V. — De 19108 1276 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE
des const. Bseulement des propositions qu'il faisait, mais d'autres affaires toulchant son salut.
La quatrième session, qui se tint le 6"° de juillet, roula principa- Jement sur la réunion des Grecs à l'Église romaine. Les cérémonies tles rangs furent les mêmes qu'à l'ouverture du concile. On plaça Des ambassadeurs grecs à la droite du Pape, après les cardinaux ; bis-a-vis de lui étaient les ambassadeurs tartares. La terre entière y Mtait ainsi représentée ; car, nous l'avons vu, les Tartares dominaient Mans toute l'Asie, y compris la Chine et la Corée. Le cardinal-évêque Ostie, Pierre de Tarentaise, fit un sermon analogue au principal objet. Ensuite le saint pape Grégoire parla au concile, représentant us les carQes trois causes pour lesquelles il avait été convoqué, et ajouta que, le paix. | Mrontre l'opinion de presque tout le monde, les Grecs venaient libre- , les lettrBment à l’obéissance de l'Église romaine, sans demander rien de teméissance ! porel. Il continua : Nous avons écrit à l'empereur grec que, s’il ne ent. AprxBMoulait pas venir de lui-même à l’obéissance de l'Église romaine et à qu'on leubsa foi, ii envoyât des ambassadeurs pour traiter de ce qu’il voulait blemander ; et, par la miséricorde de Dieu, ce prince, toute affaire tessante, a reconni librement la foi de l'Église romaine et sa pri- Pmauté ; et il a envoyé ses ambassadeurs pour le déclarer en notre présence, comme il est expressément porté en ses lettres. Alors le Pape fit lire la lettre de l’empereur Michel, celle des évéques et celle d’Andronic, fils aîné de l'empereur, associé depuis peu Ensuite à l'empire, toutes trois scellées en or et traduites en latin. La lettre patriarche Me l'empereur donnait à saint Grégoire, dès l'entrée, les titres de leux péniremier et de souverain Pontife, de Pape œcuménique et de Père ai savaiaiBéommun de tous les chrétiens. Elle contenait la profession de foi , qui prBénoyée à Michel par le pape Clément IV, en 1267, sept ans aupaurs et levant, transcrite mot à mot. Puis l'empereur ajoutait : Nous reconl'honneur Baissons cette foi pour vraie, sainte, catholique et orthodoxe ; nous la a fin de hBcevons et la confessons de cœur et de bouche, comme l’enseigne DEclise romaine, et nous promettons de la garder inviolablement, S Tartaril fins jamais nous en départir. Nous reconnaissons la primauté de in Abag Lslise romaine, comme elle est exprimée dans ce texte. Seulement à X, pou Püious prions votre Sainteté, que notre église dise le symbole comme t des pré êlle le disait avant le schisme et jusqu’à présent, et que nous demeu- \ appart äons dans nos usages que nous pratiquions avant le schisme, et qui affaires GA sont contraires ni à la précédente profession de foi, ni à l’Écriture iance avuk Sinte, ni aux conciles généraux, ni à la tradition des Pères, à on lut if äpprouvée par l'Église romaine. Nous donnons pouvoir à nos apocrià ce printbkires d’aflirmer tout ce que dessus, de notre part, en présence de Jui, norf Wire Sainteté.
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86 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv, LXXV. — De (7
La lettre des prélats ne qualifie le pape Grégoire que de grand x excellent Pontife du Siége apostolique, et re désigne ceux qui | crivent que par leurs siéges, sans nommer les personnes, en c sorte : Le métropolitain d'Éphèse, exarque de toute l'Asie, m mon concile ; le métropolitain d'Héraclée en Thrace, avec mon conk cile ; les métropolitains de Chalcédoine, de Tyane, d'Icône, et ain des autres, jusqu’au nombre de vingt-six. Ce qu’ils nommer! le concile sont les évêques soumis à leur juridiction. Ensuite sont ner archevêques, faisant, avec les métropolitains, trente-cinq préla qui, avec les évêques de leur dépendance, font à peu près tout « qui reconnaissait le patriarche de Constantinople. Après cela, son nommés les dignités de la grande église patriarcale ; le grand éco. nome et les autres, parlant au nom de tout le clergé.
Dans le corps de la lettre, les prélats marquent l'empressemaif de l’empereur pour la réunion des églises, malgré la résistance d' quelques-uns d’entre eux ; puis ils ajoutent : Nous avons prié not patriarche de s’y accorder ; mais il est extrêmement attaché à sa pr. mauté, et toutes nos instances n’ont pu lui faire changer de sent ments. Nous lui avons donc ordonné, et l’empereur avec nous, ( demeurer en retraite dans un des monastères de Constantinopl jusqu'à ce que les ambassadeurs viennent vers votre Sainteté et ex tendent votre réponse ; et, si vous le jugez à propos, vous enver des nonces avec les nôtres. Si nous pouvons ramener le patriarche! rendre au Saint-Siége l'honneur qui lui a été rendu par le past nous le reconnaîtrons pour patriarche comme devant ; s’il demeur inflexible, nous le déposerons, et en établirons un autre qui recor naisse votre primauté.
La lecture finie, Georges Acropolite, grand logothète, représer tant l’empereur, prononça en son nom le serment en ces terme J'abjure le schisme pour mon maître et pour moi ; je crois de cwv et je professe de bouche la foi catholique, orthodoxe et romai qu'on vient de lire; je promets de la suivre toujours, sans me écarter jamais. Je reconnais la primauté de l’Église de Rome l'obéissance qui lui est due ; je confirme le tout par mon sermel sur l'âme de mon seigneur et la mienne.
Alors le saint pape Grégoire X entonna le 7'e Deum, qu’il entend chanter debout et sans mitre, en répandant des larmes de joie. St tant ensuite assis, il discourut en peu de paroles sur le bonheur! l'allégresse de ce grand jour. Le patriarche Germain et l’archevèq Théophane descendirent dans l'assemblée pour s’y joindre, tant qu’on chanta le symbole en latin : le Pape l'avait entonné toujoi nu-tête. Ils le chantèrent à leur tour en grec, et l’on répéta deux li
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Hxdé L'article du Saint-Esprit procédant du Père et du Fils. Le Pape reprit pe le au sujet les Tartares, qui étaie nt debout vis-à-vis latribune, hs x pieds des patriarches. On lut leurs lettres, qui donnèrent lieu au sie, ave l'P° de dire quelques mots; puis il indiqua la session suivante au
t me de juillet.
1On Con er ke a — al k M FR avant ce jur-| ar deux événements qui méritent dé ent leu" être as omis. Le discussion entre le saint Pape et les cardinaux, d’abord secrète, puis publique, qui eut des suite
rail égoire, en | mme aussi expéditif qu'entendu dans les grandes es affaires, por n omettre aucun des articles qu'il s'était proposé de st. terminer das le concile, erut devoir prévenir les cardinaux sur le 144 SUI
règlement sévère qu'il voulait établir à perpétuité pour abréger l'élection des Papes et abolir les longues vacances du Saint-Siége. Voici le précis de la constitution qu'il avait dressée. « Les cardinaux qui se trouveront dans la ville où le Pape mourra attendront durant huit seulement les absents, Qu'ils soient arrivés ou non, les présents s’assembleront dans le palais du Pontife, wayant chacun pour le servir qu'un clerc ou un laïque, au plus deux, en cas d’évidente nécessité. [ls habiteront tous en commun dans la | même salle, sans séparation de mur ni d'autre chose, excepté pour ! la garde-robe. L'appartement sera tellement fermé, qu’on ne puisse nientrer ni sortir. Nul ne pourra voir les cardinaux ni leur parler Len secret. Les personnes qu’on appellerait ne seront admises que pour l'affaire de l’élection et du consentement de tous. Défense d’en- | voyer courriers ou lettres à tous ou à quelques-uns d’entre eux, sous * peine d'excommunication aux contrevenants. On ne laissera au conclave, c'est l'expression latine de l'acte, qu'une simple ouverture trop étroite pour qu’on puisse y entrer, propre cependant à y faire passer les aliments nécessaires. Si, trois jours après l'entrée, l'Église n’est pas pourvue d’un pasteur, ce qu'à Dieu ne plaise! les cinq jours suivants on ne servira qu’un mets, tant le matin que le soir, aux car-
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r'OMAIX À dinaux : au delà de ce terme, rien autre chose que du pain, du vin ns me Re à et de l'eau jusqu’ à l'élection faite. Durant le conclave, les cardinaux oi | ne recevront rien de la chambre e apostolique. Ils ne traiteront d’au-
! cune autre affaire sans un besoin très-pressant, tel que serait la néenterill | cessité de pourvoir à la conservation des terres de l’Église.
aïe. Si + (Siun cardinal présent dans la ville n'entre pas ou sort sans rainheur ES ‘°° de maladie réelle, on procédera à l'élection et on ne l’admettra ever plus. On ne sera pas même obligé d'attendre son suffrage, si la e. tan cause de sa sortie a été bien fondée. Cependant le malade guéri et toujof } “les absents qui arriveraient tard pourront être reçus avant l'élection,
toux fl À | et prendre part à l'affaire au point où ils la trouveront. Si le Pape
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