‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 5)Chapitre 19 sur 97 · De soi dant un une tom · texte numérisé non relu

De soi dant un une tom

t que des ir, Maïs, corde dituvé trois

11216 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 81

fois saint Paul du naufrage, d'étendre une main secourable à cette [pauvre femme, et de la délivrer d’une mort aussi fâcheuse. Bientôt la femme reparaïit sur les eaux ; les mariniers, surpris, retournent à Lson secours et la sauvent dans leur barque, n'ayant pas plus de mal que si elle n’avait pris qu’un bain. Le Pape envoya un de ses cham-

bellans interroger la femme, qui lui raconta qu'elle avait été délivrée par un personnage très-vénérable qu’elle ne connaissait pas 1.

A cette tendre charité pour les pauvres, Grégoire X joignait une lrmeté invincible envers les grands coupables. Le roi Édouard d'An-

Lgleterre lui avait demandé justice du meurtre commis en la personne de Henri d'Allemagne, son cousin, par Gui de Montfort. Voici comme 1 ble saint Pape lui rend compte, le 29 novembre 1273, de ce qui s'était passé en cette affaire. Quand nous fûmes venus à Florence, Gui de Lllontfort nous envoya sa femme et plusieurs autres personnes, de- Mmander instamment la permission de venir en notre présence, assubrant qu'il était prêt à obéir à nos ordres ; mais nous voulèmes pren- Lidre du temps, pour éprouver la sincérité de son repentir. Au sortir de Florence, environ à deux milles, il se présenta à nous, accom- Ppagné de quelques autres, tous nu-pieds, en tunique, la dois au cou, prosternés à terre et fondant en larmes. Comme plusieurs de Mnotre suite s’arrétèrent à ce spectacle, Gui de Montfort s’écria qu'il

Bse soumettait sans réserve à nos commandements, et demandait in-

slamment d’être emprisonné en tel lieu qu’il nous plairait, pourvu qu'il obtint son absolution. Toutefois. nous ne voulûmes pas alors

l'écouter; nous ne lui fimes aucune réponse ; au contraire, nous x lressâmes une réprimande à ceux qui l’accompagnaient, comme

prenant mal leur temps. Mais ensuite, de l'avis de nos frères, nous Pavons mandé à deux cardinaux-diacres, résidant à Rome, de lui hssigner en quelque forteresse de l'Église romaine un lieu pour sa Bprison, et de le faire garder pendant notre absence par les ordres du b foi Charles de Sicile. Gui de Montfort se soumit à tous les ordres du Pape, qui, l’année suivante, en tempéra la sévérité, en permettant

Riou patriarche d'Aquilée de le rendre à la communion des fidèles,

do

hais sans préjudice du reste de sa peine 2, À Saint Grégoire X étant arrivé à Lyon, le roi Philippe de France

Dfy alla visiter, et 11 laissa pour sa garde une troupe choisie de gens

de guerre, commancée par imbert de Beaujeu, son parent. Ce mo-

far que avait remis au Pape le comtat venaissin, qui avait été cédé

Au Saint-Siége sous le pontificat de Grégoire IX, et que néanmoins È 1 Vita Greg. X. Apud Muratori, t, 3, p. 604 et @05. — ? Raynald, 1978, f. 41-45, XIX, 6

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Alphonse, comte de Toulouse, dont le roi Philippe venait d’hériter avait retenu jusqu'alors f.

Cependant les prélats et les ambassadeurs arrivaient de toute

parts à Lyon pour le concile. Il s’y trouva cinq cents évêques R

soixante-dix abbés, et mille autres prélats. On s’y prépara dès ke second jour de mai 1274, par un jeûne de trois jours. La première session se tint le septième du même mois, qui était le lundi des Ro. gations, dans l’église métropolitaine de Saint-Jean. Le saint pax Grégoire descendit de sa chambre vers l'heure de la messe, conduit

selon la coutume, par deux cardinaux diacres, et s'assit sur un fab

teuii qui lui était préparé d£ns le chœur. Il dit tierce et sexte, pare que c'était jour de jeûne, puis ua sous-diacre apporta les sandales et le chaussa, pendant que ses chapelains disaient autour de lui la

psaumes ordinaires de la préparation à la messe. Après qu'il eu

lavé ses mains, le diacre et le sous-diacre le revêtirent pontificalemers

d’ornements blancs, à cause du temps pascal, avec le pallium, comm s’il eût dû célébrer la messe. Alors, précédé de la croix, il mont

sur l’ambon, qui était préparé et orné, et s’assit dans son fauteuil

ayant un cardinal pour prêtre assistant, un pour diacre , et quat autres cardinaux-diacres, avec quelques chapelains en surplis. Jac ques, roi d'Aragon, était assis auprès du Pape sur le même ambon

Dans la nef de l’église, au milieu, sur des siéges élevés, étaiall

deux patriarches latins, Pantaléon de Constantinople et Opiz

d’Antioche ; les cardinaux-évêques, entre lesquels étaient saint Lo

naventure, évêque d’Albane, et Pierre de Tarentaise, évêque d’Osti:

et, de l’autre côté, les cardinaux-prêtres, puis les primats, les arche vêques, les évêques, les abbés, les prieurs et les autres prélats el

grande multitude, qui n’eurent point de différend sur le rang, part

que le souverain Pontife avait réglé que la séance ne porterait poil

de préjudice à leurs églises. Plus bas était Guillaume, maître t l'Hôpital , Robert, maître du Temple, avec quelques frères de leur ordres ; les ambassadeurs des rois de France, d'Allemagne, d’Ar

gleterre, de Sicile et de plusieurs autres princes ; enfin les déput

des chapitres et des églises.

Le Pape, étant assis, fit le signe de la croix sur les prélats qui

avait en face de lui. On chanta les prières marquées dans le pont fical pour la célébration d’un concile ; puis le pape précha sur l texte : J'ai désiré ardemment de manger cette pâque avec vous;

après s’être un peu reposé, il expliqua au concile les raisons po lesquelles il l'avait assemblé, savoir : le secours de la Terre-Saint

1 Nangis in Philipp. Raynald, 1278, n, 51. !

eme |

à1276 de l'ère chr.] la réunion des Gi la seconde sessior Brécita none ; ainsi , Dans l'intervall |lèrent séparémen Labbé de sa provir à sa chambre, leur « siastiques pour | D commencer à la … La seconde ses … y observa les mê Mpoint de sermon \ qu'à la première :

Met l'on congédia t «non mitrés, exce] Mconcile ; l'on con; “ct l'on indiqua | “la Pentecôte, qui Lsession.

En attendant I:

Jérôme et de Bon envoyés à Consta (bassadeurs grecs Lijoui de ces lettres Jean. Tous y ét:

.d'Albane, prêcha .salem, tiens-toi s là tes fils depuis .lut les lettres des « La troisième se “assista pas. Pierre Lalors cardinal-év “tes yeux tout à !sont rassemblés € {tions touchant les | Après cette lectu:

«de sortir de Lyo «point le jour de drivée des Grecs.

seconde et la tro

& ?Daruch., 5, — ?

.— De 191 à1276 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 83

d’hériter Bla réunion des Grecs et la réformation des mœurs. Enfin, il indiqua la seconde session au lundi suivant, puis il quitta les ornements et | de toutes Lrécita none ; ainsi finit la première session. évêques R Dans l'intervalle, avant la seconde, le Pape et les cardinaux appea dès kB èrent séparément les archevêques, chacun avec un évêque et un | premièr M abbé de sa province ; et le Pape, les ayant pris en particulier dans li des Ro. st chambre, leur demanda et obtint une décime des revenus eccléaint pay ! siastiques pour le secours de la Terre-Sainte, pendant six ans à », conduit ! commencer à la Saint-Jean-Baptiste de la même année 1274. ir un fa. B* La seconde session du concile se tint le vendredi 18me de mai. On xte, pare y observa les mêmes cérémonies qu’à la première. Le Pape n'y fit sandales Mpoint de sermon, mais seulement un entretien sur le même sujet de lui kB “qu à la première ; puis on publia des constitutions touchant la foi ; : qu'il ln Let l'on congédia tous les députés des chapitres, les abbés et les prieurs ficaleme#tnon mitrés, excepté ceux qui avaient été appelés nommément au m, comni® Mconcile ; l’on congédia aussi tous les autres moindres prélats mitrés, ., il mont Let l'on indiqua la troisième session au lundi d’après l’octave de n fauteuil Bla Pentecôte, qui était le 28me de mai. Et ainsi finit la seconde et quatisession.

rplis. Ja-Bi En attendant la suivante, le souverain Pontiie recut des lettres de 1e amborË j Jérôme et de Bonnegrâce, deux des quatre frères Mineurs qu’il avait és, étaiaienvoyés à Constantinople en 1272, et qui annonçaient l’envoi d’amet Opizol (bassadeurs g grecs pour la réunion. Le saint pape Grégoire, fort résaint Bo *joui de ces lettres, fit appeler tous les prélats dans l’église de Saintie d'OsteBdean. Tous y étant en chape, saint Bonaventure, cardinal-évêque les arche@ 2d'Albane, prêcha sur ce texte du prophète Baruch : Lève-toi, Jéruprélats el «salem, tiens-toi sur la hauteur, regarde vers l'Orient, et rassemble de ang, part 1h (es ils depuis l'Orient jusqu'à l'Occident !. Après le sermon, on erait poil ut les lettres des deux nonces.

maître Bi La troisième session fut tenue le 7we de juin : le roi d'Aragon n’y s de Jen “ista pas. Pierre de Tarentaise, précédemment archevêque de Lyon,

me, d'Atl jalors cardinal-évèque d’Ostie, prêcha sur ces paroles d’Isaïe : Lève s déput 1tes yeux tout à l’entour, Ô ee et regarde ; tous ceux-là se } sont rassemblés et sont venus à toi ?. Puis on publia douze constituélats qui {tions touchant les élections des évêques et les ord'.ations des clercs. le ponif «Après cette lecture, le Pape parla au concile, et permit aux prélats cha sur HE “de sortir de Lyon et de s’en éloigner jusqu'à six lieues. Il ne fixa voi {point le jour de la session suivante, à cause de l'incertitude de l’arsons pol privée des Grecs. Ainsi finit la troisième session. Toutefois, entre la pe-Sainté ASeConde et la troisième, comme entre la première et la seconde, le

L ? Baruch., 5, — ? Isaïie, 60.

Pape réunit les prélats pour achever devant eux la lecture des const tutions.

Enfin, le jour même de la Saint-Jean-Baptiste, 24me de juin, ke ambassadeurs arrivèrent à Lyon, savoir : deux prélats, Germain, an cien patriarche de Constantinople, et Théophane, métropolitain plusieurs sénateurs, dont le principal était Georges Acropolite, pre mier ministre de l'empereur et historien de l'empire. Tous les prélat du concile allèrent au-devant d’eux avec leurs domestiques ; les «4

mériers, avec toute la maison du Pape; le vice-chancelier, tous ls notaires, et toutes les familles des cardinaux. Ils conduisirent la ambassadeurs grecs avec honneur jusqu’au palais du souverain Por tife, qui les reçut dans la salle, debout, accompagné de tous les car. dinaux et de plusieurs prélats, et leur donna le baiser de paix. Ik lui présentèrent les lettres de l'empereur, scellées en or, et les lettre

des prélats ; puis ils dirent qu'ils venaient rendre toute obéissance la sainte Église romaine, et reconnaitre la foi qu'elle tient. Apri quoi ils allèrent à leur logis, très-contents de la réception qu’on lew avait faite.

Le jour de Saint-Pierre et de Saint-Paul, 29me de juin, le sain pape Grégoire X célébra solennellement la messe dans la grand: église, en présence des Grecs et de tout le concile. On lut l’épiire « latin et en grec, ainsi que l’évangile ; après quoi saint Bonaventur ayant prêché, on chanta le symbole en latin, qui fut entonné par la cardinaux et continué par les chanoïnes de la métropole. Ensuite k même symbole fut chanté solennellement en grec, par le patriarche Germain, avec tous les archev ques grecs de Calabre, et deux péni tenciers du Pape, l'un Dominicain, l’autre Franciseain, qui savaieii le grec. Tous répétèrent trois fois l’article du Saint-Esprit, gui pr cède du Père et &u Füs. Le symbole fini, les ambassadeurs et la

autres Grecs entonnèrent en leur langue un cantique en l’honneu

du Pape, et ils se tinrent debout près de l'autel jusqu’à la fin dek messe.

Le 4 juillet vit un spectacle plus étonnant encore, des Tartara arrivant au concile. C'étaient seize ambassadeurs du khan Abag arrière-petit-fils de Ginguiskhan. Le pape saint Grégoire X, pour leur faire honneur, voulut que les officiers des cardinaux et des pré lats allassent au-devant d'eux. On les lui amena dans son appart ment, où se trouvaient les cardinaux, pour parler des affaires ti concile. Cette ambassade n'avait pour but qu'un traité d'alliance av les Chrétiens contre les Musulmans. Après le concile, où on luth lettre du khan dans la quatrième session, le Pape répondit à ce print qu'il enverrai: ses légats en Tartarie, pour traiter avec lui, not

[Liv. LXXV, — De 1911 1276 de

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