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tout victorieux. Dès lors les Francs ne combattent plus pour la vieu di toire ni pour le butin, mais pour défendre leur vie ; la campagne estquer: couverte de croisés qui fuient et jettent leurs armes. En vain leurggin0! chefs les plus intrépides s’efforcent de les retenir et de les ramenedlueft au combat; les chefs eux-mêmes sont entraînés par la multitude Main Le marquis de Tyr, abandonné des siens, resté seul dans la mélée Bomb dut son salut à la généreuse bravoure de Gui de Lusignan. Gérard Da d’Avesnes avait perdu son cheval de bataille, et ne pouvait plus nfites : fuir ni combattre. Un jeune guerrier, dont l'histoire ne dit pas Iquses nom, lui offrit alors son propre cheval, et chercha la mort dans 1di'en rangs ennemis, satisfait d’avoir sauvé la vie de son illustre chef. brer ( Ainsi, dans la même bataille, les Chrétiens et les Mahométan uieu avaient été tour à tour vainqueurs et vaincus. Le lendemain, 1e Mt Chrétiens n’osaient sortir dé leurs retranchements ; la victoire elleMtur cs même ne put rassurer Saladin, qui, pendant plusieurs heures, aval@mgarr vu fuir toute son armée. Le plus grand désordre régnait dans 18 Dep camp des Turcs, qui avait été pillé par les esclaves. Les soldats dotte é les émirs s'étaient mis à la poursuite de ces esclaves fugitifs ; chacu@ aps, cherchait ses bagages ; tout le camp retentissait de plaintes. Au mi am lieu de la confusion et du tumulte, le sultan ne put poursuivre l'air inf vantage qu'il venait de remporter sur les Francs. Il tomba lui-mémi tarc malade : l'hiver approchait ; il résolut donc, d’après le conseil dit Orie ses émirs, d’aller camper avec son armée sur la montagne de KaMuitté 1 rouba. ers la Les Chrétiens, attribuant cette retraite à la crainte, sentirent di Avan ranimer leur courage, et reprirent avec ardeur les travaux du siég@urs, : Leurs machines battaient jour et nuit les remparts de la ville. LStreur garnison opposait une résistance opiniâtre. Ainsi se passa la saisi III des pluies. Aux approches du printemps, plusieurs Musulmans dnvenu la Mésopotamie et de la Syrie vinrent se ranger avec leurs troup& Ange, sous les étendards du sultan. Alors Saladin quitta la montagne dtorda Karouba. Sans cesse il attaquait les Francs et ne leur laissait poids sera de repos. n deva La rade de Ptolémaïs était souvent couverte de vaisseaux vent idu bo d'Europe, et de navires musulmans sortis des ports d'Égypte et 4 in aut la Syrie. Les uns apportaient des secours à l’armée chrétienne, lift du autres à la ville. De loin on voyait s'élever dans les airs et se méliimmett ensemble les mâts surmontés de l’étendard de la croix, et les mAlRuabe, qui portaient les drapeaux de Mahomet. Plusieurs fois les Francs Mroisa les Turcs furent témoins des combats que leurs flottes, chargéiièrent d'armes et de vivres, se livraient près du rivage; la victoire ou défaite apportaient tour à tour l'abondance ou la famine dans la vil Michau
E (Liv. LXX. — De1igr
attent plus pour la vicA r vie ; la campagne es s armes. En vain leurs enir et de les ramener înés par la multitude té seul dans la inélée i de Lusignan. Gérar( et ne pouvait plusn histoire ne dit pas l ercha la mort dans lei > son illustre chef.
ns et les Mahométan
cus. Le lendemain, le ments ; la victoire ellehs plusieurs heures, avail ordre régnait dans 18k esclaves. Les soldats e claves fugitifs ; chacu it de plaintes. Au mi ne put poursuivre l'3 cs. Il tomba lui-mêm , d’après le conseil di ur la montagne de Kdk
Dans ces combats, les Musulmans tendaient so hes aux Chrétiens, et ne dédaïgnaient pas d'em
uvent des embû-
\ crainte, sentirent r les travaux du siégé mparts de la ville.
insi se passa la saisc usieurs Musulmans d
Avant de partir, l’empereur Frédéric a urs, avec des instructions convenables, eur grec, au sultan d’Icône et à Sal da LIT, accorda volontiers le passage, nvenu d'avance. Jean Ducas, ger avec leurs troup@iuge, vint à Nuremberg, quitta la montagne dif ordaient également le passage libre. 11 fut convenu que les pèle- ne leur laissait pois seraient reçus dans les villes et logés dans les maisons des Grecs;
ï devait leur fournir les fruits des arbres, les légumes des jardins du bois pour le feu ; de la paille et du foin pour lés chevaux, mais “autre. Le reste devait s'acheter à un prix raisonnable, selon Mat du pays et l'exigence du temps. Les croisés sengageaient à ne immettre aucun dégât, à n’exercer aucune violence. Le duc de i tuabe, Frédéric, second fils de l'empereur, et les autres chefs de | croisade, reçurent la promesse du libre passage, et, de leur côté, ièrent de faire respecter la paix et les lois de l'hospitalité. Le sou-
vait envoyé des ambassaau roi de Hongrie, à l’emadin. Le roi de Hongrie, avec des vivres pour un prix ambassadeur de l'empereur Isaac et conclut un traité par lequel les Grecs
te de vaisseaux vent ports d'Égypte et Q armée chrétienne, | ns les airs et se mêl e la croix, et les mê eurs fois les Francs R eurs flottes, chargé age ; la victoire ou la famine dans la vi
‘Michaud, Croisades,1. 2,
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verain de Servie:envoya faire des promesses non moins favorables M provo Le sultan d’Icône répondit que, par affection pour Frédérie, il l'ai venir derait de toute manière, et qu'il se réjouissait de pouvoir le con-Mreaux naître personnellement. Frédé ic glorifiait Dieu de se voir si estiméMeution par des rois dont il avait à peine appris le nom 1. La seule réponsdobles de Saladin était, non pas telle qu'on pouvait désirer, mais telle qu'onfrompt devait l’attendre. L'empereur avait jugé indigne de lui faire Hi À G guerre sans déclaration préalable, et avait demandé satisfactionMipous. pour les Chrétiens mis à mort, avec la restitution de la sainte croïe Ame et de toutes les conquêtes faites sur les Francs. Saladin s’y refusa, edfhonne: la guerre fut ainsi déclarée. nion e Dans le temps même, le sultan Saladin et l’empereur de Constan Mrrédér tinople négociaient ensemble pour combattre chacun de son côté lee Hor Chrétiens d'Occident. Il y eut un traité conclu. Les Grecs devaien@ihanical avoir la possession de toutes les églises en Palestine, à condition@ftées fk qu'ils permettraient l'érection d’une mosquée à Constantinople, efirave, qu'ils promettraient de repousser les croisés de tout leur pouvoirMfelà de Cette alliance des Grecs et des Mahométans contre les guerriers dfuite à la croix est attestée non-seulement par les auteurs latins, mais patnvait ar les historiens.arabes et, par les lettres mêmes de l'empereur grec aan qua cbaf des Musulmans ?. Mmes, Au commencement du mois de mai 1189, les pèlerins s’assemdMlttrois blèrent de toutes les parties de l'Allemagne, à Ratisbonne. Len En e pereur n'admit personne dans son armée, qui n’eût de quoi s’entrelhques tenir pendant deux ans. On compta vingt mille chevaliers, sans Sun pè comprendre les bourgeois, les clercs, les domestiques et les fantas@lhe fure sins, Tous descendirent le Danube, et se réunirent à Vienne, à d’autres re tres divisions qui,. impatientes d'attendre, avaient pris les devant@Mtonna 1 par d’autres chemins. Là, on fit une nouvelle revue, aussi nécessaires trib que louable ; on renvoya près de quinze cents, tant invalides quélonnier: voleurs et prostituées, et on réitéra la défense d'emmener des chien@lks Bul, et des. oiseaux de chasse 5. Le duc d'Autriche, Léopold VI, reguiirsque son empereur avec de grands honneurs, et pourvut abondamment ii l'emp tous les vivres. Frédéric descendit le Danube ; l’armée suivait palwrvices terre, où les voitures. ne manquaient pas pour transporter ceux qulalme e étaient fatigués ou malades. A Presbourg, sur les frontières de Iftue seu Hongrie, les croisés se rassemblèrent pour la seconde fois ; jusqu'a pare lors aucun désordre n’avait été commis, si ce: n’est que les habitant@loyé à d’une petite ville sur le Danube, en voulant extorquer des péage Dunster 1 Godoft. Mon., an. 1188. — * Bohadin, 130, Matth. Paris, 104. Innocent IIÉ thambel epist. 13, 184, Raumer, Hist. des Hohenstauffen, t. 2, p. 427. —9 Guill, Neubr#® L'emf 1. 8,c. 21. ‘ ervir di
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on moins favorables M provoquèrent une vive résistance de la part des pèlerins, Pour prépour Frédéric, il l’ai-Mvenir de pareils accidents, l'empereur, avec son conseil, fit de nout de pouvoir le con-Mreaux règlements de discipline, dont la sévère et immanquable exéà de se voir si estiméMcution produisit la terreur et l’obéissance ; car, peu après, deux 1 1, La seule réponsellnobles de l'Alsace furent exécutés auprès de Belgrade, pour avoir irer, mais telle qu'onrompu la paix.
igne de lui faire kif À Gran, l’ancienne Strigonie,. le roi Béla IE, avec la demandé satisfactionMipouse, sœur du roi de France Philippe-Auguste, reçut l'empereur, ion de la sainte croixik 4" de juin, avec la plus grande magnificence, et donna, er son Saladin s’y refusa, eMionneur, bien des fêtes et des chasses sur les bords du Danube, L’uion et la confiance devinrent encore bien plus intimes lorsque le duc npereur de ConstanMfrédéric de Souabe fiança une des filles de Béla, et que beaucoup hacun de son côté ledde Hongrois, comme déjà précédemment des Bohèmes, furent reçus . Les Grecs devaien F inicalement dans les rangs de l’armée. Celle-ci, traversant des conalestine, à condition@tées fertiles et abondamment pourvues de vivres, avait atteint la à Constantinople, efrave, qu’elle fut obligée de passer lentement sur des bateaux. Au le tout leur pouvoirMtelà des ruines de Sirmium (Mitrowitz), on arriva à Belgrade, enntre les guerriers défuite à la Morave, où on laissa au roi de Hongrie les bateaux qu'on eurs latins, mais pañiivait amenés de Ratisbonne. L'armée s'avançait vers le sud, divisée » l'empereur grec aan quatre corps ; le premier se composait de KHoagrois et de Boqimes, le second et le troisième étaient conduits par le duc Frédéric
les pèlerins s’assemMlit trois évêques, le dernier par l'empereur lui-même. | Ratisbonne. L'an#$ En entrant dans les pays au midi du Danube, on éprouva des ateût de quoi s’entrellhques de la part des Bulgares qui les habitaient: ils tuèrent plus le chevaliers, sans lun pèlerin avec leurs flèches, empalèrent plus d’un prisonnier, et tiques et les fantaslie furent intimidés que quand l’empereur Frédéric fit user de sént à Vienne, à d'auMlières représailles et ruiner une de leurs villes. D'abord ient pris les devant@jonna nullement les Grecs de ces hostilités, vue, aussi nécessair@ius tribus étrangères ne leur obéissaient pas s, tant invalides quélonniers déclarèrent que c'était de Constantinople qu'on avait excité emmener des chien@lks Bulgares , on conçut des soupçons. Ils augmentèrent encore » Léopold VI, reçuBbreque les princes de Servie et de Rascie se présentèrent eux-mêmes vut abondamment Æh l'empereur, lui procurèrent des vivres et lui offrirent leurs fidèles l'armée suivait paBlrvices contre les Grecs toujours artificieux. Frédéric répondit avee transporter ceux quÉulme et à propos qu'il n'était pas venu attaquer des Chrétiens, mais les frontières de I@£tue seulement il repousserait la force par la force. Afin de prévenir eonde fois ; jusqu'a@lke pareils maux et écarter tout sujet de collision, à avait déjà enest que les habitant@änyé à Constantinople, avec une suite considérable, évêque de torquer des péagesMlunster, les comtes de Nassau et de Dietz, et Marcward, son
aris, 104. Innocent If thambellan, :
. 427. —8 Guill, Neubr@ L'empereur Isaac et les plénipotentiaires qu'il avait envoyés pour A'ivir de guides à la marche de Frédéric se montraient versatiles et
reine son
on ne soupcar On savait bien que ; Mais quand les pri-
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équivoques, et donnaient sujet aux pèlerins de former de justes plaintes. À dessein, ils n'avaient point pourvu à des vivres suffisants, ils avaient rompu les chemins, occupé ou muré les passages étroits, et traité hostilement les pèlerins, qui, pour se procurer de la nourriture, s’écartaient de ia grande armée. Après avoir patienté bien Ë longtemps, le duc Frédéric emporta de vive force un défilé occupé par les Grecs, et s'empara de beaucoup de provisions. Dans le même temps, on apprit de Constantinople la nouvelle que l'empereur grec, après avoir reçu les ambassadeurs avec une honnêteté passagère, les avait ensuite, contre tout droit des gens, jetés en prison. Pour justifier cette conduite, un envoyé grec alléguait que les négocia- à tions avec le prince de Servie étaient d'autant plus suspectes, que les rois de France et d'Angleterre annonçaient que Frédéric voulait détruire l'empire grec et en mettre la couronne sur la tête de son fils; À d’ailleurs, la marche dévastatrice des pèlerins était une violation ouverte des plus saintes promesses. Le libre passage ne pouvait être accordé qu’autant qu’on donnerait des otages et qu’on céderait aux Grecs la moitié des pays à conquérir sur les Sarrasins. Ainsi parlaient les Grecs, comptant sur l'assistance des Turcs, en cas d’une entière rupture avec les croisés L’
lait point épuiser ses forces en Eu
CO
ten liberté, il se | montrerait disposé à tout ce qui ne serait pas contraire à l’honneurbi de Dieu et de l'empire. É
gnirent, après
dans les mai-l
. is la fuite. Dans lesh
commencements, l'abondance des vivres fut telle, qu’on échangeaitàs contre huit bœufs une seule poule, à cause qu’elle avait meilleur goût. Il y en eut toutefois quelques-uns qui violèrent et pillèrent par in solence, ce qui fut cause qu’on cessa d'amener des provisions et quels la disette se fit sentir. L'empereur Frédéric obligea les malfaiteurs
à rendre tout ce qu’ils avaient pris, et en fit exécuter qui avaient.
volé sur le marché, ce qui rassura les marchands et les fit revenir à . la ville.
Si Isaac l'Ange avait désiré la paix aussi sincèrement que l’empe-# reur d'Allemagne, c'eût été doublement avantageux à son empire ;2" mais il avait donné sa confiance à un moine nommé Dosithée, qui
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de former de justes des vivres suffisants,
; les passages étroits, procurer de la nour- | s avoir patienté bien À rce un défilé occupé sions. Dans le même que l'empereur grec, nonnéteté passagère, etés en prison. Pour À ait que les négocie. Au lieu de profiter d’une disp us suspectes, que les À :
Frédéric voulait déir la tête de son fils; ait une violation ou- À sage ne pouvait être t qu'on céderait aux arrasins. Ainsi par- Turcs, en cas d’une édéric, qui ne voue en péril la vie de 1e vue hostile contre entions antérieures ;B ient en liberté, il se ntraire à l'honneur
11198 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE,
faisait le devin ou le prophète. Ce moine déric en voulait à Constantinople ;
persuadait à Isaac que Fréil lui avait même prédit par quelle
murer la porte par où Frédéric dev kaac ne prenait de tous côtés que d'octobre, il renvoya les ambas
€ par ce titre, fastueux d’une part 1:
empereur très-saint, mains, l'ange de toute e la couronne du grand Constantin ; au cher frère lus grand prince de l'Allemagne. Dans la lettre nême, il se donnai gneur des seigneurs, et d Aimandait que Frédéric, qu'il n’appelait que le premier prince d’AI- | Dimagne, le reconnût Pour s0n seigneur suzerain, s’il voulait avoir le ire commerce et le libre passage. Frédéric rendit les lettres avec aac peut s'appeler empereur de la Romanie, mais ine doit pas s'appeler empereur des Romains. Qu’il ait délivré les
de sa Majesté, le P
» les Allemands at-B mpèrent devant les} ntraignirent, après loger dans les maiis la fuite. Dans les e, qu’on échangeai elle avait meilleur it et pillèrent par in :s provisions et que gea les malfaiteurs xécuter qui avaient s et les fit revenir à
quand les Grecs en mes de la plus haute dignité. Au reste, je me
Pour qui je combats, eten mes compagnons, conditions telles qu’Isaac
MJ'Ange a osé me proposer,
! Malgré cette déclaration, on pensait toujours à la guerre à Con- ïE j'ntinople, et le patriarche disait du haut de la chaire, en présence LE Mk beaucoup de Latins : Un Grec qui aurait tué dix Grecs, mais qui
l'empe-Brl qu'il n'avait pas fait, lui montrait les Latins si affaiblis par leurs ement que ‘RP E hisères et leurs défaites, eux à son empire ;Bu
mmé Dosithée, qu
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sulmanes. « S'ils y arrivent, disait Isaac à Saladin, ils seront hors d'état de faire le moindre mal à votre Excellence, » Cette lettre, rap- | portée par l'arabe Boha-Eddin, ne permét pas ide douter de la tra. hison des Grecs, et nous fait voir jusqu'à quel degré d'abaissement et de dégénération étaient tombésles maîtres de Byzance. Qui pourra À s'étonner que la Providence efface un jour un pareil peuple du rang des nations ?
Sur tous ces différends avec les Grecs, l’empereur Frédéric écrivit une lettrede plaintes à son fils Henri, roi des Romains, et y ajouta : Ayez soin que Venise, Gênes et Pise, au futur printemps, envoient des vaisseaux vers Constantinople, afin qu’on puisse attaquer cette ville par terre et par mer, et la prendre, si l'empereur Isaac n'ac-MEU' S! quiesce à tout ce qui est équitable. Faites rentrer toutes les con-Mflistinc tributions arriérées, et envoyez-es par Venise à Tyr. Quoique nousM*U*-C ayons le plaisir de voir sousla bannière de la croix vivitiante une mul EM pl titude de guerriers d'élite, il faut cependant implorer le secours dieu di ciel par de ferventes prières ; car ce n'est pas la grande force que Peu sauvera le roi, mais la grâce du roi éternel, grâce qui surpasse tou@fnPass mérite. C'est pourquoi nous recommandons affectueusement à votré fome, bonté royale, que, ipar vos instances, vous obteniez des personneg@! 0 Si pieuses de notre empire, qu’elles adressent continuellement poudgi"ec to: nous d’abondantes prières au Seigneur. Nous vous conseillons ansdlnte $ de déployer beaucoup de zèle pour la répression des malfaiteursfimatic parce que c’est là que vous acquerrez la grâce de Dieu et la faveu@felle pa
du peuple. Ne négligez pas d’écrire tout ceci au Pape, afin qu'i juime envoie quelques religieux par les provinces, pour exhorter le peupl@ftous fa de Dieu contre les ennemis de la croix, principalement contre lepompon Grecs, à qui, en présence de nos ambassadeurs, l’évêque de Munshiie Rouv ter et ses collègues, dans l’église de Sainte-Sophie, le patriarche d@t étais Constantinople a prêché publiquement que tout Grec qui tueraÿqnème fu cent pèlerins, fût-il coupable de dix meurtres sur des Grecs, ei P ende obtiendrait le pardon de Dieu. Nous avons perdu plus de cent gue@fantinol riers, qui sont allés au Christ 1. ser les
Des sentiments si chrétiens étaient, dans le vieil empereur, le fru nues de précieux de l'adversité. C'est l’adversité qui les rendra de plus epkchie. C plus dignes du ciel. Monner t
Frédéric, qui, dans l'espérance d’une prompte et parfaite concie trou] liation avec l’empereur Isaac, avait accordé du repos à son armédgtreur ro se remit enfin en route, las d'attendre, et arriva le 22 novembre ppyzance. Andrigople ; tandis que son fils, le duc Frédéric, prenait de for jéclina
* Epist. Fr'd., apud Martène, p. 909-911, 4 Belgie.
dial; mais difficilement il se serait soumis des Grecs, quand Isaac se convain sante de conduire promptement les conclure une nouvelle paix.
Sainte-Sophie, les en ettait tous les dommage s et les autres accident rtout il y eût en vente le et qu'il fournirait, près de Gallipoli, suffisammen prison de navires pour passer l'armée en Asie. Les deux parties se firen jour ; alors de mutuels présents : Isaac donna vingt-quatre otages, et fianc elle sa fille avec Philippe, fils de l'empereur Frédéric 1, Le transport des troupes sur les côtes d’Asie dura six jours,
“Quarante mille cavaliers, et que, pour l'infanterie, Dieu seul e connait le nombre 5. L'empereur Frédéric resta sur le rivage d'E rope, jusqu’à ce qu’il se fût convaincu que pas un dés siens ne res tait en arrière; puis, mettant le pied sur l'Asie, il s’écria : Char frères, ayez confiance : tout le pays est entre nos mains. L'armée f partagée de nouveau : le duc Frédéric de Souabe conduisit l'avan garde ; on mit le bagage au centre, et, à cause des montagnes, on transporta des voitures sur des bêtes de sornme ; l’empereur couvre l’arrière-garde. Toutefois des bandits grecs, malgré les promessdi de leur empereur, inquiétaient les pèlerins de bien des manières ceux-ci, manque de fourrage, coupèrent plus d’une fois les blés elè herbe et par là provoquaient la colère des habitants. On arriva ainsi à travers les escarmouches, jusqu'à Philadelphie en Lydie, et ol entra sur le territoire turc près de Laodicée.
Comme les envoyés du sultan d’Icône avaient promis des vivre@ et qu'il s’en trouva effectivement à Laodicée, Frédéric défendit to pillage, toute violence sur les terres du sultan ; mais bientôt on trouva dans des contrées arides, où tous les vivres avaient été tran portés dans des forteresses écartées. Des nuées de Turcs harcelaie nuit et jour l'armée des pèlerins. Frédéric s’en plaignit aux envoy
1 Dandelot, p. 214. — 2 Vinisauf, 1,1, n. 22. — 3 Tageno, Frid. exped, orie — * Godofr. ., Monan. 1189. — 5 Gihannuma, Hist. des Seldjoucides.
[Liv, LXX, — De 118, 11198 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, avantage aux caprices de la nécessité pres travers ses États et de nent dans l'église de ur grec indemniserai rès la décision ulté ait tous les dommage L les autres accident til y eût en vente le
du sultan, qui répondirent que c'étaient des tribus indépendantes de kur maître; mais c'était un mensonge, et l'on apprit par expérience que les Turcs dissimulaient encore mieux que les Grecs. Pendant plusieurs jours, on se battit depuis le matin jusqu'au soir, Le 5 de mai, les envoyés du sultan d'Icône demandèrent la permission de # rendre, accompagnés d'un chevalier allemand, auprès des chefs de ces bandes turques, pour les empêcher d'inquiéter l’armée dantage. Frédéric accorda volontiers la permission, mais il ne revint tienvoyés ni chevalier, et le bruit se répandit qu’ils avaient été faits allipoli, suffisammen@yisonniers par les Turcs. Peu après, la trahison parut au grand leux parties se firen pur; le 44 mai 4190, on aperçut l'armée du sultan d’Icône, à lauatre otages, et fianç quelle les bandes turques s'étaient réunies, et que l'on estima ric 1, pour le moins à trois cent mille hommes. Perspective terrible pour e dura six jours, dell}, Chrétiens, beaucoup moins nombreux et harassés de toutes manombre, les histollires | Aussi élevèrent-ils leurs pensées au ciel, et l’évêque de atre-vingt-deux mil Wurtzbourg leur recommanda de ne point perdre la confiance, mais s et cent mille family se rappeler l'exemple des martyrs : alors l'Esprit et le secours de mmes , dont quinÆl)iu les soutiendraient tous. Frédéric parla lui-même avec cette dit qu'il y avait cmlirce d'âme qui ne l’abandonna jamais, et leur rappela que le brave nterie, Dieu seul ele pouvait espérer d'échapper; mais quiconque fuyait le péril, y a sur le rivage d'Edrirait inévitablement. — Alors tous entonnèrent leur chant de un des siens ne res ere; et, oubliant leurs souffrances, rentrèrent dans leurs tentes ie, il s'écria : Chelpur y prendre un frugal repas. La nuit fut employée à se réconcis mains. L'armée ff; avec Dieu » et, dès le point du jour, les évêques leur distribuèrent be conduisit l'avant k corps du Seigneur, et aussitôt l’armée so rangea en bataille. des montagnes, on Mélec, général de l’armée ennemie et gendre du sultan, voulut l'empereur couvraBltquer tout de suite. Mais un de ses conseillers les plus habiles ialgré les promessé jpporta dans l’assemblée le bras d’un Turc, qui, malgré son arbien des manières Bloure, avait été coupé par un pèlerin, et dit : Seigneur, avec des | l'une fois les blés Œliommes de cette force et qui ont des armes de cette trempe, il n’est ants. On arriva ain bon de combattre de près ; nous en deviendrons plutôt les mathie en Lydie, et tes en les affamant et en les harcelant, que dans une bataille rangée, LPlusieurs conseillers furent du même avis ; mais Mélec, se fiant à la it promis des vivre [upériorité du nombre, persista pour une prompte décision. Il l’ob- 'édéric défendit toWlint ; car les Chrétiens pénétrèrent avec tant de vigueur tous les ; mais bientôt on @ngs des Turcs, que dix mille de ces derniers restèrent sur le champ es avaient été tran@iie bataille, que le reste s'enfuit à Icône, et que Mélec, tombé avec de Turcs harcelaie@}on cheval, put à peine sauver sa vie. Mais, quelque grande renomlaignit aux envoy@née que valût cette victoire aux pèlerins, elle ne changeait rien à | Pibur situation extérieure : le soir, revenus sous léurs tentes, ils ne 10, Frid. exped. orie Dirouvaient ni eaux ni vivres pour apaiser la faim et la soif qui les Seldjoucides. > (lévoraient : les uns buvaient le sang des chevaux tués, les autres
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appliquaient leurs lèvres sur des mottes de terre pour en humer }, fraicheur, Ce ne fut que le lendemain qu'ils trouvèrent un peu d'e
marécageuse et de l'herbe pour les chevaux. De la viande de cheval ou d'âne, cuite sans sel, paraissait un excellent repas ; et, commen manquait de bois, on faisait du feu avec des selles et de vieux habits
Voici en quels termes, dans une lettre à Saladin, le patriarché d'Arménie parlait des compagnons de Frédéric : « Les Allemands sont des hommes extraordinaires ; ils ont une volonté inébranlable l'armée est soumise à la discipline la plus sévère, jamais une faute ne reste impunie. Chose singulière : ils s'interdisent tout plaisir malheur à celui qui se permettrait quelque volupté! Tout cela vien de la tristesse où ils sont d’avoir perdu Jérusalem ; ils rejettent pou leurs vêtements toute étofte précieuse, et ne veulent être habillé que de fer ; quant à leur patience dans la fatigue et l'adversité, ellé passe toute croyance 1, »
Bien informé de la détresse des pèlerins, Mélec fit dire à l'empef reur : Si vous payez trois cents quintaux d’or ou bien une pièce d'oë pour chaque croisé, vous aurez la paix et des vivres. Frédéric 4pon dit : Il n’est pas d'usage dans notre empire ni chez les guerriers d la croix de s'ouvrir un chemin avec l'argent. C'est avec l'épée e avec le secours de Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous nous c frayerons un. L'envoyé turc répondit en colère : Si je ne reviens pa cette nuit, attendez-vous à être attaqués pour la troisième heure pa toute l’armée,
Les croisés étaient partagés d'avis : les uns voulaient que l'o gagnât le plus tôt possible les contrées chrétiennes ; les a saient que l'unique moyen de
tan, et nous y trouverons des rafraichissements en abondance ; mai@létai
personne, sous les peines les plus graves, ne se permettra, que I& victoire ne soit complète, de piller, de panser les blessés , ou de s rendre suspect de quelque retardement,
L'envoyé ne revint pas, et au point du jour les pèlerins se vire environnés par les Turcs dans un demi-cercle. Cependant, ce jou leurs cris furent plus effrayants que leurs armes, et, le soir, les Chré tiens atteignirent effectivement les jardins du sultan, et y trouvèren de l'herbe, de l’eau et des vivres. Nul ennemi n'apparaissait, mail un-orage épouvantable troubla le repos de la nuit. Le lendemain
! Michaud, Hist, des croisades, t. 2, p.329 et 339.
(Liv, LXX.— De 11610 1198 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 475
re pour en humer Hé Mai, parurent des envoyés tures qui offrirent la paix, sans ivèrent un peu d'eau on sût si c'était sincèrement ou seulement pour gagner du temps. e la viande de chevylil'empereur répondit qu'avant t ;:t son envoyé, que ceux du sultan repas ; et, commenitaient emmené dans leur fuite, füt remis en liberté, et qu'ensuite es et de vieux habitsBles hommes sages pourraient examiner les conditions, Là-dessus ladin, le patrierchdenvoyé de Frédéric revint, et annonça que le sultan voulait livrer ic : « Les. Allemand@iu capitalc ; mais comme, dans l'intervalle, soixante mille Turcs serolonté inébrantable Mnient les Chrétiens toujours de plus près, ceux-ci craigivent qu'on re, jamais une faurdi'eût le dessien perfide de les attaquer dans la chaleur brûlante du rdisent tout plaisir Midi. C'est pourquoi l’empereur sépara aussitôt l'arméo en deux diipté! Tout cela vien@sions ; lui-même se tourna contre ces ennemis de dehors; le duc m ; ils rejettent poudifrédéric et le comte de Hollande marchèrent vers Icône ; dans le veulent être habills@uilieu restèrent les malades, les prêtres et le bagage. Le et l'adversité, ell@f De tous les côtés, les Turcs avançaient sur les pèlerins, et l’immi- Quence du danger arracha ce vœu à l’empereur même » d’ailleurs si qe : Je soufrirais volontiers toute autre extrémité , Si seulement Jurmée était saine et sauve à Antioche! Mais lorsque les siens comres. Frédéric : pon@iencèrent effectivement à plier, le vieillard s'écria à haute voix, et hez les guerriers d@fomme rajeuni par son héroïque valeur : Pourquoi hésitez-vous ? C'est avec l'épée eourquoi êtes-vous consternés ? Grâce à Dieu, les ennemis risquent que nous nous em bataille! C'est pour gagner le ciel par votre sang que vous avez Si je ne reviens pa@quitté la patrie ; voici le moment! Suivez-moi ! Au Christ la victoire ! troisième heure pal Christ l'empire ! 11 dit, et s’élance sur les ennemis ; ses guerriers de suivent, et à l'instant même on aperçoit les bannières chrétiennes voulaient que l'or les tours d'Icône. Le duc Frédéric était maître de la ville. Dès nes ; les autres penis les Turcs fuient de toutes parts, dix mille périssent dans cette tait de marcher suBiournée.
‘cida pour ce partiB L'empereur, victorieux, reçut avec grande joie son victorieux fils ; ordre du jour : Dee butin.en vivres et en argent changea la disette en richesse, On les jardins du sul jrouva surtout beaucoup d’or et d'argent dans la maison de Mélec : en abondance ; maili'était la dot que le sultan avait donnée à sa fille, et l'argent que Sa- > permettra, que I@kdin avait envoyé pour enrôler des soldats contre les croisés. Le blessés , ou de sultan lui-même, qui, pendant le combat, s'était retiré dans une for- J'resse, sur une. montagne, demanda la paix le troisième jour, en l'excusant sur ce qu'étant vieux il avait été, contre son inclination, Cependant, ce joutatrainé à la guerre par les plus jeunes. Frédéric répondit : Un emet, le soir, les Chréilkreur ne doit jamais manquer de bonté ; qu’on donne des otages, lan, et y trouvèrenlies guides sûrs, des vivres suffisants, et toute ‘wstilité cessera. apparaissait, mail} Nonobstant leurs victoires , les croisés n'étaient pas de beaucoup it. Le lendemainBussi nombreux que les Turcs, et souhaitaient de toutes manières Miatteindre au plus vite leur but principal : ce qui contribua sans
ec fit dire à l'empe 1 bien une pièce d'o
s pèlerins se virenk
Mioute à ce qu’on ne demanda rien qu’ d'équitable. Aussi le sultan
476 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXX. — De 1191195
accepta sur-le-champ J2s conditions, et envoya à l’empereur, ainient que Mélec au duc Frédéric, de grands présents. L'armée chrétienne La « pour éviter les exhalaisons, campait hors de la ville dans de beandhient jardins, se pourvut abondamment de toutes les choses nécessaires hs pla et enfin se remit en route vers le sud. Çà et là, des bandes de Turc@fons p inquiétaient encore les pèlerins, quelques secousses de tremblemen@qur 1 de terre effrayèrent une fois pendant la nuit; on ne pouvait gravi@u for par-dessus le dos des montagnes sans beaucoup d'efforts et sanMuvell qu’lques pertes ; mais enfin l'on aperçut le long des chemins Je sign" et consolant de la croix, par delà Pyrgos ot Laranda ; on était entr@iait à dans le territoire du prince chrétien d'Arménie, Léon, le même quite; \ naguère avait sollicité et obtenu du Pape et de l’empereur le titrux tre de roi; il eut soin de procurer des vivres, et ses ambassadeurs as cœu compagnèrent l’empereur jusqu’à Séleucie sur le Calicaënus o@e esp: Saleph. int noi Tous les ennemis étaient domptés, ie chemin de la Syrie libre @Rl'emp ouvert, le terme de l’entreprise tout proche ; et Saladin tellemedii font dans l'inquiétude, qu'il fit par ses ambassadeurs, de la manière mense plus polie, l'offre suivante : L'empereur et les princes désiderotiticieus eux-mêmes ce que je possède légitimement. De jour en jour croi@fné, he sait la renommée de Frédéric, et toutes ses actions précédentahnt por étaient glorifiées par cette grande entreprise. Ses différends avdlifaient les Papes lui avaient attiré bien des reproches; mais son projet ad poux se tuel de rétablir le christianisme dans lés lieux où il avait pris nai je bril sance ne lui attirait qu’un concert unanime de louanges, et paraid Di aften sait couronner dignement une vie aussi active. purd? L Le 10 juin 1190, l’armée se mit en route de Séleucie, Le d Des de la Frédéric conduisait l'avant-garde au delà du Calicadnus, le bagages, je suivait, et l'empereur se trouvait à l’arrière-garde, Mais comme BMuide € pont sur le fleuve était étroit, le passage avançait très-lentemen@hière e d'autres retardements et ernbarras vinrent encore s’y joindre. C'eMérance pourquoi l'empereur, qui avait plusieurs motifs de rejoindre sou fl l'emy promptement, résolunt de passer la rivière à la nage. Beaucoup dt Pierre ( siens l’avertirent de ne pas se fier à urs eau inconnue : ce fut vain@iéi d'Angl ment; sans crainte, comme toujours, il s’élança dans le fleuve avdhion et q son cheval. Mais, avec l’ardeur de la jeunesse, le vieillard n'en avale frat plus la vigueur. Les flots l'entraînèrent ; et quand on vint à son s@yllie ent: cours et qu'on le ramena sur le rivage, il était sans vie ?, C’est ai ls d’une que, suivant la plupart des historiens de l'époque, mourut l'empé tous se reur Frédéric Barberousse, à l’âge de soixante-dix ans, au mahille enti
? Belgic. Chron. Magn., 198. —2 Raumer, t. 2, p. 448. M Petr. Bles:
5 (Liv. LXX. — Deitgl
ya à l’empereur, ains s. L'armée chrétienne la ville dans de beau les choses nécessaires , des bandes de Ture usses de tremblemen® on ne pouvait gravi
coup d'efforts et sand 18 des chemins Je sign randa ; on était entré e, Léon, le même q le l'empereur le titré ses ambassadeurs ac sur le Calicaënus
1198 de l’êre chr.]
gent qu'il méritait l'estime et l'affection de toute la chrétienté. La consternation, la désolation, le désespoir de 1’ ient se décrire. Tous les cœurs s plantes vers le soleil ; l'empereur, us perdu, s’écriait-
in de la Syrie libre @ et Saladin telleme rs, de la manière 2s princes désidero De jour en jour croi actions précédentdi . Ses différends aval ; mais son projet ad où il avait pris nai : louanges, et parais
jaspe, aucune pierre j “tieuse, en un mot, Frédéric, empereur, a ter- À sa mort, particulière- Î empire, qui, défendus Par son bras, 1 aient sans crainte, le soleil, la lune et tous les luminaires des Îl ux se sont comme enveloppés de ténèbres, par l'extinction de Fe brillante lumière. Hélas ! que ferons-nous ? à qui recourir? de Bi attendrons-nous l'assistance? qui sera désormais le grand bou- 1 Purd? Livrez-vous au deuil, vous, fidèles de son royaume, desti- Es de la protection d'un si grand prince; poussez des cris lamen- ‘10 les, jeunes hommes ; pleurez, vieillards, épouses et vierges ! car | guide ec le régulateur de votre vie, votre vie et vatre salut, votre | mière et votre défense, votre sûreté e
pérance, votre refuge et votre secour de rejoindre sou fils l'empire de la mort 1.
nage. Beaucoup d@Mfierre de Blois n’était onnue : ce fut vainde d’
a dans le fleuve av@äi e vieillard n'en avaBnte fraternité la foi chrétienn nd on vint à son s@gblie entre tous les sans vie 2, C’est ain@fis d'une même famille, qui par que, mourut l'empék tous se réjouissent ou s’ te-dix ans, au maille entière.
de Séleucie. Le d Calicadnus, le bagad arde. Mais comme Içait très-lentemeng re s’y joindre, C'e
t votre force, l'ancre de votre S, tout cela, hélas! est abattu
ler. Blesens., epist, 72, Biblioth, PP , tai.
RM art
Dre Re
478 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXX. — De11g
Quant à l’armée allemande en Syrie, elle reconnut pour chef le duc Frédéric de Souabe, qui la conduisit, sans désastre notableB jusque dans Antioche. Mais avec l’empereur Frédéric disparut 18
sévère discipline ; et, après une iongue disette, plusieurs usèrent d&@ l'abondance avec si peu de modération, qu'il périt un plus grand nombre de maladie, qu’il n'en périt dans toute l'expédition par fer des Grecs et des Turcs. D'autres, oubliant leur vœu, se rembar quèrent pour l'Allemagne, ou se dispersèrent en différentes direc tions, ou vendirent leurs armes faute d'argent ; et ce fut seulement u
petit reste, peu propre au combat, qui suivit le duc à Antioche. Li
on ensevelit solennellement le corps de l’empereur Frédéric, et o se réunit aux Chrétiens devant Ptolémaïs. Le duc Frédéric y cem battit en brave ; fonda, au mois de novembre 4190, un nouvel ord
11198 d d'Autri fidèle
Arroche
rment h faim
Miric d
près a d' sanct
religieux; tomba malade et mourut le 20 janvier 4191. Un historielf
raconte que, dans sa dernière maladie, les médecins lui firent e tendre qu’il pourrait guérir, s’il voulait avoir commerce avec un femme. Le duc répondit qu’il aimait mieux mourir que de profane son corps dans ce divin pèlerinage 1.
Cependant les pèlerins qui assiégeaient Ptolémais, excités par renommée toujours croissante de l’empereur Frédéric, tenaient
prendre la ville avant l’arrivée de ce prince. Le jour de la fête « :
Saint-Jacques, la foule innombrable des soldats, malgré les généra et le clergé, livra une bataille aux infidèles, pénétra jusque da leu: camp et se mit à le piller. Les Musulmans, revenus de ler
effroi, se rallient et battent à leur tour tous les pillards, dont lé .
tentes étaient au même temps envahies par la garnison. Quelqu@
jours après, les deux armées se préparaïent de nouveau, l’une à défense, l’autre à l'attaque, lorsqu'on apprit que l'empereur Fréd ric était mort. On resta toute la journée sans combattre, les Mus mans se livrant à la joie, les Chrétiens à la douleur. Les chefs d pèlerins ne songeaient qu’à retourner en Europe, quand une flo parut dans la rade de Ptolémaïs, et débarqua un grand nombre Français, d'Anglais, d'Italiens, conduits par Henri, comte de Cha pagne:
Alors l'espérance fut rendue: aux croisés ; les Chrétiens se tro
vèrent de nouveau maîtres dela mer, et purent à leur tour fai
trembler Saladin, qui'se retira une seconde fois sur les hauteurs Karouba. Leurs:attaques recommencèrent cuntte la ville : on fais de part et d'autre des prodiges de valeur. Une fois le duc Léopa
1 Respondit malle se mori, quäm in peregrinatione divinà corpus suum fi libidinem maculare. Godofr, Monach. ,
[Liv. LXX. — De 116 gt 1198 de l'ère chr:] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 119
connut pour chef 19 Autriche était déjà monté, l'épée à la main, dans une tour des ns désastre notable nfidèles, lorsqu un accident imprévu fit manquer le succès. A l'apfrédéric disparut 19r0che de l'hiver, comme les flottes chrétiennes arrivaient plus raplusieurs usèrent a@fment, la disette des vivres se fit sentir dans le Camp des pèlerins ; périt un plus grandi: Rim; les pluies occasionnèrent une grande mortalité ; le duc Frél'expédition par 1M#"° de Souabe, ia creur, ÿ SuCcomba lui-même, mais ur vœu, se rembar Bi ?'ès avoir institué un ordre religieux et militaire, pour en diminuer n différentes direc A! Sanctifier les désastres. ce fut seulement ui Vuelques pèlerins allemands de Brême et duc à Antioche, LAB" Passion pour les malad
reur Frédéric, et 048 “tirent un hôpital sous 1
lue Frédéric y cemff® "oiles de vaisseau, et
90, ün nouvel ordr@ties. Déjà auparavant i
r 4191. Un historieWi{ "ionique ; car,
decins lui firent enMf Vcident, les AI
commerce avec uni"
irir que de profane
émaïs, excités par Frédéric, tenaient M jour de la fête € ‘ malgré les générau
touchés de son bon pénétra jusque da
» quittant l’habit séculier, is, revenus de lei auvres. Avec le temps, il s'y es pillards, dont 18 qui crurent plus agréable à Dieu garnison. Quelqu® défense de la terre sainte.
nouveau, l’une à M tetie ouvelée au siége de Ptolémais, à : l'empereur Fréd sion de l'hôpital dressé dans le camp, on prit la résolution de ymbattre, les Musuler un troisième ordre militaire, à l'imitation des templiers et lun: les ohetd Ds hospitaliers de Saint-Jean. Ce dessein fut approuvé par le pake, quand une flot che, par les archevêques de Nazareth, de Tyr et de Césarée, par nur nd''honibte L: évêques de Bethléhem et de Ptolémais, par le roi de Jérusalem et ri, comte de Cha ; les seigneurs du pays. Les prélats et les seigneurs qui se trou-
prent à la terre sainte y donnèrent aussi les mains ; et, d’un com-
k. qui était à leur tête,
, roi des Romains, pour
sur les hauteurs @ e ce nouvel ordre. Le
e la ville : on fais@e? qui venait de succéder à Clément III, l'accorda par
fois le duc Léopdle de février 1192, Le nouvel'ordte fut nommé l’ordre
Er chevaliers teutoniques de la maison de Sainte-Marie de Jéru-
nu um fe : leur habit était un manteau blanc chargé d’une croix rouge. ivinà corpus suum (ES D. me : ares NE . i .
= «pe leur donna tous les privilèges des templiers et des hospita-
480 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXX. — De 1181
liers de Saint-Jean, dont ils imitèrent l'institut ; mais ils étaient soumis au patriarche et aux autres prélats, et payaient la dîme de tous leurs biens. Le premier maître fut Henri de Valpot, qui fut élu pen dant le siége de Ptolémais. Il gouverna l’ordre pendant dix ans, ç
11198 de
uelque le l'évé je la ca
mourut en 4200 1. fe La charité qui porta les pèlerins de Lubeck et de Brême à servir crifl cà
les blessés et les malades sous les murs de Ptolémaïs en Palestine, et fonda ainsi l'ordre des chevaliers teutoniques, la même charité port: ailleurs deux Français, saint Jean de Matha et saint Félix de Valois E à se dévouer au rachat des captifs, et fonda en France l'ordre des trinitaires.
Jean de Matha naquit vers le milieu du douzième siècle, à Faucon sur les frontières de la Provence, et reçut le nom de Jean à so baptême. Les parents qui lui donnèrent le jour étaient distingué par leur noblesse et leur piété. Sa mère le consacra au Seigneur dès sa naissance, par un vœu. Son père, nommé Euphémius, pri un soin particulier de son éducation et l’envoya dans la ville d'Aix afin qu’il y fit ses études et qu’il y apprit tout ce que doit savoir us jeune homme de qualité. Jean s’appliquait à profiter des leçons d& ses différents maîtres; maïs il avait une tout autre ardeur pour perfectionner dans la pratique des vertus chrétiennes. Il avait un@
Mrâces.
Ce fut ar une ion de t jans l’es ns cett ui cour!
ke voulu:
meur d’ Mans un Mint pat le la pén 4 Dans L Ainsi sur
ai A: : : du parce charité extraordinaire pour les pauvres, et il employait au soulage de ment de leurs misères une partie considérable de l’argent qu'il receli. . es x : EN her j Kicile, où vait de sa famille pour fournir à des plaisirs innocents. Il allait rég diéus
lièrement tous les vendredis à l'hôpital ; là, il servait les malades} pansait leurs plaies et leur procurait tous les secours qui étaienkk ee en son pouvoir. : Es De retour dans la maison de son père, 1 lui demanda la permisk: Ed sion de continuer ses pieux exercices ; et, après l'avoir obtenue, } se retira dans un petit ermitage qui n’était pas éloigné de Fauco N HÔt, Son dessein était d'y vivre séquestré du commerce du monde, poulfi" V°1°S ne converser plus qu'avec Dieu. Il n’y trouva pas cette solitude en Jar tière après laquelle il soupirait. Les fréquentes visites de ses am lui donnant des distractions continuelles, il.crut devoir quitter s cellule ; il alla donc trouver son père et le pria de l’envoyer à Par pour y étudier la théologie. Euphémius approuva le dessein de s0 fils, et lui permit volontiers de se rendre dans la capitale. Jean Î son cours avec le plus grand succès, prit les degrés ordinaires, 4 enfin le bonnet de docteur, quoique sa modestie lui inspirât de répugnance pour cette sorte d'honneur. Ayant été ordonné prêti
Mpoureus.
dresque ce Bnplatior qe d'allu n.
Un jou ne, Jea * sa pren
1 Jacques de Vitry, Hist, de Jérusalem, c. 66. Hélyot, t, 3,
Liv. LXX. — De 1i8i
nais ils étaient souent la dîme de tous ot, qui fut élu pen vendant dix ans, c
11198 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE C ATHOLIQUE. 481
pelque temps après, il célébra sa première messe dans la chapelle M l'évêché de Paris. Maurice de Sully, qui occupait alors le siége Ne la capitale, les abbés de Saint- Victor et de Sainte-Geneviève, ‘et
: recteur de l’université voulurent y assister. Il leur fut facile de is" à la ferveur angélique avec laquelle le saint célébrait l'auguste de Prême à servi
porifice, que l'esprit de Dieu résidait en jui avec la plénitude de ses. aïs en Palestine, et
Mrâces.
nême charité ports E
re Di Ce fut le jour même qu'il dit sa première messe que notre saint, int Félix de Valois nt, une inspiration particulière du ciel, forma la généreuse résolu- France LORS (eu ion de travailler à racheter les Chrétiens infortunés qui gémissaient ; hns l’esclavage chez les nations infidèles. II envisageait deux choses re siècle, à FauconQ tte bonne œuvre, la délivrance des corps et le salut des âmes, nom de Jean à 0 ont les plus grands risques parmi des peuples barbares. Il étaient distingué®, ut cependant rien entreprendre avant d’avoir consulté le Seisacre au SG ne ménière spéciale. Ce fut ce qui le déterrnina à se retirer é Euphémius, Pins un lieu solitaire, afin d'attirer sur lui les lumières de l'Espritdans Li piste juint par une prière fervente et continuelle et par tous les exércices :que: eg Die la pénitence.
ofiter des leçons d Ÿ as le même temps vivait dans la solitude saint Félix de Valois, 1fre aRteur PO Est surnommé ou parce qu’il était né dans la province de ce nom, nDe8e Marat in qu parce qu'il était de la branche royale de Valois, comme le penployait eu sou D nt plusieurs critiques. Il vint au monde l’année 1197 ; quitta la l'argent qu Il 100 jtile, où il avait des biens considérables, et se retira dans une forêt us Halte u diocèse de Meaux. Il choisit cette solitude dans la vue de vivre grralt les mes Bconnu aux hommes, de ne penser qu'à Dieu et de s'occuper unisOCOUPR QUE. SRE ement de sa sanctification. Il joignait à la prière et à la contem- . Bihtion les plus rigoureuses austérités de la pénitence. lemanda Ja perenis | Jean de Matha, ayant donc entendu parler de lui, alla le trouver FANOLR chine, mussitôt, et le pria de le recevoir dans son ermitage et de l’instruire éloigné. de FAUNE s voies de la perfection. Félix découvrit aisément qu’il n'avait point ca du Honue, PErire à un novice dans la vie spirituelle ; aussi le regarda-t-il moins ÿ cl Je PalIQCR en “mme son disciple que comme un compagnon que Dieu lui avait Vas qe SEE Mrroyé. Il serait impossible d'exprimer jusqu'où nos deux ermites | QevOID. QUINEF à rtèrent l'esprit d’oraison, et avec quel zèle ils embrassèrent les plus Hentoyer à FA soureuses austérités. Leurs veilles étaient longues et leurs jeûnes Be ces œ de Desque continuels. Leur occupation la plus ordinaire était la conù à “ # | Umplation ; et ils n’avaient d'autre but, dans tous leurs entretiens, ao re d'allumer de plus en plus dans leur cœur le feu sacré de l'amour lui i A DPAQRRE RE Un jour qu’ils s’entretenaient enseint.e sur le bord d'une fonne, Jean s’ouvrit à Félix sur la pensée qui lui était venue, le jour = sa première messe, de se consacrer à la délivrance des son XVI,
182 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXX: — De1195 MN à 1108
captifs chez les Mahométans. Il parla de la fin et de l'utilité de cette M contre entreprise d’une manière si vive et si touchante, que Félix ne douta passèr point. qu’un tel projet ne vint de Dieu ; ilen loua l'exécution et s'offrit & apparti même pour y concourir autant qu'il serait en lui. Les deux saints ME calmèr n'étaient plus embarrassés que sur le choix des moyens qu'il fallait 5 mettre prendre pour effectuer le noble désir qui leur avait été inspiré par la Philipr charité. Ils se recommandèrent à Dieu et redoublèrent leurs mortifi- Dèsc cations et leurs prières, afin d'obtenir de nouvelles lumières sur la 'emba conduite qu'ils avaient à tenir. Quelques jours après, ils se mirent de Paq en chemin pour Rome. Ils partirent vers la fin de l'année 4197, sans à valeu pouvoir être retenus par les incommodités d’une saison rigoureuse, M aient En arrivant à Rome, ils trouvèrent Innocent II sur la Chaire de Saint-M ju trai Pierre. Ce souverain Pontife, ayant été instruit de leur sainteté et de s'occup leur pieux dessein par des lettres de recommandation, qui lui furent maîtres présentées de la part de l'évêque de Paris, les reçut comme deux tte pr anges envoyés du ciel, les fit loger dans son palais et leur accord que cha plusieurs audiences particulières, afin qu'ils lui expliquassent dans le {ble et
plus grand détail les rapports et la nature de leur projet. Il assemblaB Rich: ensuite les cardinaux et quelques évêques dans.le palais de Saint-MMessuya
Jean-de-Latran, pour,prendre leur avis sur une affaire de cette im-B d'un ro portance. Après leurs délibérations, on indiqua un jeûne et deshi tempête
prières particulières pour obtenir de Dieu ju’il manifestât sa volonté. BN de ses v Enfin, ne pouvant douter que les deux ermites français ne fussentBlle port « conduits par l'esprit de Dieu, et considérant l'utilité que l’Église re-BMAmatho tirerait de l'institut qu’ils avaient projeté, il le reçut eten forma unBrent sur nouvel ordre religieux dont Jean fut déclaré le premier ministre ; Isaac Co général. L'évêque de Paris et l'abbé de Saint-Victor furent chargésMSaladin, d’en dresser la règle, et le Pape l’approuva par une bulle donnéeBMlortir de l’an 1198. Le souverain Pontife voulut que les nouveaux religieux portassent l’habit blane, avec une croix rouge et bleuesur la poitrin et qu’ils prissent le nom de frères de l'ordre de la sainte Trinité 1. Nous verrons avec quel zèle et quel succès les deux saints remplirent et propagèrent cette nouvelle milice de la charité chrétienne.
Cependant les Chrétiens sous les murs de Ptolémaïs avaient à sup-Btau tyran porter tout à la fois et les maux de la famine, et les maux de la ndre, | contagion, et les maux de la guerre. Pour comble de malheur, laBans son reine Sibylle, femme de Gui de Lusignan, mourut avec ses deuxBuille en enfants, et sa mort jeta la discorde parmi ‘es croisés. Conrad, mar-B"ompris quis de Ty”, et Gui de Lusignan prétendirenttous deux à la couronne É. ks condi de Jérusalem. Le premier, pour autoriser ses prétentions, épousa, Dion roi,
Elles alle plus gra:
1 Acta Sanctorum et Godescard, 8 febr. et 20 novembr. ‘Roger
Liv. LXX: — De 1185 DE à 1198 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 483
le l'utilité de cette contre les règles de l'Église, Isabelle, sœur de Sibylle. Les dissensions que Félix ne douta M passèrent des chefs aux soldats ; on allait s’égorger pour savoir à qui xécution et s’offrit ME appartiendrait un sceptre brisé et le vain titre de roi, Les évêques i. Les deux saints M calmèrent enfin les esprits, et déterminèrent les deux partis à renoyens qu'il fallait M mettre cette affaire au jugement des rois Richard d'Angleterre et t été inspiré par la M Philippe de France, dont on attendait la prochaine arrivée.
rent leurs mortif-BS Dès quele printemps eut rendu la mer navigable, Philippe-Auguste es lumières sur la s'embarqua, le 30 mars 4191, pour la Palestine. I] y fut reçu la veille près, ils se mirent de Pâques, 13 avril, comme l’ange du Seigneur; sa présence ranima l'année 1197, sans M là valeur et l'espérance des Chrétiens, qui, depuis deux ans, assiésaison rigoureuse, M reaient Ptolémais. Les Français placèrent leur quartier à la portée Ja Chaire deSaint-M u trait de l'ennemi ; et, dès qu’ils eurent déployé leurs tentes, ils leur sainteté et de s'occupèrent de livrer un assaut. Îls auraient pu, dit-on, se rendre tion, qui lui furentÆS maîtres de la ville; mais Philippe voulut que Richard fût présent à eçut comme deux cette première conquête. Leur amitié était telle, du moins autrefois, is et leur accordaM que chaque jour, dit un historien du temps, ils mangeaient à la même pliquassent dans le table et au même plat, et, la nuit, ils couchaient dansle même lit 1, rojet. Il assemblal Richard se fit un peu attendre. Parti de Messine le 13 avril, il > palais de Saint-h$ sssuya une tempête, qui l'obligea de faire en passant la conquête ffaire de cette im-Bd'un royaume. Voici comment. Sa flotte fut assaïllie d’une violente
un jeûne et desBliempête le vendredi saint, et dispersée sur différents rivages. Trois
nifestät sa volonté. PM de ses vaisseaux, poussés sur les côtes de Chypre, y périrent devant
français ne fussent Mile port de Limisso, ville bâtie près du terrain où était l’ancienne
ité que l'Église re- HAmathonte. Les malheureux qui échappèrent du naufrage trouvecut eten forma unMrent sur le bord un nouveau danger plus inévitable que la tempête. premier ministreBMlsaac Comnène, qui s'était déclaré empereur de Chypre et l’allié de or furent chargésBMSaladin, yétant accouru avec son armée, et fit saisir ces malheureux au une bulle donnéeBortir des eaux. On les dépouille, on les jette dans des cachots pour ouveaux religieuxBMy mourir de faim. Arrive un autre bâtiment qui portait la sœur de euesur la poitrine, Richard et sa nouvelle fiancée, Bérengère, ‘fille du roi de Navarre. la sainte Trinité !,BMLeur bâtiment se présente devant le port, on leur en refuse l'entrée. « saints rempliren Iles allaient périr à la vue d'Isaac, lorsque Richard survient avec la hrétienne. lus grande partie de sa flotte, et les sauve. Trois fois il redemande naïs avaient à sup u tyran ses gens injustement détenus. Isaac répond que, loin de les t les maux de laBMrndre, il ferait le même traitement à Richard, s'il ose mettre le pied le de malheur, lafans son île. A ces mots, Richard débarque à la tête de ses troupes, rut avec ses deuxBWuille en pièces une partie des Grecs, et met les autres en fuite, y sés. Conrad, mar-B"mpris Isaac. Après un nouveau massacre, Isaac se soumet à toutes eux à la couronnelbs conditions que le vainqueur lui impose, lui jure fidélité comme à tentions, épousa, Bon roi, et reconnaît tenir de lui le royaume de Chypre comme son
E 1 ‘Roger Hoveden, P. 634 et 695,
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