‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 5)Chapitre 21 sur 97 · ciences · texte numérisé non relu

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88 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXV. — De 1210

meurt ailleurs que dans le lieu où il tenait sa cour, les cardinaux &. ront obligés de se transporter dans la ville épiscopale du territoire où il est mort, à moins qu'elle ne soit interdite ou rebelle, et, en « cas, dans la ville la plus voisine. Le conclave s’y tiendra de la ma. nière que l’on a dite et aux mêmes conditions, dans la maison de l'évêque ou telle autre qu’on donnera. On charge le seigneur gouverneur du lieu où sera l'assemblée de tenir la main à l’obser. vation de ce règlement, sans y rien ajouter de plus rigide, sous peine d’excommunication et d’autres peines très-sévères. Ils en feront le serment en public, dès qu’ils sauront le Pape mort. »

Du reste, le Pape conjure les cardinaux par tout ce qu'il y avai de plus saint, et sous peine de la vengeance divine, de procéder }

cette grande action sans intérêt, dans l'unique vue de l'avantage de |

l'Église. Il casse d'avance les conventions et les serments qui auraient précédé entre eux. Enfin il ordonne à tous les prélats supérieurs et

inférieurs d'indiquer des prières publiques dans tout ie monde chré

tien pour l’heureux succès de l'élection, dès qu'on saura le trépa

du souverain Pontife.

cardinaux, il en fit part aux évêques, sans consulter les uns en pré

et les évêques en présence des cardinaux. De là vint la dissension, Les cardinaux s’assemblèrent souvent sans le Pape. Ils prièrent l« évêques de ne point donner leur consentement à la nouvelle constitution sans entendre leurs raisons. Le Pape, de son côté, demand aux évêques leur suffrage, et l’obtint. Ces mouvements firent différer la cinquième session au lundi 46me de juillet.

Le second événement qui la précéda, fut la mort de saint Bons. venture. Il avait été chargé par le Pape d’être comme le président

à la quatrième, dans laquelle le logothète ou le grand chancelie de Constantinople abjura le schisme ; mais le lendemiain ses forces l'abandonnèrent au point qu'il fut obligé de rester chez lui. Depuis ce temps-là, il ne s’occupa plus que de ses exercices de piété. La sérénité qui paraissait sur son visage annonçait la tranquillité de son âme. Le Pape lui administra lui-même le sacrement de l’extrêmeonction, comme le prouve une inscription qui se voyait encore, en 1731, dans la chambre où il mourut. Durant sa maladie, il eut

| à 1276 de l'ère

sième année doctrine, son

} gagnait le cœ ! jour à Lyon, | Mineurs. Le s | Tous les Père | Pierre de Tar

Prêcheurs, fit

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Saint Bona

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Le pape saint, Grégoire X, qui prévoyait l’avenir par le passé, eu M tellement à cœur cette constitution, qu'après l’avoir montrée ae

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D ambassadeurs sence des autres, c’est-à-dire les cardinaux en présence des évêques D tares, le cardi à blés. Le Pape manière des L ! méthode et les à l'évangile, on à fait tant de bn:

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& règlements du du concile, et de préparer les matières que l’on y devait traiter, 1 tomba malade après la troisième session: il assista cependant encor Be

mot sur la per gretter, et qu’i

P, prêtres du moi À son âme, et un j où qui mourra || tour. Le bapté ! employé un te À lendemain, 17»

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! ficaux, entra sa toujours les yeux attachés sur un crucifix. Sa bienheureuse mot È arriva le dimanche 45 juillet 1274. Il était dans la cinquante-troi. Be}

1 Acta SS., et C

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À tares, le cardinal d’Ostie les baptisa en présence des prélats assem-

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aint Bons e président t traiter. | lant encore chancelier ses forces ui. Depuis e piété. La lité de son l’extrêmeit encore, die, il eut euse mort ante-troi-

| à 1276 de l'ère chr.]

… ficaux,

DE L'ÉGLISZ CATHOLIQUE. 89

sième année de son âge, et fut regretté de tout le concile pour sa doctrine, son éloquence, ses vertus et ses manières si aimables, qu'il

| gagnait le cœur de tous ceux qui le voyaient. On l’enterra le même | jour à Lyon, dans ia maison de son ordre, c’est-à-dire des frères | Mineurs. Le saint Pape voulut lui-même officier à ses funérailles. | Tous les Pères du concile y assistèrent, avec toute la cour de Rome. | Pierre de Tarentaise, cardinal-évêque d’Ostie, de l’ordre des frères

Prêcheurs, fit l'éloge funèbre du saint sur ces paroles de David : Je

} vous pleure, mon frère, Jonathas! Et il toucha plus par ses larmes et celles qu’il fit répandre dans l’assemblée que par l’éloquence d’un

discours fait sur-le-champ.

Saint Bonaventure fut canonisé par Sixte IV, en: 4482. Sixte V

le mit au nombre des docteurs de l’Église, comme Pie V y avait mis saint Thomas d'Aquin. On lit dans les actes de sa canonisation l’hisà toire de plusieurs miracles opérés par son intercession. La peste

ayant attaqué la ville de Lyon en 1628, on fit une procession o*

à l'on porta queïques reliques du serviteur de Dieu, et aussitôt le

fléau cessa ses ravages. D'autres villes ont été aussi délivrées de plu-

À sieurs calamités publiques en invoquant le même saint 1.

Le 16me de juillet, jour de la cinquième session, comme un des

blés. Le Pape fit revêtir d’écarlate les nouveaux convertis, à la

manière des Latins. Il entra après la cérémonie. On garda la même Ë méthode et les mêmes rangs qu'au premier jour. Après le chant de » l'évangile, on lut d’abord la constitution sur le conclave, qui avait à fait tant de bruit. Elle passa unanimement. Tous les prélats avaient | donné leurs suffrages scellés. On lut ensuite treize autres articles, dont | nous donnerons plus tard la substance, aussi bien que des autres L} règlements du même concile. Après la lecture, le Pape, ayant dit un N mot sur la perte du frère Bonaventure, qu’on ne pouvait trop re- : sretter, et qu'il appelle inestimable, ordonna à tous les prélats et les | prêtres du monde chrétien de célébrer une messe pour le repos de À son âme, et une autre généralement pour celles des morts au concile, | ou qui mourraient soit en y venant, soit en y assistant, soit au re- À tour. Le baptême des Tartares et la lecture des constitutions ayant employé un temps considérable, on remit la suite et la clôture au 4 lendemain, 47me de juillet, qui devait être la sixième session.

Ce fut en effet la dernière. Le Pape, revêtu des ornements ponti-

entra sans intervalle dans sa tribune, accompagné de quelques

1 Acta SS., et Godescard, 14 juillet,

yo HISTOIRE UNIVERSELLE

prélats. Il fit lire encorè des constitutions, entre autres celle qui restreint le nombre excessif des religions non approuvées, et une autre qui commence par ces mots Cum sacro-sancta, qui n’est point dans le recueil. Ensuite le saint Pape, rappelant les trois motifs qui l'avaient porté à conv juer et à tenir le concile, raconta comment les deux principales affaires se trouvaient finies avec succès : celle de la Palestine et celle du schisme grec. Quant à la troisième, la réformation des mœurs, il dit que les prélats étaient cause de la chute du monde entier, et qu’il s’étonnait que quelques-uns, qui étaient de mauvaise vie, ne se corrigeaient point, tandis que d’autres, les uns bons, les autres mauvais, étaient venus lui demander instamment là permission de quitter. C'est pourquoi il les avertit de se corriger euxmêmes, parce que; s'ils le faisaient, il ne serait pas récessaire de faire des constitutions pour leur réforme; autrement, il leur déclare qu'il la ferait lui-rnême sévèrement.

Entre les mauvais prélats auxquels saint Grégoire X fit donner leur démission, était Henri de Gueldres, évêque de Liége, auquel il avait déjà reproché sa vie scandaleuse dans une lettre particulière, et contre lequel’ les habitants du diocèse avaient envoyé des députés au concile général. Avant de procéder juridiquement contre lui, le souverain Pontife lui demanda s’il voulait céder de lui-même ou attendre la sentence. L'évêque, croyant obtenir grâce, remit au Pape son anneau pastoral ; mais le Pape le garda, obligea l’évêque de renoncer à sa dignité, et en mit un plus digne à sa place.

Grégoire termina la session en disant que, pour les règlements à l'égard des cures, soit pour les pourvoir de bons sujets, soit pour empêcher qu’elles ne souffrent de leur absence, il apportera bientôt les remèdes convenables, aussi bien qu'aux autres inconvénients dont on n’a pu traiter dans le concile, à cause de la quantité des affaires plus importantes. Il fit ensuite les prières accoutumées, et donna sa bénédiction. Telle fut la conclusion du deuxième concile général de Lyon 1, En voici les décrets, au nombre de trente-un, publiés le 4er de novembre 1274.

Grégoire, évêque, serviteur des serviteurs de Dieu, à tous les fidèles du Christ qui verront ces lettres, salut et bénédiction apostolique.

Nous ordonnons que les constitutions suivantes, que nous avons promulguées au concile général de Lyon et depuis, soient suivies partout dans les jugements et les écoles. Elles seront insérées dans le corps du droit, selon leur titre et leur teneur.

Le premier article est de la souveraine Trinité et de la foi catho-

1 Raynald, 1274, Labbe, t. 11, Mansi, t. 24.

(Liv. LXXV, — De 19:0

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Les articles précédents.-L le prive point faite, nul nes

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