RAY
LE RTS lo a Cu,
181 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv.LXX. — De 119, MR 41198
vassal, Ayant rompu le traité peu de jours après, il est fait prison. Mi mans. nier, chargé de chaines d'argent; et Richard, s'étant emparé de MR voure toute l’île, y célèbre son mariage avec Bérengère de Navarre. adentr Parti de Chypre pour les côtes de Syrie, il rencontre un vaisseau Murs 1 musulman monte par des guerriers intrépides et chargé de toutes Dan sortes de provisions de guerre. A la suite d’un combat meurtrier, le Mpment vaisseau disparaît, englouti dans les flots, et la nouvelle de cette Boulu victoire précéda Richard au camp des Chrétiens. Son arrivée fut cé. MRichar lébrée par des feux de joie allumés dans les campagnes de Ptolé- Mconqué mais. . ne fut Ce que la poésie ancienne raconte du siége de Troie, on le vit alors PM fure au siége de Ptolémaïs, mais avec des proportions beaucoup plus chard é grandes. D'un côté, l’Europe chrétienne en armes ; de l'autre, Biue.sor l'Égypte et l'Asie mahométane. Il s'agissait bien moins de la prise MAUne se d’une ville que de l'empire du monde. Le monde sera-t-il dominé par Bfprétenti la civilisation chrétienne ou par la barbarie musulmane ? Le maho- Bi la F3 métisme, qui déjà avait étendu sur l'Asie et l'Afrique les ténèbres de Bqiue Gui l'ignorance et de la barbarie qui les enveloppent encore, allait-i, Mes desc comme le pensait Saladin, étouffer jusqu’en Europe les lumières et orsqu'u la civilisation du christianisme, et replonger l'univers dans l'antique M ville, chaos où les ténèbres couvraient la face de l’abîme ? Voilà de quoi Pie Salad ilest question entre la chrétienté et le mahométisme, depuis les Bftns, qu jours de Charles-Martel jusqu’à nos jours. 4 autre Devant Ptolémais la lutte fut longue, et, de part et d'autre, glo- Billes. rieuse. Les principaux champions étaient dignes de leur poste. C'é- A Le !sié tait le roi de France, Philippe-Auguste, brave et magnifique ; c'était EF visés ï le roi d'Angleterre, Richard Cœur-de-lion, brave et magnifique Madin o jusqu’à l'excès ; c'était le sultan Saladin, admirateur de l’un et dem les vit l’autre, et digne de rivaliser avec eux. à alavres On se battait à peu près tous les jours et tout de bon; les rois yhrsparle étaient des premiers. Cependant, au milieu de ces combats, une F'oyan! atmosphère de politesse chrétienne pénétrait jusque dans le campft' vie } des Turcs. Les deux rois de France et d'Angleterre étant tombésndre au malades, Saladin leur offrit des fruits de Damas, et eux lui donnè-Bits ; ils rent en présent des bijoux d'Europe. Pendant le cours du siége, on célébra, dans la plaine de Ptolémais, plusieurs tournois ou jeu militaires : on y invitait les Musulmans. Les champions des deux partis, avant d'entrer en lice, se haranguaient les uns les autres ; le vainqueur était porté en triomphe, et le vaincu racheté comme pri sonnier de guerre. Dans ces fêtes guerrières qui réunissaient les deux nations, les Francs dansaient souvent au son des instruments arabes, et leurs ménestrels chantaient ensuite pour faire danser les Musul-
Bioposait ue profor Mouverait
Liv, LXX. — De 1181 Ma 1198 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 185
, ilest fait prison. M mans. Enfin, les Musulmans conçurent une si haute idée de la brapertes emparé de MRvoure et de la générosité des chevaliers chrétiens, que plusieurs rod: Navédté. 2 l'entre Eux, ÿ Compris Saladin, voulurent être armés chevaliers de contre un vaisseau MR lurs Nes He Lu | / t chargé de toutes Dans l’armée chrétienne, il y eut quelques dissensions, première- >mbat meurtrier, le Mfment entre les rois de France et d'Angleterre. Philippe n avait pas nouvelle de cette soulu prendre une ville, afin d'en partager la conquête avec Richard : Son arrivée fut cé. MRichard venait de prendre un royaume, sans vouloir en partager la npagnes de Ptolé- MMtonquête avec Philippe. Tous deux amis intimes tant que Richard ie fut que prince, leur amitié souffrit des intérêts politiques quand is furent tous deux rois. Jeunes, avides de gloire l'un et l’autre, Rihard était vassal de Philippe, mais vassal plus puissant et plus riche qiue.Son suzerain, et d’une fierté qui plus d’une fois blessa les autres. Une seconde cause de dissensions parmi les Chrétiens, étaient les Mrrétentions opposées de Gui de Lusignan et de Conrad de Montferrat ila royauté de Jérusalem. Après de longues discussions, on décida que Gui conserverait le titre de roi pendant sa vie, et que Conrad et ks descendants lui succéderaient. On convint en même temps que, brsqu'un des deux monarques de France ei d'Angleterre attaquerait à ville, l’autre veillerait à la sûreté du camp et contiendrait l'armée Mie Saladin. Cette convention rétablit l'harmonie ; les guerriers chréeus, qui avaient été sur le point de prendre les armes les uns contre ds autres, ne se disputèrent plus que la gloire de vaincre les in- , Miièles.
sa su LA LA Le!siége fut repris avec une nouvelle ardeur. Chaque jour les magnifique ; c'était FR visés redoublaient d'efforts, et tour à tour repoussaient l’armée de we et magnifique jiadin ou menaçaïent la ville de Ptolémaïs. Dans unde leurs assauts, ateur de l’un et dem les vit combler les fossés de la place avec leurs chevaux morts et les milavres deleurs compagnons tombés sous le fer de l'ennemi ouenle-
Mis par les maladies. Enfin les assiégés, ne recevant plus de secours et ; svoyant plus de moyens de résistance, ne songèrent plus qu’à sauver Qur vie par une capitulation » Qui fut acceptée. Ils promettaient de Mdre aux Francs le boïs de la vraie croix, avec seize cents prisonet eux lui donnè-Bts ; ils s’engagèrent en outre à payer deux cent mille pièces d’or ours du siége, on] an chefs de l'armée chrétienne. Des otages et tout le peuple de Ptotournois ou jeutiii is devaient rester au pouvoir du vainqueur Jusqu'à l'entière mpions des deux écution du traité, nas
uns les autres ; le@ Un soldat musulman s'échappa de la ville et vint annoncer à Sacheté comme pri-@lin que la garnison était forcée de capituler. Le sultan, qui se nissaierit: lésrdéux Dhoposait de tenter un dernier effort, apprit cette nouvelle avec struments arabes. Bat profonde douleur. Il convoqua son conseil pour savoir sil apdanser les Musul-BMuYerait la capitulation ; mais à peine les principaux émirs
roie, on le vit alors & ns beaucoup plus rmes ; de l’autre, à moins de la prise } era-t-il dominé par B 11mane ? Le mahoque les ténèbres de it encore, allait-il, pe les lumières et vers dans l'antique ne ? Voilà de quoi étisme, depuis les
de bon; les rois y es combats, une sque dans le camp rre étant tombés
Re ITS | RE mo Re :
re
486 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXX. — Dotig:
étaient réunis dans sa tente, qu’on vit flotter sur les murs etles tours de Ptolémais les étendards des croisés. C'était le 43we de juillet 1194, après plus de deux ans de siége.
Après la reddition de la place, les Chrétiens firent nettoyer par leurs prisonniers les églises changées en mosquées, et elles furent réconciliées, le 46% du même mois, par Alard, évêque de Vérone,
cardinal-légat du Saint-Siége, assisté des archevêques de Tyr, de À
Pise et d’Auch, avec les évêques de Salisburi , d'Évreux, de Bayonne, de Tripoli, de Chartres et de Beauvais. Les deux rois avaient ordonné que tous les Musulmans qui se feraient baptiser seraient mis en liberté ; mais comme on vit qu'ils ne le faisaient que par la crainte de la mort, et qu'ils allaient aussitôt trouver Saladin, renonçant au christianisme, on défendit d’en baptiser davantage.
Après la prise de Ptolémaïs, le roi de France, se trouvant malade, et d'ailleurs mal satisfait du roi d'Angleterre, se rembarqua pour l'Europe le dernier jour de juillet, laissant le commandement de dix mille pèlerins français à Hugues III, duc de Bourgogne, qui mourut à Tyr l’année suivante, 1192. Le roi Philippe-Auguste prit terre à
Otrante le 10me d'octobre 1191, et vint à Rome, où le pape Célestin
traités chère Ærélevi sirent rent e projet 1 Del à rent vi fat un: les har Apassag bre de périrer Aroupe livait e Morts.
iressai An hér.
le reçut avec honneur et le défraya pendant huit jours. Il fit de À grandes plaintes contre le roi d'Angleterre, et se fit absoudre de son k vœu, lui et les siens, parce qu'ils n’en avaient pas accompli le temps.
Le Pape leur donna même des palmes et des croix pendues au #
cou, les déclarant pèlerins. Le roi Philippe arriva en France vers la fête de Noël, qu’il célébra à Fontainebleau.
À Ptolémais, le roi Richard, par sa hauteur, offensa encore d'au
tres princes, particulièrement le duc Léopold d'Autriche, qui alors 4
dissimula son ressentiment, mais, depuis, se vengea d’une manière cruelle.
Richard restait seul chargé de faire exécuter la capitulation. Plug d'un mois s'était écoulé, et Saladin ne payait point les deux cent millé Lou
pièces d'or qu’on avait promises en son nom : il n’avait point rend le bois de la vraie croix, et les prisonniers chrétiens qu'il devait dé livrer étaient encore dans les fers; plusieurs même avaient été tués à coups de traits et de flèches. D’après les chroniques arabes, Saladi fut sommé plusieurs fois d'accomplir ses promesses; les Chrétiens le menacèrent plusieurs fois de mettre à mort les Musulmans qu
avaient entre les mains, s’il ne remplissait les conditions des traités À la fin, voyant que les menaces ne produisaient aucun effet, il firent sortir de la ville deux mille sept cents prisonniers musulman
et, à la vue du camp de Saladin, leur firent subir !a peine du talion #
pour venger la mort des prisonniers chrétiens, Cette inexécution de
[Liv, LXX. — Dotist
les murs et les tours 13e de juillet1194,
11198 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 487
traités nuisit à Saladin dans l'esprit des siens mâmes. Ils lui reprochèrent, et à lui seul, la mort de leurs frères, Les plaintes mêmes qui Ms élevèrent à ce sujet contre lui, parmi ses émirs et ses soldats, nuifirent nettoyer par Miirent beaucoup, dans la suite, au succès de ses armes, et le forcèes, et elles furent Mzent enfin de terminer la guerre, sans avoir pu, comme il en avait le évêque de Vérone, Bi projet, anéantir les colonies chrétiennes de la Syrie 1. vêques de Tyr, de 4 De Ptolémaïs, les Chrétiens, au nombre de cent mille, s'avancèvreux, de Bayonne, Mint vers Joppé, sous le commandement de Richard. Leur marche ois avaient ordonné Mit une suite continuelle d’escarmouches contre les Musulmans, qui seraient mis en li- Mks harcelaient sans cesse de tous côtés et leur fermaient tous les ue par la crainte de Massages. Dans cette marche pénible, l’armée perdit un grand nomadin, renonçant au Mhre de chevaux blessés par les traits de l'ennemi ; plusieurs soldats ge. qrérirent de fatigue. Lorsqu'un pèlerin rendait le dernier soupir, la se trouvant malade, Miroupe à laquelle il appartenait l'ensevelissait au lieu même où il se rembarqua pour BMivait expiré, et poursuivait sa route en chantant les hymnes des amandement de dix Mnorts. L'armée faisait à peine trois lieues par jour; chaque soir elle gogne, qui mourut EMressait ses tentes ; avant que les soldats se livrassent au sommeil, \uguste prit terre à Ain héraut d'armes criait dans tout le camp : Seigneur, secourez le où le pape Célestin@uint sépulcre! 11 prononçait trois fois ces paroles; toute l’armée uit jours. IL fit des répétait, en levant les yeux et les mains vers le ciel. Le lendefit absoudre de son@Mmain, à la pointe du jour, le char qui portait l'étendard de l’armée accompli le temps.BM'ébranlait au signal des chefs; les croisés s’avanÇçaient en silence; et croix pendues aus prêtres, dans leurs chants religieux, rappelaient les voyages, les a en France vers I: { wuffrances, les périls d'Israël marchant à la conquête de la terre promise.
ffensa encore d'au Î A peu de distance de Césarée, Richard fut atteint d’une flèche au Autriche, qui alor@ltôté gauche. L'armée chrétienne avait toujours la mer à sa droite; igea d’une manièr@i sa gauche s’élevaient des montagnes couvertes de guerriers : ausul- Dlnans. Les croisés traversèrent une forêt de chênes que les chronia capitulation. Plug qeurs appellent la forêt d'Arsur ; et, toujours serrant leurs rangs, & les deux centmill@hmjours prêts à combattre, ils arrivèrent à la rivière de Rochetalie, n'avait point rend ppelée Leddar par les Arabes, Dans ces plaines, deux cent mille ens qu'il devait déS Jusulmans attendaient l’armée chrétienne pour lui disputer le pas- 1e avaient été tués @luge ou lui livrer une bataille décisive. es arabes, Saladié, Lorsqu'on aperçut les ennemis, le roi Richard se prépara au comesses; les Chrétien@, ht, sans interrompre sa: marche. 11 donna l’ordre de rester sur la s Musulmans qu'il \léfensive et de ne se porter contre l'ennemi qu’au signal qui devait iditions des traités Bhire donné par. six trompettes : deux à la tête de l’armée, deux au nt aucun effet, IS entre, deux à l’arrière-garde, Ce signal était impatiemment attennniers musulman : les barons et les chevaliers pouvaient tout supporter, excepté :a peine du talion
tte inexécution de
! Michaud, t. 2.
RS | em LE Lt