‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 5)Chapitre 33 sur 97 · XVI. — Det · texte numérisé non relu

XVI. — Det

Calomnie en rs, Craignant avait sûreté ouvant done

doctrine orthodoxe, et leur personne innocente des faits dont on les chargeait ; mais en même temps cet historien insinue que cette déclaration n’était, de la part du souverain Pontife, qu’une pure com-

lphisance ou un trait de politique 1. On le voit, Pachymère juge les

Latins d’après les Grecs, et le Pape d’après l’empereur.

Féotsateus D 1 observe, dans le même endroit, que les plus opposés d'entreles SON palais, Grecs à la réunion des églises étaient des ignorants et des stupides, tiques. vi ne savaient ni ne voulaient savoir que les Latins et les Grecs où lon mi daient autrefois unis, et que, s’il y a eu par accident quelque diviient pointe ion, elle ne tombait ni sur la foi ni sur les sacrements. Ces mau- 1ème mai, hr têtes donc, ne comprenant pas plus au christianisme qu’une “avis du pa

OUSCriptions vêques dans > même his.

; : À sis pierre ou un chêne, non-seulement détestaient les Latins, mais s’em- | portaient contre les Grecs qui étaient unis, disant que, par là même,

leurs sacrements et leurs sacrifices étaient une abomination qu'il

| fallait jeter dans les fleuves et les précipices. L'empereur, informé du

aie Espt | al qu'ils faisaient, assembla les principaux d’entre eux, et leur dé- AA bita . très-longue harangue, pour les engager à entrer dans ses AUTO vues pacifiques. Usant de tournures artificieuses, il leur fit entendre, océder, Ou sans néanmoins trop s'expliquer, qu’il ne prétendait pas gêner leur AA mnécience : que chacun pouvait renfermer dans son âme ses vrais RUE D sentiments ; qu’il leur était libre de condamner intérieurement les l'Église d À Latins pourvu qu'ils s’abstinssent de les anathématiser publiquemais qu'on M /

les évêques ssez notoire

#eption des

: ment, ainsi que ceux d’entre les Grecs qui s'étaient réunis à l'Eglise romaine ; enfin, il les conjurait de ne pas déchirer par un schisme À scandaleux le sein de l'Église, et cela parce qu'il avait été obligé de & céder à une nécessité impérieuse, qui voulait qu’on usât de ménage-

E ment, et qu’on accordât, par un plus grand bien, quelque chose

HE D d'extraordinaire aux Latins. Ce discours produisit ou parut produire FEU | pour le moment l'effet que l'empereur s’en était promis. Plusieurs al D des schismatiques les plus emportés se rendirent à ses raisons, ou DER À montrèrent moins de répugnance pour la paix ?. | : | Cependant le patriarche Jean Veccus recevait tous les jours des Jugeät PU D écrits de la part des schismatiques, qui traitaient d’apostasie la réude Le ui À nion avec les Latins, exagérant ce prétendu crime, et reprochaient Le PU M à leurs adversaires de ne pas voir les maux où on les avait engagés. RE Las À Veccus crut devoir leur répondre, nonobstant la promesse qu’il avait el si À faite à Théodore Xiphilin, grand économe de l’église de Constantiie a … nople, de ne point écrire sur ce sujet, quoi que pussent dire les L ant “ schismatiques. Il écrivit donc pour montrer que l’on avait eu raison ds rs | de faire la paix, et que, laissant à part l’utilité qui en revenait, elle "ouvé leur

1 Pachym,, 1, G, c. 18. — ? Ibid., 1. 6, ©. 18,

158 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXVI. — De {2 était bonne et sûre en elle-même, étant appuyée sur l'autorité de l'Écriture et des Pères. sa

Alors tombèrent entre les mains de Veccus deux écrits de Nicé. phore Blemmide, qui probablement vivait encore : le premier, adressé à Jacques, archevêque de Bulgarie; le second, à l’emperew

à 1300 de l’ère cel

ont fraudé sur vrai Fils, il est de lumière ; no lumière que de lumière qui es

Théodore Lascaris; tous deux pour montrer que le Saint-Esprit MS ou apposition, procède aussi du Fils. Voici comme il pose et traite la question dans M perspicace Épi le premier : Fils. Saint Cy1

L'Esprit-Saint procède-t-il du Père par le Fils ? ou bien procède. t-il du Père immédiatement, et non par le Fils? Le premier’ est en. seigné par un grand nombre de saints docteurs, le second par aucun, Tous ceux qui sont versés dans les saintes lettres en conviendront,

Lennous, nous à Fils, il est évid

d'elle essentie 2 Père et du Fil:

je pense ; nous l’avons d'ailleurs déjà traité dans trois épiîtres. Que Nicéphore B si le mot n'est pas expressément dans les évangiles, le vrai théolo. BB les Pères aurai gien sait que cela ne nuit pas au dogme; car il n’est pas permis d BE procède du Pè

ne pas croire aux paroles des saints Pères ; leur autorité est une dé. monstration plus forte qu'aucun raisonnement logique, ayant été inspirée par le même Esprit qui a inspiré les évangélistes, D'ailleurs, aucun des adversaires ne nie que le Saint-Esprit procède par le Fil,

Il cite à ce sujet un recuéil ayant pour titre l'Arsenal sacré, (in y lisait ces paroles de saint Cyrille : L'Esprit n’est nullement sujetau changement ; s’il y était, ce défaut retomberait sur la nature divine elle-même ; car l’Esprit est de Dieu le Père, et aussi du Fils 3 ilest essentiellement de l’un et de l’autre, attendu qu'il provient du Père par le Fils. Il cite encore cette parole de saint Athanase : L'Esprit procède du Père comme du Verbe, qui est du Père. Et cette autre de saint Grégoire de Nysse : Le Fils est immédiatement du premier, savoir, du Père, et l'Esprit est par celui qui est immédiatement du premier. Et quand saint Jean Damascène dit que l'Esprit est du Père, comme premier principe , et non du Fils, il entend comme premier principe; mais il ne défend pas de dire qu'il est du Fik, comme de celui ou par celui qui est immédiatement ; car la préposition de ou par a le même sens ; c’est l’usage de la sainte Écriture, et les Pères ne l’ont point ignoré.

Nicéphore Blemmide montre, par les passages des Pères, que les mots reluire, rayonner, émaner, et autres semblables, sont équivlents de procéder. Pour faire voir que les prépositions de et par reviennent au même, il cite ces paroles de saint Épiphane dans son Ancoraë : Saint Pierre dit donc à Ananie et à sa femme : Pourquoi D Satan vous a-t-il tentés de mentir à l'Esprit-Saint ? Ce n'est pasi Bi un homme que vous avez menti, mais à Dieu. C’est donc un Dia qui est du Père et du Fils, que cet esprit auquel ont menti ceux qui

pas aussi du E à éternelle consi:

D que vous avez ( } vrai Dieu, ni L à naît le jour du à des mortels ; q à dieu étranger :

! cède du Père s » étrangère. C'e £ premier prince à qu'il dit: Je ne À parole que vou À m'a envoyé.

À Dans le sec à phore Blemm À moins importa B ment il avait e D tière, Il est à D œuvres de Nic Re l'Église, c'est À parmi les Gre On conçoit D servir Ge ces 4

l'apa Bece ex

| cten latin, à la … Daronius.

CVL. — De 196 À à 1300 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 159

ont fraudé sur le ‘prix du champ !. Et encoré : Le Pèreest Père d’un vrai Fils, il est toute lumière; le Fils est Fils d’un vrai Père, lumière de lumière ; non comme des choses faites ou créées, qui ne seraient lumière que de nom : l’Esprit-Saint est l'Esprit de vérité, troisième | lumière qui est du Père et du Fils ; tout le reste l’est par position, ou apposition, ou appellation. Voilà dit Blemmide, comme le trèsperspicace Épiphane dit du Père et du Fils, au lieu du Père par le Fils. Saint Cyrille dit de même : Puisque le Saint-Esprit, venant Lennous, nous rend conformes à Dieu, et qu’il émane du Père et du L Fils, il est évident qu'il est de la divine esseñce, émanant en elle et

d'elle essentiellement. Il émane, conclut Blemmide, il émane du

| Père et du Fils, c’est-à-dire du Père par le Fils.

Nicéphore Blemmide va plus loin, et démontre que, quand même

| les Pères auraient dit, ce qu’ils n’ont pas fait, que le Saint-Esprit

procède du Père seu/, il ne s’ensuivrait pas encore qu'il ne procède | pas aussi du Fils. En effet, “e ce que le Fils dit au Père : La vie E éternelle consiste à vous connaître le seu/ vrai Dieu, et Jésus-Christ, à que vous avez envoyé, en concluons-nous que Jésus-Christ n’est pas } vrai Dieu, ni le Saint-Esprit ? Quand il est dit que le Père seul con- 2 naît le jour du jugement, c’est par exclusion de toute connaissance à des mortels ; quand il est dit seul Dieu, c’est par exclusion de tout à dieu étranger : de même, quand on dirait que le Saint-Esprit pro- ma À cède du Père seu/, ce serait par exclusion de tout principe d’essence Fi Ur » étrangère. C’est que le Saint-Esprit procède du Père comme du EURE £ premier principe, et tout ce qu’a le Fils, ill’a du Père. C'est ainsi ï

l'autorité de

its de Nicé.

le premier, il emperer Saint-Esprit uestion dans

en procède.

mier est en- | par aucun, nviendront épitres. Que vrai théolo.

IS permis de est une dé.

>, ayant été . D'ailleurs, > par le Fik, al sacré, n ient sujet au ature divine Fils ; il est ent du Père e : L’Espri

te Écriture, D tière. 11 est à regretter qu’on n’ait pas encore retrouvé toutes les

Î œuvres de Nicéphore Blemmide ; car, après les principaux Pères de |

cette autre M qu'il dit: Je ne puis rien faire de moi-même. Je vis pas le Père. La

du premier, D parole que vous entendez n’est pas la mienne, mais celle du Père qui iatement du ME m'a envoyé. li prit est du A Dans le second discours à l’empereur Théodore Lascaris, Nicé- hi nd comme Mi phore Blemmide réfute avec la même force d’autres objections f | est du Fik, BF moins importantes des adversaires. On y voit que déjà précédem- 4 ar la prépo- MN ment il avait envoyé à l’empereur un tome tout entier sur cette ma- î

M ces à

rc

res, que le Rn l'Église, c'est peut-être l'esprit le plus remarquable qu'il y ait eu

ont équivi- DM parmi les Grecs 2. | «l eetparte- EE Un conçoit avec quei empressement le patriarche Veccus dut se 14 je dans son MÙ servir ac ces écrits. [1 se servit aussi du livre de Nicétas, archevêque È : Pourquoi di.

n'est pasi Je un Dieu ti ceux qui

1 ap ece £4 maToce A! UIoÙ To TYEUUX, — 2 Voir ces deux discours, en

à et en latin, à la fin du vingt-unième volume de Raynald, en sa continuatio à, Daronius.

160 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXVI. — De 1276

de Thessalonique, pour la paix des églises, également cité par Ni. céphore. Sur ces fondements , il composa plusieurs traités pour montrer aux schismatiques qu'ils pouvaient accepter la paix en st. reté de conscience.

Ces écrits, qu'ils avaient provoqués, leur donnèrent prétexte de se plaindre du patriarche, et de dire qu’il renouvelait les querelles, en traitant à contre-temps des questions sur lesquelles on leur avait im. posé silence; et que, s'ils écrivaient de leur côté par la nécessité

de se défendre, on n'aurait rien à leur reprocher. Ces plaintes vin- 4

rent aux oreilles de l'empereur, et ceux qui les lui portèrent promettaient de demeurer en paix, pourvu qu'il défendit expressément de parler de la doctrine en quelque manière que ce fût. L'empereur, qui voulait les contenir, quoique leur demande lui déplût, fit un édi qui semblait les mettre en sûreté et ne laissait pas de donner prise

sur eux ; Car il disait : Îl faut se souvenir de Dieu plus souvent qu'on À

ne respire ; il faut donc parler de sa doctrine, maïs empêcher abs. lument que l'on ne s'écarte des Écritures.

Jean, métropolitain d'Éphèse, et plusieurs autres évêques, n'a vaient accepté la paix qu’à grande peine et après avoir beaucoup souffert; et, pour apaiser leurs scrupules pharisaïques, ils r'appelaiert plusieurs exemples de ce quefles saints avaient fait dan l'Église par condescendance pour éviter de plus grands maux ; Mais le patriarche Veccus, qui avait plus de droiture et d'intelligence, n'approuvait pas ce sentiment, et voulait absolument montrer, par l'Écriture et les Pères, ce qui était la vérité, savoir : que ceux qui, par le passé, avaient rejeté la paix s'étaient trompés.

Il assembla même, pour ce sujet, plusieurs conciles ; un entre autres à Constantinople, le troisième jour de mai 1280, où assisté. rent huit métropolitains ou archevêques, savoir : Nicolas de Chalcédoine, Mélèce d'Athènes, Nicandre de Larisse, Léon de Serres, Théodore de Chersone, Théodore de Sogdée, Nicolas de Proconèse tt Léon de Bérée : il y avait aussi des officiers de l'empereur.

Nous avons le décret de cette assemblée, dressé par Veccus lui. même. Après quelques observations sur le préjudice que peut causer à la foi la moindre altération dans le texte de l'Écriture et des saints Pères, et sur l'obligation des évêques à conserver inviolable la tradition qu’ils en ont reçue, le patriarche y rend compte d’un fait qu occupa beaucoup le concile et sur lequel il prononça un jugement définitif. Ce fait mérite d’être rapporté. « Pentéclésiote, gendre du grand économe Xiphilin, avait en sa possession un livre d’une res-

naat

pectable antiquité, renfermant diverses compositions de saint Gré-

goire de Nysse. Dans un de ces écrits, qui est une homélie sur le Re

à 1300 de l’ère cl

Pater, parlant propre, le sain Esprit est du Æ reuse mémoire site, y trouva qu'il vint à lac

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