‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 5)Chapitre 15 sur 97 · PS AURA EL · texte numérisé non relu

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52 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXV. — De 1278 ne ‘706 de l’êre cl

Marie-Thérèse et François 4er, règnént encore sur le trône impérial Mi 4 !'pursea le d'Autriche et dans d’autres contrées. Avec la royale maison deh M taient, et défes France, c’est la plus illustre de la chrétienté. 1 des villes. Tell

Le père de Rodolphe, Albert le Sage, comte de Habsbourg, avait @ | leur de Rodolf pris la croix, et était mort en Palestine l’an 1240. Son fils, né 1e A seS POSsessions {er mai 1218, était pieux et vaillant comme un vrai chevalier de a M (v Unterwalden croix. Sa dévotion toucha vivement les habitants de Zurich, lors. 2 chef. Les citoy qu'un jour de fête il montra au peuple assemblé les monuments de! M lui confièrent | la passion du Sauveur. Le nouvel ordre des ermites de saint Au.L# dans des hostil

gustin, établi dans cette ville, le célébra comme son patron et sonki duit par sa vigi bienfaiteur, ainsi que plusieurs monastères. Il avait pour confesseur 4 L'an 1275, il un frère Mineur nommé Werner, qui resta près de luitoute sa vie: @du meurtre qu il avait continuellement avec lui un autre religieux du même ordre,lA famille ; une su qui était capable de grandes affaires. Du même ordre était frèm/Mle différend pa Bertold de Ratisbonne, que le peuple de toute la Thurgovie écoutailM cette trêve, lors prècher avec tant de zèle au milieu des champs, que plusieurs $h#s0n neveu, le F levaient au milieu de l'assemblée et faisaient leur confession pu: #P4" Henri de | blique, et que des fils de pères injustes restituaient les châteaux À duels venaient t usurpés 1. | + @le 30 septembre Filleul de l'empereur Frédéric II, son parent, Rodolphe passb"ertu et de sa s: ses premières années dans les camps. Il était d’une grande et belle ner l'empire ger taille, et d’une force extraordinaire. Il fut instruit de bonne heur! À La nouvelle dans tous les exercices militaires, et il y excellait. Sa physionomie) MS0IrE X avait el habituellement grave, devenait prévenante et inspirait la confiangh@dans l'élection c dès que quelqu'un voulait lui parler. D'un esprit gai et calme, ip@il en désignerait aimait la plaisanterie. Dans la vie, il aimait la simplicité; jamais ip@eurs s'assemblè ne mangea de mets délicats; ilétaitencore plus sobre dans le boireb@ohême. L'arct en campagne, il apaisa sa faim avec des navets crus, et, de la mêm# lbsbourg, loua main quiremporta seize victoires, ses guerriers le virent rapiécer soil pourpoint 2. Devenu son maître à l’âge de vingt-deux ans, par li mort de son père, on dit qu’il ne fut pas toujours fidèle à sa femme 0 Cologne et de Gertrude de Frobourg et de Hohenberg, dont il eut dix enfants. Élei @° marquis de Br dans les camps, il aima d’abord trop la guerre, la fit quelquetoif dernier jour di avec trop de dureté. Ayant brûlé un monastère dans un des faub@f temps, il alla bourgs de Bâle, il fut excommunié par le pape Innocent IV. Poub#rent de fidélité. obtenir son absolution, il se croisa contre les païens de la Prusse} valent point le sous le roi de Bot ‘me Ottocare. Avecile temps, il se corrigea de sepdf °° le signe pa défauts, et n’empi.,a plus ses armes que pour la justice et le ie! vira de sceptre public. neurs ecclésiasti Ænnellement co 4 Jean de Muller, Hist. de la Suisse, t. 4, p. 529, édition allemande de Reut ! ling, 1824. — * Ibid., p. 507, L: Raynald, 1273, nr

. — De 1910 0 « «276 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 53

e impéria Il Pürgca les grands chemins des nombreux bandits qui les infesmaison dei taient, et défendit, contre la tyrannie de certains nobles, les citoyens 0 des villes. Telle étañ l'opinion qu’on avait de la justice et de la vaourg, avait ‘1 leur de Rodolphe, qu'il se concilia la confiance des républiques dont fils, né le A ses possessions étaient voisines. Les belliqueux montagnards d'Uri, aliér de k LM d'Unterwalden et de Schwytz le Choisirent pour protecteur et pour irich, lors. LÀ chef. Les citoyens de Zurich le nommèrent leur préfet, en 1265, et uments de À lui confièrent le commandement de leurs troupes ; ce qui l’engagea saint Au. 2 dans des hostilités contre plusieurs seigneurs puissants, qu'il vainron et son! quit par sa vigilance et son activité, non moins que par sa valeur. confesseur © L'an 1273, il faisait la guerre à la ville de Bâle, pour avoir raison té sn: vie du meurtre qu'on y avait fait de plusieurs jeunes seigneurs de sa se rat el 1 famille ; une suspension d armes avait été conclue pour accommoder était frère Ale différend par un arbitrage. Rodolphe attendait l'expiration de cette trêve, lorsque, étant dans sa tente, à minuit, il fut réveillé par son neveu, le prince de Hohenzollern, burgrave de Nuremberg, et fession pu-LAPA" Henri de Pappenheim, maréchal héréditaire de l'empire, les- $ châteaux quels venaient tous deux de F rancfort-sar-le-Mein, lui annoncer que, + le 30 septembre 1273, les princes électeurs, en considération de sa Lvertu et de sa sagesse, l’avaient élu roi des Romains, pour gouverner l'empire germanique.

La nouvelle était aussi vraie qu'inattendue. Le saint pape Gréoire X avait envoyé ordre aux électeurs de l'empire de s’accorder ans l'élection d’un roi, pour donner un défenseur à l'Église, sinon Ml en désignerait un lui-même de son autorité apostolique. Les électeurs s’assemblèrent donc tous à Francfort, hormis Ottocare, roi de

vie écoutail} j lusieurs se}

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. . | # ; Jamais M à le boirek@Bohême. L’archevêque de Mayence proposa Rodolphe, comte de le la: même absbourg, louant son courage et sa sagesse, et soutenant que ces

ualités étaient préférables aux richesses et à la puissance des autres ue l’on proposait. Il attira d’abord à son sentiment les archevêques \ sa femme Cologne et de Trèves, puis le duc de Bavière, le duc de Saxe et fants. Élevt Me Marquis de Branlebourg. Ainsi Rodolphe fut élu tout d'une voix, quelquefoi 4e dernier jour de septembre 1273. Il s’en montra digne. Sans perdre in des faut temps, il alla trouver les électeurs, et se fit aussitôt prêter ser- IV. Pou L ient de fidélité. Comme ils en faisaient difficulté, à cause qu'ils la Prusse avaient point le sceptre impérial, Rodolphe saisit une croix, et dit : jgea de seb 0iCi le signe par lequel a été racheté tout le monde, ce signe nous

et le biebttvira de sceptre. Et, ayant baisé la croix, il la fit baiser à tous les sei- Freurs ecclésiastiques et laïques, et reçut ainsi leur serment. Il fut so- Ænnellement couronné à Aix-la-Chapelleun mois après son élection 1.

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: ! Raynald, 1273, n.7 ct 8.

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1276 de l’ère c 54 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXV, — De 1°1v :

Son élévation ne changea rien à ses mœurs. Voyant »s gardes } Les Ms empêcher un pauvre homme de s'approcher, il leur dit : Laissez ap- D 50 POUF UIrer procher les gens ; suis-je donc roi pour être enftrmé dans un coffre? bi sg à: GA — Une femme de Mayence, le prenant pour un simple soldat, lui M BUAUE: FO; | avait dit des paroles injurieuses ot même jeté de l’eau sale. Il ka 4 ee ee condamna, pour toute punition, à venir lui répéter les mêmes propos, M ‘es ie k 4 :

| entouré de toute la majesté royale. — Dans un village près de Bâle, il | 1

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entra sans escorte chez un tanneur, pour jouir du spectacle de la fé. je Voisn} pM | licité domestique. L'homme mit ses habits de fête ; un repas fut servi LM FAURE pn EN en vaisselle d’or et d'argent ; la femme était vêtue de pourpre et del P st ds si soie. Comment, dit le prince, avec tant de richesse, 'continuez-vous M He A ae encore le métier ? C’est, répondirent-ils, que le métier fait la ri.LA la Lithuanie et

Re x : - LA nemis mor chesse. — Il écrivait aux douaniers : Les cris des pauvres’sont venus! # né ortels

à mes oreilles; vous contraignez les voyageurs à des impôts qu'ils Ms : qui, ne doivent point payer, et à des fardeaux qu’ils ne peuvent point PRES que porter. Retenez vos mains de tout bien injuste, et ne prenez que ce 4 es pour l'ék qui vous est dû. Sachez que j’emploierai tous mes soins et toute mala af aile même : puissance pour la paix et la justice, les plus précieux de tous les dons panne à

du ciel. ur Le nouveau roi de Germanie, étant destiné à la dignité inpérialeb A ont été fiancée, comme défenseur de l'Église romaine, envoya aussitôt une ambas:| À Tartares. Les ! sade au saint pape Grégoire X, pour le prier de confirmer son élec-\# déjà ruiné plus tion, d'autant plus que le roi Alphonse de Castille continuait toujour A denses “ne < à prendre le titre d'empereur. Nous verrons le saint Pape concilia} À lequel dennie vil sagement cette affaire, ainsi que plusieurs autres. 1 nues 13 RepR En indiquant le deuxième concile général de Lyon, il avait recom. | si huile ai ” mandé, non-seulement aux évêques, mais généralement à tous laid on eee ge supérieurs ecclésiastiques et aux hommes distingués par leur sciench® MEET an et leur piété, de mettre par écrit leurs observations sur l’état dihA 1. ë k er clergé, du peuple chrétien et même des infidèles, avec les moyen A I nes dr qui leur sembleraient les plus propres pour remédier au mal et ac} @ . ent aIEe croître le bien. Ces mémoires devaient lui être adressés six moi 4 Walen lee ie avant l’ouverture du concile. panles de Days Il nous est parvenu deux de ces mémoires, l’un de l’évêque d’OIA en ets mutz en Moravie, l’autre du général des frères Précheurs. î ee al les L'évêque d’Olmutz était Brunon, comte de Stumberg, qui gou- 8 y auent en vernait cette église depuis vingt-six ans avec beaucoup de prudence # ne négliger .. et s’était acquis une grande réputation. Voici comme il parle de l’étab A Terre-Saintésde l'Allemagne : Tous les hommes, tant ecclésiastiques que séculiers} | : Fous ee jouir du privilé

craignant d’avoir des supérieurs, élisent les rois et les prélats tekhk& = pauvreté des b:

nous autres évé

1 Jean de Muller,t. 1, p. 535 et 536.

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