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OCiences Orporaliori
182 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXVI. — De 1216
tefois quelques-uns, dont l'empereur et le patriarche se réjouirent comme s'ils les avaient tous ramenés. Ceux-ci demandèrent, outre ce que l’on avait déjà fait contre le parti opposé, que tous ceux qui avaient été ordonnés par Jean Veccus, dans Constantinople, fussent interdits pour toujours: ceux qui étaient hors de la ville, suspendus Pour un temps, si ce n’était les persécuteurs, qui devaient être interdits pour toujours ; que jes autres, après le temps de la Suspense, ne pussent étre promus à un ordre supérieur, quelque progrès qu'ils fissent dans la vértu. Après qu’on eut rédigé ces conditions par écrit, ils se retirèrent.
Andronic, métropolitain de Sardis, principal auteur de tous ces maux, fut accusé par le moine Galaction, son disciple, d'avoir mal parlé de l’emperéur, auquel il était d'ailleuzs suspect de plus grands crimes. Il fut donc traité comme coupable de lèse-majesté. Premis. rement, on le chargea d'injurés et de reproches de ce qu’étant moine, il avait osé quitter son habit et reprendre le rang d'évêque; et, après plusieurs autres insultes, on le frappa à coups-de poing,-et, le poussant rudement, on le jeta hors du lieu ce l'assemblée. Ce qui lui fut le plus sensible, c’est ce que lui fit Nicandre, évêque de Larisse, qu'il avait déposé comme ayant été ordonné par Jean Veccus. Nicandre, voyant donc Andronic chassé honteusement ; prit un capuce de moine et le lui mit sur la tête, Andronic le jeta ; Nicandre le remit : ce qui ayant recommencé plusieurs fois, excita la risée des spectateurs1,
L'empereur Andronie Paléologue, étant revenu à Constantinople après son voyage de Natolie, n’abandonnait point: son entreprise de réunir entre eux. les Grecs schismatiques. H y était excité de nouveau par quelques prétendus prodiges qui le frappaient extrêmement, car il était timide et superstitieux. Dans une maison particulière attenant à Sainte-Sophie, une image de la Vièrge, peinte sur la muraille, parut pleurer pendant plusieurs jours, et si abondamment, qu'on recueillait les larmes avec des éponges. Dans une autre maison, l’image de saint Georgés parut jeter beaucoup de sang. Ces
accidents étaient les effets naturels de l’hümidité des murailles ; mais les Grecs les prenaient pour dés prodiges et des signes de la colère de Dieu. L'empereur craignit donc que Dieu ne lui marquât que rien ne le devait détourner du soin de réunir l’église ; mais il ne pouvait . amener les ésprits. Les arsénistes étaient choqués de ce qu’on * nommäit le patriarche Joseph dans les prières publiques, et de ce que l'on communiquait avec ses sectateurs, quoiqu'il eût été excommu-
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