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à 1300 de l’ète éhr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 107
tion il était déjà malade, et que ses parents étant venus lui présenter leurs félicitations, il leur dit : J'aimerais mieux que vous fussiez venus voir un cardinal en santé qu'un Pape moribond. En effet, ayant passé de Rome à Viterbe, il y mourut le 18me d'août, un mois et neuf jours après son élection, sans avoir été sacré évêque ni or-
donné prêtre. Il fut enterré dans l’église des frères Mineurs, où l'on voit encore son tombeau !,
en préparés esre-Sainte, z'est que les a principa.
conquièrent
seroentà k Les cardinaux s’assemblèrent dans le palais de Viterbe pour prol-même, a D céder à l'élection le plus promptement possible. On vit dès lors l'inà l'humilité D convénient qu'il y avait eu de suspendre une loi sans la remplacer
rsité. Pour ntraire, des du maître, urs.
avier 1976, ave élurent ;, Cardinal.
par une autre. Les citoyens de la ville voulurent obliger les cardinaux à s'enfermer en conclave , suivant la constitution de Grégoire X ; à quoi ils furent excités par des officiers de la cour de Rome , comme des secrétaires du Pape et des procureurs. Les cardinaux disaient que la constitution du conclave avait été suspendue par le Pape Adrien ; mais les prélats soutenaient le contraire, et en avaient persuadé les officiers ‘de la ville. Les cardinaux, par délibération com-
Sa AUS mune, envoyèrent l'archevêque de Corinthe et le général des frères
le premier ME Précheurs avec le procureur de l'ordre, publier la suspension que
| palais d M l'on révoquait en doute ; mais les procureurs de la cour de Rome et
de l'Église les autres praticiens s’assemblèrent au lieu de la publication, et,
pri quand l’archevêqué et ses assistants se présentèrent avec les lettres mer
des cardinaux, ils firent de grands cris et du bruit en diverses ma-
nières, pour empêcher d'en entendre la lecture. Ils se jetèrent même
sur l'archevêque, arrachèrent quelques sceaux des lettres qu’il tenait,
lui jetèrent des bâtons et tirèrent des épées contre lui. FRE Les cardinaux. donc , plus resserrés que devant, furent contraints ie
de procéder à l’élection , et, le 43me de septembre 1276, ils élurent ‘
Pierre Julien, Portugais, cardinal-évêque de‘Tusculum, qui prit le
nom de Jean XXI. On ne le devrait compter que le vingtième, puisque
le dernier Pape du même nom était Jean XIX, qui mourut l'an 4033;
mais quelques-uns comptaient pour Pape Jean, fils de Robert, qui
fut seulement élu sans être sacré, et eut pour successeur Jean XV,
en 986. Pierre Julien était né à Lisbonne, et avait étudié en toutes les
facultés, ce qui le faisait nommer clerc universel, suivant le style
du temps. En particulier, il était en réputation pour la médecine,
etil.en a laissé un traité sous le titre de Zrésor des pauvres, qui
recs et les ar il tomba re de juin, le-Latran;
> Fiesque, re du titre rêmement bord une qu’aussitôt clave faite ement. La olennelle, le quoi h À
| st = est imprimé. Il favorisait les pauvres étudiants et leur donnait des son élec- BA bénéfices. | É
. Il avait, de même que son prédécesseur, un grand désir de déli- Merin, S =
1 Raynald, 1276, n. 26.
108 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXVI, = De 191
vrer la Terre-Sainte du joug des infidèles. Il envoya pour ce sujet des nonces au roi ou empereur Rodolphe, aux rois de France, d'Es. Pagne et de Hongrie, au grand khan des Tartares, et il fit partir les légats ndmmés par Innocent V pour aller à la cour de Constantinople, faire confirmerla réunion des Grecs à l'Église romaine. Il écrivit auss au roi d'Angleterre pour le porter à traiter avec moins de: rigueur les Irlandais, qui étaient prêts à secouer le joug de sa domination et à se choisir un autre maître 1,
Un soin que le nouveau Pontife prit avant tous ceux-ci , ce fut de réprimer les séditieux qui avaient excité du trouble pendant la va. Cance du Saint-Siége. Pour cet effet, dès le 30me du même mois de septembre 1276, il publia une bulle qui porte en substance : Quoique le pape Grégoire X, voulant remédier aux inconvénients de la longue Vacance du Saint-Siége, ait fait au concile de Lyon une constitution touchant l'élection du Pontife romain, toutefois l'expérience a fait voir que cette constitution contenait plusieurs choses impraticables, obscures et contraires à l'accélération de l'affaire. C’est pourquoi le Pape Adrien, tenant consistoire dans la chambre de Latran, avec nous et les autres cardinaux, suspendit solennellement tout l'effet de cette constitution. Après sa mort, nous et ceux de nos frères qui étaient présents, en avons rendu témoignage de vive voix et par nos lettres scellées. Mais quelques opiniâtres ont refusé d’y ajouter foi, et quelques-uns soutiennent que le pape Adrien a révoqué cette Suspension étant au lit dela mort ; ce que-nous n’avons point trouvé véritable, après une exacte recherche. Afin donc qu’on ne puisse plus douter de cette suspension, nous en rendons encore témoignage Par ces présentes, et nous la ratifions , déclarant toutefois que nous ne prétendons pas en demeurer là, mais concourir à l'intention du pape Grégoire, et pourvoir incessamment aux moyens d’accélérer, le cas arrivani, l'élection du Pape.
Le même jour, le pape Jean publia une autre bulle, où, après avoir raconté la sédition arrivée à Viterbe, il enjoint à tous ceux qui y ont eu part de venir confesser leur faute au cardinal-évêque de Sabine et à ceux qui seront députés de sa part ; autrement, tous les secrétaires, procureurs et autres officiers de la cour de Rome sont déclarés Suspens des revenus de leurs bénéfices, et le Pape nomme des commissaires pour informer contre eux et leurs complices. Le pape Jean XXI publia ces deux bulles avant sa lettre circulaire pour faire Part aux évêques de sa promotion.
Il ne se pressait guère de rédiger définitivement la constitution
3 Regest, Joan, XXI.
41300 de l'ère «
du concile, pa:
point de le dir avait fait faire croula tout à c des pierres qu tous les sacren 1277, et fui e Saint-Siége hu On vit de no incertaine Ja lc mois et huit jor vembre 1277, | maine des Ur:
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D ‘ Raynald, an, 1277 et 1278.
41300 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 109
du concile, parce qu’il se promettait une longue vie, et il ne feignait point de le dire. Mais, comme il était dans une chambre neuve qu'il avait fait faire pour lui, près le palais de Viterbe, le bâtiment s'écroula tout à coup, et il fut tellement blessé par la chute du bois et des pierres qu’il en mourut au bout de six jours, après avoir reçu tous les sacrements. 11 mourut le 46m de mai, jour de la Pentecôte 1277, et fui enterré à Saint-Laurent de Viterbe. 11 avait tenu le Saint-Siége huit mois. ; ;
On vit de nouveau l'inconvénient d’avoir suspendu et par là rendu incertaine ia loi du conclave. La vacance du Saint-Siége dura six mois et huit jours. Enfin, le jour de la Sainte-Catherine, 25% de novembre 1277, les cardinaux élurent Jean Gaétan, de la famille romaine des Ursins ou Orsini, cardinal-diacre du titre de Saint- Nicolas, d’où il prit le nom de Nicolas IIT. Étant encore enfant, il fut présenté à saint François par son père, qui était du tiers-ordre, et
Du le saint prédit que, encore qu’il ne portât pas son habit, il serait le
défenseur de son ordre, et enfin maître du monde. Il eut des bénéfices dans les églises d’York, de Soissons et de Laon. Le pape Innocent IV le fit cardinal, et en cette qualité, il fut protecteur des frères Mineurs. Il était très-bien fait de sa personne, et si modeste, que plusieurs l’appelaient le Composé ; on louait aussi sa prudence et la maturité de ses réponses. Après son élection au pontificat, il nedemeura pas longtemps à Viterbe, mais il alla à Rome, où il était dès le 12me de décembre, et il y fut ordonné prêtre, puis sacré et couronné solennellement à Saint-Pierre, le jour de Saint-Étienne, 26m du même mois, qui était un dimanche.
Au commencement de l'année suivante 1278, il écrivit, selon la coutume, une lettre circulaire aux évêques, pour leur donner part de son élection et leur demander le secours de leurs prières. Le amedi des Quatre-Temps de carême, qui, cette année, fut le 12me de mars, il fit une promotion de neuf cardinaux, dont le plus illustre fut Jérôme d’Ascoli, général des frères Mineurs, qui devint
lui-même Pape sous le nom de Nicolas IV 1.
2 Nous verrons les soins paternels de Nicolas IIL pour les peuples de l'Europe, pour les Grecs et même pour les Tartares. Il semblait Revoir vivre longtemps, par la bonté de sa complexion et la modéra-
ion de son régime ; et, toutefois, il fut frappé d’apoplexie, et mourut subitement, sans parler, le jour de l’octave de l’Assomption de otre-Dame, 29e d'août 1280. Il mourut à Surien, près de Viterbe :
Don corps fut porté à Rome, et enterré dans la chapelle de Saint-
110 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXVI, — De 191%
Nicolas de la basilique de Saint-Pierre, qu'il avait presque toute rebâtie ; il y avait mis les images des Papes, et augmenté lé nombre et le revenu des chanoines, pour l'accroissement du service divin, Il bâtit aussi, près de l’église de Saint-Pierre, un palais magnifique, où il fit faire des logements pour tous ses officiers, principalement pour les péniténciers, qui étaient enfermés d’un même treillis, Îy fitun grand jardin planté de diverses sortes d’arbres, et enclos d'une forte muraille garnie de tours.
Ce Pape avait formé de grands projets pour la tranquillité de l'Europe; il avait concerté avec Rodolphe de Habsbourg de partage tout l’empire en quatre royaumes : celui d'Allemagne pour la posté. rité de ce prince; celui de Vienne en Dauphiné, qui serait donné dot à Clémence, fille de Rodolphe et femme de Charles-Martel petit-fils du roi de Sicile ; les deux autres royaumes devaient être en Italie, l’un en Lombardie, l’autre en Toscane. Nous avons vu Hum bert de Romans conseiller déjà quelque chose de semblable au saint pape Grégoire X. La mort de Nicolas III fit avorter sés desseins; mais le temps les exécutera plus ou moins.
L'inconvénient d'une loi incertaine ou trop lâche sur la tenue du conclave se fit sentir de nouveau et plus fort. Le Saint-Siége vaqu six mois par la mésintelligence des cardinaux assemblés à Viterbe. Le roi Charles de Sicile s’y rendit sitôt qu’il eut appris la mort de Nicolas IL, qui fut pour lui une agréable nouvelle, parce que ce Pape lui avait toujours été contraire, en cherchant plus la paix des peuple et l'intérêt général de l’Église que les intérêts particuliers du roi: celui-ci voulait donc faire élire un Pontife qui lui fût favorable. La
cardinaux étaient divisés en deux factions : celle des Orsini, parent
du dernier Pape ; celle du roi Charles, à la tête de laquelle étai Richard.-Annibaldi, dont la famille était la plus puissante de Rome. Richard avait ôté le gouvernement de Viterbe à Urso des Orsini neveu du pape Nicolas : c'est pourquoi les deux cardinaux de cet: famille, Matthieu et Jourdain, empéêchaient l'élection du Pape jus qu'à ce qu'Urso fût rétabli. Mais Richard soutenu par le roi Charles
fit soulever le peuple de Viterbe ; on sonna la cloche, ils prirent ls
armes et coururent au palais épiscopal, où les cardinaux étaient
assemblés pour l'élection : à, faisant de grands cris, ils en tivèra
de force les deux cardinaux Orsini, tous deux diacres, ils les maltrai tèrent et les emprisonnèrent dans une chambre du même palais dont ils bouchèrent les portes et les fenêtres, et repoussèrent rude:
ment les autres cardinaux qui s’opposaient à cette violence. Ils re BF
1 Raynald, 1289, n. 28, etc.
4 1300 de l'ère c
lâchèrent ensu mais ils retinre quelques-uns 1 l'eau.
Les autres c de la Chaire de cardinal-prêtre Montpincé en 1
à l'effet d’élire 1 bublic conçu en Au nom du P:
erritoire, penda
pouvoir d’exerce
He — De 1216 Da 1300 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 111
esque toute Mlichèrent ensuite le cardinal Jourdain, sous certaines conditions ; é le nombre Ænais ils retinrent le cardinal Matthieu plusieurs jours, et cependant rvice divin, quelques-uns ne lui donnèrent pour nourriture que du pain et de magnifique, M l'eau.
acipalement Les autres cardinaux s’accordèrent enfin à élire un Pape le jour treillis. Ily Mde la Chaire de saint Pierre, 26me de février 1281, Ils élurent Simon, enclos d'une BMcardinal-prêtre du titre de Sainte-Cécile, 11 était Français, né à Montpincé en Brie ; mais il avait demeuré longtemps à Tours, étant nquillité de chanoine et trésorier de l’église de Saint-Martin : ce qui faisait croire de partager Maux Italiens qu'il était Tourangeau. Le pape Urbain IV, aussi Franur la posté. Moais, le fitcardinal au mois de décembre 1261, et il fut deux fois it donné en MMlégat en France : la première sous Urbain IV, la seconde sous Grérles-Martel, poire X. Il résista à son élection, jusqu’à faire déchirer: son manient être en Bfteau de cardinal quand on voulut le revêtir de celui de Pape. Enfin, ns vu Hum BMayant accepté, il prit le nom de Martin, en l'honneur du saint qu’il ible au saint avait servi à Tours. Quoiqu'il ne soit que le second Pape de ce nom, és desseins; Bon l'appelle cependant Martin IV, à cause des deux Marins, que quelques auteurs appellent du nom de Martin. La ville de Viterbe la tenue du Miyant été mise en interdit, le nouveau Pape se retira dans Orviète, iégé vaqu Me jugeant pas encore à propos d'aller à Rome, trop divisée par les s à Viterbe Bfactions des Annibaldi et des Orsini. la mort Mais il y envoya deux cardinaux, Latin, évêque d'Ostie, et Godeque ce Pape Efroi, diacre du titre de Saint-Georges, qui re trouvèrent point de des peuple Meilleur moyen de rétablir la paix à Rome que d’en faire donner le ers du roi: Bouvernement au Pape même, à titre de sénateur ; et, pour cet effet, orable. Le Elartin IV révoqua la constitution de Nicola‘, son prédécesseur, qui ini, parent Mfiéfendait de faire sénateur de Rome aucune personne constituée en quelle état BBignité. Après quoi le peuple nomma pour sénateurs deux citoyens, e de Rome. MR l'effet d’élire le Pape à cette tharge : ce qu'ils firent par un acte des Orsini public conçu en ces termes :
aux de cet Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit : Ainsi soit-il. L'an 1 Pape jus BM81, le lundi, dixième jour de mars, le peuple romain étant assemroi Charles BPIÉ au son de la cloche et à cri public, suivant la coutume, devant s prirent ls Wie palais du Capitole, les nobles seigneurs Pierre de Conti et Gentil aux étaient MBes Ursins, sénateurs et électeurs nommés par le peuple, considéen tivèren Bfant les vertus de notre très-saint Père le pape Martin IV, et son les maltra: Biection pour la ville et le peuple de Rome, et espérant que par sa ême palais ERtsesse il en pourra rétablir le bon état, ont commis audit seigneur èrent rude- MF ape, non à raison de sa dignité pontificale, mais de sa personne nce. Ils re MSSue de noble race, le gouvernement du sénat de Rome et de son erritoire, pendant tout le temps de sa vie. Ils lui ont donné le plein Pouvoir d'exercer ce gouvernement par lui ou par un autre, et d'in.
112 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv.LXXVI, — De 1919
stituer un ou plusieurs sénateurs pour tel temps et avec tel salaire R
qu’il lui plaira. Il pourra aussi disposer des revenus appartenant à h ville ou à la commune du peuple romain, et en’attribuer ce qui jugera à propos au sénateur ou aux autres ofliciers de la ville, | pourra réprimer les rebelles ou désobéissants par telles peines « autres voies qu’il lui plaira. Ce que dessus ne diminuera hi n'aug. mentera en rien le droit du peuple ou de l’Église romaine pour l'élee tion du sénateur après la vie du pape Martin, mais chacun consær. vera son droit entier. Ensuite les deux électeurs lurent publiquemer cet acte au peuple, qui l’accepta et le confirma t,
Des transactions de ce genre nous paraissent bien étranges de nv jours. C’est que dans les siècles du moyen âge il y avait beaucoup plus de liberté et de variété dans le gouvernement des villes. Now avons vu Rodolphe de Habsbourg, comte souverain chez lui, vas d’une abbaye, préfet librement élu dans une république, commardant général des troupes dans une autre. Nous verrons les citoyen de Pise élire le pape Boniface VIII pour leur magistrat suprême, « le Pape accepter cette charge pour le bien de la paix. C'est dan cette même vue que Martin IV accepta de ses p'opres sujets de Ron la charge de premier magistrat, afin de remettre la paix parmi eur. Il conféra depuis cette dignité au roi Charles de Sicile. Cependant il se fit sacrer à Orviète le 23me de mars, quatrième dimanche, L 412me d'avril, Samedi-Saint de la même année 1981, il fit une pr. mction de neuf cardinaux, dont le plus célèbre fut Benoît Gaëtan,
natif d'Anagni, avocat consistorial et protonotaire du Saint-Siégs
que nous verrons Pape sous le nom de Boniface VIII.
Le roi Charles de Sicile s’applaudissait sans doute d'avoir!un Pay français d’origine et favorable à ses intérêts ; aussi le voyait-on ass: dûment à la cour de Rome. Cependant il lui eût mieux valu d’avoi un Pape qui n’eût point pour lui d'affection particulière, mais qu lui remontrât pontificalement son devoir de roi, et l’obligeât de vi siter plus soigneusement son royaume de Naples et de Sicile, por prévenir le mécontentement à: p2nules en réformantles abus criant de ses officiers. Le roi Chares se serait pour le moins épargné l'hor reur des vêpres siciliennes et la perte de la Sicile. Pour réparer « désastre, dont nous verrons plus tard les détails, le Pape et le roif: ront d’inutiles efforts.
Le jour de Pâques 4285, 25 mars, le pape Martin IV, ayant cé bré la messe et mangé à son ordinaire avec ses chapelains, se trou mal sans qu'il y parût au dehors; et quoiqu'il dit qu’il soufti
4 Raynald, 1281, n. 1-16,
à 1300 de l'ère
beaucoup, se et ne voyaier mercredi sui minuit, à Pé Plusieurs mi grand nombr auteur du ter écrivait, savo dans la ville il avait choisi un mois et se la tombe ; le:
B roi Pierre d’2
Le Saint-$ les cardinaux Il avait étudié chanoine de ( bain IV, au n d'Honorius 1\ mains, en sor instrurnents. .
il fut sacré et 6 mai*. Le 2!
les fidèles de :
pape Martin, mier jour d’a1 quelquefois p abus condam constitution d odieuse aux c: si elle leur ser même nécessa
La mort d'H 1287, après d
Mpreuve; car le
Les cardina
Gpape Honorius L'été, que plus | et tous les aut
!Apud Raynal 14 — 8 Ibid, :
XVI, — De 1%
vec tel salaire BR
partenant à l buer ce qu'il de la ville, | Iles peines dt era hi n'aug.
ne pour l'élec.
hacun conser.
publiquement
anges de nos ait beaucoup s villes. Now hez lui, vassil ue, commar- 8 les citoyen t suprême, à x. C'est dans ajets de Ron ix parmi eur, le. Cependui dimanche, L il fit une pro enoît Gaëtan
| Saint-Siégs
avoir; un Pape oyait-on asii x valu d’avoi re, mais qu bligeât de vi.
e Sicile, pour 8 abus criant pargné l'hor ur réparer & pe et le roif
J, ayant cék ins, se trou qu’il soufril
41300 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 119
beaucoup, ses médecins ne trouvaient point sa maladie considérable, et ne voyaient: aucun indice pour la juger mortelle. Toutefois, le mercredi suivant, vingt-huitième du même mois, il mourut sur le minuit, à Pérouse, où il fut enterré dans l’église de Saint-Laurent. Plusieurs malades furent guéris à son tombeau, en présence d'un grand nombre de clercs et de laïques, suivant le témoignage d'un auteur du temps, qui dit que ces miracles duraient encore lorsqu'il écrivait, savoir, le 12me de mai suivant. Martin IV fut transporté dans la ville d'Assise, et enterré dans l’église de Saint-François, où il avait choisi sa sépulture. Son pontificat avait été de quatre ans ua mois et sept jours !, Le roi Charles de Sicile l'avait précédé dans la tombe ; le roi de France, Philippe le Hardi, l'y suivit, ainsi que le roi Pierre d'Aragon.
Le Saint-Siége ne vaqua que quatre jours, et, le second d'avril, les cardinaux élurent Jacques Save!li, noble romain, cardinal-diavre, Il avait étudié plusieurs années dans l’université de Paris, avait été chanoine de Châlons-sur-Marne, et fut fait cardinal par le pape Urbain IV, au mois de décembre 1261. Étant élu Pape, il prit le nom d'Honorius IV. Il était fort incommodé de la goutte aux pieds et aux mains, en sorte qu'il ne pouvait célébrer la messe qu'avec certains instruments. Ayant été élu à Pérouse, il passa aussitôt à Rome, où il fut sacré et couronné, comme il est vraisemblable, le dimanche 6 mai”. Le 25, il écrivit sa lettre circulaire, pour donner part à tous les fidèles de sa promoticn. Il y parle ainsi : Après les funérailles du pape Martin, d’heureuse mémoire, nous nous assemblâmes le premier jour d'avril, librement, sans avoir été enfermés, comme il s'est quelquefois pratiqué dans la vacance de l'Église romaine, par un abus condamnable 3, Ces dernières paroles font voir combien la constitution de saint Grégoire X, touchant le conclave, était encore odieuse aux cardinaux. Cependant la question n’était pas de savoir sielle leur serait plus ou moins agréable, mais si elle était utile ou même nécessaire à l’Église : ce que l'expérience a démontré.
La mort d'Honorius IV lui-même, arrivée le Jeudi-Saint, 3me d'avril 1287, après deux ans et deux jours de pontificat , put servir de
Mp'euve; car le Saint-Siége vaqua plus de dix mois.
Les cardinaux s’étant enfermés pour l'élection dans le palais du
Boape Honorius, près Sainte-Sabine, l'air s'y trouva si malsain durant
l'été, que plusieurs tombèrent malades: il en mourut six ou sept,
et tous les autres se retirèrent chacun chez eux. Le cardinal Jérôme
lApud Raynald., 1985, n. 12, ete, — 2 Voir une note de Mansi, Raynald, 1286,
Bin. 14, — 9 Ibid. n. 19,
414 HISTOIRE UNIVERSELLE {Liv. LXXVI. — De 197%
d’Ascol:, évèque de Palestrine, fut le seul qui demeura dans ce palais sans être attaqué de maladie ; et, pour s’en garantir, il fit faire du feu dans toutes les chambres pendant tout l'été. Ce qui ayant purifié l’air, et l’hiver étant venu par-dessus, les cardinaux se ras. semblèrent, et, le premier dimanche de carême, 15me de février 1288, OeE des abs ils élurent tout d’une voix, par un seul scrutin, l’évêque de Pales- M 1 étaient po trine ; mais il renonça deux fois à son élection, et n’y consentit que oi Abaga, que le dimanche suivant, jour de la Chaire de saint Pierre. Il prit le nom Mer en quittan de Nicolas IV, par reconnaissance pour Nicolas IE, qui l'avait fu Mrercie de ses cardinal, et fut couronné le mercredi 23me du même mois, jour de Mende instamnn Saint-Mathias. D Le seconde Il était natif d’Ascoli, dans la Marche d’Ancône. Étant entré dan RM? t'il, porte l’ordre des frères Mineurs, il fut docteur en théologie. Saint Bon. M iist, Koublaï, venture, alors général de l’ordre, le fit provincial de Dalmatie, d'y Baaes, salut il fut envoyé nonce à Constantinople, par le pape saint Grégoire X, BF *P'°S le rec. en 1272. Jérôme d’Ascoli n’était pas encore revenu de cette nonci- pe l'ncar nation ture, quand il fut élu général de son ordre, au chapitre tenu à Lyon de saint E le 20me de mai 1274. Trois ans après, il voulut s'en démettre a Ménierselle et y chapitre de Padoue, en 1277, où il ne put assister ; mais le chapite # prévenu de le confirma de nouveau. L'année suivante 1278, le pape Nicolas Il BR glise romaine le fit cardinal-prêtre du titre de Sainte-Potentienne, et, en 1281, k BAm0ur désirait 23me d'avril, Martin IV le fit évêque de Palestrine. Ce fut le premier Be toute son arm Pape de l’ordre des frères Mineurs !. Il tint le Saint-Siége quatre ans pl Ra Parmi les grandes affaires qui occupèrent son pontificat, la plu qu'ils ne périsse curieuse peut-être furent les relations avec les Tartares et la Chine. du mal Nous avons vu les ambassadeurs d’Abaga, khan de Perse, arrière. Bi pen » qui av petit-fils de Ginguiskhan, et feudataire de Koublaï, grand khan de M mière ! Que D Tartaves et empereur de la Chine, assister au deuxième concile gé nérai de Lyon, en 1276, et l’un d’eux y recevoir le baptême. Peu de temps après arrivèrent d’autres ambassadeurs de la pa a d : à demande, pot
à 1300 de l’ère ch
1 oya cinq frères de Sainte-Agath Idonna de gra
Mnit par lui reco
du même Abaga. Le pape Jean XXI les reçut à Rome. Ils passère En c à
en France dès l’année 1276, et, comme le roi Philippe le Hardi ét se ; relations croisé, ils lui promirent le secours de leur nation s’il voulait pass Bu PHOrAE des Ta en Syrie contre les Sarrasins. Mais on doutait en France si c'était dk rprendre. Déjà vrais ambassadeurs ou des espions ; car ce n'étaient point des Ta: Ba” oncle, être ta tares, mais des Chrétiens de Géorgie, nation entièrement sounit tenir des poste aux Tartares su Mongols. Au Pape, ils assurèrent, au nom d'À Fee et sen 1 baga, qu'il était disposé à recevoir le baptême, mais que son on SU le grand khan Koublaï, l’avait déjà reçu. pi “hréliens est
À et UN ê En consé'juence, le pape Nicolas III, successeur de Jean XXI, «Bu Gars ee = IuLres mise: