendait proférer des paroles entrecoupées, qui faisaient ous deux étaient aulusion à ses malheurs et à la conduite de ses fils : « Honie, s’écriaetenaient bouche Ati} honte à un roi vaincu ! Maudit soit le jour où je suis né, et maunt, quoique le ciebuits soient de Dieu les fils que je laisse ! » Les évêques et les perns leur faire aucun@#nnes pieuses qui l’entouraient firent tous leurs efforts pour lui yés l'un et l'autre faire rétracter cette malédiction ; mais il ne voulut jamais, Se voyant veau ; mais un 58 il'extrémité, il se fit porter à l'église, devant l'autel, confessa ses er, se:fit entendré Mréchés aux évêques et aux prêtres, reçut l'absolution, communia dét tellement troubléb rotement avec le corps et le sang de Notre-Seigneur, et mourut le ela sur la selle, 4d@M" de juillet 11 89, après avoir régné trente-quatre ans et sept mois. touraient ne l'eusB Quand il eut expiré, son Corps fut traité par ses serviteurs comme comme. Henri 11 sd vait té autrefois celui de Guillaume le Conquérant ; tous l'aban- : entrevue, on luonnèrent, après l'avoir dépouillé de ses derniers vêtements et avoir zées par écrit, pouftilevé ce qu'il avait de plus précieux dans la chambre et dans la Maison. Le roi Henri avait souhaité d’être enterré à Fontevrault, à Miclques lieues de Chinon ; on eut peine à trouver des gens pour Æ'euvclopper d'un linceul, et des chevaux pour le transporter. Le Mladavre se trouvait déjà déposé dans la grande église de l'abbaye, en Richard, le roi de s itendant le jour de la sépulture, lorsque le comte Richard apprit ait d'hommes à 1 le bruit public la mort de son père. Il vint à l’église, et trouva r qu'on lui nomm® kroi gisant dans un cercueil, la face découverte, et montrant enonde sous le no È ‘re, par la contraction de ses traits, les signes d’une violente agonom, le vieux roill ie. Cette vue causa au comte de Poitiers un frémissement involonsur son séant; etluire. Il se mit à genoux et pria devant l'autel ; mais il se leva après gardés : Est-ce bi quelques moments, et sortit pour ne plus revenir. Le lendemain eut édilection, et pouffqltu la cérémonie de la sépulture ; on voulut décorer le cadavre de rs, s'était aussi sô melques-uns des insignes de la royauté, mais les gardiens du trésor qu'il n'y avait rie le Chinon les refusèrent ; et, après beaucoup de supplications, ils : Mavoyèrent seulement un vieux sceptre et un anneau de peu de à lit et en tournane :
deur, Faute de couronne, on coiffa le roi d’une espèce de diadème Juelques moment avec la frange d'or d'un vêtement de femme ; et ce fut dans cet : livail bizarre que Henri Plantagenet, roi d Angleterre, duc de Norac uit détail LE mandie, d'Aquitaine et de Bretagne , comte de l'Anjou et du Maine,
le trouvèrent cou article par article ersonnes engagée
452 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXX. — De 119, M
seigneur de Tours et d’Amboise, descendit à sa dernière demeure t MA. Richard Cœur-de-lion, son fils aîné, lui succéda dans tous ses D ? nes États. A Rouen, il se fit reconnaître solennellement duc de Norman- M : vi 1. die le 20e de juillet 1489, dans l’église de Notre-Dame, en présence M ie des évêques, des comtes et des barons du pays. Richard prit sur 04 ne ii l'autel l'épée ducale, que l'archevêque Gautier lui ceignit, et il reçut A en de sa main l’étendard,. : ss C Avant de passer en Angleterre, il ordonna de rendre à la liberté ça M ds mère Éléonore, détenue en prison pour avoir pris son pari contre M is ni à le roi défunt ; et, de plus, il la nomma régente du royaume. La reine eu ; usa de son autorité avec prudence et modération. En voyageant avec d 7. À î tout l'appareil de la royauté, de district en district, elle distribua des UM. !°7 aumônes pour le repos de l’âme de son dernier époux, relächa les PR ‘a np prisonniers incarcérés sans jugement, pardonna tous les délits com- M Een mis envers la couronne, restreignit la sévérité des forestiers, et ré- 8 voqua les banriï:oments prononcés d'après la rumeur publique. Elle ordonna par proclamation, à tsus les hommes libres, de prêter serment de fidélité à Richard.
Arrivé en Angleterre le 43e d'août, Richard fut solennellement! couronné à Londres, dans l’église de Westminster, le dimanche, | 3®e de septembre, par Baudouin, archevêque de Cantorbéri , assisté! de trois archevêques, de quatorze évêques et de presque tous les abbés .et prieurs d'Angleterre. Le nouveau roi fit serment devant l'autel de conserver toute sa vie la paix et l’honneur de l’Église, del rendre bonne justice à son peuple, d’abolir les mauvaisest#lois et les! mauvaises coutumes, et d'en établir de bonnes. Ensuite l’archevêqueË Baudouin lui fit les onctions ; et, après qu’il fut revêtu des habits royaux, il lui donna l'épée pour réprimer les ennemis de l’Église. MM Le roi prit lui-même la couronne sur l'autel, et la remit à l'arche-BAl” vêque, qui la lui mit sur la tête. L.:
Après la messe, suivit le festin solennel : les évêques étaient à table PM avec le roi; les barons servaient. Le roi avait fait publier par la ville BA que ce jour il n’entrât dans son palais ni Juifs, ni femmes, pour éviter les maléfices dont on les soupçonnait. Toutefois, pendant le repas, les premiers d'entre les Juifs vinrent apporter au roi des présents: de quoi un Chrétien indigné donna un soufilet à un Juif pour l’empêcher d'entrer. D’autres, à son exemple, commencèrent à repousser les Juifs avec insulte. Le peuple y accourut; et, croyant qu'on le faisait par ordre du roi, ils se jetèrent sur les Juifs, qui étaient en8 grand nombre à la porte du palais. On commença par les coups d
s vainqu lgnitaires
1 Roger Hoveden et G rald. Cambrensis,
Liv. LXX, — De 1181 À
à1198 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 453 oing, d’où l’on en vint aux pierres et aux bâtons : da dans tous ses À Fe P
; il y en eut de tués su dt A et de laissés pour morts. En même temps , le bruit se répandit par ug'ae de PA bute la ville de Londre i 4 RU a P' pe 4 { accourir en armes une infinité de peuple, RC PE Sr TE nt de Ja vilie que de ceux qui étaient venus des provinces pour le ba scre. On tuait donc les Juifs ; A maisons fortes, on y mettait le feu. Le roi, qui était encore à table, : dont appris « désordre envoya pour l'apaiser quelques-uns des s son pari contre WA "7. ‘PP c Mu brel as oyaume. La reine SJ ri, ils furent contraints de se retirer. ‘n voyageant avec PA ] drois furent pendus Pour avoir mis le fe époux, relàcha les B4 s forestiers, et ré- 84° rumeur publique.
S que le roi avait commandé d’exterminer Q'ous les Juifs, ce qui fi
ceignit, et il reçut M et comme ils se retiraient dans les adre à la liberté ça
DA r'incipaux seigneurs ; mais, n'étant pas écoutés par le peuple en fu-
HUEE Le lendemain, le roi fit rendre quelques-uns des cou ables, dont
elle distribua des d : SA PS
us les délits com- à s libres, de prêter k
ernière demeure t,
Mais, avant fût publié, plusieurs villes avaient suivi l'exemple de par zèle de religion. Plureçurent le baptême et épounisllenest rent leurs femmes à la manière des Chrétiens. nt ee ni. ois de mars de l’année suiou . His . À avant le coucher du soleil, une antorbéri ; assisté L a ville; ils attaquèrent, dans les presque tous les : ee : je dt un Juif opulent, qui avait péri dans l’émeute ; serment dev le Londres. Sa femme et ses enfants furent massacrés, ses propriétés ur de l’Église, dep
| : tillées et tous ses bâtiments brûlés. La nuit suivante, la maison déuvaisestlois et les à
ie. \gnée pour la destruction fut celle d’un autre Juif, également riche, suite l’archevéqueBA® ,.F.
revêtu des habits
Î qui s était sauvé du massacre de ses frères dans la métropole. Il eut is de l'Éclise BA irer dans la citadelle, avec ses trésors RS famille ; la plupart des Juifs d’York et du voisinage suivirent
it à l’arche-@ ; : :
remit à l'arc Li" exemple. Malheureusement, le gouverneur étant sorti un matin re montait à cinq
la citadelle, les Juifs réfugiés, dont le nomb ts hommes, indépendamment des femmes et des enfants, refu- {rent de le laisser rentrer. C'était se constituer en rébellion ouverte. *é0uverneur, de concert avec les magistrats , appela le peuple à Mn secours. La forteresse fut assiégée jour et nuit; une rançon conérable fut offerte et rejetée. Enfin les Juifs, réduits au désespoir, aerrent leur or et leur argent, jettent dans les flammes tout ce qui Put être brûlé, massacrent leurs femmes et leurs enfants, et finissent un l'autre : le peu de survivants est tué par le peuple.
vainqueurs alors se dirigent vers la cathédrale, arrachent aux {initaires de l'église les obligations que les Juifs avaient déposées
Ds leurs mains pour plus grande sécurité, et les brûlèrent au milieu 4: la nef. On voit que la r
1es étaient à table ublier par la ville nmes, pour éviter £ vendant le repas, oi des présents:
n Juif pour l’em èrent à repousser# croyant qu'on le S, qui étaient er par les coups d
eligion et le cicrgé n'étaient pour rien
ar A A =
CESR
154 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXX. — De 1187 Mt 1198 de
dans cette fureur du peuple contre les Juifs, mais plutôt la haine de À manches leurs usures et l'envie d’éteindre leurs créances. Ces violences appe- M pe a. 24 pour leu
lèrent le chancelier à York ; mais les principaux coupables s'étaient M
déjà réfugiés en Écosse ; il se contenta de déposer le gouverneur et À les prêtre
le shérif, et de prendre l'engagement des citoyens de comparaître et M Le 2h
de répondre à la cour du roi ?, Tours, oi Cependant le roi Richard, après son sacre, vint à l’abbaye de Pi- £ A: TH
pevel, et y assembla un grand concile vers la mi-septembre 1189. Il none ke
y procura des évêques à plusieurs églises vacantes. Il envoya, de M ks deux |
k : : où ils s plus, au pape Clément, et obtint de lui des lettres par lesquelles # Le roi tous ceux qu’il voudrait laisser pour la garde de ses terres seraient r pl dispensés de la croisade : ce qui lui donna moyen d’amasser des A . sommes immenses. Il en amassa encore de grandes par les terres Pl"iue de qu'il vendit à des évêques, et par ses droits et ceux d'autrui qu'i
vendit à quiconque les voulait acheter. C’est ainsi que ce prince se
h sainte e
préparait à la croisade. k roi des Fr Il partit d'Angleterre au mois de décembre 1189, laissant le gou-P4 ie ” dons de t
vernement du royaume à Guillaume de Longchamp, évêque d'Éli son chancelier; et, pour Jui donner plus d'autorité , il obtint pou lui, du pape Clément, la légation d'Angleterre. L'archevêque Gau-#, tier de Rouen, qui devait accompagner le roi à la croisade, tint au paravant son concile provincial dans l’église métropolitaine, le Aime de février 4190. Tous les évêques ses suffragants y assistèren avec un grand nombre d’abbés. On y publia trente-deux canons ayant pour but la tenue convenable des églises et des vases sacrés la bonne vie des clercs, la répression de certains désordres plus gra" ves. Les calices seront d’or ou d’argent, et non d’étain; on ne por" tera point le corps de Notre-Seigneur sans luminaire, croix et ea bénite, et sans qu'il y ait un prêtre présent, sinon en cas d’extrêm nécessité. Les prêtres et les clercs auront des couronnes ou tonsureg patentes, sous peine d’être suspendus de leur bénéfice ou privés db 4” privilége clérical. Les clercs qui, pour éviter l'examen de leurs évê ques, se font ordonner outre-mer ou hors de leur province, ne seron point admis par leurs évêques aux fonctions de leurs ordres. Le évêques et leurs officiers ne se montreront pas difliciles pour les ap#m pellations au Siége apostolique; ils les offriront même à certaine ,.."* gens simples, qui ne les demanderaient pas. Sont excommuniés li " A4 incendiaires, les empoisonneurs, les sorciers, ceux qui falsifient le@Afll® les chi
æcourir d ke conseil ks affaire
Anaintenir
: * ré sceaux; mais surtout on excommuniera solennellement, tous les dië"11e COr % Dakction lib 1 Hoved., 379. Radulphe de Dicet., 651. Heming., 515 et 516. Brompt., 11744 TT Neubrige, 1.4, c. 7-11. V: °,
iv. LXX, — De 1181 À 11198 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 455
lutôt la haine de À manches, dans toutes les églises, ceux qui font de faux serments pour daure préjudice à l’Église ou déshériter une personne quelconque. Pour leur absolution, ces parjuv2s seront envoyés à Rome, ainsi que ks prêtres excommuniés qui célébreraient encore !.
Le roi Richard, ayant fait quelque séjour en Normandie, vint à Tours, où il reçut la panetière et le bourdon ou bâton de pèlerin, de \ l'abbaye de Pi- hJh main de l'archevêque Guillaume. Mais le bourdon se rompit ptembre 1489, j| Pomme le roi S’appuyait dessus, et il en prit un autre à Vezelai, où es. Il envoya, de M les deux rois de France et d'Angleterre s'étaient donné rendez-vous, es par lesquelles M et où ils se trouvèrent en effet. es terres seraient it Le roi Philippe-Auguste laissa le gouvernement du royaume de { france à la reine Adèle, sa mère, et à son oncle Guillaume, s:cheque de Reims et légat du Saint-Siége. Avant de quitter Paris, il lit un testament, dont voici les principaux passages : « Au nom de k sainte et indivisible Trinité, amen. Philippe, par la grâce de Dieu, wi des Français. L'office du roi est de pourvoir au bien des sujets et le préférer l'utilité publique à son utilité privée. Comme nous désions de tout notre cœur accomplir le vœu de notre pèlerinage pour wcourir de toutes nos forces la terre sainte, nous avons résolu, par k conseil du Très-Haut, de régler comment doivent s’administrer des affaires du royaume en notre absence, et de disposer nos deriières volontés en cas d'événement. » Suivent divers articles pour maintenir le bon ordre et la bonne justice par tout le royaume. Nous voulons et commandons, dit-il en l’article trois, que notre hère mère et l'archevêque Guillaume, notre oncle, établissent tous ks quatre mois un jour à Paris, pour y entendre les clameurs et les jpaintes des hommes de notre royaume, et qu'ils y fassent terminer kurs affaires pour l'honneur de Notre-Seigneur et pour l'avantage le la couronne de France ; nous commandons, en outre, que tous nnes ou tonsure baillis qui tiennent les assises dans les villes, se présentent ce sfice ou privés dl jur-là devant eux, pour exposer toutes les affaires en leur présence. nen de leurs évéliiotre très-chère mère et l'archevêque nous informeront trois fois rovince, ne seronMi" an de l’état des choses. Ils ne pourront déposer aucun bailli, si cms -ohdtés: Ed ! n'est pour meurtre, rapt, homicide ou trahison ; mais ils nous en iles pour les ap [formeront trois fois par an, et, avec l'aide de Dieu, nous en ferons même à certaine telle justice, que les autres seront épouvantés.
MR À S'il vient à vaquer un évêché ou abbaye royale, nous voulons x qui falsifient que les chanoines ou les moines viennent trouver la reine et l’arched'que, comme ils viendraient devant nous, et qu'ils demandent l'é-.
ment, tous les dië4 "1" s .
Ge © + {tion libre, qui leur sera accordée sans difliculté. Or, la reine et
s violences appe- M upables s'étaient M le gouverneur et
le comparaître et !