‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 5)Chapitre 26 sur 97 · DD · texte numérisé non relu

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1 Raynald, 1288, n. 1, etc. DE Ravn id. tr 2" Raynald, à

VI Det D 1300 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 115 dans ce Pa EE joya cinq frères Mineurs, Gérard de Prato, Antoine de Parme, Jean Pi dj faire de Sainte-Agathe, André de Florence ét Matthieu d'Arezzo, auxquels + 0 RTRE Idonna de grands pouvoirs, principalement pour lever des censures, Ad pis jonner des absolutions et des dispenses. an Is étaient porteurs de deux lettres : l’une, du 4er d'avril 4278, au à oi Abaga, que le Pape exhorte à suivre l'exemple de son oncle Kounee A blaï, en quittant le culte des idoles pour la foi chrétienne; il le re- Re mercie de ses offres de secours contre les Sarrasins, et lui recom- MU 0 instarnment ses nonces 1, os eUEe à La seconde lettre, également datée de Saint-Pierre, mais du 42 avril, porte pour inscription : À notre très-cher.fils en Jésus- Christ, Koublaï, grand Khan, empereur et modérateur de tous les Martares, salut et bénédiction apostolique. Le supposant Chrétien

t entré dans Saint Bons- Imatie, d'où

Grégoire x MA 4pr'ès le récit des ambassadeurs, Nicolas III l'instruisit du mystère ett a de l'Incarnation et de Ja Rédemption, de la mission et autorité dienu à Lyn Mine de saint Pierre et de ses successeurs pour gouverner l'Église

Mniverselle et y amener tous les peuples de la terre. Koublaï, disait-

fa pe de bn, prévenu de la grâce de Dieu, avait reçu le baptême, et révérait Nic ce 1 glise romaine, aimait le culte des Chrétiens, les favorisait avec

en 1981, k Bent”, désirait voir embrasser la foi chrétienne à tous ses enfants, Ni :

t le premin M} toute sou armée, à tout son peuple. 0! si cela est, s’écrie le Pape, quatre an 4 mment assez louer un père qui dirige ses enfants au salut pour cat, la pl Mi vils ne périssent ! Quel digne chef d'armée, qui s’applique à la et la Chine Béeumer du mal au bien, de l'erreur à la vérité! O! l'excellent souse, arrière DR erain, qui travaille à ramener un si grand peuple des ténèbres à la nd khan de Be mière ! Que Dieu confirme ce qu'il a opéré en vous ! et puissiez-

fous conserver si dévotement la grâce qu'il vous a faite, que cette remière étincelle devienne comme un incendie de charité! Le Pape Se os pui par lui recommander les cinq missionnaires qu’il lui envoie sur ke arr demande, pour l'insiruire plus à fond de la religion chrétienne 2, ls pass

concile gé:

> Hardi étih L Ces relations du Pontife suprême de l'Église catholique avec le oulait pas PL Yerain des Tartares et empereur de la Chine ne doivent plus nous si c'était Mrprendre. Déjà nous avons vu les Vénitiens Marc-Paul, son père et int des TP’ oncle, être très-bien reçus à la cour de Koublaï, jouir de sa faveur, SE tn Mienir des postes importants, venir en Occident comme ses ambasol LAdeurs, et s'en retourner avec les lettres du pape saint Grégoire X. e son once bienveillance de Koublaï, autrement l’empereur Chi- lsou, pour LES Chrétiens est donc indubitable ; Mais, il n’est pas certain qu'il ait an XXe À qu le baptême. Aussi le pape Nicolas III ajoute-t-il ë Si cela est ! + D'autres missionnaires d’entre les religieux de saint François ayant

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"1 Raynald, 1217, n. 15; 1278, n, 17-19, — ? ]hid., 1278, n. 20, etc.

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à 1300 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 117

de grand cœur la royauté d’Argoun, qui dès lors fut appelé khan par tout le monde. Argoun était de très-bonne mine ; il gouverna avec courage et prudence, aima les Chrétiens, leur témoigna beaucoup d'honneur, et répara les églises que Mahomet avait renversées. Ceque voyant les rois d'Arménie et de Géorgie, ainsi que les autres Chrétiens, ils le supplièrent de les aider à recouvrer la Terre-Sainte. Argoun répondit avec beaucoup de bienveillance qu'il ferait de grand cœur tout ce qu’il pourrait pour l'honneur de Dieu et de la foi chré- ienne. Il chercha dès lorsles moyens de faire alliance avec ses voisins, afin d'aller avec plus de sécurité à cette expédition. C’est ce que rapborte l'historien Hayton d'Arménie 1, | 11 paraîtrait que ce fut principalement aux Chrétiens que le khan Brgoun dut ses victoires contre l’apostat et usurpateur Ahmed. On

es de la Hon.

Fermo, légat vêque sur ca nt disposés i eur des Fran.

pour la pr.

Koublaï, eth OUVEAUX am

> de Lyon Mt même qu’il avait décoré de la croix ses étendards et ses 17; Abaga armes, et triomphé de ses ennemis au nom du Christ; que de plus as. L ‘2 VUS avait fait frapper une monnaie ayant d’un côté le Saint-Sépulcre, et par Kélaow,

de l’autre ces paroles : Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit2 À Ce fut dans ces conjonctures que le grand khan des Tartares, et iége, Se re Letit-neveu Argoun, écrivirent au pape Honorius IV et aux “Chrétiens. IE ces de l'Occident, pour les engager à faire alliance ensemble, et Battaquer les Musulmans de deux côtés, les Tartares par la Syrie, et Des Francs par l'Égypte. Les lettres commençaient par ces mots : Au nom du Christ, amen. On'y annonçait de nouveau quele grand khan Klait Chrétien, et qu'il désirait fort la destruction de la superstition ahométane $. Malheureusement les vêpres siciliennes, organisées Mpar l'or des Grecs, avaient mis la division parmi les princes chrétiens. L'année suivante, il y eut une révolution parmi les Tartares euxmêmes. Voici comme la raconte Marc-Paul, qui était sur les lieux. L'an 1286, un oncle paternel de l’empereur, nommé Nayam, âgé de frente ans, et gouverneur d’un grand nombre de peuples et de répions , emporté par une vanité de jeune homme, se révolta contre PKoublaï, son seigneur, marcha contre lui avec une armée consiérable, et, pour combattre avec plus de succès, persuada de venir Là son secours un autre roi nommé Caydou, neveu de l’empereur BKoublaï, mais qu’il haïssait. A la première nouvelle de cette con- Quration, Koublaï rassembla promptement ses troupes, et marcha … Aux rebelles, pour ne pas leur laisser le temps de réunir leurs forces. MOUTUT ES Nayam, ajoute Marc-Paul, était Chrétien de profession et de nom, S, SON gran Pas n'en faisait pas les œuvres ; il avait mis la croix dans son prin-

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“et EL ipal étendard, et avait avec lui une multitude non médiocre de ut ravi @ 4

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e ses nevell colas. À peit t prit le no ns, les banil 'ils ne fussel 283, Argoul est battu pi de son onck l'émir Boghi ntre l'aposi ulevé tous si ainés, altaqu 1 le livre às

1 Apud Raynald., 1985, n, 78, — 2 Ibid., note de Mansi, — 5 Ibid., n. 77-179.

Chrétiens, La bataille dura du matin à midi; il tomba beaucoup à

monde de part et d'autre, jusqu'à ce qu'enfin Koublaï prit le déssyk

et mit l’ennemi en fuite. Nayam fut pris, et une grande multitude tuée dans la fuite même. Koublaï ordonna de faire mourir aussi((l son ennemi prisonnier, pour avoir pris les armes contre son mailr, et excité une rébellion ; mais, comme il était de sa famille, il voulut pas que son sang fût répandu, de peur que la terre ne bûtth sang royal, et que le soleil ou l'air ne vit un rejeton de race souvr. raine périr d’une mort infâme. Il le fit donc envelopper et lier de tapis, conduire, pousser et traîner de côté et d'autre, jusqu’à « qu'il eût été suffoqué. Nayam mort, ses grands et tout son peuple qui purent échapper, et parmi lesquels il y avait beaucoup de Chr. tiens, se soumirent d'eux-mêmes à l’obéissance dé l'empereur Kou. blaï : ce qui augmenta son domaine de quatre provinces.

Or, les Juifs et les Sarrasins de son armée se mirent à faire de reproches aux Chrétiens qui étaient venus avec Nayam, et à dire qu le Christ, dont Nayam avait eu le signe dans son étendard, n'avi pu les secourir. Chaque jour donc ils se raillaient ainsi des Chrétiens tournant en risée la puissance du Christ comme étant nulle. La Chrétiens qui étaient venus à l’obéissance de Koublaï, jugeant indigr: de supporter ces outrages contre le Christ, s’en plaignirent à l'en. pereur. Koublaï ayant appelé les Juifs, les Sarrasins et les Chrétien dit à ceux-ci: Votre Dieu et sa croix n'a pas voulu secourir Nayan: mais n’en rougissez pas pour cela, parce qu’un Dieu bon et juste w devait nullement protéger l'injustice et l'iniquité. Nayam a trahism maître et excité une rébellion contre toute équité. Dans sa malie il a imploré le secours de votre Dieu ; mais ce Dieu étant bone juste, il n’a pas voulu favoriser ses crimes. En conséquence, Koubli défendit aux Juifs, aux Sarrasins et à tous autres, d’oser jamais pro férer aucun blasphème contre le Dieu des Chrétiens et contre sa croi Ayant ainsi apaisé le tumuite, il s'en retourna triomphant et joyen à sa ville de Cambalu 1, actuellement Péking.

Nous verrons, même après ces événements, Koublaï demander u Pape des prêtres chrétiens pour l'instruire dans la loi de l’Évangil, lui et ses Tartares. Ce qui est d'autant plus remarquable, que « empereur était lui-même adozé comme un dieu par ses sujets. Voit ce qu'en dit Marc-Paul, qui vivait à sa cour.

khan et les Tartares célèbrent une fête solennelle ; tous, tant homme que femmes, tâchent de s'habiller de blanc, et appellent ce jourh

1 Raynald, 1286, n. 35.

HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXVI. — be1rr8

à 1300 de l’ère «

fête blanche ; s'habillent dot toute l’année I:

gouverneurs d pereur de l'or

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servit non-seul } Dominicains, p 2 plus lointaines à d'annoncer la à Bulgares, les C “ Ibères, les Alai à Jacobites, les A : les ndous, les : Hongrie, les CE à étrangères de l’

En ces temp:

D neurs, travaillè 2 religion chrétié D le grand nomb Le 1° février, qui est le commencement de leur année, le gralfs eux-mêmes, qi

à été frappés d'’:

B2 remercie de sa

1 Raynal, 1286,

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