XVI. — De
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À 1300 àe l'ère chr.]
DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 183 nié par Arsène. La réunion avec le Pape était encore une des causes
à de leur éloignement. :
Pour les apaiser, l'empereur leu accorda la permission. de rap-
porter le corps d’Arsène de Proconèse à Constantinople, ce qu'ils
demandèrent artificieusernent, afin qu’Arsène paraissant avoir été injustement chassé, Joseph passât pour usurpateur. Mais l’empereur, ne pénétrant pas leur intention, et n’ayant en vue que: la paix
de l'Église, leur accorda aussitôt ce qu'ils demandaient. Le corps
d'Arsène, étant arrivé à Constantinople, fut reçu à la porte de la ville par le patriarche Grégoire, accompagné de tout le clergé, et par l'empereur, avec tout le sénat, et porté solennellement à Sainte- Sophie avec le chant et le luminaire. Mais depuis, Théodora, fille d'Eulogie et nièce de l’empereur Michel, le mit au monastère de
Saint-André, qu’elle avait rebâti,
L'empereur Andronic était demeuré veuf. dès le vivant de son père, et sa défunte femme, Anne de Hongrie, lui avait laissé-deux fils, Michel et Constantin. Voulant donc se remarier, il ne crut pas devoir s’allier à une tête couronnée, parce que les enfants qui viendraient de ce second lit ne devaient pas régner; et ilse contenta d'épouser Yolande, autrement Irène, fille de Guillaume, marquis de Montferrat, et de Béatrix de Castille, fille d’Alphonse l'Astrologue. Ce mariage se fit sans dispense du Pape, contre la coutume des Latins, qui n’en contractaient point sans sa permission avec les Grecs schismatiques. Mais le marquis de Montferrat était alors excommunié, à cause du meurtre de l’évêque de Tortone; car c'était pendant le cours de l’année 1285. C’est pourquoi il traita secrètement l'affaire de ce mariage 1.
Néophyte, nouvel évêque de Pruse en Bithynie, voulut signaler son zèle contre l'union avec le Pape, et ordonna l'abstinence de chair
h pendant quelques jours, pour l’expiation de ce prétendu crime. Le
peuple de Pruse, trouvant cette pénitence incommode, s’en prit à Jean Veccus, relégué dans la même ville, comme à l'auteur de la
| réunion, et le. chargeait de malédictions. On en faisait même des
reproches en face de ses gens quand ils passaient. [l ne crut pas devoir le souffrir, et s’en expliqua publiquement dans la grande cour du monastère où il était. Il traitait avec mépris l’évêque Néophyte, comme ignorant des affaires ecclésiastiques. Et, parlant du patriarche Grégoire, il disait : Quelle raison avez-vous de me charger d’injures et de me fuir, moi qui suis Romain né de Romains (c'est ainsi que sé nomment encore les Grecs), et de recevoir avec applaudissement
ÜPachym., c, 33, Grégoras, ce. 2.
184 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv.LXXVI, — De 1216
un homme né et élevé chez les Italiens, et qui est venu chez nous por. tant leur habit et parlant leur langue? C'est que l'île de Chypre, d'où était Grégoire, était alors soumise aux Latins. Si vous dites, conti. nua, Veccus, que c’est à cuse de sa doctrine, que l’empereur now assemble tous et nous écoute, et que des hommes savants et pieux jugent par les Écritures si je suis dans l'erreur ; mais qu'on ne me condamne pas sur les discours des ignorants et de la lie du peuple,
Veccus parlait ainsi publiquement, et on voyait bien qu’il voulait qu'on le rapportât à l'empereur. On ne tarda pas à le faire, et l'em. pereur fit venir Vecens à Constantinople, où il logea au monastère de Saint-Cosme, nommé communément Cosmidion, qui était hors de la ville. Alors l’empereur Convoqua un concile, dont il marquale jour et le lieu, qui fut la salle d'Alexis, au palais des Blaquernes, Le patriarche Grégoire y présidait, et celui d'Alexandrie y assistait, in. commodé et couché sur un lit; tous les évêques y étaient, avec grand nombre d'ecclésiastiques et de moines. L'empereur y était en personne, environné des grands et des plus considérables du sénat. Le grand Jogothète Muzalon était des premiers, s'étant chargé avec le patriarche Grégoire d’attaquer Veccus.
L'orateur de l’église de Constantinople commença l'action, adressant la parole à Veccus, et dit : Puisque nous avons encore en son entier l'écrit où vous confessez d’avoir failli » Où vous demandez par. don et faites votre démission, pourquoi revenez-vous encore aujourd'hui, soutenant qu'on vous a fait tort, et obligeant à convoquer un si grand concile ? Veccus répondit : C’est que je n’ai tout quitté que pour aYoir la paix, voyant qu’on me demandait raison à contretemps des expressions des Pères que j'avais rapportées ; mais je n'ai pas prétendu pour. cela donner lieu de me pousser et de m'accuser d'hérésie. Alors le patriarche Grégoire prit la parole et dit : Et qu'en pensent ceux qui sont avec vous ? C’était Constantin Méliténiote et Georges Métochite, précédemment archidiacres de Veccus, qui répondirent : Si vous voulez simplement apprendre la créance que nous avons dans le cœur et que nous confessons de bouche, c'est celle dont tout le monde convient, et que nous conserverons jusqu'au dernier soupir. Que si vous demandez aussi le sentiment des Pères, que nous soutenons n'être point contraire au symbole, mais en être simplement une explication, nous trouverons dans leurs écrits, que le Saint-Esprit est donné, envoyé, émané du Père par le Fils; quelques-uns même disent qu'il en procède, Le grand saint Jean Damascène dit que le Père produit le Saint-Esprit par le Verbe. Or, nous reconnaissons que producteur est la même chose que principe ; mais nous ne disons pas que le Fils soit principe dans la
41300 de l’è
procession principe o ceux qui p principe du Ici les de dit, comm et les Latin Père et du seul, ils eu:
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Car le gr principe, e que le Père le Fils? —] dirent : On semblerit si raison ; Cor même le F trouvons e) mauvaises tint que le logothète li était incont le témoign:
pas que l'E verais moir et du Fils, et au Fils, moins plus au Père, et nique et la rence entre était un au L'argum l'était en efi tr surlen tout cela ?
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