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t. 5, p. à Driens Chris
à 1300 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 135
encore avec leur mère en 1288, lorsque le pape Nicolas IV jeur envaya deux frères Mineurs, Marin et Cyprien, avec des ! ‘tres aux deux princes et à leur mère pour les confirmer et les ins. sire dans la foi orthodoxe. La lettre à la reine-mère porte en tête : A notre très-chère fille en Jésus-Christ, Hélène, illustre reine des Slaves, salut et bénédiction apostolique. Après l'avoir félicitée de sa piété et de sa foi sincère, il ajoute qu'il écrit à ses fils, les illustres rois des Slaves, Étienne et Urosius, pour qu'eux aussi viennent à l'unité de la foi; il la prie et l’exhorte, pour la rémission de ses péchés, d'y
| travailler elle-même de son côté 1.
La reine Hélène et le roi Étienne, son époux, avaient d'eux-mêmes beaucoup de zèle. Au commencement de l’année 12914, elle fit dire au Pape, par Marin, archidiacre d’Antibari, qu’elle se proposait
} d'avoir, l'été suivant, une conférence avec Georges, empereur des
Bulgares, pour le ramener à la foi catholique et à l’obéissance de
| l'Église romaine. C’est pourquoi elle priait le Pape d'écrire à ce
} prince ; ce qu’il accorda volontiers, comme nous avons vu par ses
lettres du 23me de mars 1291 au roi et à l’archévêque des Bulgares. Il exhorta en même temps la reine de Servie à poursuivre coura-
| geusement sa pieuse entreprise ?.
Le pape Nicolas IV fit plus : pour récompenser le roi et la reine de Servie de leur zèle pour l’unité de la foi et de leur dévouement pour le Siége apostolique, il leur annonce, par une lettre du 4"° de mars, qu'il a reçu leur personne et leur royaume sous la protection
} spéciale de saint Pierre, et qu’ils peuvent compter avec assurance | sur son secours ?.
La reine Hélène et l'archevêque d’Antibari écrivirent aussi au
| Pape qu'une ville d’Albanie nommée Sava, après avoir été long-
D temps ruinée, s'était rétablie de nouveau, et que le peuple, qui } était catholique, ayant instamment demandé un évêque, le clergé de ! la ville avait élu un prêtre nommé Pierre, et avait demandé à l’ar- D chevêque de confirmer l'élection ; mais il n’avait point voulu l’accor-
der sans la permission du Pape. Nicolas IV répondit le 11"° de juin :
| Si, après l'information convenable, vous trouvez l'élection canonique
| et la personne capable, nous vous mandons de la confirmer de l’avis L du prieur des frères Prêcheurs et des gardiens des frères Mineurs de - Raguse, et de sacrer ensuite l'élu #.
: archidiacre d’Antibari, Marin, le roi Étienne pria le Pape de lui en-
Autre preuve du zèle du roi et de la reine de Servie. Par le même
! Raynald, 1288, n. 29-31. Joseph Assemani, Calend., t. 6, p. 45. — ? Ibid. 1291, n, 8, — 3 lbid., n. 41, —* Ibid., n, 42,
136 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv, LXXVI. — De 1%
voyer, pour la province de Bosnie, qui lui était soumise, des personne capables d’instruire.et de ramener, au sein de l’Église les hérétiques qui y étaient en grand nombre, et qui, par des discours séduisant, s'efforçaient d’altérer la foi des catholiques mêmes. .Le roi dem. dait des missionnaires qui sussent la langue du pays, et dont la v exemplaire pût édifier les peuples. Sur quoi le Pape manda au pro. vincial des frères Mineurs en Esclavonie de choisir deux frères de l’ordre, tels que le roi les désirait, pour les envoyer dans la Bosnie: et il en donna avis au roi, lui recommandant ces deux religieux par sa lettre du 23me de mars de la même année 4291, où il le fé. cite avec effusion de cœur de son zèle et de son dévouement 1.
Une branche de l'Église qui depuis longtemps branlait au tron de l'arbre étaient les. Grecs : branche cassée, mais non coupé qui tenait encore au tronc par quelque peu d’écorce, mais point assez pour produire encore quelque fruit remarquable, quelque saint : branche aussi peu unie avec elle-même qu'avec le tronc de l'arbre. à
Après le concile général de Lyon, en 1274, Îles ambassadeur grecs, dont les principaux étaient Germain, patriarche démission. naire de Constantinople, et le premier ministre Georges Acropolite, revinrent très-contents des honneurs qu'ils y avaient reçus, et du marques d'amitié que leur avait données le saint pape Grégoire \, particulièrement aux évêques, qui reçurent de lui des mitres des anneaux, suivant l'usage de l’église latine. Ils arrivèrent à Con tantinople sur la fin de l'automne 1274, amenant avec eux les non du Pape. Il fut alors question de déposer le patriarche Josepi, comme on était convenu : ce qui n’était pas sans dificulté, pare qu’il ne renonçait pas de lui-même. On entendit donc des témoin sur la promesse qu'il avait faite à l'empereur de se retirer si l’unim réussissait; et cette promesse, jointe au serment de ne jamais cor sentir à l'union, fut jugée par les évêques équivalente à une renorciation; c’est pourquoi ils déclarèrent le siége vacant. Ce futk 9me de janvier 1275 que l’on -cessa de nommer Joseph à la prit publique ; et, le seizième du même mois, jour auquel les Grecs honorent les chaînes de Saint-Pierre, dans la chapelle du palais, a chanta l’épitre et l’évangile en grec et en latin ; puis, quand le moment fut venu, le diacre fit solennellement mémoire du Pape en cs
termes : Grégoire, souverain Pontife de l'Église apostolique et Pape s
universel.
1 Raynald, 1291, n. 43. Joseph Assemani, ubi supra.
Le patriarche Joseph passa du monastère de Périblepte à la laut :
à 1300 de l’ère d'Anaplus, à un nouveau :
d'Arsène. Le muniés, jusc se parler, Ils ments témér tières au-des remplir le sié les autres. E dose de Ville de Geoffroi d mait le princ embrasser ce dans un mon le nom de TI exacte. Quel il fut fait arcl en ambassad une cellule di le voulait tire Mais quel mieux, étant de grande ré] différents sufi à faire cesser expérience de Constantinop dimanche 26 Pères du con Veccus fut o tecôte, le sect L'empereu ecclésiastique cessaire, espé aussi la liber persuadé qu'’i trop ardent € ce qu'il dem savait être ir était prévenu
1 Raynald, 12