L. ba De 1276 ité par Ni
raités pour paix en st.
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tèrent propressément empereur, , fit un édit onner pris
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êques, n'r beaucoup ils rappe- L fait dans aux ; mais ntelligence ontrer, par e CEUX qui,
; un entre où assistède Chalcérres, Théooconèse et er.
Veccus lui:
peut causer : des saints able la traun fait qu à jugement gendre du d’une ressaint Gré-
rélie sur le EN
41300 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 161
Pater, parlant de ce que les personnes divines ont de commun et de propre, le saint docteur profère' ces paroles : On dit que le Saint- Esprit est du Père, et on témoigne qu'il est du Fils. Xiphilin, d’'heureuse mémoire, avant emprunté le livre de son gendre Pentéclésiote, y trouva ce passage si favorable à la paix de l'Église ; en sorte qu'il vint à la connaissance de tout le monde et à la nôtre. Pentéclé-
| siote, à qui le livre appartenait, était opposé à la paix, aussi bien
que son beau-frère, le référendaire de notre église. Celui-ci, ne
| voyant rien à répondre à ce passage si clair, prit un canif et effaça
la particule ex, ne faisant pas réflexion que l’on irait chercher ce passage dans d’autres exemplaires, où on le trouverait entier.
Mais, après qu'il eut embrassé la paix et notre communion, comme beaucoup d’autres, entre plusieurs conversations que nous eûmes
| avec lui, il vint à louer fort cet exemplaire, et, dans la suite du dis- È cours, il avoua qu’il l’avait gratté avec un canif, et il en confessa
même la raison. Dès lors, nous pensâmes sérieusement comment on pourrait conserver l'autorité de ce passage si important pour la paix
| del'É-lise, et faire que les schismatiques ne pussent se prévaloir de | lafalsification de cet exemplaire. Ayant donc communiqué l'affaire
ànos confrères les évêques, ils ont jugé, d’un commun avis, qu’il faut laisser vide la place où était la particule ex, parce qu'il ne serait pas sûr de l’y écrire de nouveau, à cause du soupçon que cette écriture
| plus récente donnerait à l'avenir ; mais qu'il faut en faire une note, et
laisser à la postérité un témoignage de cette falsitication. Cette réso-
} lution du concile fut exécutée sur-le-champ, après que le référen- | daire eut confessé de nouveau sa faute et en eut demandé pardcn; 2 ctle décret du concile fut mis au trésor des chartes de l’église de à Constantinople, pour en conserver la mémoire !,
A la suite de ce remarquable décret, le savant jésuite Cossart ait
2 cette observation, qui n’est pas moins remarquable : Ces paroles de D Crégoire de Nysse ne se trouvent plus aujourd’hui dans l’homélie D désignée, ni même dans les quatre autres que le même Grégoire à » ccrites sur l'Oraison dominicale. Par où nous comprenons qu’elles | sont venues à nous tronquées en cet endroit par les Grecs ; car nous » ne pouvons douter de la fidélité de Veccus, qui, dans le discours » qu'il a composé sur la procession du Saint-Esprit, rapporte tout = entier le passage d'où sont tirées ces paroles. Et ce n’est pas seule- D ment Veccus qui reproduit ce passage, mais encore Hugues Éthérien » etManuel Calécas. Au reste, ce que ie référendaire se permit envers Bi Grégoire de Nysse, Photius se l’est permis envers saint Chrysostôme ;
! Labbe, t. 11, p. 1125. Mansi, t. 24, p. 365 et seqq. XIX,
car, dans l’homélie de ce Père, ou du moins qui lui est attribuée, sur l’incarnation du Seigneur, et Jean Veccus, et Manuel Calécas, et l'édition anglaise de Chrysostôme lisent ces mots : ro &ë œurou TVEUUX, Spiritus qui ex ipso est, l'Esprit qui est de lui, c’est-à-dire du Fik. Or, Photius, dans sa bibliothèque, omet la particule ex, moyennant quoi le texte grec signifie simplement son Esprit, ou l'Esprit du Fil. car les Grecs schismatiques confessent que le Saint-Esprit est l'Esprit du Fils, mais ils ne veulent convenir qu'il soit du Fils, dans le sens qu’il en procède 1.
Cette persistance incorrigible et cette subtilité prodigieusement ingénieuse des Grecs à escamoter, à contredire, à tronquer. altérer, obscurcir, fausser ou nier la vérité sur l'Esprit-Saint, ne serait-ce pas le péché contre le Saint-Esprit ? un péché semblable à celui des scribes et des pharisiens, qui ont escamoté, altéré, obscurci, faussi la vérité par leurs traditions ou plutôt inventions du Talmud ? re serait-ce pas là la cause secrète et profonde de cet anathème qui pèse sur les Grecs comme sur les Juifs? la cause secrète et profonde de cette dégradation morale qui fait que la parole d’un Grec ne vai guère mieux que celle d’un Juif, et que la parole d’un Turc est préférable à l’une et à l’autre ?
Cependant la conduite franche et suivie du patriarche Veccw irritait de plus en plus les schismatiques, qui voyaient avec peine qu'il justifiait au fond la doctrine des Latins, én montrant que le Pères avaient dit, comme eux, que le Saint-Esprit procède du Fik, ex Filio, ou, ce qui revient au même, par le Fils. Ils aimaïent mienr dire qu'ils avaient eux-mêmes failli, en faisant la paix par condescen. dance avec des gens qui erraient dans le dogme. Celui qui parlait l plus librement sur ce sujet était Mélèce, métropolitain d'Athènes. Celui d'Éphèse ménageait davantage l’empereur, dont il était le père spirituel ; mais il travaillait secrètement à faire déposer le patriarche, quoiqu'il fit semblant d’être son ami 2.
L'empereur, de son côté, mettait, les schismatiques au désespoir par ses soupçons et ses cruautés ; car il trouvait mauvais qu’on l'a cusât de renverser la foi, lorsqu'il travaillait le plus à l’établir dans sa pureté. Étant donc en Natolie au mois de juillet 4280, il se fi amener les princes qu'il retenait en prison à Constantinople ; et après les avoir interrogés quelques jours, les chargeant d’injures et de reproches, il en fit aveugler deux, qui demeurèrent inflexibles, savoir, Manuel et Isaac, fils de Raoul. Jean Cantacuzène se rendit, et Andronic était mort en prison. Le patriarche Veccus était alors auprès
1 Labbe, p. 1133, et Mansi, p. 278. — ? Pachym,, 1. 6, c. 32.
à 1300 de l’ère ct
de l'empereur, qu'ils souffraie professée, et R venir à sa dign suivi dans son L'empereur autres personn pire au préjud lui fit commet aux moines, :
qu'ils comptai leurs maux. Il il n'exécutait qu'ayant passe à la nécessité etcherchaient croyaient aux :
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| portant peine
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| chel Paléologr : le besoin de se À Le même mot | Charles s'était | son gouverner | personnes con + nombre était L seigneur de I » tem habile « } tantinople, et | péril, parce q À prière de son
3 qu'il prétenda
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1 Pachym., 1.
L — De 1974 L attribuée, Calécas, et UTOU TVEUUX, ire du Fik.
moyennant rit du Fils:
est l'Esprit lans le sens
gieusement er ; altérer, ne serait-ce à celui dés urci, faussé 'almud ? re athème qui et profonde TeC ne vaut urc est pré-
che Veccus avec peine ant que les de du Fik, aient mieux condescen.
ui parlait le d’Athènes.
était le père patriarche,
u désespoir qu’on l'ac tablir dans 280, il se fit le ; et après
es et dere- À
les, savoir, lors auprès
à 1300 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 163
de l'empereur, en présence duquel lès deux frères lui reprochèrent qu'ils souffraient ce supplice pour la créance qu'il avait lui-même professée, et pour laquelle il avait porté les fers avant que de parvenir à sa dignité. Il aurait pu leur répondre que, puisqu'ils l'avaient suivi dans son erreur, ils n’avaient qu’à le suivre dans sa conversion.
L'empereur fit encore aveugler et mettre à la question plusieurs autres personnages considérables, sur des soupçons d’aspirer à l’empire au préjudice de ses enfants; et l'affection qu'il avait pour eux lui fit commettre beaucoup de crimes. Il en voulait particulièrement aux moines, non pas tant comme attachés au schisme que parce qu'ils comptaient ses jours, espérant par sa mort être délivrés de leurs maux. Il faisait contre eux des menaces terribles, que souvent il n'exécutait pas pour ménager sa réputation. Mais il se plaignait qu'ayant passé dès son enfance pour ami des moines, il était réduit à la nécessité de les haïr, parce qu’ils désapprouvaient sa conduite etcherchaient à connaître la fin de sa vie ; car plusieurs d’entre eux croyaient aux divinations. Or, comme la crainte des supplices ôtait l liberté de parler, on répandait la nuit des libelles contre l’'empereur, où on lui reprochait l’usurpation de la couronne. Et lui, ne pouvant découvrir les auteurs de ces libelles , fit une ordonnance
| portant peine de mort contre quiconque en serait trouvé saisi ; car
il voulait que celui qui aurait trouvé un de ces écrits diffamatoires le brûlât aussitôt, sans le lire ni le montrer à personne !. Le grand, sinon l'unique mobile qui avait porté l’empereur Mi-
} chel Paléologue à procurer la réunion des églises, était la politique, | le besoin de se garantir contre une attaque du roi Charles de Sicile. Le même motif le fit entrer dans une conjuration contre ce prince. | Charles s'était rendu odieux à ses nouveaux sujets par la dureté de | son gouvernement et la fierté des Français, en sorte que plusieurs | personnes considérables étaient sorties d’Apulie et de Sicile. De ce
nombre était un partisan de la dynastie éteinte de Souabe, Jean,
b seigneur de Procida, petite île près de Naples, qui était en même D ten» habile en médecine, Dès l’an 1279, il alla secrètement à Cons- À tantinople, et représenta à l’empereur Michel qu’il était en grand À péril, parce que le roi Charles avait armé une puissante flotie, à la } prière de son gendre Philippe, empereur titulaire de Constantinople,
qu’il prétendait y rétablir, avec le projet de passer ensuite à la Terre-
| Sainte, pour reconquérir le royaume de Jérusalem au profis de son
fils Charles, prince de Salerne, auquel il en avait acquis les droits.
À Jean de Procida représenta donc à l'empereur Michel la puissance du
1 Pachym., 1. 6, c. 24, 25 et 26.
164 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXXVE. = De 127
roi Charles, aidé par le roi de France, son neveu, par les Vénitiens et par le Pape, qui lui fournissait de l'argent. Puis il ajouta : Si vous voulez suivre mon conseil, vous pouvez dissiper cette entreprise, Je ferai révolter la Sicile contre Charles, avec le secours des seigneurs du pays et du roi d'Aragon, qui prétend avoir droit à ce royaume, À cause de sa femme Constance, fille et héritière de Mainfroi. L'empereur Michel, connaissant la puissance du roi Charles, e désespérant d'aucun secours contre lui, écouta le conseil de Jean de Procida, lui donna des lettres telles qu'il voulut, et envoya avec lui ses ambassadeurs à quelques seigneurs de Sicile, desquels Jean de Procida prit des lettres au roi d'Aragon, où ils le priaient de les tirer de servitude, et promettaient de le reconnaître pour seigneur, Alors ..a de Procida vint en cour de Rome, déguisé en frère Mineur, et découvrit au pape Nicolas III son traité avec Paléologue, de la part duquel on dit même qu'il lui donna de l'argent. Et commele Pape était nécontent du roi Charles, il donna, dit-on, à Jean de Procida des lettres pour le roi d'Aragon, qui, voyant les lettres du Pape, des barons de Sicile et de Paléologue, accepta secrètement l'entreprise. Mais la mort du pape Nicolas III {et la promotion de Martin IV pensèrent lui faire changer de dessein, en sorte qu'il était fort irrésolu lorsque Jean de Procida revint en Catalogne l'an 1281, avec les ambassadeurs de Paléclogue, lui apportant trente mille onces d’or pour armer sa flotte, et de nouvelles assurances des barons de Sicile. ù | Enfin le roi d'Aragon se rendit aux instances de Jean de Procida, et promit avec serment de suivre l’entreprise. Il prépara son armée navale, et fit courir le bruit qu’i! allait contre les Sarrasins. Le ro! de France Philippe, qui, en premières noces, avait épousé sa sœur, lui envoya demander quel pays des Sarrasins il voulait attaquer, lui offrant secours d'hommes et d'argent ; mais le roi d'Aragon ne voulut pas découvrir son dessein, et ne laissa pas de lui demander quarante mille :ivres tournois, que Philippe lui envoya aussitôt. Toutefois, se défiant du roi d'Aragon, il manda au roi Charles , SON oncle, de se tenir sur ses gardes. Ce prince alla aussitôt trouver le pape Martin, auquel il dit ce qu’il avait appris ; et le Pape envoya au roi d'Aragon, Jacques, de l'ordre des frères Prêcheurs, savoir en quel pays des Sarrasins il voulait aller, disant que l'Église devait avoir Connaissance d’une telle entreprise, et voulait y aider; à quoi il ajouta une défense d’aller contre aucun prince chrétien. Le roi d'Aragon remercia fort le Pape de ses offres, mais il dit à son envoyé qu'il ne pouvait lui découvrir alors de quel côté il allait : Et si une de mes mains, ajoutat-il, le déclarait à l'autre, je la couperais.
11300 de l'ère e
Cette parole, € déplut extrêm Cependant Canine en Ép indépendants, province, qui de l'empire.
secours ; et afi ordonna une c tout le clergé ] et six des prin de l'huile dan l'on envoya à | aux soldats ; € en marchant :
mandant de l’ | fosse, elles rep
2 chel en fit gr
mère le décrit | L'empereur promotion du d'Héraclée, et
| la manière qu
vaient ce qui | était vrai, que pereur, le pat | chés, tous ét | des violences l'affermir ou F : ambassadeurs L dience du Pap } munié comme seulement uss chymète $, ? L'excommu | place de la gr:
À Rome, 18we d
l'avis de nos fi
À nous dénonço à comme fauteu
1 Ric. Malespi
JL. — Dé 127
es Vénitiens ita : Si vous
treprise, Je >S seigneurs royaume, Di.
Charles, et de Jean de ya avec lui els Jean de ient de les r seigneur, n frère Misologue, de t commele à Jean de s lettres du ecrètement promotion sorte qu'il logne l'an ant trente rances des
e Procida, on armée ins. Le roi ÿ sa sœur, aquer, li Nn ne VOunder quaot. Touteirles , son trouver le nvOya au savoir en ise devait 7; à quoi n. Le roi )n envoyé Et si une ouperais.
41300 de l’ère chr.]
Cette parole, étant rapportée au roi Charles et au pape Martin, leur
déplut extrêmement 1.
Cependant le roi Charles fit débarquer trois mille hommes à Canine en Épire, qui était à lui, pour ,aller au secours des Illyriens indépendants, et assiéger avec eux Bellegarde, place de la même province, qui leur eût ouvert le chemin pour pénét:er jusqu’au cœur de l'empire. L'empereur Michel, qui sentait le péril, envoya du secours ; et afin d’attirer sur ses troupes la bénédiction du ciel, il ordonna une cérémonie qui se fit ainsi : Le patriarche, ies évêques et tout le clergé passèrent une nuit en prières ; et le matin, {e patriarche etsix des principaux évêques, revêtus de leurs ornements, bénirent de l'huile dans laquelle ils trempèrent des paquets de papier, que l'on envoya à l’armée en assez grande quantité pour les distribuer
| aux soldats ; en sorte que chacun pôt en porter un morceau sur lui
en marchant au combat. Ces troupes plièrent d’abord; mais le commandant de l’armée italienne étant tombé avec son cheval dans une fosse, elles reprirent le dessus et dégagèrent la place. L'empereur Mi-
à chel en fit grand triomphe à Constantinople, et l'historien Pachy- | mère le décrit avec assez d'emphase ?.
L'empereur Michel était à Pruse en Bithynie quand il apprit la promotion du Ë is Martin IV. 11 lui envoya Léon, métropolitain d'Héraclée, et Théophane de Nicée, mais qui ne furent pas reçus de
| la manière qu'ils avaient espéré; car le Pape et les cardinaux sa-
vaient ce qui se passait chez les Grecs, et se doutaient de ce qui
L était vrai, que la réunion n’était qu’une moquerie, et que, hors l’em-
pereur , le patriarche et quelques-uns de ceux qui leur étaient atta-
| chés, tous étaient mécontents de la paix, principalement à cause | des violences extraordinaires que l’empereur avait employées, pour
l'affermir ou plutôt pour faire accroire qu'il y allait sincèrement. Les
L ambassadeurs grecs furent donc traités avec mépris, et n’eurent au- : dience du Pape que tard et à grand’peine ; et l’empereur fut excom- | munié comme un moqueur, qui n’avait point agi sincèrement, mais
seulement usé de contraintes. Voilà ce que dit l'historien grec Pa-
} chymère.s,
L’excommunication fut en effet prononcée à Orviète, dans la
place de la grande église, le jour de la dédicace de Saint-Pierre de
Rome, 18me de novembre 1281. Elle était conçue en ces termes : De l'avis de nos frères, en présence d’une grande multitude de fidèles, nous dénonçons Michel Paléologue, appelé empereur des Grecs, comme fauteur et protecteur des anciens Grecs schismatiques et hé-
‘ Ric. Malespina, c. 206-208. — ? Pachym., 1. 6, e. 32 et 38. — 5 Ibid.,e 30.
166 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXVI, — De 1916
rétiques, de même que de leur ancien schiéme et de leur hérésie, avoir encouru la sentence d'excommunication portée par les canons, et en être lié. Nous défendons étroitement à tous rois, princes, seicueurs et autres, de quelque condition qu'ils soient, et à toutes villes
: communautés, de faire avec lui, tant qu’il demeurera excommunie, aucune société où confédération, ou de lui donner un conseil dans les affaires pour lesquelles il est excommunié, sous peine d’excommunication qui sera encourue par le seul fait, d'interdit et d'autres peines, selon que nous jugerons à propos *. D'après ce document, le pape Martin !V n'excommunia pas l'empereur grec, mais le déclara excommunié, pour s'être fait un jeu de l'union des églises : ce que l'historien grec Pachymère convient être la vérité. D'autres histo. riens ajoutent que le Pape y fut poussé par le roi Charles de Sicile.
Quoi qu'il en spit, les ambassadeurs grecs furent renvoyés sans qu'on leur eût rendu les honneurs accoutumés. Le métropolitain d'Héraclée mourut en ce voyage, et celui de Nicée, étant de retour, rapporta le succès de l’ambassade à l'emperéur, qui en fut fort indigné. Jusque-là que, comme dans la liturgie le diacre allait nommer le Pape, selon la coutume, l’empereur, qui était présent, le lui défendit, disant qu’il avait bien peu gagné à faire la paix avecle Latins, puisque, après avoir fait la guerre à ses proches pour l'amour d'eux, au lieu de lui en savoir gré, ils l’excommuniaient en. core. Il voulut alors rompre le traité avec les Latins: et il l'aurait fait, s’il n’eût considéré qu'il avait beaucoup souffert pour ce sujet, et n’y avait réussi qu'avec peine, et que, s’il lui arrivait de se dédire et de rompre la paix tout d'un coup, il pourrait revenir une occasion de la chercher, et qu’alors il n’y aurait plus moyen d'y réussir, Il considérait d’ailleurs que les affaires de l’église changeraient de face si Joseph remontait sur le siége patriarcal ; que ce prélat était de tui-même tout pacifique, et qu’il n’y avait rien à craindre de lui, mäs qu’il ne manquerait pas de gens qui le mettraient en mouvement. Ce qui venait d'arriver confirma ce soupçon de l'empereur.
Car le patriarche Joseph, se croyant près de la mort, fit son testament, où il ne put se dispenser de nommer l’empereur et de prier pour lui. Or, c'était l’usage de nommer l’empereur saint, à cause de l’onction de son sacre; et Joseph ne donna point ce titre à Paléologue dans son testament, qu’il ne laissa pas de lui envoyer. L'empereur en fut indigné, et écrivit au patriarche Veccus, au gouverneur de Constantinople et au patriarche d’Antioche, de s'informer de Joseph pourquoi il en usait ainsi, demandant s’il voulait le dégrader de
ï # Raynald, 1261, n, 95.
à 1300 de l’ère «
l'empire, et s’ faute sur les n copie de son t s'y trouvait. I qui l'environ copie qui étai cherchait la p de l'Église, le de ceux qui | reproche qu'< rieuse ni véri attendant à se Le roi Ch Martin IV que Pape, pour fi décime de toi royaume condition que le terme qui Charles n'y & harles, prin de gens de se la décime ser suffisantes ; € exécuter sun être converti pas nous obl dent, vous n culté d’en di qu’elle vous décime pour en 1274, no articulières aussi se rer Enfin, ce qu’ qu'au secoui Car dès la Sicile contre concerté ave Tous les sei
1 Pachym.,
1, — De 1916 ‘ur hérésie, les canons, inces, seioutes villes communié, onseil dans > d’excomet d'autres Jcument, le le déclara ès : ‘ce que itres histo.
s de Sicile, VOyés sans tropolitain de retour, it fort indiit nommer , le lui dé- IX avec les s pour l'a niaient en.
, il l'aurait Ir ce sujet, > se dédire le OCCASION réussir, |!
nt de face at était de le lui, mis ouvement,
it son teset de prier à cause (le >aléologue empereur erneur de de Joseph grader de
l'empire, et s’il le jugeait indigne du titre de saint. Joseph rejeta la faute sur les moines qui étaient auprès de lui, et montra une autre copie de son testament toute semblable, excepté que le titre de saint s'y trouvait. Il dit donc qu'il avait écrit ainsi d'abord, mais que ceux qui l'environnaient ca étant scandalisés, il en avait fait une autre copie qui était venue entre les mains de l’empereur, tant ce prélat cherchait la paix avec tout le monde, excepté pourtant avec le che de l'Église, le successeur de saint Pierre. L'empereur se défiait donc de ceux qui l'absédaient, et, d’ailleurs, il ne voulait pas fortifier le reproche qu'on lui faisait, que sa paix avec les Latins n'était ni séieuse ni véritable. Ainsi il laissa les choses comme elles étaient, attendant à se régler sur l’avenir f.
Le roi Charles de Sicile, s'étant croisé, avait déclaré au pape Martin IV que c’était pour aller au secours de la Terre-Sainte; et le Pape, pour faciliter sou entreprise, lui accorda pendant six ans la décime de tous les revenus ecclésiastiques de l’île de Sardaigne et
royaume de Hongrie, én cas que le roi Ladislas y consentit ; à condition que le roi Charles irait en personne à la Terre-Sainte, dans le terme qui lui serait prescrit par le Saint-Siége. Que si le roi Charles n'y allait pas lui-même, le Pape voulait que son fils aîné Charles, prince de Salerne, fit le voyage avec le nombre convenable de gens de service. Or, nous voulons, ajoutait le Pape, que celui à qui la décime sera remise s’oblige et en donne à l'Église des assurances suffisantes ; que, si, par mort ou autre empêchement, il manque à exécuter son vœu, la décime retournera à l'Église romaine, pour être convertie au secours de la Terre-Sainte. Mais nous n’entendons pas nous obliger, ni notre chambre, én cas que, par quelque accident, vous ne receviez pas la décime, et nous nous réservons la faculté d'en disposer autrement, si nous le jugeons nécessaire, avant qu’elle vous soit remise. La bulle : :t du 18me de mars 1282. Cette décime pour six ans avait été ordonnée au deuxième concile de Lyon, en 1274, non dans des sessions publiques, mais en des conférences articulières que le pape Grégoire X avait eues avec les archevèques; aussi se rencontra-t-il de grandes difficultés dans la perception. Enfin, ce qu’on en recouvra fut bientôt employé à un autre usage qu'au secours de la Terre-Sainte.
Car dès la fin du mois de mars, on vit éclater la coujuration de Sicile contre le roi Charles, suivant le projet de Jean de Procida, concerté avec l'empereur grec Paléologue et le roi Pierre d'Aragon. Tous les seigneurs et les chefs qui étaient du complot se rendirent à
à 1300 de l’ère chr.]
1 Pachym., I. 6, c. 31.
168 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv, LXXVI, — De 1976
Palerme pour y célébrer la fête de Pâques, qui, cette année 1982, était lo 20me de mars. Le lundi, 30me, jes habitants de Palerme, selon leur usage, se mirent en route pour entendre vêpres à l'église de Montréal, à trois milles de leur cité. C'était leur promenade ordinaite les jours de fête ; et les hommes et les femmes couvraient le chemin qui conduit à cette église. Les Français établis à Palerme, et le commandant du roi lui-même, prenaient part à la fête et à la procession, Celui-ci cependant avait fait publier. qu'il défendait aux Siciliens de porter des armes pour s'exercer, selon l'ancien usage, à les manier dans ces jours de repos. Les Palermitains étaient dispersés dans Ja prairie, cueillant des fleurs, lorsqu'un Français, sous prétexte de s'assurer si elle ne portait point des armes cachées sous ses habits, mit la main d’une manière indécente sur une jeune femme accompagnée de son époux et de ses parents. La jeune femme tomba évanouie entre les bras de son époux ; mais un cri de fureur s'élève autour d'elle : Qu'ils meurent, qu'ils meurent les Français! L'insolent qui avait provoqué cette scène en fut la première victime; il tomba percé de sa propre épée. De tous les Français qui assistaient à la fête, pas un seul n’échappa; les Siciliens en égorgèrent deux cents dans la campagne tandis que les cloches de l'église de Montréal sonnaient le service de vêpres. Les Palermitains rentrèrent dans la ville, répétant toujours le même. cri : Qu'ils meurent les Français! et ils recommencèrent le carnage. Le justicier ou commandant du roi fut pris et tué; tous les Français qui se trouvèrent dans la ville furent tués dans les maisons et dans les églises, sans aucune miséricorde; les conjurés portèrent la rage jusqu’à éventrer les femmes enceintes pour faire périr leurs enfants. Quatre mille personnes furent égorgées dans cette première nuit. Après cette exécution, les seigneurs conjurés partirent de Palerme, et en firent faire de semblables chacun dans leurs terres ; en sorte que, par toute la Sicile, on fit main basse sur les Français. On appelle ce massacre les vêpres siciliennes, et quelques auteurs disent que le signal des conjurés était le son des vêpres:
Le roi Charles, en ayant appris la nouvelle, alla trouver le pape Martin et les cardinaux, et leur demanda aide et conseil. Ils l'exhortèrent à travailler incessamment à regagner la Sicile, soit par la douceur, soit par la force, lui promettant toute sorte de secours, spirituel et temporel, comme fils et champion de l’Église, Puis le Pape, voulant ramener les Siciliens à leur devoir, publia une bulle où il reprend l'affaire de Sicile depuis le temps du pape Innocent IV et la déposition de l'empereur Frédéric au concile de Lyon. Il vient ensuite à Conrad, à Mainfroi et à Conradin, et enfin à la dernière
à 1300 de l'ère
révolte de Sic Sicile apparti de personnes, étroitement d ce royaume, | nous défendo aux commune voudraient er présent les p avertissons au contreviennen ecclésiastique, laïques, nous tiennent de | defidélité, et le biens, à qui Palerme et au roi Charles. C grande église, me de mai 12 Le même jo munication ci 18ne de nove nautés de cont chevaux, vais:
novembre de | Rome, le Pap Paléologue, « Pierre d'Arag L'empereur vraisemblable
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1 Raynald, 128
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innée 1989, erme, selon à l'église de le ordinaire tle chemin et le comprocession, Siciliens de les manier sés dans Ja prétexte de ses habits, me accomomba évaur s'élève is! L'insovictime ; il assistaient rent deux de Montrentrèrent eurent les r ou comtrouvèrent ises, sans à éventrer atre mille près cette | en firent par toute massacre signal des
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dernière