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He
n d’amasser des® les par les terres ux d'autrui qu'il que ce prince se
, laissant le gou-| np, évêque d'Éli, té, il obtint pou archevêque Gau-® croisade, tint au rétropolitaine, ants y assistèrents nte-deux canons M des vases sacrés é | sordres plus gra
tain ; on ne por aire, croix et eat en cas d’extrêmé
FE
516. Brompt., 117 0 BrOER : | ! Labbe, t, 10. Mansi, t. 22, p. 581-586.
456 HISTOIRE UNIVERSELLE fLiv. LXX. — De 1181 Mi 1198 de
l'archevêque tiendront la régale en leur main, jusqu'à ce que l'éluMippe-A: soit sacré ou b'ni, et alors elle lui sera rendue sans nul empêche-Messine, ment. Si une prébende ou un autre bénéfice vient à vaquer pendant Guilla que la régale sera en notre main, la reine et l'archevêque les confé-Myndre d reront à des hommes vertueux et letirés, par le conseil de frère Ber- M apprit nard. » C'est le pieux ermite de la forêt de Vincennes, dont il a déjà@Mine la p été question. ux-mêr Philippe-Auguste avait alors un fils, Louis, huitième du nom, MBl188, à âgé de trois ans. « S'il arrivait que Dieu disposât de nous pendant@lluivante notre voyage, nous commanGons que la reine, l'archevêque, l'évé-bainge IL | que de Paris, les abbés de Saint-Victor et de Vaux-de-Cernai et le frèrell sse Coi Bernard diviseront notre trésor en deux parts. [ls en emploierontii la moitié à réparer les églises qui ont été détruites par nos guerres, à à soulager ceux qui ont été appauvris par nos tailles, et à fairebes Sicili d’autres bonnes œuvres pour le remède de notre âme, de Louis, Phys étai notre père, et de tous nos ancêtres. Quant à l'autre moitié, nousbgrince étr commandons à tous ceux qui gardent notre trésor et à nos hommesbfincrède de Paris, qu'elle soit gardée pour la nécessité du royaume et def: roi Ro Louis, notre fils, jusqu’à ce qu’il vienne en âge où il puisse, par ldlhrec qui | conseil de Dieu, gouverner le royaume lui-même. S'il arrivait quelfure, sa nous et notre fils vinssions à mourir, nous commandons que notre@ltiva les avoir soit départi pour Dieu, pour notre âme et pour celle 2 notreuts de & fils, par la main et par le jugement des sept personnes que nous@ proclarr avons ci-dessus nommées !, BA mois d Après avoir ainsi pourvu au bon gouverneme..t du royaume, Phi#Mprobatic lippe-Auguste vint à Saint-Denis, le jour de la Saint-Jean, prendrdlenri VI,
l'étendard nommé l’oriflamme, suivant la coutume des rois, ses prédhnce, la
décesseurs, quand ils allaient à la guerre; car on était persuadé qué#ion auc: la vue de cet étendard avait souvent mis en fuite les ennemis. Ce fut a roi, prosterné sur le pavé du temple, devant les corps des saint#ilane, sa martyrs Denis, Rustique et Éleuthère, se recommanda à Dieu, à ldférends sainte Vierge, aux saints martyrs et à tous les saints; puis, tout baiduit de gr gné de larmes, il se leva de l'oraison, et reçut la panetière et le bour@leur ind don des mains de son oncle, l'archevêque de Reims. Ensuite il prifélutain, qu deux étendards de dessus les corps des saints martyrs; il se recom#proche, 1
lefois de sine, il.
manda aux prières des moines, reçut la bénédiction du clou, de ls
Couronne d'épines et du bras de saint Siméon. Après quoi il parti
et se rendit à Vezelai avec le roi Richard, le 4e de juillet 1490. Les deux rois se séparèrent à Lyon et allèrent s’embarquer, Phi
! Rigord. Seript. Rer. Franc., t, 17, p. 80; et les Gestes de Philinpe-August 1, 17, p. 871.
{Liv. LXX. — De 1181 usqu'à ce que l'élu sans nul empêche-
nt à vaquer pendant M chevêque les confé.B
11198 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE,
ippe-Auguste à Gênes, Richard Messine, où ils passèrent l'hiver.
Guillaume le Bon, roi de Sicile,
à Marseille, et se rejoignirent à
était en état et en disposition de tendre de grands services à la cause des Chrétiens d'Orient. Quand onseil de frère Ber- ; apprit leurs désastres, il en prit le deuil et le cilice. Il avait la mannes, dont il a déjàMine la plus puissante alors ; son amiral Marguerit, que les Sarrasins
ux-mêmes appelaint le roi de la mer, avait forcé Saladin, l'an huitième du nom, MË]188, à lever le siége de Tyr; mais le roi Guillaume mourut l’année t de nous pendantélivante 1189, à l’âge de trente-six ans, après en avoir régné vingt- ‘archevêque, l'évé.. di: 1 ne laissait point d'enfants et avait marié sa tante, la prinde-Cernai et le frèrelrsse Constance, à Henri VI, roi d'Allemagne, qui devait ainsi hérilis en emploierontéir du royaume de Sicile; mais le Pape, suzerain de ce royaume, es par nos guerres BMavait consenti ni à ce mariage, ni à cette translation de royauté. S tailles, et à fareb@es Siciliens, habitués à la dynastie normande, sous laquelle leur tre âme, de Louis Phys était devenu très-florissant, n'aimaient point de passer à un ‘autre moitié, nousbince étranger, surtout à un Allemand. Ils jetèrent les yeux sur or et à nos hommes#äncerède, comte de Lecce, fils de Roger, duc de Pouille et petit-fils du royaume et ddk: roi Roger II, mais né hors de mariag
e, d'une demoiselle noble ù il puisse, par lePrec qui l’on disait que son père était secrètement marié. Sa bra- Le. S'il arrivait quelfure, sa générosité, sa prudence le rendaient cher aux Siciliens; il
andons que notré@hitiva les lettres, les mathématiques, l'astronomie, la musique. Les pour celle ä2 notreluts de Sicile, convoqués à Palerme après la mort de Guillaume, rsonnes que nous@ proclamèrent roi, après des débats assez vifs, et il fut couronné imois de janvier 1190. Le Pape, suzerain de Sicile, y donna son probation. Tancrède sut se défendre contre le roi d'Allemagne, knri VI, battit ses généraux, fit même prisonnière la reine Con- Que, la traita royalement'et la r'envoya généreusement sans conion aucune.
À Ce fut avec Tancrède que le roi Richard traita pour le douaire de s corps des saints ‘ anne, Sa Sœur, veuve du dernier roi Guillaume, et pour les autres ianda à Dieu, à ldiérends ; il fit confirmer le traité par le pape Clément HI. Richard its; puis, tout bai®uit de grandes qualités, mais aussi de grands défauts. !l était d’une anetière et le bourÆileur indomptable, d'une iägnificence vraiment royale, mais ms. Ensuite il pris tyrs; il se recom ion du clou, de près quoi il par e juillet 1490.
embarquer, Ph
| du royaume, Phi # aint-Jean, prendre e des rois, ses pré était persuadé qua > les ennemis.
tier, utain, quelquefois même outrageux ; ses mœurs n'étaient pas sans roche, mais il avait une religion sincère, qui lui inspirait quelelois de vifs sentiments de repentir. Ainsi, pendant son séjour à Haine, il assembla dans une chapelie tou: !:5 évêques qui l'accompénaient ; se prosterna à leurs pieds, sans autre vêtement qu'une
ple tunique ; confessa ss débauches ei sa vie débordée, témoint une grande contrition, et recut la pénitence qu’ils lui imporent.
le Philinpe-Augustes : - — ; ; | 04 Durant ce même séjour, le roi Richard fit connaissance et s entre-
à ro ne mr RÉ NE S M A à TR os rm
458 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXX, — De 1918
tenait volontiers avec un saint personnage qui vivait alors en Cal bre. C'était l'abbé Joachim, né en Calabre même, à Célique, près de Cosenze, vers l’an 1145. Son père se nommait Maur, sa mr Gemme. Il était bien fait de corps, d’un esprit pénétrant, d'une mé moire très-heureuse et d’une grande douceur dans ses mœurs. Après avoir étudié la grammaire, il passa au service de la cour. Il en con£ nut bientôt les dangers, et priait Dieu de l’en préserver.
La pensée lui vint d'aller visiter les saints lieux. Elle lui parut u moyen que Dieu lui inspirait pour se soustraire aux vanités et au: plaisirs du monde. Il la suivit, s'associa quelques personnes qu'il défraya du voyage, s’habilli de blanc, d’une étofte grossière, et fi une partie du chemin, pieds nus. Ayant visité avec dévotion tous le lieux que Jésus-Christ a sanctifiés par sa présence, il passa dans I Thébaïde pour s’y édifier par la conduite des sairts anachorètesh occupés jour et nuit des louanges de Dieu.
Il fit quelque séjour à Jérusalem, et fut quarante jours entie sur le mont Thabor, s’y occupant du chant des hymnes et des psauls mes, et de la méditation du mystère de la Transfiguration. :
En revenant par la Syrie, il logea chez une veuve, qui le voul corrompre; mais, S'éiani aperçu de son mauvais dessein, il laissk le lit qu’elle lui avait préparé, et, ayant passé la nuit en prière, s'ei is fuit dès qu'il fut jour; aussi eut-il toute sa vie un grand zèle pou la pureté. De retour en Calabre, il entra dans le monastère ciste cien de Sambucine, sans y faire profession; mais il le fit plus ta dans celui de Curace, du même ordre. 4
Il'en fut élu abbé; et, ayant voulu inutilement se cacher, il ati cepta cette charge par les instances de l'archevêque de Cosenze, l'abbé de Sambucine et des personnes les plus considérables du payé Mais comme il avait un attrait tout particulier pour la méditation l'explication des saintes Écritures, il alla trouver le pape Lucius HR l'an 1182, et en obtint la permission de les expliquer, et de vive vo et par écrit. Quelque temps après, il lui présenta son ouvrage de Bn ke, il levai Concorde de l'Ancien et du Nouveau Testament, Il travailla aussi dé Ds cérémc lors à l'explication de l’Apocalypse, et continua ces ouvrages pa
dinairen l'autorité du Pape. Enfin Clément II l’exhorta à les achever, à ven
disait la m ensuite les lui apporter, et à les soumettre à l'examen du Saint-Siég À C’est ce qui paraît par la lettre du Pape, du 18me de juin 1188. | À déchargea même Joachim de l’abbaye de Curace, et lui permit de 4 retirer où il voudrait, pour vaquer plus librement à la composition ( ses livres.
Alors l'abbé Joachim se retira, avec Rainier, son disciple, dans l@
montagnes de Calabre, aux environs de Cosenze, en un lieu nom é
[Liv. LXX, — Le 11818
vivait alors en Cala >, à Célique, près dd ait Maur, sa mir& nétrant, d’une mé ns ses mœurs. Aprè > Ja cour. Il en con éserver.
11198 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 459
flore. Il s’y bâtit d’abord un oratoire et une cellule; puis, le nombre ke ses disciples étant augmenté, il y fonda, vers l'an 1189, un nouau monastère, dont l’observance était plus étroite que celle de eaux, et qui devint chef d’une congrégation particulière. Ce mostère fut d’abord protégé par le roi Guillaume le Bon ; Mais ensuite abbé Joachim fut inquiété par Tancrède; dont les officiers préten- : hient que le lieu appartenait au domaine. Tancrède lui offrit le mox. Elle lui parut lustère de Matine, près la ville épiscopale de Saint-Marc; mais Joaaux vanités et AUBBim le refusa, ne voulant pas profiter du travail des autres, et le roi les personnes qu'ilfndit de l'inquiéter davantage. offe grossière, et fiBE Luc, depuis archevêque de Cosenze, qui avait connu particulièreec dévotion tous left l'abbé Joachim, en a rendu ce témoignage : La seconde année ce, il passa dans Mu pontificat de Lucius, c’est-à-dire l'an 1183, je vis pour la presairts anachorètes mère fois, à Casemaire, un homme nommé Joachim , alors abbé de Murace. Il était moine de la maison de Sambucine, fille de Casemaire : est pourquoi il y était aimé et honoré, mais encore plus à cause du 1ymnes et des sain de sagesse et d'intelligence qu’il avait reçu de Dieu. Alors il figuration. joumenca de découvrir au Pape et à son consistoire la connaissance euve, qui le voul@f}} avait des Écritures et la concorde des deux Testaments ; il en is dessein, il lais Mhltint la permission d'écrire, et commença à le faire. Or » je m’étonnuit en prière, s'afiis de voir qu'un homme d’un si grand nom et si puissant en paun grand zèle Pole portait de vieux habits très-pauvres et brûlés par les bords. Mais > monastère ciste@é connus, depuis, que, pendant toute sa vie, il n’eut aucune attention il le fit plus r@$ manière dont il était vêtu. 11 demeura à Casemaire environ un Bu et demi, dictant et corrigeant tout à la fois le livre sur l'Apocant se cacher, il a0 psc et la Concorde.:Il commença en même temps le livre du Psalque de Cosenze, EE à dix cordes.
sidérables du pay L'abbé me donna à lui pour lui servir de secrétaire, et j'écrivais ur la méditation dur et nuit dans des cahiers ce qu'il dictait et corrigeait sur des le pape Lucius IIÿ ruillons, avec deux autres moines, ses écrivains. Je lui servais aussi uer, et de vive vo J'nesse, admirant toutes ses manières ; car, quand il bénissait l’hosson OUVPAgE de Pfeil levait la main plus haut que les autres prêtres, et faisait toutes L'travailla aussi d@ s cérémonies avec plus d'attention. En cette action, son visage, à ces Ouvrages PEinairement pâle, changeait de couleur et paraissait angélique. Il les achever, 4 VO Msait la messe tous les jours pendant les octaves de Pâques et de la nen du Saint-Sié Pdlentecôte. Il avait grand soin de la propreté de l'autel, Son visage me de juin 1188. Bnimait de même quand il nous préchait en chapitre : ce qu'il faiet lui permit de it souvent, par commission de l'abbé. Il commençait d’un ton assez à la composition ( dus, l'élevait peu à peu, continuait avec force et vivacité, faisant une Mnipression telle, qu’on ne le trouvait jamais trop long. Il passait les
n disciple, dans 1}, à écrire et à prier, sans manquer à l’office de la communauté.
en un lieu noms &, endormir. Il ne se mettait point en peine de la aualité ni de la
10 QUALE r 2e
rante jours entier
TA
J'ai passé avec lui un carême,
les fêtes, il ne prenait tous les
plus il faisait d’abstinence Étant abbé de Curace,
dans un grand hiver,
Il exerçait l'hospitalité libé
qui il était dur, ne leur do
Il se plaisait au travail des mains, principaleme
en commun, et il s’en acquittait avec une force incroyable, ayant u
corps robuste et qui souffrait aisément le froid, le chaud, la faim «
la soif, Tel était l'abbé Joachim, suivant le témoignage de l’archevé que de Cosenze 1,
Le bienheureux abbé jouissait de l'estime et de la confiance d tous les grands personnages : il passait même pour avoir le don « prophétie. Le roi Richard le fit donc venir à Messine, et l’écouta avec plaisir, principalement dans ses explications sur V’Apocalypse Un auteur anglais, Roger de Hoveden, en cite quelques-unes, do On ne trouve aucune trace dans le commentaire écrit. On peut do
croire que ces explications on prédietions lui ont été faussemenhil};
attribuées.
Cependant le roi de France, Philippe-Auguste, ptit de Messin vers la fin du mois de mars 1191, et arriva le 20%° d'avril devar Ptolémaïs, appelé Accon du temps de Josue, et Acre ou Saint-Jear d'Acre dans les temps modernes. Depuis près de deux ans, les Chr tiens de Palestine et les pèlerins venus d'Europe en faisaient le siège et, depuis près de deux ans, ce siége était comme une bataille co tinuelle contre toutes les forces de Saladin, qui campait sur u montagne du voisinage. Voici l’histoire de cette bataille ou de cett lutte de deux années entre la chrétienté et le mahométisme en armes sous les murs de Ptolémais.
Saladin avait enfin rendu la liberté au roi de Jérusalem, Gui d Lusignan, suivant la condition expresse que les généreux citoye d’Ascalon avaient mise à la reddition de leur ville. Toutefois Saladi abusant de la victoire, avait fait jurer au roi captif de renoncer à s0
1 Acta Sanctorum, 29 maïi. Fleury, 1. 74. Cellier, t, 28.
stipulé
ke la collir
M flotte de
On passa
Mient les c Œlun grand
Slutier Vinis
11198 de ‘’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE,
yaume et de retourner en Europe. Gui de Lusignan se fit délier. ur les évêques, de cet engagement forcé et contraire à ce qui avait léstipulé avec les habitants d’Ascalon, Le roi de Jérusalem était donc libre et dans son royaume, mais ayant ni armée, ni Capitale, ni même une place forte qui püt lui vir d'asile, [1 voulut se retirer à Tyr ; mais le marquis Conrad de htferrat, qui en était le maître, refusa de l'y recevoir ; seulement lui donna quelque peu de troupes, avec lesquelles il lui conseilla k faire quelque entreprise. Lusignan eutreprit donc, l'an 1189, par «espoir, le siége de Ptolémais, qui s’était rendue à Saladin queles jours après la bataille de Tibériade! Cette entreprise parut d’aid si téméraire à Saladin, qu’il ne se pressa point de venir au ours. En effet, lorsqu’à la fin du mois, le jour de Saint-Augustin, ignan vint camper devant la ville, à peine avait-il neuf mille mmes sous les drapeaux. Mais des croisés d'Occident arrivaient ou mvaient arriver d’un jour à l’autre. Les Pisans, venus sur leur le, s'emparèrent d'abord du rivage et fermèrent toutes les avenues h place du côté de la mer. La petite armée des Chrétiens alla sser ses tentes sur la colline de Thuron. Trois jours après leur “ée, ils commencèrent leurs attaques et montèrent à l'assaut. près un auteur du temps !, la ville allait tomber en leurs mains, “que le bruit se répandit tout à Coup que Saladin approchait. Cette wvelle les remplit d’une terreur panique, ils abandonnèrent à Ja le l'attaque des lemparts, et se retirèrent sur la colline où ils avaient bi leur camp.
Hientôt on vit s’avancer cinquante vaisseaux voguant à pleines ls. En les apercevant des hauteurs de Thuron, les Chrétiens ne tient qu’en croire. De leur côté, ceux qui étaient sur les navires f“vaient que penser de ce Camp qui s’offrait à leur vue : mais, à sure qu’ils approchaient, ils reconnurent les étendards de la croix : tri de joie s’éleva sur la flotte et dans le camp des Dieux se remplissent de larmes ; on accourt Sur le rivage ; on se tipite dans les flots pour embrasser plus tôt ceux qui arrivent. Be félicite réciproquement ; on débarque les armes, les vivres, les tions de guerre ; et douze mille guerriers de la Frise et du Daak, sortis de leurs vaisseaux, viennent planter leurs étendards fe la colline de Thuron et la ville de Ptolémais. M flotte danoise, partie des mers du Nord, avait partout excité on Passage l'enthousiasme et le zèle impatient des peuples qui Biient les côtes de l'Océan. Ëlle fut suivie d’une autre flotte por- Qu grand, nombre de guerriers anglais et flamands. L’archevé.- Ædlurier Vinisauf,
Liv. LXX. — be 118
illeux pour la chas oines lui rendaien > mains et les yeuÿs l'eût vu face à face rs les dimanches e e pain et d’eau; ç le force et de gaieté r lui-même l'infir à tous les besoi fois de cheval et un grand hiver, it l'hospitalité libé it dur, ne leur do ns, principaleme croyable, ayant u > chaud, la faim « nage de l’archevé
de la confiance d ur avoir le don « ssine, et l’écouta sur l’Apocalypse 1elques-unes, do crit. On peut don nt été faussemer
Piutit de Messin 0° d'avril devar cre Qu Saint-Jear eux ans, les Chré : faisaient le siège > une bataille co campait sur u ataille ou de cett nétisme en armes
Chrétiens ; tous
érusalem, Gui 4 énéreux citoye loutefois Saladi de renoncer à 50
162 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXX, — Detig
que de Cantorbéri, qui avait prêché la guerre de la croix en Angle terre, conduisait les croisés anglais. Ceux de lu Flandre étaient di rigés par Jacques d'Avesnes, déjà célèbre par ses exploits, et que | palmes du martyre attendaient dans la terre sainte.
Tandis que la mer apportait aux Chrétiens de nombreux renfortd
Saladin, âbandonnant ses conquêtes de la Phénicie, accourut ave son armée. Il plaça ses tentes et ses pavillons aux extrémités de plaine, sur la colline de Kisan, qui s'élevait derrière la colline d Thuron. Les Musulmans attaquèrent plusieurs fois les Chrétiens mais ils les trouvèrent toujours semblables à une montagne qu'o ne peut abattre ni faire reculer. Saladin, pour animer ses solda résolut de livrer une bataille générale, un vendredi, à l'heure mêr où les peuples mahométans sont en prière.
Les Chrétiens ne cessaient de creuser des fossés autour de le camp et de s’entourer de retranchements formidables. Tous ces p paratifs de défense donnaient sans doute quelques alarmes aux M sulmans ; mais ce qui devait surtout les remplir d’effroi, c'était lav de cette foule de vaisseaux francs qui, semblables à une vaste foré couvraient le rivage de la mer. À mesure que quelques-uns de e navires s’éloignaient, il en arrivait d’autres en plus grand nombre, tous amenaient en Syrie des guerriers de l'Occident. On vit d'abo débarquer des croisés accourus de toutes les villes d’Italie, condu par leurs consuls et leurs évêques. Ils furent suivis d’un grand no bre de guerriers venus de la Champagne et de plusieurs provinq de France. Après les croisés français, parurent des guerriers d'Al magne, qui obéissaient au landgrave de Thuringe. Conrad, marq de Tyr, ne voulut point rester oisif dans cette guerre. Il arma d vaisseaux, leva des troupes, et vint réunir ses forces à celles de l'4 mée chrétienne. Enfin, de toutes les parties du monde, on vo accourir des défenseurs de la croix, et plus de cent mille guerri se trouvèrent rassemblés devant Ptolémaïs, lorsque les puissa monarques qui s'étaient mis à la tête de la croisade s’occupaient @ core des préparatifs de leur départ.
L'arrivée de ces innombrables auxiliaires ranima l’ardeur desc sés. Les chevaliers, suivant l'expression d’un historien arabe, re tus de leurs longues cuirasses à écailles de fer, apparaissaient loin comme des serpents qui couvraient la plaine ; lorsqu'ils volai aux armes, ils ressemblaient à des oiseaux de proie, et, dans la lée, à des lions indomptables. Plusieurs émirs avaient proposé à À ladin de se retirer devant un ennemi, aussi nombreux, disaientque les sables de la mer, plus violent que les tempêtes, plus im tucux que les torrents.
Horieux « x les Mu:
ks, qu’ur
[Liv. LXX, — Des
e la croix en Angle Flandre étaient di s exploits, et que !
nte.
nombreux renforts nicie, accourut ave ux extrémités de errière la colline « fois les Chrétiens ne montagne qu'o animer ses solda edi, à l'heure mé
1198 de l'ère chr.] DE L'EGLIS!I \THOLIQUE 463
Une vaste plaine, qui s’étendait entre les collines occupées par les eux CaMPS ennemis, avait été le théâtre des combats les plus sanœants. Depuis quarante ; les Français assiégeaient Ptolémais, et, hns cesse, ils avaien epousser la garnison ou les troupes de Sadin. Le quatrième jour d'octobre, leur armée descendit dans la
aine et se rangea en bataille, Elle couvrait un espace im mense, Les valiers et les barons d'Occident avaient dént eur appail de guerre, et marchaient à la tête de ; soldats, couverts un casque de fer, armés de la lance et de l'épée. Le clergé luième avait pris les armes. Les ‘arches êques de Ravenne, de Pise, Cantorbéri, de Besançon, de Naze h, de Mont-Réal ; les évêques Beauvais, de Salisburi, de Cambrai, de Ptolémais, de Bethléhem, ltaient revétus du casque el de la cuirasse, et conduisaient les werriers du Christ, L'armée chrétienne présentait un aspect si rentable et paraissait si pleine de confiance, qu'un chevalier franc ria dans son enthousiasme : Que Dieu reste n , €t la victoire là nous! :
En effet, dès le premier choc, l’aile gauche des Mu sulmans se re- + en désordre. Les Francs se répandent partout comme un déluge. ntôt leurs étendards flottent sur la colline de la Mosquée, Le te de Bar pénètre jusque dans la tente de Saladin. Les Francs lorieux descendent sur le revers de la colline, et chassent devant kles Musulmans éperdus. La terreur fut si grande parmi les infils, qu’un grand nombre d'entre eux s’enfuirent jusqu’à Tibériade, ‘esclaves qui suivaient l’armée musulmane privent la fuite, emrlant les bagages et tout ce qu'ils avaient trouvé dans le camp. le fuite des esclaves augmenta la confusion ; et Saladin, qui mandait le centre de son armée, ne put retenir autour de lui quelques-uns de ses mameluks. La victoire des Chrétiens eût complète, s'ils n'avaient pas méconnu les lois de la discipline.
itres du camp des Turcs, ils se répandent dans les tentes pour les 'r, et bientôt le désordr
e est plus grand parmi les vainqueurs k parmi les vaincus. Les Musulmans » S’apercevant qu'ils ne sont
‘poursuivis, reviennent. de leur effroi et se rallient à la voix de hdin: la bataille recomme: €; et les croisés, dispersés dans la ine et sur la colline, s’étonnent d'être de nouveau aux prises avec ‘armée qu’ils croyaient avoir anéantie. Un incident singulier vint mnenter leur trouble. Un cheval arabe pris sur l'ennemi s'étant “ppé au milieu de la mêlée, quelques soldats se mettent à le fsuivre ; on croit qu'ils fuient devant les Musulmans; le bruit se and aussitôt que la garnison de Ptolémaïs a fait une sortie et que ump des Chrétiens est livré au pillage, que les infidèles sont par-
ssés autour de le ables. Tous ces pr es alarmes aux M l'effroi, c'était lav es à une vaste foré quelques-uns de e us grand nombre, lent. On vit d'abo les d'Italie, condu vis d’un grand no plusieurs provind des guerriers d'Al ge. Conrad, marq guerre. Ïl arma d rces à celles de l'4 lu monde, on vo cent mille guerri orsque les puissa ade s’occupaient &
ma l’ardeur desc storien arabe, re ", apparaissaient e ; lorsqu'ils volai roie, et, dans la vaient proposé à | nbreux, disaientempêtes, plus im
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