LXIX. — De
Je, on ne peut il n’y en avait sus-Christ, en
ment. Exami. 4 nt qu'homme, *
MM 1181 de l'ère chr.] les guérir et les +
> que la chaira Dieu à l’huma. 4
ir que le Verbe # | du péché ; là 4 ingulière dont « s la nature hu. 4 Je langage des 4 istant entre la ©
tre, et semble :
lepuis 1,
, embrasse les # ment dernier, s le ciel et les 4
entre autres : | sert, le pain et 4
l'eucharistie, 4 ; paroles qu'il À ang, sont les à et du vin au 4 prêtre : elles
>n sont la ma.
véritablement te sur cela les èbe d'Émèse,
sa puissance
rps et de son #
tres qu’il au-
e du pain est
Mages de l'Écriture et des Pères, que le corps 4 Jrouve qu'il y *
RP
Pour s'expliquer encore plus nettement sur la présence réélle, il xamine de quelle nature est la conversion des substances du pain t du vin, si elle est formelle ou substantielle. 11 se décide pour la onversion substantielle, et dit qu'après la consécration le pain et le jin sont tellement changés au corps ét au sang de Jésus-Christ, u'il ne reste plus sur l’autel ni la substance du pain ni celle du vin,
ais seulement les espèces, comme la saveur, en sorte que l’on oit une chose, et que l’on en conçoit une autre 1.
Comme, dans ces quatre livres de théologie, Pierre Lombard ré-
Ë out toutes les questions par les sentences de l’Écriture et des Pères,
pn ouvrage a été nommé généralement les quatre livres Des Senmces, et lui-même le Maître des Sentences. Il ÿ a cependant seize icles sur lesquels son sentiment n’est pas généralement suivi. En oici deux : 1° Les schismatiques, les hérétiques, ‘les excommuniés ceux qui sont dégradés ne consacrent point le corps de Jésushrist. 2° Les évêques qui sont dans le même cas n’ont pas le pouoir de conférer les ordres. On lui reproche, outre cela, dés omisions importantes, comme sur l'Écriture sainte, l'Église, la primauté u Pape, les conciles : toutes matières qu'il ne touche point. Malgré ces taches, disent les auteurs de l'Aistoire littéraire de rance, Pierre Lombard a toujours été regardé, et ne cessera de e double titre, soit par l'excellence de sa méthode, la meilleure, Dour ne pas dire la seule, à laquelle on puisse s'attacher, soit par la ustesse et la sagacité de son esprit, qui se manifestent dans presque outes ses décisions ; soit par l'étendue et le choix de son érudition, ont on voit des traits frappants dans ce nombre prodigieux de pasqu’il emploie pour l'ordinaire avec Boût et discernement dans ses livres ; soit enfin par la netteté de son tyle, qui, à quelques endroits près, est le mieux assorti au genre des
l'être, comme le chef et le modèle de l’école. Il mérite effectivement
“Matières qu'il traite 2.
L'ouvrage de Pierre Lombard eut un succès immense ; il devint
A manuel de tous les théologiens, le texte de tous les professeurs de
Méoloyie. Un docteur, Baudin, en fit de bonne heure un abrégé. Il
xiste des manuscrits où les quatre livres Des Sentences sont mis en
Mers. Quant aux commentaires qu'on en a faits, ils sont très-nomésus-Chzist et 4 rist y est tout 2
reux. On en compte jusqu’à cent soixante, composés par les seuls nglais. Et, parmi ses commentateurs, nous verrons saint Thomas
A'Aquin et saint Bonaventure.
: L. 4, Dist, 11, — 2? Hist, littér. de Franc», t. 12,
Outre les quatre livres Des Sentences, Pierre Lombard est auteur
14 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXIX. — De {19h
d'un commentaire sur les psaumes et les cantiques, dans lequel) 65, l'év emploie et amplifie la glose interlinéaire d'Anselme de Laon, ( #4 Louis 1 commentaire, dit Albéric des Trois-Fontaines, est ce que les écok Aipente-six appellent aujourd'hui ia Grande Glose. 11 a fait encore un comme Miierre par taire sur la concorde des Évaugiles. Enfin nous avons de lui un autr * nées sui commentaire sur les Épitres de saint Paul, tiré en grande partie de * P pe de 1 Pères, notamment de saint Jérôme, de saint Ambroise et de sain Me l Églis Augustin. Cet ouvrage est clair, méthodique, et renferme, outre 1 1 Ses cor pensées des Pères, de fort bonnes vues propres à l’auteur. Ces tro; Mutes les ouvrages ont été imprimés. Ceux de Pierre Lombard, qui n'ont pa À Gratien encôre vu le jour, sont : 10 des Gloses sur Job ; 20 des Sermons se MROS le Sie les dimanches et les fêtes de l'année; 3° deux lettres à Philippe, arche L Me relig vêque de Reims, etune à Arnoulfe, prévôt de l’église de Metz; 4ou Mint-Nabc Méthode de Théologie pratique. m'est con Pierre Lombard eut pour successeur dans le siége de Paris w op" dit qu homme également né pauvre, et qui éleva dans la capitale de | 4 éthodique France l'église cathédrale que l’on y admire encore. Nous voulon M C2n0n5
1181 de l
parler de Maurice de Sully, né de parents très-pauvres dans le villag L k qu " de Sully, sur les bords de la Loire. Il n’appartenait point à la fi 1 ss Le
mille illustre dont il portait ainsi le nom. Des écrivains du temp" rapportent que, réduit dans sa jeunesse à mendier son pain, il 4 fusa une aumône à laquelle on mettait pour condition qu'il renor À cerait à devenir jamais évêque. Il vint étudier, et bientôt enseigné # n° : Gone à Paris; il y prêchait avec un éclatant succès, lorsqu'on le nomm È ie tp F chanoine de Bourges. Peu d’années après il reparut dans la capià sen tale, où il obtint un canonicat et la dignité d’archidiacre. A la mor fi ©eUCOuF ou à l’abdication de Pierre Lornbard, le clergé de Paris ne put s'aà alogues. | corder sur le choix d’un successeur. On convint de s’en rapporter MPNYS le Pet trois commissaires, l’un desquels fut Maurice de Sully. Les troi 5 Dar n'ayant pu s'entendre sur le choix à faire, concentrèrent leurs pou He à. voirs sur l’un d’entre eux. Cet électeur unique fut Maurice de Sully Éss qui dit à ses collègues : Je ne dois choisir qu'un sujet qui me soi 4 Hrétalas ; parfaitement connu, et quoique je veuille bien supposer que, parn À # sit + les candidats, il y en a de très-dignes, je ne saurais en répondre. k 4 nine ï à ne puis sonder leurs consciences ; je ne lis que dans la mienne ; el La cnutt à pour ne rien hasarder, c’est Maurice de Sully que je nomme; car ï 4 Lvibmes 1 me propose, Dieu aidant, de gouverner ce diocèse d’une manièr Su
rs ecclés Bpitulaires
à ,. ti] 1 j # iè
irréprochable. Ce qu'il fit en effet; car ce fut un prélat de sainte vie L. Fo un père des pauvres, qui fit beaucoup de bien et par sa parole 4 j ie de par son exemple, Tel est le récit d’un auteur contemporain 2, E ne Sutri en d
= MS nom d’:
1 Hist. littér, de France, t. 12, — ? Gailia Christ., t, 7, p. 70. L.
v. LXIX. — De {1x i 1181 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 15
65, l' e Maurice baptisa Phili -Auguste, fils et successeur eng né Yohan mais a fut de son épiscopat, qui fut de ae de Men À Load ans, est la cathédrale de Paris. Il en fit poser la première pig ierrs par le pape Alexandre III, en 1163, et durant les trente-trois se de Minées suivantes il consacra tous ses soins à cette entreprise. ma eaes | Pierre Lombard a rassemblé sous une forme scientifique tout ce pans par ta es 2e l'Église de Dieu enseigne à croire : un de ses contemporains et poire: A ses compatriotes avait rassemblé sous une forme scientifique Rae QUES k Aputes les règles d’après lesquelles l'Église se gouverne. Son nom a RE Clusium ou Chiusi, petite ville de Toscane ds qui n'ont pe ns le Siennois. Il avait, selon l'opinion la plus commune, embrassé " ‘it M. vie religieuse à Bologne dans le monastère de Saint-Félix et de Philippe, arc Mint-Nabor ; et il y composa l'ouvrage auquel il dut sa célébrité, et > de Metz; du Ai est connu sous le nom de Décret. Cet ouvrage parut en 1151 ; et | bn dit qu'il lui coûta vingt-quatre ans de travail. C’est un recueil 8e dle Pris | éthodique qui consiste dans des textes de l'Écriture sainte; dans s:e4piiale. ie +] s canons dits des apôtres, et dans ceux d'environ cent cinq conci- 4 Nous NON 6, dont les neuf premiers sont œcuméniques ; dans les décrétales “ dan nie ville] »s Papes ; dans des extraits des saints Pères, comme saint Grégoire, ; point à le 4E int Jérôme, saint Augustin, ete. ; et dans d’autres extraits des auvins qu pu, Murs ecclésiastiques, des livres pontificaux, du Code théodosien, des fps u ni pitulaires des rois de France, etc., etc. Gratien avait intitulé ce one FR re : Concurde des canons discordants, parce qu’il s'attache à y conentôt enseigne lier, soit par l'autorité, soit par le raisonnement, les canons qui se u'on le roms ntredisent.
é:dans.le cs Beaucoup d'écrivains avaient composé avant lui des collections Aer. à le UC alogues. Nous avons vu dès le sixième siècle un moine Scythe, sin ne FUUA #4 enys le Petit, rédiger son recueil de canons et de décrétales à Rome 'eRITap porier 14 ême. Dans le siècle suivant, saint Isidore de Séville compose Ja ully: Les troi ; lection espagnole, où il n'y a que des pièces authentiques, sans rent leurs por Musse date ou attribution. Peu après Charlemagne, diverses collecaurice de Sul ns de capitulaires, tirés eux-mêmes des canons des conciles et des jet qui me soi Mcrétales des Papes. Vers le temps de Charles le Chauve, la collec- Set que, PAT, anonyme du faux Isidore, où l’on attribue aux Papes des trois n répondre. LD rs siècles, plusieurs décrétales authentiques en soi, mais ap-
la mienne; 4 8 nt aux Papes des trois siècles suivants. Vers la fin du DO; Al uvième, la collection de Réginon, abbé de Prum. Vers la fin du dune manièr & ième, la collection de Burchard. évêque de Worms, en vingt t de sainte RE Dans le courant du onzième siècle, la collection de saint ae Sa PArOl Lucques en treize livres, celle de saint Bonizon évêque mporaio * ES cn dix, celle du cardinal Deusdedit en quatre : une quatrième
ns nom d'auteur, mais dédiée à saint Anselme de Lucques ; une 10. É:
16 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX. — De
cinquième nommée 7ripartite, parce qu’elle est divisée en trois pa 4 ties ; une sixième intitulée Po/ycarpe, mais qui est du prêtre Gn2 goire ; enfin, quatre ou cinq autres, mais sans caractère bien di tinctif. Dans le commencement du douzième siècle, la Panornii d'Yves de Chartres, avec ses deux éditions augmentées, mais diff rentes, dont l’une par Hildebert archevêque de Tours ; le décret at bué au même Yves, et dont il se fit bientôt deux abrégés par duà écrivains de Châlons-sur-Marne. Gratien profita de plusieurs de v travaux, sinon de tous ; il évita surtout dans son recueil la confusié dont quelques-uns de.ses prédécesseurs n'avaient su garantir|l leurs. Il le distribua par ordre de matières, et le divisa en trois p$ ties : dans la première, il réunit tout ce qui regarde le droit et} ministres de l’Église ; il parle des jugements dans la deuxième, (4 dans la troisième , de tout ce qui conc’rne les sacrements et les 4% rémonies. À
La première partie renferme cent et une distinctions ou sectiug Les vingt premières établissent d’abord l’origine, l'autorité et | différentes espèces de droit. [l indique ensuite les principd sources du droit ecclésiastique, sur lesquelles il s'étend depuisk
{ de l’èr
que so!
ps, il pé utres u sendr
peine t du dar prans, 0 de. L'a 182, EI de la !
bpendar u plusi me un bn de sa artient a an deux es ne ch:
quinzième distinction jusqu’à la vingtième ; depuis la vingtième jà 4 is qu’à la quatre-vingt-douzième, il traite de l’ordination des clerc! Ludne. des évêques, et dans les autres distinctions, jusqu’à la fin, il pal ui Pr de la hiérarchie et des différents degrés de juridiction. Bt qu'il ss
La seconde partie contient trente-six causes, ainsi nommées dd lus, qu qu’elles sont autant de causes particulières, sur chacune desqul Long Gratien élève plusieurs questions. Il les discute ordinairement 4 nie ne:
alléguant les canons pour et contre, et les termine par l’exposité de son sentiment. Cette partie roule tout entière sur la matière dj forme des jugements. à
La troisième partie est divisée en cinq distinctions et est intitulé De Consecratione. Dans la première, il s’agit de la consécration (4 églises et des autels; dans la seconde, du sacrement de l’eucharisi dans la troisième, des fêtes solennelles ; dans la quatrième, du 4 crement de baptême ; et dans la dernière, du sacrement de conis mation, de la célébration du service divin, de l’observation des nes, et enfin de la très-sainte Trinité. 4
L'ouvrage de Gratien éclipsa, dès qu’il parut, les collections 4 l'avaient précédé, même celle d'Yves de Chartres, laquelle at joui d’une grande autorité. On prétend, sans toutefois en rappot4 des preuves suffisantes, que le pape Eugène IIT l’approuva. Il. certain du moins que le Décret fut reçu avec une sorte d’enth# siasme dans l’école de Bologne, au sein de laquelle il était ni
eproche i favori:
d'avoir sif, inco ances d oire, et
e point c a cour di eetenl es, établi ition et 1 ès, ancien ensuite,
heiner, D:
Liv, LXIX. — Dei
visée en trois pu »
2st du prêtre Gn2 caractère bien dÿ ècle, la Panorni entées, mais diffé rs ; le décret athA « abrégés par dufà le plusieurs de «% ecueil la confusi nt su garantir|® divisa en trois p$ arde le droit et | la deuxième, rements et les 64
t de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 17
que sorte ; et que de cette école, l’une des plus fameuses de ce ps, il passa en France et fut enseigné à Paris, à Orléans et dans utres universités. Bientôt il devint le seul texte que les profess en droit canon commentaient dans leurs leçons et dans leurs
peine trente ans étaient-ils révolus, que l’ouvrage de Gratien fut ndu dans un autre ordre par le cardinal Florentin, surnommé orans, ou le travailleur, à cause de sa prodigieuse application à de. L'œuvre, encore inédite, fut commencée en 1153 et terminée 182. Elle est divisée en cinq livres. Mais Gratien continua de de la faveur des Jurisconsultes 1, ppendant il est échappé à Gratien plus d'une faute. On y a reu plusieurs fausses citations : comme d’attribuer à saint Chry- Dme une sentence de saint Ambroise ; à saint Martin, Pape, un on de saint Martin de Brague; au concile de Carthage, ce qui artient au concile de Chalcédoine, etc. ; comme encore de fondre an deux passages divers d’un même auteur. Mais ces inexacties ne changent rien au fond des choses. D'ailleurs, quand on se qu'avant l'invention de l'imprimerie Gratien ne pouvait pas, nme les modernes, consulter à loisir les éditions correctes des es, des conciles, des auteurs, soit ecclésiastiques, soit séculiers, qui étonne, ce n’est pas qu'il lui soit échappé des inexactitudes, t qu'il ne lui en soit pas échappé un plus grand nombre ; d'auplus, qu'aucun moderne n’a su profiter des fautes de Gratien et nombreux avantages qu’il avait sur lui pour mieux faire, ais une faute bien plus considérable que des auteurs gallicans eprochent, c’est d’avoir cité les fausses décrétales, c'est d’avoir i favorisé les nouvelles prétentions de la cour de Rome, d'avoir ainsi changé l’ancien droit én un droit nouveau j sif, inconnu aux premiers siècles de l'Église. Telles sont les ances dont Fleury, entre autres, ne cesse de remplir, et son oire, et ses Discours, et son ‘/nstitution au droit ecclésiase point capital pour cet auteur, sont les nouvelles prétentions a cour de Rome. Il y revient une infinité de fois. En bonne loe et en bonne conscience, il aurait dû, au moins une fois pour es, établir d'une manière nette et précise, d'après l'Écriture, la ition et la nature des choses, quelles sont les prérogatives légies, anciennes et véritables du chef de l’Église Catholique ; et prouensuite, d'une manière incontestable, que ce qu'il appelle les
ctions ou sectioié e, l'autorité et te les principd | s'étend depui# is la vingtième jé ation des clerc u’à la fin, il px ion.
1si nommées del hacune desquel “ordinairement 4 ne par l’exposité ur la matière dj
ons et est intitilà , consécration (# at de l’eucharisi.
quatrième, du i4 rement de conis servation des j4
les collections 4 res, laquelle a tefois en rappor4 l'approuva. Il 4 ne sorte d'enthi
uelle il était n° heiner, Disquisitiones criticæ etc.
18 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv, LXIX, — Dei
nouvelles prétentions ne sont réellement que des prétentions é nouvelles, et illégitimes, et fausses. L'occasion de le faire se pu sentait naturellement et dans son Histoire, et dans ses Discours, dans son Znstitution au droit canonique. Nulle part il ne l’a fait. Dar son Discours sur les six premiers siècles, il y a un paragraphe ay pour titre : Gouvernement de l'Église. I n'y est pas même questis du Pape. Comme si, dans le gouvernement de l'Église catholique, | chéf, la tête, n’y entrait pour rien. Dans son Znstitution au droit eco) siastique ; les simples tonsurés ont un chapitre à part : le chef! l'Église, pas un alinéa. Dans son Histoire, il reproche à Pierre Lon bard d'avoir omis la primauté du Pape : ce reproche tombe d'aplon
sur lui-même. On dirait un mauvais avocat, qui, au lieu d'aller 10
fond de l'affaire et d'éclaircir la question, se jette dans de vagui
récriminations contre la partie adverse, Ce qui est d'autant plis
le modèle accompli de toutes les églises, par sa fidélité à obserw @ et à faire observer l’ancien droit, la discipline des apôtres. Con 4 ment donc alors ce qu’on appelle les fausses décrétales ont-ellii eu la puissance de faire adopter à cette même Église romaine 1
droit nouveau, abusif et tout différent de celui des huit prermies siècles ? Qu'est-ce donc au juste que ces décrétales si merveilleuse;!f Écoutons Fleury, digant dans le même chapitre :
« On a reconnu, dans le dernier siècle, que ces décrétales, depui saint Clément ivsqu’au pape Sirice, ne sont point de ceux dont ell 88
à Fieury, aistié, dé du
: ecclésiastique, I. i, c. 1. ‘#4
1 de l'ère ent les n éloigné :
compos ps après, s modern.
hoses dû apporte ; bonnes gement appellatio es dans le elles tend qu'il les & insi les de à qu'elles nes ? C'es ales sont t l'ancien s toute sa que plus r s sont cen e. saint Gr ès les trois si donc, c:
ses décrét cents ans, ne conser' ique, qu’ ement pou yse, de pr se étrange.
droit. Si her de la astiques ig septième s Bain judici e de Grati barbarie.
D'après tou: hient pas m
grave, que la partie adverse de Fleury est la sainte Église romaind et par là même toute l'Église de Dieu.
Quant à la nature et à l'influence des fausses décrétales, Fleud n'est pas bien d'accord avec lui-même. Voici comment. Dans M premier chapitre de son /nstitution au droit ecclésiastique, apr avoir parlé du code des canons de l'église d'Orient, il ajoute : « peu de lois suflit pendant huit cents ans à toute l'Église catholiqul Les Occidentaux en avaient moins que les Orientaux ; encore 4 avaient-ils emprunté d’eux la plus grande partie ; mais il n’y en aval point qui eussent été faites pour l'Église romaine en particuliel Elle avait jusque-là conservé si constamment la tradition de la dà cipline apostolique, qu'elle n'avait presque pas eu besoin de fa aucun règlement pour se réformer, et ce que les Papes en avaie écrit était pour l'instruction des autres églises. On peut nommerlf droit qui eut cours pendant ces huit cents ans l’ancien droit eccli siastique 1. » [
Voilà donc que, pendant huit siècles, l'Église romaine se trou
EFieury, nsti
w. LXIX, — De M
ss prétentions ( : le faire se pr : ses Discours, | I ne l’a fait, D aragraphe aya s même questig!
ise catholique, |!
on au droit eccl part : le chef he à Pierre Lon!
tombe d’aplon u lieu d'aller ; € dans de vagui st d'autant pli Église romain
crétales, Fleur nment. Dans | nastique, apn
‘il ajoute : «M glise catholiqué ux ; encore d is il n’y en aval en particulie
dition de la di
besoin de fai 'apes en avaialll eut nommér| rien droit eccli
naine se trout@ élité à obserw@ apôtres. Con itales ont-e|l8t
se romaine 1 Qi
huit premiad merveilleuses 4
crétales, depui ceux dont ell: 88
1 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 19
ent les noms. Elles sont toutes d’un même style, et d’un style éloigné de la noble simplicité de ces premiers siècles ; elles composées de grands passages de Pères qui ont vécu longps après, comme de saint Léon, de saint Grégoire et d'autres s modernes : on y voit même des lois des empereurs chrétiens ; hoses dônt elles parlent ne conviennent point au temps où on apporte ; les dates sont fausses, Comme ces décrétales ont passé bonnes durant plusieurs siècles, elles ont apporté un grand gement dans la discipline ecclésiastique, principalement pour appellations au Pape, qu'elles établissent comme ayant été ordies dans les premiers siècles, et pour les jugements des évêques, elles tendent à les rendre plus difficiles, et Isidore ne dissimule qu'il les a publiées à ce dessein 1. »
insi les décrétales en question sont fausses pour la date et le à qu'elles portent ; mais le sont-elles pour le fond des, choses nes ? C'est ici le point capital. Ces grands passages dont ces déales sont composées, sont-ils des huit premiers siècles, où rét l'ancien droit, où l'Église romaine observait et faisait observer s toute sa pureté la discipline des apôtres; ou bien sont-ils d’une que plus récente ? Fleury même nous apprend que ces décrés sont composées de grands passages du pape saint Léon, du e saint Grégoire et de plusieurs autres, qui, à la vérité, ont vécu ès les trois premiers siècles, mais tous avant la fin du huitième. si donc, ces grands passages avec lesquels on a fabriqué les ses décrétales sont précisément de cette heureuse période de cents ans, où régnait l'ancien droit ecclésiastique, où l'Église rone conservait si constamment la tradition de la discipline ecciéique, qu'elle n’avait presque pas eu besoin de faire aucun ement pour se réformer. Ces grands passages sont, en dernière yse, de précieux fragments de l’ancien droit ecclésiastique, et, se étrange. ! c'est l’ancien droit qui se trouve avoir détruit l'androit. Si Gratien ou Pierre Lombard s'étaient permis de raiher de la sorte dans le douzième siècle, ils eussent été deux astiques ignorants et barbares. Fleury raisonne ainsi dans le septième siècle ; il ne cesse pas d’être, pour cela même, un
jvain judicieux, qu'on admire sur parole. Et voilà pourquoi le
e de Gratien et de Pierre Lombard est un siècle d’ignorance et barbarie.
d'après tout cela, il nous semble que les définitions suivantes ne
ient pas mauvaises : les siècles d’ignorance sont ceux que nous
Fleury, Instit. du droit ecclésiastique, 1, 1,0. 4.
REA D EL 6 A QE 2 DORA V2 8 LS PME MORT SRE EE ÿ +
20 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXIX. — De18, de là ignorons, et les siècles de ténèbres ceux où nous ne voyons ji FT re je bâ
cie ; M contre Mais enfin, lequel des deux, de Fleury ou de Gratien, connait but ce q
mieux et suit "2 plus fidèlement la doctrine des huit premiers siè@n., tu d
touchant l'autorité de l'Église et de son chef? Pour trouver la 18 toi, af ponse, il faut résumer cette doctrine en peu de mots. erti, af
Le Fils de Dieu fait homme a dit à ses apôtres, ayant Pier agneau leur tête, aux évêques, ayant à leur tête le successeur de saint Pien@fe ces pa 11 m'a été donné toute puissance au ciel et sur la terre. Allez dou ce q
enseignez toutes les nations, leur apprenant à observer tout ce qlk
si près je vous ai commandé. Et voilà que moi je suis avec vous tous ÿ
de la
jours jusqu’à la consommation des siècles 1, Il leur a dit encore : ï R LUI à moi je prierai le Père, et il vous donnera un autre Paraclet, Sseur les qu'il demeure avec vous éternellement, l'Esprit de vérité ?, [88 5, Sa encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez Bb, etc., porter maintenant. Mais lorsque l'Esprit de vérité sera venu, il véMet la for enseignera toute vér’ ‘?. Le Fils de Dieu ajoutait ailleurs : Le dec lui to et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point *. D'anir, dit-i cela, le moine Gratien, l'évêque Anselme de Havelberg et les autépe 7. Sair Chrétiens du, moyen âge croyaient fermement que Jésus-Christ Orient : avec son Église tous les jours, que l’Esprit-Saint, l'Esprit de véliiiefs du r demeure avec elle éternicllement, pour lui enseigner en temps et iu Siége : toute vérité, pour être toujours le principe vivant de son ensei ë, jout ce q ment et de sa conduite ; et ils en concluaient que, si l'Église challiihné par quelque chose dans sa discipline, ce n’est point par un eff {de la pr l'ignorance ou de la corruption, mais par l'inspiration de JééSs PRiNGIT Christ et de l’Esprit-Saint, qui, l’un et l’autre, sont toujours sue de ll elle. Fleury convient que cela est vrai pour les huit premiers sièc@ips 1. A mais que, depuis cette époque, malgré les promesses du Fils de Di : Vous
l'Église est tombée, par ignorance et par défaut de critique, dis une foule d'erreurs et d'abus très-graves, qui ont renversé la déigun., 16,1 trine et la discipline des apôtres, à tel point que la doctrine anciel minum P est demeurée à des docteurs souvent moins pieux et moins ex ni plaires en leurs mœurs que ceux qui enseignent la nouvelle. (#5 Nr quefois même ceux qui ont résisté au” nouveautés ont été des juir. —7 «€ consultes ou des politiques profanes et libertins. Ce sont les par 296, n. 11 de Fleury, qui ajoute : C’est une merveille que l’ancienne et 882 ruüv. ( doctrine se soit conservée au milieu de tant d'obstacles 5. Darne cæteris Le Fils de Dieu a dit à saint Pierre : Tu es Pierre, et sur pe menus volnit ut i:
1 Matth, 28, 18-20, — ? Joan., 14,16. — 3 Jbid., 16, 12 et 15. — + Milk it; etab if 24, 35, — 5 Nouveaux opuscules de Fleury, p. 155. (dé @o1. 633, ep
à Be,
Liv. LXIX. — De 11 Mt de l’ére chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 21
vus ne VOYONS liglre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront contre elle. Et à toi je donnerai les clefs du royaume des cieux, ut ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux 1. J'ai prié our trouver la 18% toi, afin que ta foi ne défaille point ; lors donc que tu seras aots. Mrerti, affermis tes frères 2. Il lui dit enfin jusqu’à trois fois : Pais res, ayant Pier agneaux, pais mes brebis 5.
ur de saint Pien@f£e ces paroles du Fils de Dieu, les docteurs du moyen âge ont . terre. Allez dudéBiu ce que concluaient les docteurs des premiers siècles. Tertulbserver tout ce GS si près de la tradition apostolique, et, avant sa chute, si soiavec vous tous gt de la recueillir, disait : Le Seigneur a donné les clefs à Pierre, ur a dit encore ‘Sn zur à l'Église 4, Saint Optat de Milève répète : Saint Pierre a ire Paraclet, #Sseuz les clefs du royaume des cieux, pour les communiquer aux t de vérité 3, ls 5, Saint Cyprien, après avoir rapporté ces paroles : Zu es pus ne Pouvez Bre, etc., ajoute : C’est de là que découlent l’ordination des évésera venu, il v@iBet la forme de l'Église 6, Saint Augustin, instruisent son peuple, it ailleurs : Le dec lui toute l'Église, ne s'exprime pas moins clairement : Le Seiont point #. D’anir, dit-il, nous a confié ses brebis, PARCE Qu'il les a confiées à elberg et les autre 7. Saint Grégoire de Nysse confesse la même doctrine à la face 1e Jésus-Christ MOrient : Jésus-Christ, dit-il, a donné PAR PIERRE, aux évêques, » l'Esprit de vé@efs du royaume des cieux 8. Et il ne fait en cela que professer la ner en ter1ps etiSu Siége apostolique, qui prononce, par la bouche de saint Léon, it de son enseidBout ce que Jésus-Christ a donné aux autres évêques , il le leur :, si l'Église chulliihné par Pierre ?. Et encore : Le Seigneur a voulu que le minisnt par un effet W{de la prédication) appartint à tous les apôtres ; mais il l’a néanspiration de JéfSs PRINCIPALEMENT confié à saint Pierre, le premier des apôtres, sont toujours sue de lui, comme du chef, ses dons se répandissent dans tout it premiers siècirps 1. Avant saint Léon, Innocent Ier écrivait aux évêques d'Asses du Fils de DS : Vous n'ignorez pas ce qui est dû au Siége apostolique, d’où it de critique, 41 1t renversé la dif a doctrine anciell ux et moins ex t la nouvelle. (ht
Gratien, connait é lit premiers sièck@s
Rith., 16,17-19, — 2 Luc., 22, 32, —3 Joan.,21,15-17. — » « Memento claminum Petro, et PER Eum Ecclesiæ reliquisse.» Tert. Scorpia., c. 10, — o unitatis B. Petrus. et præferri apostolis omnibus meruit, et claves re- Forum communicandas cæteris solus accepit.» Lib. 7, Cont. Parm., n. 3. “inde... episcoporum ordinatio et Ecclesiæ ratio decurrit.» Cyp., Epist. 33, és ont été des ju 7. —7 «Commendavit nobis Dominus oves suas, QUIA Petro commendavit. Ce sont les par 296, n. 11,— 8 A4 Térpou Édwxe rois érurxérotc TAv x}eïôx Tüv émoul’ancienne et SM tuÜv. Greg. de Nyss., t, 3, P. 314, édit. Paris. — 9 «Si quid cum eo stacles 5. e ne ane cæteris voluit esse principibus, nunquàm nisi per ipsum dedit quidquid Pierre, et sur dRPn negavit.» Sermo 4, in Ann. Assum., c. 2, t. 2, col. 16, édit. Ballerin, — Us Munerissacramcatum ità Dominus adomnium apostolorum officium pererewoluit, ut in bentissimo Petro » äposioiorum omnium sumMMO, PRINCIPALITER , 12 et 15, — + Mit; etab ipso, quasi quodam capite, dona sua velit in corpus omne manare.» Id Bol. 633, epist. 10, ad ep. prov. Vienn.
HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXIX. — De Bt de l'ère
découle l'épiscopat et toute son autorité t, Et un peu plus léeuns canc Quand on agite des matières qui intéressent la foi, je pense que Bi que pa frères et coévêques ne doivent en référer qu’à Pierre, c'est-à-diMite. l’auteur de leur nom et de leur dignité 2. Et dans une autre le qui 5e adressée à Victrice de Rouen : Je commencerai avec le secour del le mêr pôtre saint Pierre, par qui l’apostolat et l’épiscopat ont pris leu «Gaza, M: mencement en Jésus-Christ ?. aifiérente Voilà donc les plus anciens et les plus illustres Pères de l ‘. QÙ ville enseignant de concert, avec le Siége apostolique, qu'après Jémi- ci, selo Christ et en vertu de son institution, l'épiscopat, l'autorité ecclé 5 Expri tique tout entière, réside principalement dans saint Pierre, dans aVOIr ! Pape, qui en est la source. Or, suivant Fleury, c'est là ‘une nf avaient € veauté introduite par les fausses décrétales, et il rejette nomméniPPuyÉS la proposition suivante : Toute l'antorité ecclésiastique réside pri eu"s gl palement dans le Pape, qui en est la source 4} : :." (essées ?. : L'épiscopat, l'autorité ecclésiastique résidant ainsi principale dite ni k dans le Pontife romain, on..en a conclu dès les! premiers siècle MP de ! " c'est à lui qu’#ppartient le jugement définitif des causes maje trône “ notamment celles des évêques. Ignorez-vous, écrivait, l'an 31nauté qu pape saint Jules aux évêques d'Orient qui avaient condamné pliti conséc de leurs collègues, entre autres saint ‘Athanase, ignorez-vous qi "ait au p coutume est qu’on nous écrive d’abord et que l’on décide ici «Mp2Ple quel est juste ?.… Je'vous notifie ce que nous avons reçu du bienheu@ clef £.98 apôtre Pierre, et je ne vous l'aurais pas écrit, le croyant connipi "ait, l'an tout le monde , si ce que l’on a fait ne nous avait jeté dans l'ét Pienheur: Montite ous «+ Mrernemen:
Les historiens grecs Socrate et Sozomène avouent. que le Me té y Jules se plaignit avec justice qu'on ne lui eût pas défété le juger Fe, . si de saint Athnaase, et ils ne balancent point à déclarer nul toi pe si qu'avait fait le concile d’Antioche, et cela « parce que la règle ele" « Siastique défend de rien décider, de s’assembler en concile et de . Mo
Milles plu:
ue, par c
! « Scientes quid apostolicæ sedi. debeatur, à quo ipse episcopatus et tot toritas nominis emersit.» Inn. I:', epist. 29. Coustant, col. 888. — ? « Quoti ts. ratio ventilatur, arbitror omnes fratres et coepiscopos nostros non nisi ad PAR Toù èxx) id est, sui nominis et honoris auctorem referre debere. » Ib., epist. 310 896. — 3 « Incipiamus igitur, adjuvante apostolo Petro, per quem et a posté LT et episcopatus in Christo cœpit exordium. Ib., epist. 2, col. 747. — D, # L je OPUSsc., p. 90. — 5 «An ignoratis hanc esse consuetudinem, ut primümas Popaluv
ov Pour,
scribatur et hinc quod justum est decernatur..….? Quæ accepimus à beatoll Synodus An apostolo, ea vobis significo; non scripturus tamen, quèd nota apud om aliquem esse existimem, nisi quæ gesta sunt nos conturbàssent, » Jul., epist. 1,mmRter sententi
Labbe, Mansi, Coustant et S. Athan. 0 Socrate, 1.
Liv. LXIX, — ne si de l'ère chr.] DE.L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 23 in peu plus hiéeBuns canons sans le consentement de l'évêque de Rome 1. », C'est ï, je pense que Bi que parlent Socrate, Sozomène et Épiphane dans l'Histoire triierre, c'est-à-diiitite. ATART LA ns wi autre Je qui se passa sous le même Pape confirme la règle par le fait. ec le secour: delihs le même temps, dit Socrate, Paul de Constantinople, Asclépas t'ont pris leu*«MRGaza, Marcel d'Ancyre et Lucius d’Andrinonle, chargés chacun Mifrérentes accusations et chassés de leurs églises, : se rendirent : Pères de l'ÉiBs la ville de Rome, Ayant instruit Jules de ce qui les concernait,
e, qu'après Jéhi-ci, selon la prérogative de l'Église romaine, les munit de lettres l'autorité ecclé Ml s'exprimait avec une grande autorité, et les renvoya en Orient, int Pierre; -dadiiiès avoir rendu à chacun d'eux son siége et blâmé fortement ceux , c'est là'üne avaient eu la témérité de ies déposer. Étant donc partis de Rome
ejette nommén@ppuyés sur les rescrits de l'évêque Jules, ils reprirent possession tique réside prieur églises et envoyèrent les lettres à ceux à qui elles étaient … .: iessées ?, Sozomène, qui confirme pleinement le récit de Socrate, insi principale ate que le Pape remit ces évêques dans leur siége, « parce que le remiers sièclesM de l'Église universelle lui appartient en vertu de la dignité de ‘causes majei trône *.» Ainsi donc, de l'aveu des Grecs, c'est à raison de sa crivait, l'an 34 auté que le Pape dépose. ou rétabiit les évêques. agb109 à o ondamné plit2 Conséquence, dès l'an. 347, le concile de Sardique, en Jilyrie gnorez-vous q ivait au pape saint Jules : C’est une chose excellente et:très-conmn décide ici «Mpable que les Pontifes du Seigneurréfèrent de toutes les provinces eu du bienhe hef, c’est-à-dire au siége de l’apôtre Pierre 4, Le pape;saint Léon » croyant conti ivait, lan 446, à l'archevêque, Anastase.de Thessalonique : Entre jeté dans l'éto bienheureux apôtres il:y.eut, dans une similitude d'honneur, un + Mkernement de puissance, et, quoique l'élection de tous fût par uen: que le M été donné à un d’avoir la prééminence sur les autres. De. cette défété lé juge est née la distinction des évêques; et il a été pourvu, par une ielater ‘nul tn de disposition, À. ce que tous ne s’attribuassent, pas tout, mais que la règle MP dans chaque province, il y eût quelqu'un dont la sentence fùt n concile et der emière entre ses frèros ; ensuite, que quelques-uns, établis dans Milles plus considérables, reçussent une sollicitude plus étendue, ue, par ceux-ci, le soin de l’Église universelle confluât à la Chaire
ge
piscopatus et tot 88. — 2 « Quotixhi os non nisi ad Petl
» Ib., epist. 311 er quem et aposte
To ExxAnoustxoù xavdvos xeAetovroc, ph dev apa yvonv To Entov Pounçxavoviterv ras éxxhnoixs. Socrat., 1. 2, e. 11.
Dm NE
col. 747. — à Eivat Yap vépov leparixèv, dxupa dropalvetv ré rap yvôunv rourréueve em, ut primim@f Pouxiuv étioxémou, Sozom., 1. 3, c. 10, cepimus à beatohl Synodus Antiochenairrita fuit, quia neque Juliug ei interfuit, neque in locum | nota apud om aliquem destinavit; cùm utiquè regula ecclesiastica jubent, non oportere
» Jul., epist. 1,0Rer sententiam romani Pontificis cencilia celebrari. Hist. tripartita, 1. 4, ©. 9. 9 Socrate, 1. 2, c. 15. — 5 Sozom., 1, 8, c. 8, — + Mansi, t, 3, p. 40.
24 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX. — Des, de l'èr
‘unique de Pierre, et que rien ne fût jamais en dissidence avec ne est chef 1, Dans la même lettre, le même disait au même : Comme ilv Le chics était libre de suspendre la décision des affaires majeures et des oh dictio: ses les plus difficiles, pour attendre notre sentence, il n’y avait ns, ou qu vous ni raison ni nécessité d’excéder vos pouvoirs ; d'autant plus aéest pas.
si l'accusé méritait une peine de cette nature (la déposition) , @Btre, prét deviez attendre notre réponse à votre consultation. Lors même qu àt qu'il s aurait commis quelque chose de très-grave , il failait attendre nf } seuleme
censure et ne rien décerner avant notre avis ?. Le pape saint G&ls ‘écrivait aux évêques de Dardanie, l’an 494 : Nous ne voulons} entièrement passer sous silence ce quel’Église sait par tout le moni& c’est que le Siége du bienheureux apôtre Pierre a le droit de déf ce qui a été lié par les sentences de quels pontifes que ce soit, attug que ce Siége a le pouvoir de juger de toute l'Église, et qu’il nf permis à personne de juger de son jugement ; car les canons 4, que FI voulu qu’on appelât à lui de toutes les parties du monde, et person et à n’a droit d'appeler de lui ailleurs *. En 865, le pape saint Nic pour lu ker cite et rappelle ces anciennes règles aux évêques des Gaules, sance qu avaient condamné injustement l’un d’entre eux #. En 1150, GrSui doit « résume äans son Décret la lettre du pape Nicolas, pour montrer tre Dieu ; les décrétales des Papes ont force de loi dans l'Église 5. ui est co
Or, que dit à cela Fleury ? En résumant la lettre du pape kimes de Nicolas, il passe sous silence les citations du concile de Sardiqét : 4° qu
s les néc:
: Rien ns, qui anons se dans] ente utili
ainsi que celles des papes saint Léon et saint Gélase, qui rappel ; 20 qu’ si nettement la règle de l'Église de rapporter au Pape toutes ies db ; 30 que ses majeures, notamment celles des évêques, pour le jugement divine. E
nitif; puis il soutient hardiment que les décrétales sur lesqu'Évangile s’appuient le pape Nicolas et le moine G:atien pour établir ces pé;à du te tentions nouvelles sont les fausses décrétales d'Isidore, dont l'infila loi de rance de ! critique ne leur permettait pas d’apercevoir l’impostu@ d'mère : Voilà comme Fleury fait preuve de science et de bonne foi. En qionde :. ( il est d'autant plus inexcusable, que, de son temps déjà et dansé Et pou ouvrage qui était à sa connaissance, le ministre protestant Blonherai 7. C non-seulement avouait, mais démontrait positivement que les iélirs Dieu, crétales dont parle Nicolas Ier ne sont pas les fausses décrétales lSrre. Ver: sidore, mais les décrétales vraies des Papes précédents 7. nie, Henri
Fleury en veut encore beaucoup à Gratien d’avoir dit que l'Égi Mur disait
ee
1S, Léon, apud Labbe, t. 3, epist. 84. Apud Mansi et Ballerini, epist. 14. —! M . 10, n. :
Léon, apud Labbe, t. 3, epist. 84. Apud Mansi et Ballerini, epist. 14. — 3 Géli à , D, 5. — epist. 13. — * Labbe, t. 8, p. 797-804. — % Decreli pars prima, distinctio EBRy, 1. 50, n.
5 Fieury, Ï, 60, n. 37; 1. 70, n. 28. — 7 Blondel, Pseudo.isidor. Pro omnia n €. 19, mel ac jusser
Av. LXIX. — De il issidence avec y, ne : Comme ilws ajeures et des «4 e, il n’y avait pod d'autant plus qi déposition) , wo} Lors même qi lait attendre ndk pape saint Gé 1s ne voulons} par tout le moniék le droit de dé que ce soit, atteg lise, et qu’il 14 car les canons f onde, et perso pape saint Nic es des Gaules, En 4150, Graï pour montrer.
lise 5. ; tre du pape icile de Sardiqi se, qui rappel ape toutes jes ci * le jugement di les sur lesquel ir établir ces pi dore, dont l'ini voir l’impostur Jonne foi. En qi s déjà et dansifi rotestant Blouil ement que les à ses décrétales th ents 7.
ir dit que l'Ésiff
rini, epist. 14.—#
epist. 14. — 3 Gékii prima, distinctio Rs
81 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 25
aine est au-dessus des canons !. Mais, à vrai dire, ce n’est là ne chicane de mois. Ce n’est, dit le docte Thomassin, qu’une
adiction apparente, de dire que le Pape est au-dessus des cas, ou qu'il y est assujetti ; qu’il est le maître des canons, ou qu'il l'est pas. Ceux qui le mettent au-dessns des canons, l'en font
aire, prétendent seulement qu’il en peut dispenser ; et ceux qui
ht qu’il soit au-dessus des canons ou qu’il en soit le maître veuseulement dire qu’il n’en peut dispenser que pour l'utilité et s les nécessités de l’Église 2, Ailleurs, il ajoute avec une égale sa- : Rien n’est plus conforme aux canons que le violement des ns, qui se fait pour un plus grand bien que l'observation même anons . Bossuet dit de son côté : Il n’y a rien que le Pape ne se dans le droit ecclésiastique, lorsque la nécessité ou bien une ente utilité le demande #.
e que Fleury ne reproche pas moins au pape saint Nicolas, à
Rien et à toute l’Église du moyen âge, ce sont trois maximes
| pour lui, sont très-norvelles. La première, qu’on ne doit l'osance qu’au prince qui a droit de commander ; la seconde, qu’on
Jui doit cette obéissance que dans les choses qui ne sont pas
e Dieu ; la troisième, que c’est au Pape et aux évêques à décider ui est contraire ou non à la loi divine 5. Mais pour blâmer ces imes de tous les siècles chrétiens, il faut supposer nécessairet : 40 que l’on doit obéir à l'usurpateur comme au prince légi- >; 20 qu’on doit lui obéir même dans les choses qui sont contre h; 30 que ce n’est point au Pape et aux évêques à expliquer la divine. En un mot, pour blämer ces maximes, il faut renverser Evangile et le bon sens.
éjà du temps de Salomon les impies disaient : Que notre force
D la loi de la justice $. L'empereur Caligula disait de même à sa
d'mère : Souvenez-vous que tout m'est permis, et envers tout onde *. Chaque fois qu’il donnait le baiser à sa femme, il ajou- F Et pourtant cette belle tête sera coupée aussitôt que je l’orerai 7. Ces maximes, aussi anciennes que la première rébellion rs Dieu, ne sont point encore oubliées parmi les puissants de rre. Vers l’an 1120, pendant le démélé de l’empereur teuto-
he, Henri V, avec le chef de l'Église de Dieu, l'avocat de l'em-
ur disait : L'empereur, telle est la loi vivante qui commande
. 10, n. 28. — * Thomass., Discipl. de V'Égl., part. 2, 1. 3, ©. 28. — +, D, 5. — * Défense, 1, 2, c. 20. — 5 Nicol., epist. 4. Labbe, t. 8, p. 487. 1 50, n.34. — Sit fortitudo nostra lex justitiæ. Sap., 2, 11. — 6 Me-
ac jussero, demetur. Ibid., n. 38.
udo.isidor. a: omnia mihi, etin omnes licere, Sueton., n. 29. — 7 Tam bona cervix,
26 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv.LXIX. — De LA
aux rois. Sous cette loi vivante sont tous les droits possibles. Cu
elle qui les châtie, qui les dissout
> qui les lie. L'empereur est l'y!
teur de la loi, et n’y est tenu
qu’autant qu’il veut bien. Son M plaisir est le règle du droit ‘, Ces maximes se retrouvent et chez k 4 empereurs de Constantinople, et chez les empereurs de German: et chez les Normands d'Angleterre : chez les Grecs, avec ph © d'hypocrisie; chez les Allemands, avec plus de brutalité ; chez LA Normands, avec plus de chicane. \ 1 En Allemagne, le siége de Magdebourg était vacant par le déx À de l'archevêque Frédéric, arrivé le 45me de janvier 4159, et il y «4 partage dans l'élection. Les uns élisaient le prévôt Gérard, les a4 tres le doyen. Pour terminer le différend, ils allèrent trouverler ? Frédéric Barberousse, qui était en. Saxe. Frédéric, n'ayant pu | 4 réunir, persuada au doyen et à son parti d’élire Guieman, évéq4 de Zeitz, encore jeune, mais noble; et, l’ayant fait venir, il l 4 donna l'investiture de l’archevêché de Magdebourg, sans. attendre|! confirmation du Pape. Une chronique ajoute que Guicman 1) Wicman, de.son côté, gagna quelques voix par ses présents 2, 0% pendant. les principaux évêques et archevêques d'Allemagne, pà complaisance pour le roi, écrivirent au pape Eugène III en fava de Guicman; mais le Pape, informé d’ailleurs par le prévot Géran! comment les choses. s'étaiont passées, leur répondit; par. la let suivante:: wi 0 : +0 Eugène, évêque, serviteur des serviteurs. de Dieu, :à ses vé
rables frères, les archevêques Éberhard de Salzbourg, Hartwic Brême et Hillin de Trèves; les évêques Éberhard de Bamberÿ: Herman de Constance, Henri de Ratisbonne, Otton de Frisingw"4 Conrad de Passau, Daniel de Prague, Anselme de Havelberg et Bud card d'Eichstædt, .salut et; bénédiction apostolique. Les lettres qu votre Prudence nous a adressées pour l'affaire de l’église de Mu À debourg, nous les avons reçues avec la bonté qui se.doit; mais, « * ayant pris lecture et connaissance, nous avons été rempli d’une su à prise et d’un étonnement extrême de ce que nous y avons vu ce À tenues des choses bien différentes de ce que le pontificat. vous in. pose pour devoir. Vous êtes établis par la divine Providence à A sommet de l'Église, pour expulser du milieu d’elle ce qui est nu 4 sible, et y conserver soigneusement ce qui est utile. Or, dans ceti 4
181 de l’èr
aire, COM:
s non à C ccorde av érite d'être terre ; et 1 oins droite pint persus mme un n ssant la mu ivant la c s un ame ôtres, qui.
ent de tout bôtres du d erre, se Ca Dieu plutô p penser & he cause qu itution de] pint les tra ns nécessit en pius gra , rien de.
vêque de 2 ince ; sans ersonne, sa e la plus g er dans l’ég ue nous n'i; ersonne, et e laissent al ffermi sur 1 pndement d ous laissere e la rectituc ons par les sorte, par
“ue Dieu a é legeque sub vivà sunt omnia ji psa ligat. Conditor est legis, neque debet lu ge libenter haberi, quidquid ei placuit juris ? #2 >part. 17, apud Baron., an. 1111. — 2 Chr É
“0 ! Ezech,, 13,
1 César lex viva stat resibus imperativa, dativa, Lex ea castigat, solvit, et i teneri ; sed sibi complacuit sub le instar erit.» Gottfr, Viterb. » Chron mont. Ser.
e l'Église, c ette cause ,
Le
LXIX, — Det MS 51 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 97
possibles. Ca æ aire, comme nous l'avons vu par vos lettres, vous avoz été attenr- Pereur est l'a! s non à ce qui est expédient pour l'Église de Dieu, non à ce qui bien. Son bi corde avec les ordonnances des saints canons, et: qui, par là, ivent et chez LSérite d'être approuvé du ciel, mais à ce qui plaît: aux princes de s de Germani terre; et vous, qui deviez ramener les esprits de leur intention ecs, Avec Pl oins droite, et leur montrer la voie du Seigneur, vous ne leur avez
italité ; chez ka bint persuadé la droiture, vous ne vous êtes point opposés à eux mme un mur pour la maison d'Israël; au contraire, les autres bâssant la muraille, vous l’avez crépie avec de la boue sans chaume, ivant la comparaison du Prophète !, que nous ne rappelons: pas s un amer chagrin. Ce n’est point aiasi que pensait le prince des Ôtres, qui, par sa confession de la foi, a mérité d’être le fondeent de toute l'Eglise. Comme les enfants du siècle menaçaient les ôtres du dernier supplice s'ils préchaient encore au nom de Jésus, erré, se confiant en, la vertu du Seigneur, répondit : 11 faut obéir Dieu plutôt qu'aux hommes ?; mais vous, pour n'avoir pas:l'air B penser aut. 1ent que les princes de la terre, vous favorisez
nt par le déc à 1182, et il y a Gérard, les x 4 it trouver ler *
n'ayant pu | 4 uieman,, évêqui ait .venir,. il 14 sans attendre|A e Guicman «à
présents ?. (Me cause que l'on regarde certainement comme contraire à:la con- Allemagne, nitution de l'Église et à la volonté divine : la loi de Dieu ne permet ne II en fav int les translations d’évêques sans une utilité manifeste et même prévat GéraBns nécessité ; de plus, elles doivent être précédées d’une concorde
it: par la let Sen pius grande du clergé et du peuple qué dans les autres élections ; - rien de.tout cela dans la translation de: notre vénérable frère, u, :à ses vé vêque de Zeitz : la seule chose qu'on y envisage, c'est la:faveur du rg» Hartwic ince ; sans considérer la nécessité de cette église, ni l'utilité, de la
de Bamber/ersonne, sans que le clergé le veuille, et même, on.le dit, malgré
n de Frisingu ue la plus grande partie réclame, vous dites qu'il faut le transplanvelberg et B pr dans l’église de Magdebourg. Ce qui nous étonne d’autant plus, Les lettres que nous n'ignorons pas de quelle gravité et de quelle science est la Église de My ersonne, et combien elle peut être utile à cette église. Que d’autres
doit; mais, a A
> laissent aller çà et là au souffle de la faveur temporelle, nous, npli. d’une su 4
fermi sur la solidité de cette pierre qui a mérité d’être posée pour
avons vu ce Mndement de l'Église, nous ne voulons pas plus que nous ne devons ficat. vous in Sous laisser emporter à tout vent de doctrine, nine nous laisser écarter Providence 4 ne la rectitude des saints canons : en conséquence, nous vous mane qui est n ons par les présentes de ne plus favoriser cette cause, mais de faire
Or, dans cet sorte, par vos exhortations auprès de notre très-cher fils Frédéric,
ue Dieu a élevé de nos jours à la royauté pour conserver la liberté e l'Église, qu’il se désiste de cette entreprise et cesse de favoriser tte cause contre Dieu, contre les saints canons et contre son de-
sunt omnia ji neque debet lt #4 ei placuit juris 1 1141, — 3 Chr Ë +0 ‘ Ezech,, 13, — 2 Act., 5.
28 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXIX. — Den MS! de l'èr
voir de roi; mais qu'il laisse à l’église de Magdebourg, aussi hi MRehevéque qu'aux autres églises du royaume que Dieu lui a commis, la 1 bassadeut faculté d'élire selon Dieu quiconque elle voudra, et de soutenir amateurs, le suite cette élection par sa faveur, comme il convient à la maje/iui accord royale. Quant à nous, si nous voyions que ce qu'il veut faire (: Si vous notre frère susdit fût fondé en raison, nous n'aurions garde de no 1° Saint : opposer ni à sa volonté, ni à votre demande ; mais nous né pouvo/Ms un cha acquiescer à aucune requête contre Dieu et contreles saints Mpallium et
nons {. Qu: pape À Dans cette lettre, qui est du 47me d’août 1152, ce que le Paperepn# abre, apré che aux évêques d'Allemagne, c’est qu'ils ne lui indiquaient aucu MU Jours raison canonique pour la translation de l'évêque de Zeitz à Magd |. frame bourg, et qu’ils n’agissaient en cela que par complaisance pour? pdrien IV. roi, ce dont convient naïvement Otton de Frisingue ?. Cette compliA ; Se sance humaine des évêques paraît en soi peu de chose; elle se À devenu néanmoins, pour l’Église et pour l'empire, une source de maux Plus bass calculables. or "onmal L'an 4153, le pape Eugène envoya des légats en Allemagne. C'édéiit ur as pour juger la cause de Henri, archevêque de Mayence, qui ét pant se | accusé depuis longtemps de dissiper les biens de son église, et d'avi Mes pa reçu plusieurs réprimandes sans se corriger. Les deux légats se trois no vèrent avec le roi Frédéric à Bamberg, où il célébra la fête de PRE . : ques, qui, cette année 1153, fut le 19me d'avril. Saint Bernard ayall 5 ue appris que l’archevêque de Mayence avait été cité devant les légatt É] s'arr êta leur écrivit en sa faveur, les priant, autant que la justice le permds FAIRE tait, de ne pas pousser à bout ce malheureux prélat, et d’avoir ég: mi | Oued à sa simplicité, dont on disait que de faux frères avaient abusé pou Re le surprendre %. Toutefois il fut déposé à la cour que le roi tint Lin : fs Worms à la Pentecôte de la même année; et le roi fit mettre à + d ï Le place, dans le siége de Mayence, Arnold, son chancelier, par l'élu Un me tion de quelques députés du clergé et du peuple, qui étaient ven: 2 Fe à cette cour. Les légats y déposèrent aussi, par la permission 44 a ft b roi, Burcard, évêque d’Eichstædt, accablé de vieillesse, comme inc à F se fit pable d'agir; mais, lorsqu'ils voulurent porter aussi leur jugemei$ t élu pou: contre l'archevêque de Magdebourg et quelques autres, le roi les «4 ais, quel empêcha et lesrenvoyachez eux. Henri, déposé du siége de Mayence nger à le: se retira en Saxe , dans un monastère de cisterciens » Où il mourie Mbrent deva pieusement le premier jour de septembre de la même année, oyant la « Le pape Anastase IV ayant succédé à Eugène III, le 9 juillet 115} da , S'appliq * Otton Fris., 1. 2, c. 8, apud Baron., an. 1152. — ? L, 2, c. 8. — 3 Bem. umer, a épisi. 302, — * Oiton, 1. 2, c. 9. Baron., an. 1153. .
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3 , j , ISE TH I ; Iv. LXIX, — De ma 81 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOL QUE 29
hevêque Wicman de Magdebourg se rendit à Rome avec les bassadeurs du roi Frédéric. Comme il ne se présentait point d’acateurs, le nouveau Pape ne lui refusa pas le pallium, mais il ne ui accorda pas non plus : il le mit sur l’autel de Saint-Pierre, et : Si vous êtes certain que votre élection a été canonique, prenez le saint autel les insignes de l'archiépiscopat. Wicman hési tait ; is un chanoine, qui l’accompagnait, s'approcha de l'autel, y prit ballium et le remit à son archevêque 1,
e pape Anastase IV mourut l’année 1154, le second jour de dénbre, après avoir tenu le Saint-Siége un an quatre mois et vingttre jours. Le lendemain, 3me de décembre, fut élu Pape, d’une unanime, le cardinal Nicolas, évêque d’Albane, qui prit le nom drien IV. Il tint le Saint-Siége quatre ans et neuf mois. Ce Pape it Anglais de nation, et c’est le seul. Anglais qui jusqu’à présent devenu Pape. Il monta, par son seul mérite, d’une des situations plus basses de la vie à la situation la plus élevée de la chrétienté, e nommait Nicolas Breck-Spère ou Brise-Lance. Son père Robert
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que le Pape rep diquaient aucw A le Zeitz à Magd ® plaisance pouriA 2, Cette compuà chose; elle se rce de maux ill
Bt ur pauvre serviteur d'église, qui se fit moine à Saint-Alban, ma dl sant ce fils en bas âge avec peu de bien. Étant devenu plus grand ai à d'a ayant pas de quoi aller aux écoles, il subsistait des aumônes du | ? 3
astère, où il venait tous les jours. Son père en eut honte ; et, lui nt fait des reproches de son peu de courage, il le chassa avec innation. Le jeune homme, pressé par la nécessité, passa la mer ; e trouvant pas son avantage en France, il alla jusqu’en Provence, pl s'arrêta au monastère de Saint-Ruf, près d'Avignon, occupé des chanoïnes réguliers. Il s’appliqua à gagner leurs bonnes grâces tous les services qu'il pouvait leur rendre ; et, comme il était bien de sa personne, sage en ses discours, prompt à exécuter les comsions, il se rendit agréable à toute la communauté. Ds le prièrent me de prendre leur habit, et il vécut plusieurs années parmi eux, un grand zèle pour la régularité. Il s'appliqua aux études et à pciure ; et, comme il avait l'esprit pénétrant et grande facilité à er, il fit beaucoup de progrès dans la science et dans l'éloquence. n, il se fit tellement estimer que, l'abbé Guillaume II étant mort, télu pour lui succéder.
ais, quelques années après, ils se repentirent d’avoir mis un égede Mayen à Jour tête; ils inventèrent contre lui des calomnies, et l’ac- , Où il murs rent devant le pape Eugène. Le Pape, ayant oui leurs plaintes 16 année " @Moyant la sagesse et la modestie avec lesquelles Nicolas se défen- 8 9 juillet 1151 gs » S’appliqua paternellement à les mettre en paix; et, les ayant
x légats se tro a la fête de PIS it Bernard aya levant les légaë istice le perme® , et d'avoir éguà aient abusé poi® que le roi tint* oi fit mettre à elier, par l'élu ii étaient venÿ \ permission d'à se, comme ini} | leur jugemerà res, le roi les #1
— 3 Bern.
, ©, 8. Bern aumer, t, 2, p. 6, à
[Liv.LXIX, — De 11
30 HISTOIRE UNIVERSELLE st de l’èr réconciliés, il les renvoya contents. Mais cette paix ne fut pas delu Æ, oreilles gue durée ; il s'éleva bientôt une tempête plus violente, et les chi ssipé le : noines de Saint-Ruf revinrent porter leurs plaintes au pape Eugh jouit, c qui finit par leur dire : Je sais quelle est la cause de cet oran, s'éley allez et choisissez quelqu'un avec qui vous puissiez vivre en Pa L'au jou: celui-ci ne vous sera plus à charge , je le nomme cardinal-évéqité de pr d’Albane. tienté. N
Le nouveau cardinal fut envoyé légat apostolique danslesroyaun otre hom
du Nord , le Danemark, la Suède et la Norwége. Ami de saint Hen@SS})iiremen évêque d'Upsal, et d'Eskil, archevêque de Lunden, il instruisit 1% une dév
soin dans la loi de. Dieu ces nations encore barbares. IL était bis de cha doux, patient, très-instruit dans le grec et le latin, éloquent, half je filss dans le chant. ecclésiastique, excellent prédicateur, lent à se fab us souh facile à pardonner, donnant avec joie et avec largesse, estimable e, que, ( tout. IL n’est pas surprenant que, doué de tant de vertus, il ft le milles Pape d’une voix unanime !. rbre de v
Cependant Arnauld de Bresce était à Rome, où il continues de vos tenir publiquement des discours séditieux, soutenu par des cit), que to
éatitude.
e souffle mes, ne ; ce qu'à écipice ] de notre ient, qu nt, qu'ils AU, sans :
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et que tc Ale, est tr née par 1 nous dé:
re sollici autrefoi 2s désire
puissants, principalement par des sénateurs. Quelques-uns de « qu’il avait séduits attaquèrent Gérard, prêtre-cardinal du titre Sainte-Pudentienne, comme il passait dans la rue Sacrée, all trouver le Pape, et le blessèrent dangereusement ; de quoi touté il guérit. C'est pourquoi le pape Adrien mit la ville de Rome en terdit, et on y cessa les offices divins jusqu’au mercredi de la semi sainte 4455. Le Pape demeurait cependant à Saint-Pierre , dan cité Léonine. Alors les sénateurs, pressés par le clergé et le peu vinrent trouver le Pape, et lui jurèrent sur les Évangiles qu'ils cl seraient de Rome et de son territoire Arnauld et ses sectateurs, ne rentraient dans l’obéissance du Pape. Ils furent chassés, l'inte levé, et tout le peuple en bénit Dieu. Le lendemain, qui éta jeudi saint, on accourut de toutes parts , selon la coutume, } recevoir l'absolution des péchés , et il vint aussi une grande 1 titude de pèlerins. Alors le Pape, accompagné d’'évêques, de caf naux et d’une grande troupe. de nobles, sortit de la ville Léonine il était demeuré depuis son exaltation ; et, passant au travers de Ra avec les applaudissements de tout le peuple, il arriva au palais Latran , où il célébr:. solennellement la fête de Pâques, qui, année, était le 27me de mars !. à Le roi d'Angleterre, c'était Henri [I ou Henri Plantagenet, ét
au nouveau Pape la lettre suivante : Une agréable nouvelle est
tépnsolatio:
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1 Apud Baron., 1154, — 2 Baron, an. 1154 et 1155.
v.LXIX, — Dei”
ne fut pas de lw'4 lente, et les chi au pape Eugèuf e de cet oragk ez vivre en pal
cardinal-évèqu
Bt de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 31
s oreilles. Votre récente exaltation, comme une radieuse aurore, ssipé le sombre deuil de l'Église romaine. La Chaire apostolique éjouit, consolée de sa viduité. Toutes les églises se réjouissent, nt s'élever une lumière nouvelle, et attendant qu'elle grandisse u'au jour parfait. Mais notre Occident surtout se réjouit d’avoir ité de produire à l'univers cette lumière nouvelle, ce soleil de la tienté. Nous donc, Saint-Père, nous conjouissant extrêmement otre honneur, et en bénissant la majesté divine, nous découvrons lièrement à votre Paternité les vœux que nous formons pour elle une dévotion filiale; car si un: fils charnel découvre avec cone de charnels sentiments à son père, avec combien plus de cone le fils spirituel ne peut-il pas lui découvrir de spirituels désirs ? us souhäitons entre autres choses, avec une ardeur non mée, que, comme la main dé Dieu’a transplanté de notre terre le milieu de son paradis votre révérendissime personne, comme bre de vie, vous vous appliquiez à nourrir si bien toutes les es de'vos fruits salutaires, les bonnes œuvres et les bonnes docs, que toutes les nations appellent bienheureuse la nation de voéatitude. Ce que nous ne souhaitons pas moins vivement, c’est e soufïle des tempêtes, qui a coutume d'assaillir les dignités mes, ne vous détourne jamais de l'amour de la sairiteté, de y ce qu'à Dieu ne plaise, qu’une dignité plus haute ne mène à écipice plus profond. Voici encore ce que nous désirons du de notre cœur : comme l'ordonnance de toutes les églises vous ient, que vous ordonniez sans retard des cardinaux tels qu'ils t, qu'ils veuillent et qu’ils puissent vous aider à porter votre au, sans aucun égard à la parenté, à la noblesse, à la puissance, raignant Dieu, haïssant l’avarice, ayant soif de la justice et nt du zèle des âmes. De plus, comme l’indignité des ministres xcessivement aux églises, que vous veilliez avec une souveraine tude, lorsqu'on s’adresse à votre Providence pour la collation gnités et des prébendes, à ce que nul indigne ne se jette dans
imoine du Crucifié. Ensuite, comme la terre bienheureuse,
été consacrée par la naissance, la vie et le sang du Rédemp-
et que tous les Chrétiens doivent vénérer avec une dévotion
Ale, est troublée sans cesse par les incursions des infidèles, et
née par leurs abominations, ainsi que vous l’avez vu de vos
nous désirons vivement que vous employiez toutes les forces
re sollicitude à sa délivrance. Quant à l'empire de Constanti-
autrefois si illustre, maintenant si désolé, qui est-ce qui ne
es désirer que, par les soins de votre prudence, il ne reçoive
pnsolation opportune ? Car, et pour votre honneur et pour
dans les royauni ni de. saint Hen , il instruisit ay res. IL était bi , éloquent, half , lent à se fâché esse, estimable e vertus, il fût
où il continu u par des citoy lques-uns de ardinal du titre rue Sacrée, all 3 de quoi toutd lle de Rome en redi de la sem nt-Pierre , dan clergé et le peu angiles qu'ils cl ses sectateurs, t chassés, l’inta lemain, qui éta la coutume, ?
une grande 1 "évêques, de ce la ville Léonine au travers de Ra arriva au palaïlé Pâques, qui,
Plantagenet, éd e nouvelle est \
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