‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 5)Chapitre 23 sur 97 · V. — De · texte numérisé non relu

V. — De

serment, À apes Honotra que se leur avéne.

hevêque de era faire le fficiers et } ra sûreté ite de cette

à 1216 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 101

à celui de Valence, désirée depuis longtemps. Il avait une aftection particulière pour cette dernière église, y ayant servi dans sa Bjeunesse. L'évêché de Valence étant alors vacant, il en pourvut Amédée de Roussillon. C’était un gentilhomme de Dauphiné, qui dès Bison enfance avait été moine à Saint-Claude en Franche-Comté, puis Sabbé de Savigni. Le Pape le sacra lui-même à Vienne, nonobstant sarépugnance et ses larmes ; car il se croyait indigne de l’épiscopat. Mais le Pape lui disait pour le consoler : Ne craignez point, c’est par | grous que cette église dépouillée sera rétablie. Amédée garda dans l'épiscopat l'habit monastique, Ja nourriture et le reste de l’obserance, autant que son état le permettait 1, Le Pape arriva à Lausanne je 6me d'octobre 1275, et Rodolphe, groi des Romains, le vint trouver le jour de Saint-Luc, 18% du nême mois, accompagné de la reine, son épouse, et de presque jous ses enfants. Deux jours après, il prêta serment au Pape de con-

e à la con.

eux Où il & ra l'excom.

li; Un moi gal et d'A

ous du ser: Béerer tous les biens et les droits de l'Église romaine, notamment la

urera dans R iomagne et l’exarchat de Ravenne, et de l'aider au recouvrement

églises # le ceux dont elle n’était pas en possession, comme aussi à la défense

on autorié EE son droit sur le royaume de Sicile. À ce serment furent présents

hrétienne- à ept cardinaux, entre lesquels Pierre de Tarentaise, évêque d’Ostie,

Pen Mepuis pape sous le nom d’Innocent V, et Ottobon de Fiesque, diacre onnera al

Mu titre de Saint-Adrien, depuis pape sous le titre d’Adrien V ; de DDUS, cinq erchevêques et onze évêques ; enfin plusieurs princes Allemagne, entre autres Louis, comte palatin du Rhin et duc de avière, Frédéric, duc de Lorraine, et Frédéric, burgrave de Nu- Demberg. Le roi Rodolphe promit de réitérer ce serment avant que être couronné empereur; et il fit celui-ci dans l’église de Lausanne, D 20" d'octobre 1275.

à Le lendemain, il publia un édit par lequel il accorde aux chapitres liberté entière dans l’élection des prélats, et rejette comme un bus l'usage de s'emparer des biens des prélats décédés ou des églises Icanies, pratiqué par ses prédécesseurs. Il laisse aussi la liberté fs appellations au Saint-Siége, et promet son secours pour l’extir- Biion des hérésies. Il réitère sa promesse pour la conservation des itrimoines de l'Église romaine, et ajoute qu’il ne recevra jamais @cune offre ni dignité qui lui donne aucun pouvoir dans ces lieux, Brticulièrement à Rome. Il n'attaquera aucun des vassaux de l'Ése romaine, et spécialement le roi Charles de Sicile, et fera confir- Nr toutes ses promesses par les princes d'Allemagne. En cette ne assemblée de Lausanne, Rodolphe se croisa pour ia Terre-

les éluden lui fera erle Portugal 2ure n’étai romit avec e la même l'Église roant sur le er les torts Jrésence €!

e; et ler abbé d'A!

nation al ps. IL mou

)ù il devai Romains.

ché de Di

À Raynald, 1275, n, 58. Gallia christiana, t, 1, p. 1114.

102 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXV. — De 1%

Sainte, à la prière du saint Pape, qui avait cette croisade si fort cœur, qu'il comptait y aller en personne et finir ses jours en Palestine. Avec le roi Rodolphe, se croisèrent la reine, sa femme, et pres que toute la noblesse qui était venue à la cour du Pape !.

De Lausanne, le saint Pontife, retournant en Italie, passa par Sion en Valais, où il commit l'archevêque d’Embrun pour fairè en All. magne le recouvrement de la décime de six ans, destinée à la croi sade. Ensuite, étant à Milan, il écrivit à l’évêque élu de Verdun, chargé du même recouvrement pour l'Angleterre, de faire délivre au roi Édouard les décimes d'Angleterre, de Galles et d'Irlande, a cas que ce prince, qui avait pris la croix, fit le voyage en personne!

Le saint Pape arriva à Milan le 11m de novembre, et y fut rene

avec grand honneur et logé au monastère de Saint:Ambroise. Il s\

laissa voir à tout le monde avec bonté, et accorda plusieurs indulf

gences à ceux qui en demandèrent. Cependant, le 18 de novembre jour de la dédicace de Saint-Pierre de Rome, où il est d'usage qu

les Papes lancent des censures contre les ennemis de l'Église, il

nouvela dans là basilique de Saint-Ambroise toutes les censures « procédures de Clément IV, tant contre des particuliers que contr des peuples et des républiques, de peur qu’elle: ne fussent abrogé par le temps, se réservant du reste d’y donner suite comme il ler gerait à propos. Telle est la substance de la bulle que l'on a encor: il n’y est fait aucune mention spéciale de Milan 5. Partout le sai Pontife travaillait avec douceur et fermeté à rétablir la paix et k bonnes mœurs.

De Milan, il vint à Plaisance, sa patrie, puis à Florence, où il ai

le 148 décembre. Au dire d’un ou deux chroniqueurs, il ne voulut pa entrer dans la ville, parce qu’elle était interdite et les habits

excommuniés, pour n'avoir pas observé la paix qu’il avait faite ent l fut apaisée par

D nique, auquel à

les Guelfes et les Gibelins lorsqu'il passa chez eux deux ans aup:

vant. Or, comme l’Arno, enilé par les pluies, ne se pouvait pas

gué, il fut obligé de traverser un pont de la ville ; et alcrs il levak censures, et donna au peuple des bénédictions en passant; mi quand il fut dehors, il les excommunia de nouveau, et dit en cok ce verset du psaume : Retenez-les avec le mors et le frein. Voile

que dit un chroniqueur ou deux. Mais cette narration n'est pas be sûre ; car d’autres disent qu’il resta quelques jours dans la ville. à ce qui ne laisse guère de doute, c'est qu’il existe une lettre du if

Pape au roi Charles de Sicile, datée de Florence, par laquelle ill forme de son voyage, le prévient qu'il passera les fêtes de No

1 Raynald, 1275, n. 37-42. — ? Ibid., n. 43 ct 44.— 8 Ibid., n. 45.

à 1276 de l’àrec

Arezzo, et l'in férer ensemble

Le saint pa] Venu dans la Noël; mais il avoir tenu le $ rut, comme ji dernière heure Sauveur, les a

à à la sainte Vi } quillement l'es

Sa fête est m Benoît XIV.

Tous les his Grecs eux-méêi après sa mort, toutefois, ajou

h ange 3,

Le témoigna que celui des ( de Grégoire X fondes dans la ou si ce Pape 1

à talie fut presqu

que la fureur d

à repos ; l’interrè

qui se couvrit «

dnasties de l’Ex

et la querelle e

trés, et mille au tife, et occupé c assemblée : tels quable #, »

À ces témoig terons : Que le]

E ‘Raynald, 127:

p.603. — 8 Rayne

KV. — Des M à 1276 de l'èrechr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 103

ade si fort Arezzo, et l'invite à venir à Rome ou dans un autre lieu pour conrs'en Pales M férer ensemble 1, ime, et pres Le saint pape Grégoire X manquera lui-même à cette conférence. 1 Venu dans la ville d’Arezzo, il y passa effectivement les fêtes de us par Sion Noël; mais il y tomba malade, et mourut le 10 janvier 1276, après ire en All. avoir tenu le Saint-Siège trois ans neuf mois et quinze jours. Il mouie à la croi rut, Comme il avait vécu, en saint. Quand il sentit approcher sa de Verdun M dernière heure, il demanda le crucifix, baisa dévotement les pieds du aire délive Sauveur, les arrosant de ses larmes, adressa la salutation angélique d'Irlande, ol à l? sainte Vierge, recommanda son âme à Dieu, et rendit si tranà personne quillement l'esprit, qu’il avait l'air de s’endormir d’un doux sommeil 2, et y fut real Sa fête est marquée au 16 février dans le martyrologe romain de broise. Ils! Benoit XIV. ie . ; : À sieurs induit Tous les historiens parlent de Grégoire comme d'un saint. Les e novembre. C'ecs eux-mêmes, dans le concile qu'ils tinrent à Constantinople d'usage qu après sa mort, l’appellent un homme bienheureux et très-saint; si Église, il @@ toutefois, ajoutent-ils, on doit l'appeler un homme et non pas un censures 4j ‘18€ " | : ee 1 $ que contr Le témoignage du protestant Sismondi n est pas moins honorable ent abrogé que celui des Grecs. « Ce fut un glorieux pontificat, dit-il, que celui mme il le j de Grégoire X; et il aurait laissé sans doute des traces plus proon à encor ondes dans la mémoire des hommes s’il avait duré plus longtemps, tout le si ou si ce Pape vénérable avait eu des successeurs dignes de lui. L’Ia paix et ki talie fat presque entièrement pacifiée par son esprit impartial, après que la fureur des guerres civiles avait semblé détruire tout espoir de 2, où il arriniit POS; l'interrègne de l'empire fut terminé par l'élection d’un prince qui se couvrit de gloire, et qui fonda l’une des plus puissantes dyguasties de l’Europe; l'église grecque fut réconciliée avec la latine, Let la querelle entre les Francs et les Grecs pour l'empire d'Orient L'füt apaisée par un accord juste et honorable ; un concile œcumé- Bi nique, auquel assistèrent cinq cents évêques, soixante-dix abbés mi- A tés, et mille autres religieux ou théologiens, fut présidé par ce Pon- 1ssant ; mi tife, et occupé de lois utiles à la chrétienté et dignes d’une si auguste dit en cou *Ssemblée : tels sont les événements qui rendirent son règne remarrein. Voihgi able *. »

À ces témoignages aussi honorables que peu suspects, nous ajouerons : Que le pape saint Grégoire X termine dignement la glorieuse

URaynald, 1275, n. 47, — ? Vila. Apud Muratori, Script. rer, ital., t. 4,

P.603. — 3 Raynald, 1276, n. ©, — * Sismondi, Hist, des républ, îtal., t. 2, ep. CPR

104 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXV. — De 19%

époque des saints rois Louis de France et Ferdinand de Castille; des saints docteurs Thomas d'Aquin et Bonaventure, qui ont uni toutes les profondeurs de la science à toutes les vertus de la foi, dans un si hau degré, que ce sera toujours un grand mérite, si ce n’est d'y atteindre, au moins d'y aspirer.

à 1300 de l'ère r

h Pontificats d:

las KNX, Ni:

Boniface V de la Chine.

catholique Russes, des Terre-Saint

Le deuxièm

2 inconnu à tout à sidant les états au dedans et 1 supérieurs aux nombre de plu reurs, des rois, Huns, Vandal Normands, SI D pieds du mën

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aux pieds du n

de division, et les mêmes par

| jusqu’à la Chir à l'un annonce le pe Un conseiller, durant cette a

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à 1300 de l'ère rhr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 105

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