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32 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv LXIX. — De MRBt de l'ère
l'utilité commune, nous devons désirer que vous, qui par la m@piége. Pi motion divine, présidez à l'Église universelle, vous veilliez assis l'art or ment au bon règlement et à la réformation de toutes les églisiogne, il
Nous espérons du Seigneur que, comme par le passé, élevé, paoquence
main de Dieu de vertu en vertu et d'honneur en honneur, vous adiie à la mé brillé d'un éclat toujours plus grand, arrivé maintenant au faite Mis, où, r la sublimité apostolique, vous aurez soin d'éclairer et d’échauffe de de la t bien les églises qui vous sont soumises, que nul ne puisse se cadfiiides bons de votre lumière et de votre chaleur, et qu'après votre décès vit fait de laisserez de telles traces de sainteté, que la terre de votre naissan@r vanité qui se réjouit de votre heureuse origine, puisse se glorifisr plus hiRuve, il dit
reusement encore dans le Seigneur de votre fin bienheureuse, PSpmément
fin, nous supplions votre Paternité de vouloir bien, et devant Ds lettres et devant les hommes, se souvenir de nous, de nos amis et de no vaient av royaume f, Aa lettre d
On voit, par cette lettre, quelle idée les rois de la terre avaient {re savant Pape, füt-il de ia plus humble extraction. Il était le chef de la ch célèbre, tienté, il était le père des rois et des peuples, il était le médiadis la ville entre l'Orient et l'Occident ; il devait pourvoir à la paix du mordiipore jeune défendre la chrétienté au dehors contre les infidèles, l’édifier au@@rs élémer dans par l’exemple de toutes les vertus, par le choix d'évêéquelille sur la r de prélats dignes de leur haut rang ; ses conseillers, les cardina@on. Abail devaient être aussi éminents par leurs bonnes qualités que par s, gran place, que d'He
Adrien IV, cet enfant réduit à mendier son pain, parvenu à hÉÆIlaume de gnité suprême, se montra aussi grand que sa dignité. Les riches@ortifier da les honneurs ne l’éblouirent point ; il n’en profita ni pour lifhelques en pour sa famille. Quand il mourut, en 1159, après avoir ennance ; pui l'Église romaine, sa mère vivait encore aussi pauvre : il n’avaitMibert de la | autre chose pour elle que de la recommander aux charités de l'éiPoissy. Je de Cantorbéri ?. Madant près
Comme la lettre du roi d'Angleterre au ‘Pape se trouve paliis en Angl les lettres do Pierre de Blois, on peut croire qu'il en fut le rédéipelain et s teur. Pierre, surnommé de Blois, du lieu de sa naissance, seBlusieurs a tingua dans le monde et dans l’Église par son savoir et sa velipape Adric
Dès qu’il fut en âge de s'appliquer, il vint à Paris se former di. Jean de
les arts libéraux et dans les belles-lettres. Il se trouva du goût piène III l’a la poésie, mais il abusa de son talent à cet égard, l’employalporter la composer des chansons amoureuses. Dieu , par sa grâce, le tin MMBape Adrie
trouva le
{ Apud Baron., an, 1154, Inter Episf, Pot, Blesens,, epist, 168, — Cr | an. 1159. *
oir Ceillier,
iv, LXIX. — Del
, qui par la us veilliez assid toutes les égi assé, élevé, par!
onneur, VOUS 4 tenant au faite | ret d'échaufe!
1 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 33
piége. Pierre l'en remercie dans une de ses lettres. 11 réussit aussi s l'art oratoire et dans la jurisprudence ; c’est pourquoi, étant à ogne, il faisait souvent, à la prière de ses disciples, des discours oquence en présence dès jeunes jurisconsultes, Il s’appliqua ene à la médecine et aux mathématiques. De Bologne il retourna à is, où, renonçant pour toujours aux beaux-arts, il fit son unique de de la théologie, Avec un esprit solide, il devint en peu d'années
e puisse se cadiiides bons théologiens de son époque. On voit, par ses écrits, qu’il votre décès vit fait de grands progrès dans l'étude de l’Écriture sainte. Sans le votre naissan vanité de ses talents, mais uniquement pour en donner une glorifier plus bBuve, il dit qu’il lui était arrivé, en présence de plusieurs personnes,
ienheureuse, Hi n, et devant IK s amis et de no
mément l'archevêque de Cantorbéri, de dicter en même temps s lettres sur diverses matières à trois scribes différents, et qui vaient avec célérité 1,
a lettre du roi d'Angleterre fut portée au pape Adrien par un e savant que Pierre avait eu pour mpître, Jean de Sarisbéri, doccélèbre, depuis évêque de Chartres, 11 était né en Angleterre, s la ville de Sarisbéri ou Salisburi, dont il porta le nom. Étant pre jeune, il vint étudier à Paris, l’an 4137, où il apprit les prers éléments de la dialectique sous Abailard, qui tenait alors son le sur la montagne de Sainte-Geneviève, avec beaucoup de répuon. Abailard s’étant retiré, Jean suivit les leçons d'Albéric de ms, grand dialecticien, et de Robert de Melun, Anglais, depuis que d’Herford. Il étudia ensuite la grammaire dans l’école de laume de Conques, et la rhétorique sous Richard l’évêque. Pour ortifier dans toutes ses études , il en donna lui-même des leçons elques enfants nobles, qui, de leur côté, lui fournissaient sa subance ; puis il étudia de nouveau la logique et la théologie sous pert de la Porrée, et la théologie seule sous Robert Pullus et Jean
la terre avaient le chef de la chi était le médiat a paix du motf es, l’édifier auf hoix d'évéque rs, les cardinii ilités que par
1, parvenu à ha lité. Les riches ta ni pour lu près avoir enn vre : il n’avait|
charités de l'éiPoissy. Jean de Salisburi s’occupa de toutes ces diverses études dant près de douze ans , c’est-à-dire jusqu’en 1149. Il retourna se trouve pales en Angleterre, où Thibaud, archevêque de Cantorbéri, le fit son
1 en fut le rédé naissance, se il savoir et sa vel ris se former d uva du goûtp rd, l’employaf à grâce, le tin
elain et son secrétaire : cela se voit par les vingt-deux premières lusieurs autres de ses lettres, qu'il écrivit, au nom de Thibaud, pape Adrien IV, qui tint le Saint-Siége depuis .’an 1154 jusqu’en D. Jean de Salisburi avait déjà fait le voyage de Rome, et le pape ène III l'avait honoré de son estime, Il fut donc chargé, l’an 1154, porter la lettre du roi d'Angleterre à son ami et son compatriote ape Adrien.
trouva le Pape à Bénévent, et demeura près de lui environ trois let, 168, — 12
oir Ceillier, t, 23, p. 206, et Biblioth. PP,,t. 24, p.91. XVI,
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1181 de l'èr mois. Adrien l'avait en telle affection, qu'il l’admettait à sa table 4
1 ère, ce que
qu'il voulait qu'ils eussent le même verre et la même assiette 1, Dy M Li leurs entretiens d'amis, le Pape, lui ouvrant son cœur, lui av Et qu ‘il avait trouvé tant de misères dans le Saint-Siége, que toutes k A hirassé, réf LA L .
peines qu’il avait souffertes précédemment lui semblaient, en comp Lo Fr va raison, une douceur et une félicité. Il aurait mieux aimé n'être ÿ. anquer au
mais sorti d'Angleterre, ou être demeuré perpétuellement caché du le cloître de Saint-Ruf, que de s’être jeté dans de tels embarras ; mil il n'avait osé résister à la Providence. Pour montrer qu’en s *élévail par degrés il n’était pas devenu plus heureux, il disait : Le Seigne m'a toujours fait croître entre le marteau et lénulhiné: et maintenuf ) il mettra, s’il lui plaît, sa main sous le fardeau dont il m’a chargil
hinte-Poter r il soutier avarice qu iquement d gène. Je d
ai vu nulle
car il m'est insupportable. 4 l'avarice q Un jour le Pape demanda familièrement à Jean de Salisburi A hesses en E que l'on disait de lui et de l’Église romaine. Jean lui répondit D nt-Damier liberté : Plusieurs disent que l'Église romaine, qui est la mère f à itre. Qui : toutes les autres, ne s’en montre pas tant la mère que la marâtre. (M bstenait m y voit des scribes et des pharisiens, qui mettent sur les épaules avitéetla n autres des fardeaux excessifs, où eux-mêmes ne touchent pas Wigion. Puis bout du doigt. Ils dominent sur le clergé, sans se rendre l'exemjl re ce que y du troupeau ; ils amassent des meubles précieux et chargent lewi Le vous faite tables d’or et d'argent , et toutefois ils sont avares pour eux-même ue ou schi: Ils ne donnent point d'accès aux pauvres, sinon quelquefois par wi int les œuvr nité. Ils font des concessions sur les églises, ils excitent des proc Ait nombre commettent ensémble ‘e clergé et le peuple, et croient que toutel iverselle. À religion consiste à s’enrichir. Tout y est vénal, la justice même, pent tout ils imitent les démons, en ce qu'ils semblent faire bien quandik evés de pei cessent de nuire ; on en excepte un petit nombre, qui remplissenth me corrom nom et l'office dé pasteur. Le Pontife romain lui-même est à chan à, la charge
à tout le monde, et presque intolérable. On se plaint qu’il bâtit di palais, tandis que les églises tombent en ruine, et qu’il marche on" d'or et de pourpre, tandis que les autels sont négligés. Les palais de Pontifes sont magnifiques, tandis que l'Église du Christ se salit ent S autres, si v leurs mains. Ils dépouillent les provinces, comme s'ils voulaient ri s applaudit nouveler les trésors de Crésus. Mais le Très-Haut sait bien les tons s êtes Père car ils ont été livrés eux-mêmes en proie à d’autres, et souvent at plus vils des hommes. Et je pense que tant qu'ils s’égareront ain mains, vos « hors de la bonne voie, la verge du Seigneur ne leur manquera pi à S présents : « car, suivant sa parole, ils seront jugés comme ils auront jugé LA nt-Père, ho: autres, on se servira envers eux de leur propre mesure. Voilà, Saif
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en cherchar bi ce que vou
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nt, donnez-] 4e Pape se p 1 Metalogicus. Muelle il lui p